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EAN : 9782847424867
312 pages
PASSAGE (25/08/2022)
3.36/5   28 notes
Résumé :
Un soir, sur un coup de tête, Jeanne Beaulieu décide de tout plaquer et de partir. Ce sera l'Amazonie, l'aventure... Mais pas forcément celle qu'elle imaginait. Est-ce bien raisonnable, tout ça ? Boire un jus de tomate à bord d'un avion après le crash du vol Rio-Paris, passe encore. Partir en Amazonie à la recherche d'un Indien que l'on a vu un soir à la télévision, sûrement pas. Mais Jeanne Beaulieu voyagera d'une drôle de manière, Tristes tropiques de Claude Lévi-... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Cancie
  08 octobre 2022
Quel plaisir de retrouver la si belle plume de Jean-Baptiste Maudet avec son troisième ouvrage Tropicale tristesse !
Même si elle a la vague impression qu'elle est en train de faire n'importe quoi, Jeanne Beaulieu, qui va sur ses quarante ans, a pris un vol pour le Brésil, avec le désir de se rendre en Amazonie. Elle entreprend ce voyage à la suite d'un reportage sur la déforestation aux confins de cette vaste région, au cours duquel elle a aperçu un indien. Elle a alors décidé de tout plaquer et de partir pour le retrouver.
Lors de sa halte à Sáo Paulo, elle passe chez un bouquiniste et ressort avec Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss sous le bras, même si elle vu, en le feuilletant de nombreuses phrases soulignées et accompagnées d'une quantité incroyable d'annotations et qu'elle déteste ça.
Bien vite, elle va découvrir dans ce qu'elle appelle les gribouillis des autres, comment ces deux étudiants Paul Martin et Claudia Ambrosio se sont rencontrés à Séville, en 1992, l'année de l'exposition universelle et sont tombés follement amoureux l'un de l'autre.
En laissant dans cet exemplaire le témoignage de leur histoire, Paul et Claudia offrent à Jeanne « ce qui chez moi s'est évanoui trop vite ou n'a jamais existé, un amour évident, ridicule, éblouissant. »
Cette histoire fait renaître en elle l'espoir d'une tendresse et d'une responsabilité.
Au Brésil ou en remontant l'Amazone, Jeanne est bien sûr partie à l'aventure, mais elle est surtout partie s'aventurer à la recherche d'elle-même et c'est bien un véritable voyage intérieur qu'elle va effectuer.
J'ai profité avec Jeanne de la beauté du fleuve, prenant un immense plaisir à découvrir cette nature luxuriante. Cependant, comme elle, et comme Claude Lévi-Strauss, impossible de ne pas être désespérée par l'humanité…
J'ai beaucoup aimé assister au questionnement que se fait cette jeune femme, à sa transformation au fil du voyage accompagnée dans cette quête existentielle par le récit de l'ethnologue et cette histoire d'amour inachevée entre Paul et Claudia.
Jean-Baptiste Maudet dresse une galerie de portraits de personnages marquants dont celui magnifique de cette femme tellement naturelle dans ses pensées affichant sereinement son autodérision.
Beaucoup d'émotion, de subtilité, de poésie et de sensibilité également dans ce roman !
Impossible de ne pas tomber sous le charme avec Jeanne quand elle voit les yeux d'une tortue entourés d'ailes de papillons et qu'elle apprend que ces derniers ayant besoin de sel, de sodium et que, n'en trouvant pas assez dans la forêt, alors ils boivent les larmes des tortues !
Même si le thème principal de Tropicale tristesse n'est pas l'écologie, je n'ai pu m'empêcher à sa lecture de penser à la déforestation galopante, en cours dans cette Amazonie, considérée pourtant comme « le poumon de la terre » en raison de sa capacité à séquestrer du dioxyde de carbone (CO2). Qu'adviendra-t-il si Jair Bolsonaro est réélu ?
Ce voyage est pour Jeanne un cheminement lent, plein d'interrogations, sur ses parents, ses rencontres et qui ranime en elle parfois des blessures comme cette souffrance chronique relative au suicide de son père. C'est aussi l'esquisse de ses désirs, celui surtout d'être une femme libre !
Tropicale tristesse ne peut guère se lire sans amener le lecteur, à exhumer Tristes tropiques de Claude Lévi-Strauss, avec cette fameuse photo de couverture prise par celui-ci, d'un adolescent de la tribu Yanomami et l'inviter à se replonger dedans, ce que j'ai fait.
