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ISBN : 2755608544
Éditeur : JBZ & cie (01/09/2011)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Le professeur Dumbleton, chercheur du laboratoire Lanxis, vient de découvrir la présence de Dieu dans le cerveau humain. Il devient alors capable de supprimer Dieu du cerveau. C’est ainsi que des religieux deviennent de farouches athées et que des mécréants se transforment en grenouilles de bénitiers.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  02 janvier 2012
Le professeur Carrington, éminent chercheur pharmaceutique du laboratoire Lanxis, a découvert l'aire de Dieu dans le cortex. À coups de stimulations neuronales et d'inhibiteurs chimiques, il peut désormais faire naître ou s'éteindre la foi dans le cerveau de ses cobayes. Mais le génie nobélisable est bien décidé à explorer d'autres domaines. Il s'attaque à la bêtise : « le con, ce n'est pas celui qui se trompe, mais celui qui, en se trompant, est absolument convaincu d'avoir raison. » (p. 31) Carrington entreprend donc de réduire la bêtise en intervenant sur les zones du cortex qui en sont responsables.
Mais très vite, un autre projet accapare son attention : il s'intéresse aux mécanismes cérébraux de la sexualité et envisage de déprogrammer la zone de l'amour pour libérer et soigner les hommes. Voilà le fin mot de toutes ses recherches : tous les comportements irrationnels de l'homme sont des maladies et Carrington est bien décidé à les éradiquer, n'en déplaise au reste du monde. « - Quelle ordure, ce type ! Un cerveau et un sexe, voilà à quoi il se résume… et puis il voit des maladies partout. - Il considérait déjà les religions comme une épidémie mentale… - Et voilà qu'il range l'amour dans les troubles obsessionnels compulsifs. » (p. 87)
Carrington se fait de nombreux ennemis parmi les religieux, les athées et le monde scientifique. Il s'attire également les foudres de ses anciens cobayes dont le comportement a été modifié. Que dire de ce moine devenu acteur de films X ou de cet homme qui ne s'exprime plus qu'en octosyllabes ? La menace s'amplifie : il est évident que Carrington court un danger et qu'on cherche ou cherchera à l'éliminer.
Mais ce n'est pas ce qui tourmente tant le professeur. Carrington enrage que sa belle assistante, Ayumi, repousse ses avances. « le problème avec Carrington, c'est qu'il n'a pas un seul brin d'ADN qui contienne du charme. C'est une exception génétique ce type… Et puis… il traîne derrière lui une sacrée réputation de mauvais coup. » (p. 12) Ayumi mène pourtant un trouble jeu, séduisant à l'envi les hommes du laboratoire Lanxis, usant de ses charmes et semant des haïkus érotiques qui s'échangent à prix d'or. « Elle voudrait à la fois être admirée par ses compétences et désirée pour son physique. » (p. 46) Est-elle trop belle pour être vraiment intelligente ? Mieux vaut ne pas parier là-dessus.
Le roman est constitué de pseudo articles de journaux, reportages et autres interviews qui répondent à de très courts paragraphes où les discussions vont bon train. Fondé sur le dialogue et les échanges de couloir, ce roman ne donne jamais la parole au professeur Carrington. La mise en page est soignée et parfaitement convaincante. On a vraiment le sentiment de suivre les avancées technologiques et les remous sociaux des dernières découvertes médicales. La conclusion est un délicieux clin d'oeil adressé au lecteur qui parcourt le livre : « Et si c'était l'écrivain qui rêvait d'entrer dans le cerveau de ses lecteurs, et toi, lorsque tu lis son roman, tu prononces dans l'intimité de ton cortex chacun des mots qu'il a écrits. » (p. 127) Attention aux noeuds dans la tête !
