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Paul Couturiau (Traducteur)
EAN : 9782253932260
309 pages
Le Livre de Poche (01/11/1994)
3.91/5   86 notes
Résumé :
Mrs. Craddock est le premier tourbillon annonciateur du maelström des veuves où s'engouffre l'oeuvre de Somerset Maugham. La future Mrs. Craddock, Bertha Ley, jouit d'un vaste domaine, d'une belle rente et d'un nom illustre.
Elle vit seule avec une tante dont l'esprit n'a rien à envier à Madame du Deffand. Bertha Ley se nourrit de Montaigne, de Marc Aurèle et de Madame de Sévigné; elle s'est mis en tête d'épouser un de ses métayers, Mr. Craddock, parce qu'il ... >Voir plus
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Depuis le décès de son père survenu trois ans en arrière, Bertha vit avec sa tante Polly, une Miss Ley vielle fille comme on le disait d'une célibataire à cette époque. Elles vivent toutes deux en bonne intelligence, selon les convenances de leur milieu, sans s'ouvrir plus avant sur leurs propres sentiments. Cernée par des étendues cultivées, son allée bordée d'ormes négligée, la demeure géorgienne de Court Leys qui les abrite, dans le Kent, est massive et laide. Ses extérieurs, sans jardin d'agrément, renvoient la désolation d'un manque d'entretien manifeste.
Ce morne soir de novembre, veille de sa majorité, l'agitation de Bertha n'est pas ignorée de sa tante mais cette dernière se gardera bien de l'interroger, habituée aux manières parfois surprenantes de sa nièce. Très perspicace, Miss Ley n'a toutefois aucun doute sur la cause de l'excitation subite de Bertha qui ne peut être liée qu'à un homme. Bertha bouillonne en effet d'amour et les deux premiers chapitres nous ouvrent son coeur d'amoureuse impatiente, « son coeur gonflé d'espérances ». L'homme, c'est le métayer d'une des fermes du domaine, Edward Craddock. Un colosse, massif, dont la force et la virilité séduisent Bertha, attirée par ce côté rassurant et sûrement protecteur qui la fait rêver, avec une quasi certitude, à un bonheur complet à ses côtés.
Un seul désir, se faire conduire à l'autel malgré un entourage réticent face à cette mésalliance, un projet de mariage d'une grande absurdité selon son tuteur. Bertha est têtue, follement éprise de son prince charmant et résolue à se jeter dans ses bras.

Mrs Craddock ou la grande désillusion d'un mariage…
Ce n'est pas du tout un roman qui patauge dans le romantisme, ou alors juste dans les premiers propos afin de basculer plus implacablement vers une dégringolade vertigineuse de la passion amoureuse chez notre héroïne.
Bertha, son amour pour Edward occupant tout son être, aimerait que son mari fasse preuve des mêmes élans passionnels mais celui-ci se préoccupe bien plus du domaine, des fermes à administrer, des ses vaches, de ses chevaux et de ses chiens. Pourtant, à considérer Edward, tout porte à croire que Bertha a choisi le bon parti. C'est un parangon de patience, travailleur, toujours jovial et imperturbable, honnête et vertueux, des qualités qui peuvent finir par être haïssables. Bertha le voyait parfait mais la perfection peut rapidement s'émousser…
Edward agit-il avec froideur, est-il trop pragmatique pour laisser voir son amour pour sa femme ? À chaque fois qu'elle profère quelques griefs contre lui, il lui rétorque que ce sont des sottises.
Les humiliations que semble subir Bertha sont-elles réelles ou bien ressenties avec exagération, catalysées par son tempérament passionné ? N'est-elle pas trop futile dans ses exigences ?
Cette analyse brillante et féroce de ces deux êtres dissemblables happe le lecteur tout en le laissant libre de poser son propre avis sur l'un et l'autre.
Avec ce roman, la magnifique plume de Somerset Maugham se fait de plus en plus acide au fil des pages, et suit le cours irrémédiable du désenchantement de l'héroïne. Différences sociales et intellectuelles ne font pas bon ménage.