Après Matador Yankee, entre Texas et Mexique, Prix Orange du livre 2019, puis, Des humains sur fond blanc, dans le grand nord sibérien, Prix Brise-Lame 2021, Jean-Baptiste Maudet, en nous emmenant en Amazonie avec Jeanne en quête d'elle-même et sur les pas de Claude Lévi-Strauss, signe à mon sens un roman encore plus abouti et que je ne suis pas prête d'oublier !
Je remercie bien sincèrement Babelio et les Éditions le Passage pour m'avoir permis ces excellents moments de lecture.
Lien : https://notre-jardin-des-liv..
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fredmarie
  19 novembre 2022
Un roman écrit par un maitre de conférences géographe, et qui parle d'Amazonie, de voyages et d'explorateurs… C'est bien, c'est parfois superbement écrit, mais le ton très détaché et perpétuellement ironique, parfois même vulgaire de son propre aveu (p.145) est souvent lassant, et les nombreux jeux de mots ne sont pas tous remarquables (« L'Amazonie brûle. Amazon flambe. Est-ce que j'allais m'en priver ? », 210). Il est vrai que la narratrice est une Française souffrant de la crise de la quarantaine célibataire, la première à se moquer d'elle-même entre deux neurasthénies. Une nuit, en se relevant après une pizza trop salée, elle a vu un Indien à la télévision, il semblait lui dire quelque chose, et elle fait tout pour le retrouver, sans trop savoir pourquoi, elle qui a si peur en avion. La voilà qui trouve chez un libraire francophone de Sao Paulo un exemplaire de "Tristes Tropiques" annoté et dessiné vingt ans plus tôt par un couple d'amoureux, un Français, et une Brésilienne aux yeux verts. Notre roman imagine alors leur histoire, contée en parallèle avec celle de Jeanne, et c'est une bonne idée de structure narrative – abandonnée cependant dans la seconde moitié du livre, qui n'est plus consacrée qu'à Jeanne, à ses relations ambiguës avec Big James un taciturne vétéran du Vietnam rencontré sur un bateau en route vers Manaus, à ses méditations tristes sur le Brésil, sur Lévi-Strauss, sur « les anguilles en troupeau sous de tendres muqueuses » (218), les liserons et les ipomées qui croissent toujours en spirale dans le sens inverse aux aiguilles d'une montre (227), le tout couronné par un semblant d'enquête policière (malheureusement un peu tardive) qui lui fait découvrir Il y a la (non-)rencontre de Paul et Claudia, superbement racontée par antiphrases (97), il y a la première fois qu'ils font l'amour (122) en 1992, lors du 500ème anniversaire de la « découverte » de Colomb. Il y a des réflexions ou aphorismes parfois proustiens : « Combien de « Venise du Nord », de « mini-Manhattan », de « Paris des tropiques » ou encore de « Rome noire » (le nom que mon guide donne à Salvador de Bahia) entend-on face au spectacle de la nouveauté ? La contemplation silencieuse doit être à ce point pénible en vacances que nous allons vite chercher dans notre mémoire une ressemblance avec un haut lieu de notre imaginaire où nous n'avons peut-être jamais mis les pieds. Les paysages s'empilent les uns sur les autres. Qu'importe, on tisse des liens sur un canevas bon marché » (156). Il y a des réflexions anti-descoliennes sur la nature des jaguars (204). Il y a ce fantastique personnage de Big James, amputé et passablement ivrogne : malade, « il délire quand la température monte et boit son cocktail quand elle baisse », 277.
Le livre est également assez géographique, avec une description du front pionnier à ras de terre (207), des réflexions telles que « Les longitudes vous attachent au poteau. Les méridiens vous ficellent » (218), l'historique de la Renaissance amazonienne permise par le « bois de braise » (« Il n'est de richesse que d'hommes pourpres », 245), ou bien cette ode aux orchidées à la recherche de pollinisateurs, « affriolantes et trompeuses, qui font griller des fèves, qui laissent voir à travers les carreaux, qui accrochent des boules à facettes, qui oublient les clés sur la porte, qui parfument les draps, qui offrent les consommations, qui déboutonnent leur chemisier, qui fournissent des menottes, qui surclassent en business, qui programment des matrices » (228). Jeanne finit par rentrer en France ; à travers un livre elle a réuni virtuellement les deux amants jadis séparés par la mafia – mais Lévi-Strauss est mort, et les oiseaux ne voletteront plus au-dessus des papiers et livres de son bureau.