Thierry Maugesnest interroge avec cynisme et insolence les liens entre progrès et éthique. Il dénonce férocement les dérives d'une société qui se fonderait sur la science et qui tendrait à harmoniser les êtres et les comportements. Eroticortex n'est pas vraiment un ouvrage de science-fiction, mais on y retrouve les frissons que cause la rencontre avec un professeur Frankenstein, à cela près que celui de Thierry Maugenest n'utilise pas la machine à vapeur !
Bien que j'ai trouvé ce roman un peu court et même si la pertinence percutante des dialogues devant la machine à café ou dans les toilettes s'essouffle un peu, humour noir et bon sens font de ce roman une réussite aux airs faussement angéliques de mise en garde. Vous avez peur des piqûres ? Craignez plutôt le scanner !
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Commenter  J’apprécie          70
fee-tish
  24 janvier 2012
Jusqu'où la recherche scientifique peut-elle aller ? Y a-t-il des barrières morales à ne pas franchir ? Les laboratoires pharmaceutiques, sous couvert de leur toute-puissance financière, peuvent-ils tout acheter et tout tolérer ?
Dans un livre d'humour noir à la forme originale, Thierry Maugenest nous plonge dans le laboratoire Lanxis où officie une sorte de savant fou, spécialisé dans les neurosciences.
Albert Carrington est un savant reconnu qui effectue des recherches sur le cortex et les aires qui le composent. Son but ? Contrôler toujours plus l'esprit humain, en faisant croire à tout un chacun, par le biais de la presse, que ses recherches seront un jour salutaires pour l'homme. Entourer d'une équipe de scientifiques, il est secondé notamment par une certaine Ayumi Hatsumo qui ne le laisse pas indifférent.
Les travaux menés impliquent des expérimentations et donc des cobayes humains. Cet aspect du livre est très intéressant puisque l'auteur nous démontre bien qu'Albert Carrington se croit tout permis du fait de l'important dédommagement financier que le laboratoire offre à ces testeurs. Mais l'argent peut-il tout acheter ? En définissant les émotions et les particularités humaines comme des maladies, ce savant fou justifie ses dérives. Dans le roman, il découvre l'aire de Dieu dans le cortex, puis l'aire de la bêtise et celle de l'amour et la sexualité. En envoyant des décharges électriques, il transforme un moine bouddhiste en acteur de films pornographique, un "con" en mathématicien de génie puis il détruit le sentiment amoureux chez un jeune couple de tourtereaux.
Sous couvert d'un humour (noir) grinçant, l'auteur dénonce un système scientifique dont les ficelles sont tirées par les laboratoires pharmaceutiques, où la question morale est parfois bafouée en prenant l'excuse de la science.
L'originalité du livre tient à deux aspects :
- le thème du livre ainsi que le choix de le traiter avec humour.
- Et surtout la forme stylistique choisie par l'auteur. Et là, le lecteur se retrouve dans une configuration que je n'avais, personnellement, jamais rencontrée dans mes lectures par le passé. le livre alterne des passages de courts dialogues entre individus travaillant au sein du laboratoire Lanxis, et des articles de presse fictifs. Ces articles ont la forme réelle d'une page de journal ou de magazine (à la manière d'illustrations insérée dans l'histoire). le lecteur a l'impression d'être plongé au milieu de commérages internes lors des dialogues puis en spectateur externe en lisant les articles de presse.
Concernant les personnages, l'auteur ne cherche en aucun cas un quelconque attachement entre le lecteur et un ou plusieurs personnages. Les seuls dont le lecteur connaît les noms sont Albert Carrington et son assistante Ayumi Hatsumo. La prouesse est de ne jamais les faire parler : ce qu'on entend d'eux ne font que des on-dits ou bien des informations ou interviews relayées par la presse. Ainsi, ils n'ont pas de profondeur et de caractéristiques très précises.
Concernant les individus dialoguant, il n'y a jamais de mentions de leur nom ou de leur fonction dans le laboratoire.
En conclusion, je dois dire que j'ai apprécié ce livre dans l'ensemble, notamment par le message qu'il transmet mais aussi par la forme utilisée que j'ai vraiment beaucoup aimé, et qui en fait un livre hors-normes au sens propre du terme.
