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EAN : 9782264045973
182 pages
Éditeur : 10-18 (01/03/2007)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 138 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture

Peu de mondes semblent aussi éloignés l'un de l'autre que ceux de Somerset Maugham et de George Orwell. On découvre pourtant avec surprise dans un essai de l'auteur de 1984, qu'il admirait «immensément.»
Maugham, pour son «talent à raconter une histoire sans la moindre fioriture.»
Au lecteur de se laisser séduire par une invraisemblable histoire d'amour dans le Hong Kong de la grande époque coloniale anglaise avec... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Cannetille
  05 décembre 2019
A l'époque coloniale anglaise, vraisemblablement au 19ème siècle, une jolie et insouciante jeune fille de la bonne société londonienne accepte d'épouser sans amour, sous la pression familiale, un homme dont elle ne connaît rien, sinon qu'elle devra le suivre à Hong Kong, où il occupe un poste de médecin-biologiste. Là-bas, elle ne tarde pas à devenir la maîtresse du sous-secrétaire colonial, éblouie par la séduction et l'aisance mondaine de cet homme marié, qui contrastent tant avec ce qui lui paraît la terne et ennuyeuse austérité de son mari. La liaison découverte, abandonnée par son amant, Kitty se retrouve contrainte de suivre son glaçant époux dans une région chinoise dévastée par le choléra : une épreuve à hauts risques, au cours de laquelle Kitty va subitement mûrir et découvrir qui ils sont vraiment, elle et son mari.

Exotique à souhait, cette histoire nous plonge un siècle et demi en arrière, dans le monde étriqué et replié sur lui-même de la colonie occidentale totalement étrangère à la vie et à la culture locales : à Hong-Kong, les Britanniques de l'époque recréent leur société en miniature, hiérarchisée et corsetée, sûre de sa supériorité sur la « sauvagerie » locale. Lorsque Kitty débarque du haut de ses vingt-cinq printemps, seulement soucieuse de son apparence et de ses amusements, supposée jouer son rôle d'épouse auquel rien ne l'a préparée, sa naïveté est la proie facile et rêvée du premier séducteur aux apparences flatteuses. La désillusion sera amère, mais le drame aura tôt fait de lui apprendre brutalement les réalités de la vie.

Tout met en lumière le décalage des personnages vis-à-vis de la réalité, qu'il s'agisse des colons, littéralement « repiqués » sur cette terre étrangère, et surtout de Kitty, frivole oie blanche propulsée sans préambule de la protection paternelle à celle de son mari. Les deux seuls protagonistes réellement ouverts au mode de vie local sont contraints de s'en cacher : Walter, le mari, se retranche derrière sa réserve, et le seul occidental à avoir une épouse chinoise vit caché.

Somerset Maugham nous dépeint par ailleurs un tableau peu flatteur du mariage dans la bonne société de l'époque : unions arrangées, au mieux heureuses en intérêts, elles sont surtout un carcan insupportable, où seuls les veufs se retrouvent heureux et soulagés de leur liberté. Les femmes en sont à la fois victimes et responsables : écartées du monde durant leur éducation et réduites aux soins de leur apparence, puis de leur mari, et enfin de leurs enfants, elles s'ennuient, se compromettent comme Kitty, ou s'aigrissent comme sa mère. Kitty, au moins, parviendra peut-être à reprendre son destin en main et à devenir elle-même, au prix d'un apprentissage dramatique et douloureux qui aura fait tomber les façades et les faux-semblants.

Avec ce qui m'a semblé une fin plutôt abrupte, cette histoire assez courte m'a presque plus fait l'effet d'une longue nouvelle que d'un roman. L'écriture est belle, sobre et classique, les personnages et les ambiances rendus avec une grande justesse et de manière très visuelle, pour une peinture douce-amère du mirage des conventions sociales d'une époque.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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darkmoon
  21 août 2013
Sublime, poignant, destructeur, entêtant...Magnifique !!
La passe dangereuse retrace avec brio et sensibilité l'histoire d'une reconquête amoureuse, sous le Soleil de l'Orient et la menace du choléra. Cette épopée romanesque analyse avec finesse la psychologie et les rapports d'un jeune couple anglais totalement dépareillé qui, plongé au coeur d'une région ravagée par l'épidémie, va peu à peu apprendre à se connaître et à s'estimer...