À la périphérie du couple, mais non moins développés avec une parfaite précision et une ironie redoutable, des personnages secondaires se fourvoieront sur la félicité de cette union. C'est absolument sidérant, et souvent comique, de suivre chez Bertha cette désillusion maritale qui sera inversement proportionnelle à la notoriété d'Edward qui arrive, de par son labeur et son implication dans la vie de ce petit coin du Kent, à se faire aimer de tous. Seule la tante, prompte à juger très rapidement les personnes et les situations, verra que l'harmonie n'est qu'apparente.
Si vous voulez un petit aperçu du personnage de tante Polly, il me semble que sa franchise et son mordant se révèlent à merveille ici : « Bertha doit vous montrer nos poulets. Ils m'intéressent en ce qu'ils sont si semblables aux êtres humains ; ils sont tellement stupides. » Propos tenu à Mr Craddock, lorsqu'elle fait sa connaissance. Bien qu'elle aura l'intelligence de ne pas s'opposer au mariage de sa nièce, sa vision n'en est pas moins sans appel « le mariage est toujours une sottise navrante pour une femme qui dispose de revenus suffisants pour subvenir à ses besoins. »

Au fur et à mesure que le coeur de Bertha se sèvre d'espoir et d'amour, on ne peut qu'être ébloui par le talent et la profondeur psychologique donnés ici par William Somerset Maugham.
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Quand Bertha Ley se retrouve orpheline quelques mois avant ses 21 ans, elle retourne s'installer dans le domaine paternel, Court Leys dans le comté de Kent, au bord de la mer. Sa tante Polly est venu auprès d'elle, une jeune Anglaise ne pouvant vivre seule...Mais sa solitude est de courte durée car elle s'éprend d'un des fermiers du domaine, le solide Mr Craddock. le mariage est célébré rapidement malgré les réticences de son entourage et les commérages liés à la différence de classe. Mais alors qu'Edward Craddock s'impose comme un maître des lieux attentif, travailleur, infatigable et d'une humeur toujours enthousiaste, apprécié de tous, Bertha est de plus en plus déçue par ce mari inculte et grossier qui s'endort tous les soirs épuisé par sa vie au grand air et l'estomac plein, ignorant la ferveur amoureuse de sa jeune épouse…

L'incompréhension s'installe, une grossesse douloureuse accentue le sentiment d'abandon de la jeune femme. Elle quitte quelques mois le foyer conjugal, rejoint tante Polly en Italie puis à Londres, vit une idylle platonique avec un jeune homme dont elle comprend à temps la frivolité et revient vivre auprès d'Edouard qu'elle a cessé d'aimer. Ce dernier meurt d'un accident absurde, du à sa stupide assurance. Et reprenant son livre - car c'est dans les livres que Bertha découvre ce qu'elle n'a pas trouvé dans la vie - elle s'apprête à devenir une de ces dames anglaises, libre et indépendante, portant sur le monde un regard sage mais désabusé.
Bertha est la figure d'un monde qui s'éteint, rêveuse et romantique, insatisfaite de son mariage bourgeois avec un homme qu'elle a idéalisé. Edward est un être vulgaire et content de lui, mais positif, travailleur, pragmatique et qui plaît. Tout les oppose et Somerset Maugham s'amuse de cette bêtise satisfaite qui s'oppose aux idéaux de son héroïne. Et nous offre un roman délicieusement anglais plein d'humour et de finesse.
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L'anti "Loin de la foule déchainée" ! Soit une héritière fantasque et cultivée, et un métayer plus frustre, loyal, moral, vertueux, très Gabriel Oaks...Mais à l'inverse du roman de Thomas Hardy, qui m'horripile par sa mièvrerie et son machisme, la jeune héritière tombe immédiatement amoureuse de son vacher, de ses mains viriles, de ses grandes bottes. Elle l'aime avec passion, lui est plus raisonnable, et continue de bien apprécier ses poules, ses vaches, ses chiens. Elle l'épouse contre l'avis des notables conservateurs, de la petite aristocratie locale dont elle est l'une des fleurs ...Et d'une façon inattendue-car l'homme a de puissantes qualités sociales, le voilà bientôt comme un poisson dans l'eau dans son rôle de châtelain, et accepté par tous !
Cependant ce n'est pas le coeur de l'histoire. Ce n'est pas en effet l'histoire d'une réussite, mais celle d'un lent et cruel désenchantement, celui de Bertha tandis que les voiles idylliques dont elle avait paré Edward se défont inexorablement.
Elle rêve de passion, d'union des corps et des âmes, de communion mystique et charnelle, or Eddie est bien incapable de ressentir ces délicatesses et de les partager. Est-ce d'ailleurs possible ? Dans un roman plus tardif, Somerset Maugham montrera combien la passion est une affaire personnelle de soi-même avec soi-même, où l'objet fantasmé est tout tandis que l'être réel de l'idolatré ne compte pas... Et c'est déjà ce qui arrive à Bertha. Elle accuse Edward d'égoïsme, de froideur, car il n'est pas comme dans son rêve, mais elle-même ne s'interroge jamais sur lui, sur ce qu'il est. Qui est en effet réellement Edward ? Aime-t-il sa femme ? Les passages-clés sont ambigus. Fait-il preuve de sang-froid lors de son accouchement, ou d'une incroyable indifférence ? Lorsqu'il ne vient pas la chercher au train, il prétexte une soirée chez un lord. N'est-ce pas essentiel pour lui de se faire accepter ? Ne le fait-il pas en réalité pour sa femme, pour se hisser à sa hauteur ? L'affaire semble à celle-ci anecdotique, c'est que ce lord est son égal. Mais pour Edward, cette soirée n'est-elle pas un enjeu vital ? Elle lui a laissé toute la responsabilité de son domaine, avec un dédain très aristocratique pour sa mise en valeur. Mais lui, bon fermier, bon travailleur, ne peut pas appréhender ainsi cette terre ancestrale qu'on lui a confiée.
C'est donc l'histoire d'un mariage, d'un grand malentendu. Un naufrage pour elle, et pour lui ...On ne sait pas. Elle a décidé qu'il ne pensait pas, et donc nous n'en saurons pas plus.
Avec une habileté diabolique, Somerset Maugham nous fait pencher tantôt d'un côté, puis de l'autre. A peine avions-nous accepté qu'Edward était un grand bénêt absolument sans intérêt que la belle Bertha s'éprend ridiculement d'un jeune homme très glamour, aux grands yeux verts et frisés comme un chérubin, qu'on lui a pourtant décrit comme un piège à filles, et la voilà repartie dans ses grands délires d'union mystique et charnelle ...Au point d'envisager de s'enfuir avec lui en Floride. Heureusement pour elle, ses yeux se décilleront au dernier moment.
C'est l'histoire d'un grand aveuglement, d'une absence universelle de sagesse, de l' impossiblité entre les êtres à communiquer, à sortir d'eux-mêmes et à se comprendre, c'est cynique et désenchanté, méchant comme une teigne, mais diable que c'est bon à lire et instructif !
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"Entre deux amants il y a toujours un qui aime et un qui se laisse aimer."