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noann
  04 janvier 2012
Le ton est donné dès les premières lignes. Un savant a trouvé l'aire du divin dans le cerveau. Ce génie s'appelle Albert Carrington (analogie avec Einstein ?), une sommité, sans doute le prochain prix Nobel. Carrington est une sorte d'archétype, ou peut-être une caricature. C'est un chercheur aux ambitions illimitées, prêt à tout pour satisfaire son ambition scientifique. Il n'hésite pas à se lancer dans les expériences les plus audacieuses, sans aucun souci pour ses sujets. Il désinhibe l'aire de la religion chez un moine franciscain, qui deviendra acteur de films X. Il engage un sujet en vue de le guérir de la connerie. Les réflexions de ce con sont hilarantes… le chercheur condamne les zones de la tendresse chez un couple d'amoureux éperdus, sans se soucier de leurs peines. Il prétend libérer l'individu des addictions, dont font partie les sentiments !

Eroticortex est un drôle de petit roman, dans tous les sens du terme. Drôle parce qu'original, entrelaçant coupures de journaux et dialogues d'employés, qui restent anonymes. Carrington est évoqué le plus souvent par le biais de ses relations, de rares fois il s'exprime dans des interviews, jamais directement… Drôle aussi pour son humour teinté de noir. Je dois avouer que j'ai poursuivi la lecture le 31 décembre au soir, et que j'ai préféré mon Eroticortex aux habituels bêtisiers. Je me suis retrouvé à pianoter mon article à trois heures du mat' (un peu éméché…).
Tout est dans l'esprit du bouquin. On n'y trouvera pas de longues tirades philosophiques ni des développements scientifiques… Là n'était sans doute pas le but. Eroticortex ne laisse pas de côté l'aspect moral. Au second degré, on peut y voir une satyre bien menée sur les dérives de la société, l'omnipotence des labos et du milieu scientifique, les rapports entre les sexes, ou encore la dualité amour et sexualité. Et puis l'antithèse génie/folie, qui donne à réfléchir. Je parlais de caricature.. En fait, Carrington n'est peut-être qu'un chercheur ordinaire, comme il en existe tant, totalement aveuglé par sa quête, au point de considérer l'homme comme du matériel. Finalement, on n'en est pas loin, compte tenu de ce qui se fait déjà en matière d'expérimentation. Rien n'a été épargné à l'animal, l'homme est le prochain sur la liste, les embryons sont devenus sujets d'études, le clonage thérapeutique est en vue. Il y a déjà des Carrington plein les labos !
J'ai beaucoup aimé, même si je garde l'impression qu'il aurait pu être plus étoffé sur certains aspects…

Lien : http://livrogne.com/2012/01/..
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Anneso
  09 février 2012
Mon Avis :
Eroticortex est un ouvrage on ne peut plus étonnant. En effet, le scientifique Albert Carrington, avec l'aide d'Ayumi, son assistante pour laquelle il a un gros faible, fait des expériences inédites. Après de longues études, il s'est rendu compte que l'on peut désactiver l'ère de Dieu dans le cortex cérébral, et cela est possible même chez les plus fervents religieux. Après quelques essais, il va ensuite s'intéresser à la bêtise : pourrait-on empêcher les gens d'être idiots ? Et qu'en est-il de l'amour ? Qu'est-ce réellement ? Et pourrait-on, à l'aide de la science, influer sur les sentiments humains ? Ce sont ces expériences sur lesquelles vont se porter les études du Professeur Carrington. Mais, à jouer ainsi avec le cerveau des gens, ne risque-t-on pas de fâcheuses conséquences ?
