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Renée L. Oungre (Autre)
ISBN : 2264003162
Éditeur : 10-18 (01/06/1985)

Note moyenne : 4/5 (sur 132 notes)
Résumé :
" La guerre a laissé des traces sur Larry: en revenant il n'était plus le même qu'en partant": Larry et Isabel s'aiment depuis leur jeunesse mais ne partagent plus les mêmes rêves. Ancien pilote de chasse miné par la guerre, il est assoiffé d'absolu. Elle est ambitieuse, mondaine et adore fréquenter les aristocrates, qu'ils soient européens ou américains. Il décide de rompre et s'en va arpenter le monde; elle n'aura de cesse de tenter de le reconquérir.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  23 septembre 2017
🎶Comme dans les nouvelles pour dames
de Somerset Maugham🎶...
A part ces paroles d' Alain Souchon,qui n'incitaient pas particulièrement à le lire, je ne connaissais rien de cet auteur. Il s'agit ici d'un roman. J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire et surtout le personnage d'Eliott m'a agacée : suranné, snob, je l'ai trouvé peu intéressant.Les frivolités mondaines, très peu pour moi!
Mais le narrateur-auteur, par touches d'humour légères,donne une dimension plus dérisoire et amusante à celui-ci. Et d'autres personnages ont commencé à prendre de l'épaisseur, l'analyse psychologique fine de leurs relations m'a plu.
Isabel, choquante car égoïste et froide. Larry et sa recherche idéaliste et spirituelle. C'est lui le plus intéressant. A son retour de la guerre 14 -18, il n'a de cesse d'échapper au monde bourgeois qui était le sien,et dans lequel il ne se reconnaît plus. Il refuse d'abord d'épouser Isabel et fuit par les voyages. Il fera des expériences étonnantes.
Et l'auteur,par son adresse directe fréquente au lecteur, se présentant un peu comme un commentateur et un témoin, fait hésiter le lecteur entre réalité et fiction, ce qui donne une dimension particulière au roman.
Une première incursion finalement plutôt positive. Vais-je pour autant lire d'autres oeuvres de l'auteur? I dont' know ...
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stcyr04
  14 mars 2015
Dans un univers proche des romans de F. Scott Fitzgerald, Sommerset Maugham s'introduit comme narrateur direct de cette histoire, dont il affirme n'avoir changé que les noms. Il se décrit comme nouvellement en vogue à l'époque du récit et nous fait pénétrer dans l'univers très fermé de la gentry de Chicago, chez les “heureux du monde”.
On est tout d'abord mis en présence d'une figure de ses amis, sorte de champion de ce milieux select, le dénommé Elliott Templeton, prince des mondains, snob incorrigible, figure des salons les plus en vus, illustre la vacuité et la frivolité absolue d'une société obnubilé par l'apparence et la réussite matérielle; il est un peu la valeur étalon d'une époque qui verra de profond bouleversement. Mais la figure principale de ce roman est celle du déroutant Larry Darrell, revenu de la grande guerre où il a servit en tant qu'aviateur et qui semble se complaire dans l'oisiveté, alors que de belles situations lui sont proposées. Pris d'un prurit de connaissance, il pars pour Paris où il se met à bûcher les langues classiques et d'autres matières, afin de se faire son idée sur l'existence de dieu et de donner sens à son existence. Cette vie marginale aux antipodes des espoirs qu'on fondait en lui, lui fait rendre sa promesse à Isabelle, qui n'est pas prête au sacrifice d'une vie brillante de mondanités pour une situation tellement opposée aux valeurs qui lui ont été inculquées. Elle épousera un brillant partis. Larry, dans sa quête de sens et d'absolu, semble vouloir vivre plusieurs vies successives, pour retrouver un sentiment de l'existence plus intense. le temps passe, les valeurs changes; dans les journaux les bulletins de la bourse prennent le pas sur la chronique mondaine. La crise du 23 octobre 1929 va bouleverser tout cela. Larry, singulier de désintéressement, magnifique par ses actes gratuits, est une figure marquante. Deux conceptions de la vie sont mise en regard : opposition entre la quête assoiffé de connaissance chez Larry et le désir anxieux de possession d'Isabelle, entre être et avoir, entre idéalisme et utilitarisme, entre sublime sacrifice et sordide égoïsme. High life, milieux interlopes; salon de la haute société, gargote sordide, William Somerset Maugham s'amuse à faire le grand écart.
On a le sentiment de lire un livre commençant dans la veine des auteurs de la Génération perdue et s'achevant sur une perspective annonçant les thèmes de la beat génération. C'est typiquement le livre qui pose progressivement ses jalons, et libère sa sève au compte goutte des pages; il est de ces livres qui demande à être lu avec la curiosité et la bonne volonté d'un regard neuf et naïf, et se refusera à ceux qui abandonne la lecture d'un livre parce que les cent premières pages n'ont pas su trouver gré à leur humeur butineuse et vagabonde. A bon lecteur! Vous êtes prévenu...