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bookpass
  22 octobre 2022
Un bel hommage à l'anthropologue Claude Levi-Strauss, à son oeuvre et en particulier à Tristes Tropiques qui sert de fil conducteur à ce récit.
Dans Tropicale Tristesse, Jean Baptiste Maudet nous propose de suivre les pas de Jeanne Beaulieu, une jeune femme célibataire de tout juste 40 ans en pleine interrogation sur son parcours et sa vie.
Sur un coup de tête, elle décide de quitter son travail et de partir pour le Brésil et l'Amazonie, elle qui a si peur de prendre de l'avion. Pourquoi le Brésil ? Parce que quelques jours plus tôt, alors qu'elle se levait en plein milieu de la nuit pour assouvir sa soif, elle a allumé la télé et est tombée sur un reportage sur l'Amazonie. Et là, une image est restée ancrée dans son cerveau : celle d'un indien d'Amazonie apparu subitement à l'écran et dont elle s'est sentie transpercée par le regard.
Elle décide de partir à sa recherche....
Arrivée sur place, Jeanne cherche à faire l'acquisition d'un guide sur l'Amazonie. Après quelques péripéties, elle achètera finalement un peu au hasard, un livre d'occasion : Tristes tropiques de Claude Levi Strauss. Annoté, couvert de dessins, ce livre a été aimé, lu et relu. Les précédents propriétaires Paul et Claudia ont marqué ce livre de leur rencontre, et de leur amour.
Au fur et à mesure de sa lecture, Jeanne s'attache à ce livre et à ce couple dont elle suit l'histoire à travers les annotations dans le livre.
C'est un peu une histoire dans l'histoire.
L'écriture de Jean Baptiste Maudet est poétique et enveloppante. Immersion garantie en Amazonie.
L'auteur évoque le sort des indiens, de la forêt, nous parle de trafic, de corrution mais aussi d'introspection, de quête de sens, de résilience.
Néanmoins je me suis assez peu attachée à Jeanne Beaulieu que j'ai trouvée un peu lisse.
Les personnages de Big James, Paul et Claudia m'ont davantage touchée et j'aurai aimé qu'ils soient plus présents.
Je garderai en mémoire une atmosphère, et une très belle mise en lumière de l'oeuvre de Claude Levi Strauss.
Première lecture pour moi de cet auteur dont j'ai beaucoup apprécié la plume.
Je remercie sincèrement Babelio et les éditions du passage pour cette découverte dans le cadre de masse critique.

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Juliaurso
  26 novembre 2022
Tant que la littérature m'offrira des trésors comme celui-ci je vais lire, lire encore et toujours. Je viens de terminer le roman de Jean-Baptiste Maudet et je ne suis pas arrivée à le fermer, ressassant fougueusement les passages, les formules qui bousculent, la profondeur de ce texte.
C'est en maître virtuose que l'auteur nous offre ici une subtile alliance de géographie et de littérature, mêlant avec brio l'amour des mots et du voyage. Il y a d'abord la couverture, qui vous a sûrement fait de l'oeil en librairie, et puis le titre (qui revêt plusieurs interprétations) mais qui reflète en miroir le titre d'un célèbre Claude Lévi-Strauss. On s'interroge, on ouvre à la hâte, et dès les premières pages on embarque avec Jeanne pour un voyage au-delà de soi. Un voyage physique, géographique, psychologique et philosophique, merveilleusement bien amené par l'auteur.
Il y a en filigrane l'amour, de soi et des autres, l'amour qui nous échappe et nous rattrape, l'amour toujours.
Il y a le sens du voyage : suffit-il d'être allé dans un pays pour le connaître? Ou y-a-t-il une autre force qui nous y emmène inévitablement ? Comme cela me parle… Les tropiques, la tristesse, on envisage tout mais l'auteur nous tient en haleine jusqu'au dernier mot.
C'est puissant, évocateur sans être révélateur, travaillé sans être surfait, bref les superlatifs pourraient pleuvoir qu'ils ne seraient pas forts…Mais surtout, J-B Maudet a le sens de la formule et de l'humour.