La belle Kitty s'est mariée avec Walter, médecin-bactériologue, pour la simple raison qu'elle ne supportait plus sa mère ni l'idée de voir sa soeur cadette mariée avant elle. Elle vit désormais en Chine et elle s'ennuie, méprise son mari parce qu'il ne lui apporte même pas de renommée au sein de la société coloniale, et pense qu'elle mériterait mieux. Elle prend un amant, un homme athlétique, séduisant, que tout le monde admire… mais il est marié. Néanmoins elle reporte sur lui tous ses espoirs : lui seul est digne d'elle, lui seul peut lui garantir un avenir plus reluisant.
Mais Walter découvre cette liaison et met son épouse écervelée devant ses responsabilités : ou elle l'accompagne à Mei-Tan-Fu pour affronter une épidémie de choléra et une mort certaine, ou ils divorcent et sa réputation de femme sera à jamais ternie. Devant la cruelle déception de voir son amant se défiler, Kitty n'a d'autre choix que de suivre Walter, mais reste insensible, aveugle à la détresse de ce mari blessé.
Drame, mais également peinture, à travers cette histoire d'amour contrariée on découvre l'époque, les questions de colonisation, de culture, de religion auxquelles sont confrontées les protagonistes. Alternant les moments contemplatifs et les conflits internes et externes, on se prend d'affection pour ce médecin amoureux d'une femme à laquelle il s'est marié trop vite, et cette femme, amoureuse déçue, déracinée et inutile dans un environnement hostile où la solitude et l'inactivité sont ses pires travers. En elle-même, c'est une romance magique, menée par deux personnages se laissant guider par la fragilité que le monde, dans ses réalités pragmatiques, les force à observer. L'histoire de ces deux êtres voués à se haïr m'a beaucoup touchée car elle s'éloigne subtilement des sentiers battus de l'amour pathétique dont je ne suis absolument pas partisane...
A lire et à déguster, c'est un roman assez court mais il faut vivre pleinement chaque émotion pour en comprendre le message... Walter est subtil, touchant et empreint d'une force mentale extraordinaire. Sa compagne représente avec brio la jeune londonienne blasée dont le bonheur n'est que reporté, jamais atteint, par des agissements plus sordides les uns que les autres. Elle est ingrate, naïve et égoïste. Cette timidité, cette haine injuste, ce fardeau de fausses responsabilités qui en condamne d'autres véritables. le monde se voit bercé d'illusion, tandis que certaines réalités, pour ne pas prendre âme en une tragédie implacable, ne demande qu'à être jugées. Comme des pages, les lettres qui formaient l'amour disparaissent. Ici en revanche, l'amour reste, demeure enfoui, et enfin se libère par un simple progrès de la compréhension et de l'écoute d'autrui. Alors si tout n'est qu'affaire de réalité intelligible, rationnelle, trop dénuée de sentiments spontanés, cette passe dangereuse est une oeuvre incroyablement optimiste. En entendant bien ce qu'autrui nous offre à écouter, simple pour l'amour son chemin sera à trouver.
La passe dangereuse ; c'est un périple où les hommes se cherchent, se perdent et se retrouvent, dans l'ironie et la beauté de la vie.
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andreas50
  13 juin 2018
Désemparée à l'idée de devenir vieille fille, Kitty, à peine plus âgée de 25 ans, épouse par dépit Walter Lane, médecin bactériologue basé en Chine. A Hong-Kong, elle se rend compte qu'ils n'ont rien en commun. Après deux ans de mariage, elle devient la maîtresse de Charles Towsend, sous-secrétaire colonial, fat et mondain, joueur et sportif, à la moustache enjôleuse, mais marié de son côté.
Pour éviter le scandale qui ruinerait leur réputation à tous,Kitty accepte de suivre Walter dans une province éloignée où sévit le choléra. C'est l'histoire d'une passion charnelle qui s'achève en illumination spirituelle abordée avec un concept minimaliste : après avoir trompé son mari, une femme tente de se racheter, mais son repentir n'aura pas les effets escomptés.
Somerset Maugham nous offre un roman au réalisme intégral, partagé entre naturalisme et exotisme.
Il utilise les conventions du mélodrame avec une sobriété de style et une inspiration aiguisée. Les phrases sont concises, dépouillées. L'intrigue est parfaitement calibrée : simplicité, raffinement et humour.
