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Marie-Christine Blanchet (Traducteur)
ISBN : 2264014180
Éditeur : 10-18 (12/09/1999)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Voici le Bildungsroman de Somerset Maugham par lequel il s'est imposé en 1915 et qui reste incontestablement l'un des grands romans anglais de ce siècle. C'est toute l'histoire d'un homme vite éloigné des joies et des certitudes de l'enfance, tôt confronté aux questionnements de l'existence comme à ses incohérences et qui à toute force veut donner un sens à sa vie. Contraint de renoncer à la peinture où il a cru un moment trouver son salut, il deviendra médecin malg... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
stcyr04
  26 décembre 2016
Servitude humaine est le roman de formation ou d'apprentissage de William Somerset Maugham, oeuvre s'inscrivant dans une longue et prestigieuse lignée de romans dont l'origine se trouve en Allemagne avec le Bildungsroman apparu au XVIIIème siècle.
Philip est orphelin et vit au presbytère avec son oncle révérend et sa tante restés sans enfant; la vie y est bien austère. Il est envoyé dans un pensionnat religieux, il y fait l'apprentissage de la méchanceté de ses camarades d'école que lui attire son pied bot, des amitiés scolaires bien éphémères, du conformisme étouffant, des préjugés et de la servitude que les enseignants exigent comme un hommage à leur autorité. Élève doué et intelligent, il se refuse cependant à poursuivre des études à Oxford qui lui ouvriraient la carrière de pasteur qu'appellent de leur voeux ses tuteurs. C'est voir le monde qu'il veut et vivre sa vie. Ainsi il part en Allemagne dans une pension à Heidelberg, séjour important dans sa formation intellectuelle et éthique, il réalise, étonné, qu'il ne croit plus en Dieu. Revenu en Angleterre, il y éprouve ses premiers émois amoureux et se lance dans la mêlée à Londres où il déchante rapidement, la place d'apprenti dans un cabinet comptable et l'isolement de la banlieue ne lui conviennent guère. Se sentant des dispositions artistiques, c'est à Paris, malgré les réticences de son oncle qu'il se rend afin d'étudier la peinture. C'est dans une ville au fait de sa créativité et de son attractivité artistique qu'il arrive : Paris vit à l'heure des innovations des impressionnistes, Philip s'y sent transporté : enfin la grande vie, la liberté des rapins, il pense y pouvoir faire sa place. Les rencontres qu'il y fait parachèvent son éducation, il y gagnera la liberté de l'esprit, mais devra se résigner à l'évidence : il ne sera pas peintre. Il se résout à suivre l'exemple paternel et retourne à Londres pour étudier la médecine. Puis il s'éprend follement d'une serveuse de salon de thé d'un conformisme assez vulgaire qui n'a que faire de lui, cette attraction complexe faite de mépris et d'attrait sensuel, passion sans espoir dont les élans fougueux ne sont récompensés que par de plus viles ignominies est un autre aspect de ces asservissements dont il doit faire l'amère expérience,. Des placements hasardeux lui font faire la bascule et le contraignent à supporter le joug d'un emploi abrutissant et sans intérêt : calicot pour un magasin de nouveautés. Mais une amitié heureuse et saine s'offre à lui : un homme à l'abord jovial et au commerce agréable au sein de sa famille nombreuse lui apportera le réconfort de la famille qu'il n'a guère eu et finalement l'amour.
Les joies simples vite oubliées, le déniaisement progressif à force d'enthousiasmes trop vite refroidis, les déceptions amères, la découverte du décalage entre l'idéal et la réalité, la volonté de se donner une règle de vie et un sens à cette dernière pour s'apercevoir que tout est vanité, telles sont quelques unes des étapes obligées et douloureuses par lequel Philip doit passer pour arriver à sa pleine maturité. Ce roman au très fort contenu autobiographique, propose de belles pages sur l'art et le peinture, notamment concernant Le Greco; j'ai particulièrement apprécié le tableau qu'il y fait de la bohème de Paris, de la vie licencieuse et dure des apprentis peintres. Servitude humaine est un vrai classique au sens noble du terme : beau, dur, passionnant, on y plonge avidement pour en ressortir ému et quelque part transformé.
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Bigmammy
  09 novembre 2013
Ce très gros roman, paru en 1915, est passionnant et terrible. Il raconte les 25 premières années de la vie de Philip Carey, qui deviendra médecin, comme l'était son père qu'il n'a pas connu, et connaitra sans doute le bonheur conjugal, après être passé par un chapelet de souffrances.
Après avoir perdu sa mère à 8 ans (point commun avec Maugham), il est confié à son oncle pasteur anglican, modèle d'égoïsme, de suffisance et d'avarice ; dans une petite Public school religieuse, il va faire l'expérience de la cruauté de ses condisciples, d'autant plus qu'il a un pied bot. Méprisé, parce qu'il ne fait pas de sport dans un monde scolaire qui lui est entièrement dédié, il brille cependant dans les exercices intellectuels.