Cette maxime De La Rochefoucauld, l'héroïne de Somerset Maugham se l'approprie bien malgré elle. Bertha Ley est une jeune rentière anglaise qui possède une belle propriété. Elle tombe amoureuse d'Edward Craddock, l'un de ses métayers et décide de l'épouser au mépris de l'opinion de son entourage. Elle tombe sous le charme de cet homme robuste et un peu rustre, et défaillit presque en apercevant ses lourdes bottes ou en sentant son parfum de ferme. La lune de miel est idyllique mais le retour du couple bien plus compliqué car Edward fait ses débuts dans la haute société et reçoit les moqueries des amis de Bertha. Celle-ci s'extasie devant les qualités de son époux et fait tout pour qu'il soit accepté. Et c'est ce qui se déroulera. Au fil du temps Mr Craddock va faire ses preuves à la tête de la propriété mais aussi dans le village.

Mais très vite Bertha, qui est d'un tempérament fantasque, se sent délaissée par son mari qui passe bien plus de temps en compagnie de ses vaches laitières qu'à la maison. Elle l'accuse d'être froid et de ne jamais prendre ses désirs en considération. Ce qui apparaissait dès les premières pages comme un caractère exubérant et romantique souvent risible se meut chez cette femme en paranoïa tragique. Les moindres anecdotes prennent des dimensions dramatiques pour Bertha : une partie de tennis peut gâcher tout un week-end et un baiser oublié avant le moment du coucher l'empêchera de dormir toute la nuit. Elle se persuade qu'Edward ne l'aime pas de la même force qu'elle et la déception la ronge.

Plusieurs évênements vont endolorir sa fierté et une simple histoire d'arbres la poussera à fuir et relativiser son mariage. Les différences qui ne gênaient pas Bertha au début deviennent insupportables. Edward est un patriote qui se contente de lire le journal et ne comprend pas le goût de la littérature de Bertha, encore moins son amour pour la musique classique ou les voyages, quand lui se contente de Londres et des opérettes.

Mrs Craddock est un roman de désillusions. D'autant plus cruel que l'héroïne de Maugham possède une imagination débordante et s'émeut très facilement. Son romantisme absolu apparaît grotesque et bien que que son époux ne soit pas dénué de défauts tout aussi dénonçables, j'ai trouvé que sa rencontre avec Gerald démontrait l'égocentrisme du personnage qui était en quête d'attention et de louanges. Son époux est décrit par ses voisins comme un être bon et raisonnable et elle comme un femme méchante. Tragédienne dans l'âme, le portrait de Bertha est d'autant moins sympathique que l'auteur n'en fait pas sa narratrice mais choisit une narration à la troisième personne qui permet une ambiguïté du ton. Il est ainsi difficile de savoir si l'ironie que l'on décèle est véritablement moqueuse ou si elle ne fait que raconter.