Ce thème, qui sort des sentiers battus (et surtout du type de livres que je chronique habituellement) est encore plus étonnant par sa forme que par le fond de l'histoire qu'il développe. En effet, la narration alterne entre des extraits de journaux, qui sont des articles ou des interviews de l'éminent scientifique que nous suivons (ou de ses détracteurs), et des conversations prises sur le vif « dans le couloir », « devant la machine à café » ou « dans les toilettes des femmes ». Il n'y a donc pas de réel narrateur, et nous ne sommes que des spectateurs tentant (parfois un peu difficilement) de comprendre des bribes de conversations. Car oui, ce n'est pas toujours facile, et il nous faut parfois attendre quelques instants pour comprendre dans le contexte.
Je suis très loin d'être férue de tout ce qui a trait à la science… Je pourrais même dire que ce thème a tendance à me rebuter. Pourtant, sans que je ne sache expliquer pourquoi, cet ouvrage me tentait bien. Et j'ai bien fait de succomber à la tentation, car je ressors de cette lecture avec un bilan plutôt positif. Il est très intéressant de voir comment de grandes valeurs sont ici décortiquées : la religion, l'intelligence, l'amour… Et si ces notions fondamentales de notre vie n'étaient qu'une histoire de connexions neuronales ? de plus, qu'est-ce-que cela donnerait si on les modifiait ? Une chose est sûre, les erreurs ne sont pas permises, et si elles adviennent les conséquences seront lourdes. En effet, certains cobayes vont se rebeller et iront même jusqu'à proférer des menaces de mort à l'encontre de M. Carrington.
Il s'agit donc d'une lecture un peu étrange, mais qui m'a néanmoins fait passée un bon moment, d'autant plus que cet ouvrage ne fait que 134 pages. Cette petite plongée au coeur de ce groupe scientifique me trottera sans doute encore dans la tête pendant quelques temps. Car, bien sûr, tout cela n'est qu'une fiction. Mais qu'adviendrait-il si une telle chose était possible ?

Lien : http://decouverteslivresques..
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jostein
  29 février 2012
Eroticortex est original dans son fond et sa forme. L'auteur alterne les discussions d'employés anonymes du laboratoire Lanxis, en ses lieux les plus stratégiques comme la machine à café, les toilettes ou les couloirs, et les coupures de presse étalant les exploits d'un savant fou, Albert Carrington.
Le professeur Carrington, par ses expériences sur des cobayes humains, isole les zones du cerveau. Il travaille successivement sur la zone de la religion, de la bêtise, du sentiment amoureux. En sortant de son laboratoire, un saint devient un dépravé et inversement, un petit couple d'amoureux en vient à se détester, un démocrate devient républicain etc, etc...
Ces recherches scientifiques prennent aussi un tournant personnel puisque notre savant est amoureux de sa belle assistante insensible à ses charmes trop bien cachés.
Le spécialiste du cerveau pourra-t-il mettre la science au service de ses propres intérêts?
" Finalement, a-t-on besoin de son cerveau pour être heureux?"
Sous un humour très caustique, l'auteur traite le sujet essentiel des dérives de la science, de l'éthique et de la toute puissance des laboratoires.
J'ai beaucoup apprécié les petits clins d'oeil de l'auteur vers les auteurs à succès et les lecteurs.Ainsi, en désinhibant le génie littéraire dans le cerveau d'un écrivain, celui-ci connaît enfin le succès grâce aux ventes massives de ses romans.
Le lecteur améliore aussi son empathie en lisant de plus en plus.
" - Figure-toi que pendant qu'ils lisent des romans, les hommes et les femmes produisent des endorphines, ils se déconnectent de la réalité et développent les aires du cortex frontal où siège l'empathie.
- Ils deviennent meilleurs en quelque sorte...
- On peut dire ça...plus humains en tout cas."
Merci Monsieur Maugenest, je vais continuer à lire, si possible des romans d'auteurs qui ne sont pas au box-office et qui ont gardé la zone du génie littéraire.