L'auteur aborde les sujets qui lui sont chers : le sens de l'existence, son absurdité face au destin inéluctable. S'y ajoutent des considérations sur l'art, la philosophie et la religion. le choix de la Chine comme décor, cette Chine pleine d'insondables mystères lui révélera peut-être des énigmes irrésolues et validera ainsi sa quête existentielle.
Somerset Maugham est semblable à une plaque photographique qui envoie dans ses textes le reflet de la réalité. le portrait de ses protagonistes est fouillé, crédible, harmonieux.
Dans la Passe Dangereuse, l'auteur est au sommet de son art.
Un écrivain peut-être un peu délaissé, mais franchement, à mon avis, il gagne à être découvert, lu, relu.
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nadiouchka
  31 mai 2018
De temps en temps je regarde mes bibliothèques et je me dis : « Tiens, il y a longtemps que j'ai lu ce livre-ci mais pas chroniqué.  Dommage. »
Alors je prends ma plume (pas la plus belle je le sais) et le livre nominé cette fois est : « La Passe dangereuse » de William Somerset Maugham. Un petit livre, c'est vrai, mais d'un écrivain britannique de culture française et cela ne pouvait qu'être un bon choix. J'ai d'ailleurs, tout récemment, publié une petite liste de ses ouvrages. de plus « La Passe dangereuse » a été adapté au cinéma. Un livre relu avec bonheur.
Pendant les années vingt, Kitty est mariée à Walter Lane (mais elle ne l'aime pas. Pire, elle le méprise). Ils se trouvent à Hong Kong et Kitty qui s'ennuie, fait la connaissance d'un certain Charlie, un fonctionnaire britannique, mais qui est marié. Pour donner un peu de piment à sa vie, Kitty va devenir la maîtresse du bellâtre.
Mais Walter va découvrir cette liaison et se montrer glacial. Par contre il noie son chagrin dans son travail de médecin-bactériologue.
Si l'auteur nous décrit une Kitty pas très attachante, on voit un Walter impitoyable : divorcer ou se rendre avec lui à Mei-tan-Fu car il y a une épidémie de choléra ; il va y être vénéré et Kitty se sent honteuse.
Tout au long du livre on ressent la souffrance – on voit comment l'héroïne insouciante va passer de l'égoïsme au dévouement envers des enfants abandonnés dans un orphelinat :
« Les larmes inondaient les joues de Kitty, et elle regardait, les mains jointes, haletante, les lèvres entrouvertes. Jamais elle ne s'était senti le coeur plus léger, il lui semblait que son âme s'évadait de la matière et que seule son enveloppe charnelle demeurait sur la terre.
Elle découvrait la beauté. " (p.73).
Ce serait trop dommage d'en dévoiler plus mais le livre porte bien son titre : c'est en effet une réelle « passe dangereuse » et tout le talent de l'auteur agit dans l'histoire avec une belle écriture, du Somerset Maugham qui ne déroge pas à sa réputation.
D'ailleurs, la critique de « ELLE «  est tout à fait justifiée : « Hong Kong sous la domination britannique : amours, mystères et drames. Un écrivain à l'extraordinaire puissance évocatrice ».
Dans ce roman, on trouve de l'exotisme (avec ce pays lointain qu'est la Chine) – la douleur – la misère – la maladie – la mort – la cruauté d'un amour non partagé – l'espoir d'une rédemption et plus encore.
Au final, un petit livre certes, mais tellement beau et émouvant qu'on aurait bien aimé en lire encore un peu plus. Mais le clap de fin a été donné et il ne reste plus qu'à passer à un autre ouvrage de ce talentueux écrivain.
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domisylzen
  20 octobre 2016
En ces temps-là le mariage, pour une jeune fille, était une obligation. Alors quand sa jeune soeur décide de convoler, Kitty prend un mari un peu au hasard, elle ne l'aime pas mais avec le temps ? Lui n'est pas forcément beau, il est bactériologue et son métier les entraîne en Chine. L'ennui et la distance qui désunissent ce couple feront prendre un amant à Kitty, un beau parleur bien fait de sa personne, que les dames anglaises du coin s'arrachent. Mais son mari s'en apercevra et pour lui faire prendre conscience du peu de sérieux de son amant, lui proposera un marché : soit elle se marie avec lui, soit elle part au fin fond de la Chine, son mari ayant accepté un poste de médecin pour soigner des victimes du choléra. Là-bas Kitty se découvrira une autre personnalité.