C'est ce ton faussement détaché et en même temps au plus près des sentiments de Bertha qui font de ces quatre cent pages sur le bonheur domestique une lecture savoureuse. le lecteur est facilement enclin à moquer ces personnages, bien qu'il les prenne aussi en pitié par moment. La grossesse de Bertha est un moment clef de l'histoire qui brouille et renversera les perceptions.

Comme l'écrit le romancier le livre de l'amour d'un couple peut s'écrire en majuscules pour l'un et en minuscules pour l'autre... Bertha aurait-elle été plus heureuse avec un homme de son rang ou est-elle responsable de son propre malheur pour d'autres raisons? On ne le saura pas vraiment. C'est au lecteur de décider.
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Roman écrit en 1902, alors que l'écrivain (né en 1874) venait de finir ses études de médecine et qu'il n'avait pas encore 30 ans. C'est donc un de ses premiers romans, l'auteur y montre pourtant une grande expérience des relations humaines.

J'ai beaucoup aimé ce roman. J'avais été traumatisée il y a quelques années par la lecture d'un recueil de nouvelles de Somerset Maugham, horriblement cyniques, à vous donner des frissons de révulsion, mais là je le redécouvre grâce au Challenge Solidaire sur Babelio et c'est une bonne surprise – Merci Babelio !

Bertha Ley, jeune femme britannique de bonne famille, décide à sa majorité d'épouser Edward, le fils du métayer, dont elle est tombée follement amoureuse. Son entourage s'offusque de cette « mésalliance ». Il s'ensuivra une vie de couple très chahutée que l'auteur se délecte à nous raconter en détails pour le plus grand plaisir des lecteurs. La situation est surtout décrite vu du côté de Bertha. La jeune femme passe par tous les stades de l'amour/haine jusqu'à l'indifférence. Sa passion de départ se heurte à la bonhommie tranquille de son mari qui ne comprend pas tous ces sentiments exaltés. Edward a bon caractère et se fait vite apprécier par le voisinage. Il aime le travail bien fait et s'occupe à merveille du domaine qu'il fait fructifier avec succès. Par contre, il refuse de discuter ses décisions avec sa femme et il reste simple et peu attiré par les plaisirs de l'esprit, ce qui finira par exaspérer Bertha. Dans cette deuxième étape des sentiments de Bertha, l'auteur décrit son mépris, ses sarcasmes et ses piques avec beaucoup de talent. Et finalement après quelques essais de séparation, Bertha ne vivra plus que de l'indifférence vis-à-vis de son mari, ce qu'elle trouvera finalement très reposant.

Le roman est très bien écrit, la trame (la vie conjugale d'un couple mal assorti) m'a beaucoup plu, et l'auteur y met beaucoup d'humour. Un humour difficile à décrire : une sorte de mise à distance, un très léger cynisme mais qui reste assez bon enfant et prosaïque. En voici une illustration :
« Edward quant à lui était toujours égal à lui-même, satisfait du monde et de sa personne ; il ne lui arrivait jamais de mettre en doute le fait qu'il vivait dans le pays le plus merveilleux et à l'époque la plus passionnante () le fait qu'Edward mangeait, buvait, dormait et mangeait à nouveau avec la même régularité que ses boeufs, était la preuve patente qu'il connaissait un bonheur égal au leur ; et que pourrait souhaiter de plus un honnête homme ? »
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Cette région est une sorte de miroir pour ses habitants : parfois les couleurs sombres et la mer silencieuse n'expriment rien d'autre que la sérénité et la paix, parfois les brises glacées accélèrent le débit du sang dans les veines, et des joues rougies et un pas rythmé traduisent les joies de la vie ; mais il arrive que la solitude réponde à la mélancolie la plus profonde ou un ciel désolé à une misère plus terrible que la mort.
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Les vivants, quand ils se trouvent confrontés à la mort, ont l'impression que l'air environnant est empli d'une présence nouvelle et terrible.
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Edward était sans conteste séduisant; il paraissait très propret, c'était un de ces hommes qui portaient sur chaque trait de leur visage la trace du bain matinal. Vous sentiez que le savon Pear était un élément essentiel de son existence au même titre que sa foi dans le parti conservateur, les journées de derby, et la crise de l'agriculture.
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Elle connaissait l'angoisse terrible de s'éveiller la matin avec l'idée qu'il fallait encore qu'un jour se passe. Elle connaissait le soulagement de se coucher le soir en sachant qu'elle profiterait de quelques heures d'inconscience.
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Les hommes, fort heureusement, n'ont aucune conscience de leur stupidité, sans quoi la moitié de l'humanité se suiciderait.
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"Servitude humaine" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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