Ce livre est celui que je n'attendais pas, mais dont j'attendais tout. Il m'a touchée dès les premières secondes, et quelle joie que de lire des histoires qui nous ressemblent au point de rendre floues toutes les autres.
Ce livre, tel un ange tutélaire, va certainement vous aider à ne plus « jouer les seconds rôles de votre existence ».
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Parcequecmoi78
  16 octobre 2022
Construire un roman humoristique sur un sujet qui ne l'est pas, voilà l'une des forces de Jean-Baptiste Maudet. Avec une écriture très drôle et fluide, l'auteur nous embarque en Amazonie avec son héroïne, Jeanne Beaulieu qui décide de partir, de quitter sa vie moyenne, nulle, pour retrouver un indien aperçu dans un documentaire. Folie ? le pitch est posé.
Néanmoins, nous sommes loin du roman d'aventure, c'est toute la complexité de « Tropicale tristesse » dont le titre est lui aussi un trait d'humour puisqu'il rappelle le livre d'occasion trouvé en brocante par Jeanne à Sao Paulo: « Tristes tropiques » de Levi-Strauss, livre annoté dans les marges et couvert de dessins manuels. Nous voici entrainé dans l'histoire des anciens propriétaires de cet exemplaire, Paul et Claudia. Une histoire dans l'histoire, un livre dans un livre, une vie dans une vie.
A travers ce nouveau roman, l'auteur rend hommage à l'anthropologue Lévi-Strauss et à son oeuvre majeure qui a fait découvrir l'Amazonie à un grand nombre de personnes, et nous parle de l'évolution de cette partie du globe, l'exploitation de la forêt que les humains en ont fait en quelques décennies. Il raconte également une certaine quête d'identité, celle de Jeanne, de Paul, de Claudia, de Big James. Ce roman est allégé grâce à l'humour utilisé à chaque page.
Ce roman m'a fait sourire, m'a fait réfléchir, m'a rappelé ma lecture assez ancienne de « tristes tropiques » et de ma première découverte du Brésil, m'a fait voyager. Mais des personnages, je ne sais pas si j'en garderais grand-chose, pas assez fouillés, au destin commun. Mais est-ce là l'essentiel ? Pas sûr, l'important est plus probablement ce qu'il transporte, ce qu'il nous fait apporte en réflexions, en pensées, en introspection. Alors là oui, ce roman fait le job. Et dans son ensemble, avec ce titre, je m'en souviendrai.
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critiques presse (1)
LeFigaro   21 novembre 2022
Le romancier-géographe raconte les aventures amazoniennes d'une drôle de fille, Jeanne Beaulieu, partie à la recherche d'un Indien entraperçu à la télévision.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   22 novembre 2022
Pour tout vous dire, j’ai envie d’aller vérifier plutôt que d’écouter ceux qui savent toujours mieux que moi ce qu’il faut faire, ce à quoi il faut croire, ce qui est dangereux, ce qui ne l’est pas. J’en ai assez qu’on me parle comme ça. Il y a un proverbe chinois qui dit : « Le détour est l’accès. »
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JuliaursoJuliaurso   25 novembre 2022
Le monde est un décor, les distances sont une illusion, les racines des arbres forment des réseaux profonds.
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JuliaursoJuliaurso   23 novembre 2022
Je souffre de ce syndrome affligeant, celui d’aimer commencer et de ne rien aimer finir. Je joue la montre depuis l’enfance, je joue la montre devant la mire d’un écran immobile, parce que je ne sais pas où je vais et que j’espère toujours qu’un événement extraordinaire viendra dissiper tous mes doutes.
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lyanealyanea   15 novembre 2022
Sous prétexte d’esthétique et de singularité, l’extension du capitalisme aura marqué de son encre tout son bétail sauf ma peau.
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lyanealyanea   15 novembre 2022
Les hommes en rajoutent toujours lorsqu’ils donnent des conseils à d’autres hommes par l’intermédiaire d’une autre femme.
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Videos de Jean-Baptiste Maudet (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Baptiste Maudet
À l'occasion du festival de Nancy "Le livre sur la place" 2022, Jean-Baptiste Maudet vous présente son ouvrage "Tropicale tristesse" aux éditions le Passage. Rentrée littéraire automne 2022.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2641403/jean-baptiste-maudet-tropicale-tristesse
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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