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Bigmammy
  07 novembre 2013
Un monument de la littérature européenne : une histoire pleine de tiroirs, de personnages attachants ou agaçants, qui dresse un tableau complexe de la société de l'entre-deux-guerres d'une grande fidélité.
Le titre est tiré d'un verset du Katha- Upanishad : « Il est difficile de passer sur le fil d'un rasoir. Aussi difficile, disent les sages, est le chemin qui mène au salut.» Car une grande partie du roman traite de la recherche de l'Absolu, de la sérénité, par un jeune homme que la Grande guerre, où il pilotait un avion de chasse, a profondément traumatisé.
Le fil du rasoir est un roman de maturité puisque l'auteur, au moment où il l'écrit en 1943, a 70 ans. Il se met lui-même en scène comme narrateur, avec son état-civil réel, son métier d'écrivain à succès, sa maison du Cap-Ferrat. Toute cette vérité – révélée à moi à la lecture du roman graphique "Villa Mauresque" de Floc'h et Rivière – mêlée à une intrigue multiforme, se déroulant sur toute une époque : celle des industriels de la région de Chicago, des réceptions du faubourg Saint Germain, des rapins de Montparnasse et des bouges de la rue de Lappe et de Montmartre, des réceptions mondaines qui animent les villas de la Côte d'Azur.
Au coeur de l'histoire, une histoire d'amour contrariée. Isabel est amoureuse de son camarade d'enfance, Larry. Mais Larry refuse de s'établir, rêve uniquement de voyages et d'étude, de philosophie, de connaissance, de spiritualité. Il se contente d'un faible revenu et n'est pas intéressé par l'argent. Isabel, mondaine, ambitieuse, conformiste n'imagine même pas vivre de si peu. Elle renonce à son amour pour Larry et épouse Gray, qui l'adore et lui offre une vie de plaisir … jusqu'à la grande dépression de 1929. Il y a aussi l'oncle d'Isabel, Elliott, riche marchand d'art, snob et mondain jusqu'à son dernier souffle.
Et autour, une série de personnages secondaires dont le destin interfère plus ou moins avec les principaux protagonistes, avec leurs manières, leur silhouette, leurs faiblesses ou leur bon sens.
Une coïncidence troublante : une scène où les grands bourgeois viennent s'encanailler dans un bastrinque sordide du quartier de la Bastille, et le nom d'un personnage fugace : Adrienne de Troye, deux éléments qui semblent tout droit sortis du dernier roman d'Arturo Perez-Reverte," le tango de la Vieille Garde". Hommage à Maugham, pour ceux qui savent lire ....
Une histoire dépeinte avec un tel talent qu'on ne peut laisser le livre tant qu'on n'en a pas tourné la dernière page. Une fin plutôt heureuse, malgré le vertige du renoncement qui en fait le coeur, d'un style fluide et clair, plus cartésien que la manière proustienne, tramé d'ironie mordante mais sans méchanceté. Une peinture réaliste et tout à fait actuelle de la haute bourgeoisie américaine résidant en France, observée comme sous le microscope par un britannique amoureux de la France. Un délice de lecture …
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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zembla
  24 avril 2010
Larry et Isabelle s'aiment depuis leur jeunesse mais Larry depuis son retour de France où il a fait la guerre 14.18
en tant que pilote a changé. La guerre a laissé des traces, il n'est plus le même en revenant qu'en partant. Elle est une ambitieuse issue d'un milieu aisé, lui se cherche et veut privilégié son rapport aux autres. Alors qu'ils devaient se marier, ils décident de se séparer; Lui va partir a travers le monde pour trouver un but a sa vie, elle va se marier pour avoir une vie confortable. Les amoureux se retrouveront plusieurs années après.
Ce livre est formidablement écrit dans un style un peu suranné (il a été écrit en 1943) mais avec beaucoup d'élégance.
Il sert de prétexte a l'auteur pour nous dépeindre avec beaucoup d'humour et d'ironie une société américaine de l'après première guerre mondiale où seul le profit compte. le portrait d'Elliot, un snob , dandy vaut son pesant de cacahuètes. Il nous le décrit comme quelqu'un de superficiel qui ne vit que pour ses relations mondaines, intransigeant dans le jugement qu'il porte sur les gens qui ne sont pas de son monde. Malgré cela l'auteur arrive a nous faire ressentir de la sympathie pour cet homme intelligent et cultivé, prêt a tout pour aider les gens de sa famille et qui aura une fin de vie pathétique.