Lien : http://surlaroutedejostein.o..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   02 janvier 2012
« Le con, ce n’est pas celui qui se trompe, mais celui qui, en se trompant, est absolument convaincu d’avoir raison. » (p. 31)
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lejardindestephanielejardindestephanie   30 janvier 2012
-Et toi, qu'est-ce que tu penses de Carrington? Il s'agit d'une personnalité complexe, non?
-C'est avant tout un homme dénué d'affect. Il travaille sans jamais se poser de questions d'ordre moral...Il n'a que très peu d'amis, aucune passion, ne s'intéresse ni à l'art ni à la littérature...C'est un cas typique de névrosé obsessionnel: il ne vit que pour la recherche.

extrait d'une conversation dans les toilettes des hommes
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LiliGalipetteLiliGalipette   02 janvier 2012
« Je pense que l’humanité aurait besoin d’un amour modulable. Il faudrait pouvoir activer le sentiment amoureux lorsqu’on en a besoin et le mettre en veille lorsqu’il s’avère inutile. » (p. 100)
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LiliGalipetteLiliGalipette   02 janvier 2012
« - Quelle ordure, ce type ! Un cerveau et un sexe, voilà à quoi il se résume… et puis il voit des maladies partout.
- Il considérait déjà les religions comme une épidémie mentale…
- Et voilà qu’il range l’amour dans les troubles obsessionnels compulsifs. » (p. 87)
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josteinjostein   29 février 2012
Le retour hâtif à la polémique est en effet le meilleur moyen de se dispenser de tout effort intellectuel.
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Vidéo de Thierry Maugenest
Noire Belladone de Thierry Maugenest .Voir l'émission sur : http://www.web-tv-culture.com/noire-belladone-de-thierry-maugenest-791.html Vous ne connaissez pas encore Thierry Maugenest ? N'hésitez pas à rejoindre le cercle fidèle de ses lecteurs qui le suivent depuis ses premiers romans « La poudre des rois », « Audimat circus » ou « Venise.net ». Primé à plusieurs reprises, Thierry Maugenest a su aussi conquérir de nombreux lecteurs à l'étranger, notamment en Espagne, en Amérique du Sud, aux Etats Unis ou dans les pays de l'Est. Après avoir voyagé autour du monde pendant une dizaine d'années, Thierry Maugenest s'est installé dans le Sud, à Aix en Provence. Là, à l'ombre de la montagne Ste Victoire, il puise l'inspiration. Ecrivain et traducteur, il n'hésite pas à casser les codes du genre littéraire dans certains de ses romans. La série des enquêtes de Goldoni entamée avec « La septième nuit de Venise » le ramène à une écriture plus classique mais particulièrement bien construite. Fasciné par la Sérénissime, Thierry Maugenest situe encore ce nouveau roman à Venise et l'on y retrouve Carlo Goldoni qui, non content d'écrire pour le théâtre travaille aussi pour la police vénitienne, ce qui est parfaitement authentique, tout comme le duo qu'il forme avec Zorzi Baffo, lui-même magistrat et chef de la police criminelle. Dans « Noire Belladone », tous deux vont devoir déjouer les pièges de personnages particulièrement retors dans une Venise de dépravation où les courtisanes sont toutes plus belles et plus mystérieuses les unes que les autres. Mais au milieu de cette débauche, un sénateur puritain veut prendre le pouvoir. Non sans une certaine légèreté, et tout en continuant à travailler sur ses pièces, Goldoni mène l'enquête. On suit avec beaucoup de bonheur les péripéties de notre enquêteur dans cette histoire où libertinage, cabotinage et espionnage font bon ménage. Quant à Venise, la Sérénissime elle est un personnage à part entière et Thierry Maugenest restitue parfaitement l'ambiance de ce milieu de XVIIIème siècle. Vous aussi, embarquez sur la gondole et voguez vers les nouvelles aventures de Goldoni imaginées par Thierry Maugenest. « Noire Belladone » est publié chez Albin Michel et Thierry Maugenest est sur WTC.
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