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EAN : 9782757859179
256 pages
Éditeur : Points (16/06/2016)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 11 notes)
Résumé :
En 1946, sans un sou en poche, Raymond Maufrais part pour le Brésil : il accompagne une expédition dans les territoires des Indiens Chavantes, surnommés les « tueurs du Mato Grosso ». Entre récit d’aventures, description ethnologique, et peinture de la misère des orpailleurs, il conte avec toute la fougue de sa jeunesse cette aventure au cœur de la nature sauvage et hostile de la jungle amazonienne.

Né à Toulon en 1926, Raymond Maufrais participe à di... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Atlantique85
  10 janvier 2021
Aventures au Mato Grosso est le journal de Raymond Maufrais jeune explorateur d'à peine vingt ans (qui disparaitra dans la foret Guyanaise en 1950 et dont on ne retrouvera jamais trace, alimentant les hypothèses les plus folles à son sujet: mort ? ayant rejoint une tribu d'indiens ?).
Ce livre a été publié après sa disparition. Maufrais arrive au Brésil en 1946 pour y assouvir son envie d'aventure. Un soir à Rio de Janeiro il accepte un paris qui l'envoie au Mato Grosso, région intérieure du Brésil, pour y accompagner une expédition du Service de Protection aux Indiens qui se rend au près des terribles Indiens Chavantes, indiens tueurs, haïssant les blancs et qui ont massacrés des dizaines d'expéditions auparavant.
Mais avant d'atteindre le Mato Grosso, Maufrais doit voyager sur des routes cahoteuses, affronter les moustiques, les tiques, prévenir le goitre. Au cours de son voyage Maufrais nous livre presque un documentaire ethnologique sur un Mato Grosso encore verdoyant mais déjà grignoté par les pionniers qui y tracent des pistes sans fin défrichent et brulent les forets pour y faire de la culture, les orpailleurs se livrant aux pires crimes au fin fond des forets pour quelques grammes d'or et de diamants et qui transforment la région en Far-West vert, la conditions des jeunes femmes y est évoquée, considérés comme les propriétés des orpailleurs, et enfin les indiens Chavantes vouant une haine tenace aux blancs qu'ils massacrent (haine due aux comportement des colons blanc au début de la conquête).
Un très beau livre à lire, une magnifique description des populations locales, des coutumes, des moeurs, de la fin des indiens voués a être parqués en réserve et corrompus par l'argent et l'alcool. C'est assez rare de trouver des livres comme cela, on pourra lui reprocher peut être de créer un sentiment de terreur permanant mais n'oublions pas qu'il avait juste vingt ans quand il écrivait ces lignes. Un beau roman d'aventure et qui montre comment survivre, que rien ne doit être laissé au hasard quand on part dans ces région...
"Surtout, me disait-il, tire le premier, n'hésite pas, même si tu dois te tromper, sinon c'est l'autre qui te tuera sans remord !..."
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JCLDLGR
  25 février 2020
Plus qu'un journal d'aventurier, c'est un reportage journalistique ! c'est un livre étrange : l'auteur se laisse emporter par son lyrisme au point de donner de son aventure un rythme spectaculaire de western tropical.
Des indiens, pas de trace avant les deux tiers du livre, mais les garimperos sans foi ni loi, eux sont omniprésents dans la première partie. Ensuite leur apparition est l'occasion pour Raymond Maufrais, de nous faire part de ses observations, vite généralisées et filtrées par ses préjugés, qui tiennent plus d'un sensationnalisme journalistique que d'une étude ethnologique, en particulier sur la vie sexuelle de la tribu qui le reçoit.
C'est dommage parce que l'écriture est belle (on se prend à relire certaines phrases rien que pour leur beauté), mais même si on se laisse porter par le style, on en sort avec un sentiment d'exageration dans la violence et dans les dangers de la jungle, qui masque ce qui devrait être un beau récit d'aventure !
Beaucoup de fantasmes sur les piranhas, les serpents, les raies etc... ont été colportés par de tels récits, et on a aujourd'hui beaucoup de mal à lutter contre ce qui, de ce fait, s'est inscrit dans l'imaginaire populaire. L'animal le plus dangereux pour l'homme restera toujours l'homme blanc, mais c'est un autre sujet.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
JCLDLGRJCLDLGR   17 février 2020
Et de quoi pouvions nous parler, sinon de de départ vers les terres demeurées vierges de l'intérieur brésilien :
- Mille cruseiros que tu ne pars pas, insistait Tad Schultz, rédacteur au Brazil Herald de Rio
- Mille cruseiros que je pars soutenais-je.
Ce grand garçon aux joues creuses m'ennuyait considérablement et pour rien au monde je lui aurais donné raison.
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Wendat69Wendat69   05 mars 2017
-Je suis blessé à la tête, dit-il.
-Comment?
-Une flèche sans doute. .. J'étais couché dans mon hamac et soudain j'ai senti un grand choc...
On regarde. Une grosse branche épineuse gît au creux de l'étoffe. Là où reposait la tête de l'homme. Un grand éclat de rire nous délivre de l'anxiété. Les hommes se retournent, croyant à une crise de folie. On leur explique, ils rient à leur tour à grands éclats, se moquant du blessé qui, penaud, cherche à éviter les quolibets.
-Un singe, un singe lui a lancé une branche sur la tête pour le punir d'être aussi laid et il a cru que c'était une flèche.... Ouhouhouhouh, le froussard!
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Wendat69Wendat69   05 mars 2017
Nous sommes au cœur du territoire interdit, au lieu du campement établi par Pimentel Barbosa. Cet homme avait une devise: Morrer si necessario for, matar...nunca. "Mourir s'il le faut. Tuer jamais."
C'était un apôtre de la colonisation. Il a dû mourir sans se défendre. Voulant espérer jusqu'au dernier instant.
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Wendat69Wendat69   05 mars 2017
La vie n'est pas de roses ici, étranger, dit-il en s'adressant à moi. Vous écrivez, moi, si je savais écrire, j'aurais beaucoup de choses à raconter. J'aime cette terre pourtant. on y crève facilement et sans remède...c'est un moyen de sélection comme un autre, seuls les forts ont le droit de vivre...
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Wendat69Wendat69   27 février 2017
Mon cafard se dissipe avec les premiers rayons qui illuminent la verrière immense de l'aérodrome. Je suis heureux, car c'est le départ, et qu'y a-t-il de plus beau au monde qu'une arrivée ou un départ? Que la fièvre qui les précède ou qui les suit?
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