Pour apprécier ce livre, il faut aimer les descriptions, les digressions et se laisser porter par ses personnages qui nous racontent leurs destins de la première guerre mondiale jusqu'à la grande dépression.
Ce livre est une relecture. J'ai lu ce livre, il y a une vingtaine d'années (j'étais très jeune a l'époque !) et il m'avait laissé dans mon souvenir un grand plaisir de lecture. le croisant dans une librairie, je me suis décidé a voir si après tout ce temps, le plaisir était toujours là. Je confirme, ce livre est pour moi, une vraie bouffée d'air pur. Là où certain trouveront désuétude, j'y ai trouvé plénitude. Ma note 8/10.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.o..
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Shan_Ze
  16 novembre 2013
L'auteur se met en scène pour raconter une histoire formidable. Il rencontre d'abord Elliott Templeton, gentil homme qui lui présente sa soeur et son neveu, Larry. Depuis son retour de France à la fin de la première Guerre Mondiale, Larry a changé. Il ne veut faire ni banquier ni quelque autre métier. Il préfère penser et réfléchir à la vie. Isabelle, sa fiancée, ne le reconnait plus.
A travers diverses rencontres et retranscriptions, l'auteur s'efforce de décrire ce petit monde de la haute société. La manière de raconter indirecte casse un peu la narration mais le regard extérieur sur cette communauté est magnifique. L'auteur peint avec beaucoup de talent les personnes qui la composent. Brillante fable pour montrer l'attachement terrestre que certains peuvent avoir pour l'argent ou le matériel. J'ai moins été inspirée par la spiritualité de Larry même si c'est elle qui donne toute sa force au récit. Un auteur que je relirai.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
sweetiesweetie   06 mars 2014
Rien dans le monde n'est permanent et nous sommes fous de souhaiter que les choses puissent durer; mais nous le sommes certainement bien plus encore de ne pas en jouir tant que nous les avons. Si le changement est l'essence même de l'existence, il semble simplement raisonnable d'en faire la prémisse de notre philosophie. Personne ne peut se baigner deux fois dans la même rivière, mais le flot poursuit sa course et si nous nous y trempons à nouveau, l'eau nous paraît aussi froide et rafraîchissante.
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charlottelitcharlottelit   02 septembre 2015
Après tous ces mois vécus au fond de la mine, c'était merveilleux
d'être ainsi dehors à l'air libre.
Je crois n'avoir jamais senti auparavant combien peut être apaisante
la vue d'un champ verdoyant ou la beauté d'un arbre dont les feuilles
ne sont pas encore tout à fait sorties mais dont les branches sont
comme déicatement enveloppées dans un voile de verdure naissante.
(j'ai vécu exactement cette expérience ! hormis la mine. Charlotte)
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stcyr04stcyr04   12 mars 2015
Tout ce que je voulais vous faire comprendre, c'est que le sacrifice de soi-même est une passion si dévorante qu'en comparaison, même la luxure et la faim ne sont que vétilles. Celui qui en est possédé est entraîné comme dans un tourbillon jusqu'à se détruire lui-même dans la plus haute affirmation de sa personnalité. Peu importe l'objet du sacrifice, qu'il en vaille la peine ou non. Aucun vin n'est plus grisant, aucun amour plus dévastateur, aucun vice plus impérieux. Quand un homme se sacrifie lui-même, il dépasse en grandeur la Divinité, car comment Dieu, infini et tout-puissant, pourrait-il faire le sacrifice de Lui-même? Tout au plus peut-il sacrifier son Fils Unique
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Bruno_CmBruno_Cm   04 mai 2015
- A propos, pouvez-vous toucher de votre pouce votre petit doigt ? demanda-t-il.
- Evidemment, fis-je en riant ; et pour le prouver, je joignis le geste à la parole.
- Vous rendez-vous compte que c'est là une chose que seuls l'homme et les primates sont capables de faire ? C'est parce que le pouce est opposable aux autres doigts que la main est un instrument si admirable. Ne se peut-il pas que cette opposition du pouce se soit, sans doute sous une forme rudimentaire, développée dans certains cas chez l'ancêtre lointain de l'homme et du gorille, et ne soit devenue commune à tous qu'après d'innombrables générations ? N'est-il pas au moins possible que ces phénomène d'identification avec la Réalité, dont de si nombreuses et de si diverses personnes ont eu la révélation, présagent le développement dans la conscience humaine d'un sixième sens qui, dans un avenir éloigné, encore très éloigné, appartiendra à tous les humains, et leur permettra de percevoir l'Absolu aussi directement que nous percevons aujourd'hui ce qui tombe sous nos sens ?
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kielosakielosa   18 novembre 2017
" Si jamais j'acquiers la Sagesse, je serai assez sage, j'imagine, pour en tirer parti. "
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