Parfois de simples événements vous transforment et Somerset Maughan nous en décrit les mécanismes dans ce roman bourré d'humanité. Il nous révèle les dessous de la Chine des années vingt, la vie rude des peuples et celle qui les un peu moins pour ceux qui les exploitent. le sacrifice des soignants que rien n'arrête pour le bien de tous les peuples. Un roman tout en douceur avec une écriture presque féminine, faite d'émotion et de sensibilité.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
keishakeisha   10 décembre 2008
"Sans un geste, le visage toujours impénétrable, il écoutait avec attention. Rien dans sa physionomie ne révélait qu'il fut touché par les paroles de sa femme.
- Savez-vous pourquoi je vous ai épousé?
- Pour être mariée avant votre soeur Doris.
C'était exact. Mais Kitty reçut un choc en découvrant qu'il ne l'ignorait pas. A sa peur et à sa fureur se mêla une pitié inattendue. Walter souriait faiblement.
- Je n'avais pas d'illusion, reprit-il. Je vous savais frivole, sotte et superficielle. mais je vous aimais. Je savais la mesquinerie de vos visées et la médiocrité de votre idéal. Mais je vous aimais. Je faisais un effort grotesque pour prendre plaisir aux choses qui vous amusaient et pour vous dissimuler que je n'étais ni ignorant, ni vulgaire, ni médisant , ni bête. Je connaissais votre répulsion pour l'intelligence et je tâchais d'égaler à vos yeux la nullité de vos amis. je savais que vous m'aviez épousé par raison. Cela m'était égal, je vous aimais tant ! La plupart des êtres se sentent lésés quand ils aiment sans réciprocité. Ils en nourrissent de l'amertume et de l'aigreur. Ce n'était pas mon cas. Je n'ai jamais espéré être aimé de vous. Comment m'y serais-je attendu? Je ne me suis jamais trouvé séduisant. J'étais reconnaissant d'être autorisé à vous aimer."
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andreas50andreas50   15 juin 2018
Quelle erreur, en somme, de ne pas avoir dit à Walter que l'enfant était de lui, mensonge si facile pour elle, si bienfaisant pour lui, et qui n'en était peut-être pas un. Un excès de conscience l'avait empêchée de profiter du doute. Comme les hommes sont bêtes ! Leur part dans la procréation est si minime : c'est en la femme que se forme l'enfant pendant de longs mois de malaise et d'ennui. L'homme prétend cependant que sa brève collaboration lui confère des droits prépondérants. En quoi, vraiment le sentiment paternel peut-il en dépendre ?
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darkmoondarkmoon   10 août 2013
C’est la Voie et le Passant. La route sans fin où marchent tous les êtres; mais personne ne l’a créée, car elle est la vie. Tout et rien. Tout en sort, tout s’y adapte; pour finir, tout y retourne. C’est un carré sans angles, un son que l’oreille ne perçoit pas, une image sans forme, un vaste filet dont les mailles aussi larges que la mer ne laissent rien passer. C’est le sanctuaire, l’universel refuge. Il n’est nulle part, mais, sans chercher au-dehors, vous pouvez le découvrir. Il enseigne le secret de ne pas désirer le désir, de laisser les événements suivre leur cours. Qui s’humilie sera exalté. Qui s’abaisse sera élevé. La faillite est dans l’essence du succès, et le succès est la trêve de la faillite; mais qui peut prédire le moment du revirement? L’être torturé par l’amour peut retrouver la sérénité d’un petit enfant. Le charme donne la victoire à celui qui attaque et assure le salut de celui qui se défend. Pour être fort, il faut d’abord savoir se dominer.
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nadiouchkanadiouchka   07 novembre 2019
Ils traversèrent la rivière en sampan. Une chaise attendait Kitty au débarcadère pour la conduire jusqu’à l’écluse de la colline. C’était le chemin par lequel les coolies descendaient chercher de l’eau à la rivière. (…)
Dans le dédale de la rue, Kitty perdit tout sens de la direction. (…) Le voyage l’avait habituée à une malpropreté chinoise mais ici s’amoncelaient depuis des semaines les ordures et les déchets.
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andreas50andreas50   11 juin 2018
« Supposons qu'il n'y ai pas de vie éternelle, et si la mort était la fin de tout, un passeport pour le néant, ne serait-ce pas une duperie pendable pour tous ceux qui lui ont consacré leur existence ? »
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"Servitude humaine" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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