Mais il rejette brutalement l'avenir ecclésiastique et petit-bourgeois que ses professeurs lui ont tracé : il part à Heidelberg, puis à Paris pour développer, parmi les rapins de Montparnasse, un talent de peintre pas très affirmé. Il comprend cependant que cette vie de « pierre qui roule » ne mène a rien ; il engage des études de médecine, en se débrouillant pour vivre dans les taudis londoniens, surtout quand une médiocre spéculation financière l'a privé de son modeste héritage.
Pendant tout ce temps il vit une histoire d'amour dévastatrice avec Mildred, une fille qui le méprise et le hait, mais dont il ne peut se passer. La relation amour-haine entre Philip et Mildred est peut être le « diamant noir » de ce roman. On appréciera aussi la description d'un grand magasin de Londres, qui doit beaucoup au Zola du « Bonheur des Dames ».
Une indication pratique : ce roman est difficile a trouver. Une réédition ne serait pas inutile !
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Anaellita
  23 février 2016
J'ai eu un mal de chien à trouver ce livre (merci LeBonCoin !) et je l'ai donc bien savouré....
C'est un petit pavé de 700 pages qui raconte la vie de Philip (plus ou moins tirée de celle de l'auteur) depuis son enfance difficile, jusqu'à l'âge adulte et son accomplissement en tant qu'homme.
On se prend vite d'affection pour ce petit gamin au pied bot, timide et complexé. Et petit à petit, ce garçonnet devient un jeune adulte qui cherche sa voie... Qui la cherche peut-être un peu trop d'ailleurs. Son indécision permanente et ses changements de carrière successifs peuvent parfois nous irriter.
Lorsque débute LA fameuse histoire "d'amour" avec Mildred, là clairement j'ai commencé à détester Philip. J'avais envie de le prendre, le taper contre un mur et de lui faire manger son pied bot ! Et en même temps, j'avais hâte à chaque page de voir jusqu'à quelle bassesse cette nana allait pouvoir le traîner !
Et puis finalement, je dirais que la morale de cette histoire, c'est qu'on peut guérir de tout : de sa timidité, de sa honte de l'infirmité, d'un amour destructeur, de la pauvreté, et de son orgueil ; et que le bonheur est parfois à portée de main !
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VACHARDTUAPIED
  29 mars 2013
C'est un livre long et difficile à résumer....Mais on se prend vite d'affection pour le héros.....
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boreale
  10 octobre 2017
... j'ai trouvé ça génial. Mildred est terriblement agaçante , on en veut au héros de s'attacher à elle ... mais ce n'est pas insupportable à la lecture car lui-même s'en veut et son ressenti est tellement lucide et juste , réél ... BREF c'est un pavé que j'ai parcouru sans lassitude et il me donne encore plus envie de lire tous les autres romans de S.Maugham.
(la suite et + à lire ici : http://blabliblo.canalblog.com/archives/2017/10/10/35755020.html

Lien : http://blabliblo.canalblog.c..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
CatoucatCatoucat   19 avril 2012
Alors,pourquoi lisez-vous?
Par goût d'abord,et puis parce que ça me manque autant de ne pas lire que de ne pas fumer,et aussi pour me connaître moi-même.Quand je lis, on dirait que seuls mes yeux suivent les lignes, mais, de temps à autre, je tombe sur un passage,quelque fois une simple phrase, qui m'offre une signification précise et qui devient partie intégrante de moi-même. J'ai tiré alors du livre tout ce qu'il peut me donner et je n'en sortirais pas davantage si je le lisais une douzaine de fois.Nous sommes comme un bouton de fleur; la plus grande partie de nos lectures glisse sur nous, mais certaines choses,au sens plus profond,ouvrent un pétale.Un à un , les pétales s'épanouissent,et, enfin, la fleur se forme.


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PiertyMPiertyM   13 décembre 2014
Peu à peu, il prenait l'habitude la plus exquise du monde, celle de la lecture. Sans le savoir, il se ménageait un refuge contre les tristesses de l'existence; mais il se créait aussi un monde irréel qui ferait pour lui de la réalité quotidienne une source d'amères désillusions.
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FemiFemi   10 avril 2011
Peu à peu, il prenait l'habitude la plus exquise du monde, celle de la lecture. Sans le savoir, il se ménageait un refuge contre les tristesses de l'existence; mais il se créait aussi un monde irréel qui ferait pour lui de la réalité quotidienne une source d'amères désillusions.
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stcyr04stcyr04   22 décembre 2016
L'avantage de vivre à l'étranger est qu'en observant du dehors les manières et les habitudes d'un milieu nouveau, on les juge avec détachement. Comment ne pas s'apercevoir que des principes, pour vous indiscutables, paraissent absurdes dans un autre pays?
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SarahcarabinSarahcarabin   10 janvier 2014
What I can do is the only limit of what I may do. Because we are gregarious we live in society, and society holds together by means of force, force of arms (that is the policeman) and force of public opinion. You have society on one hand and the individual on the other: each is an organism striving for self-preservation. It is might against might. I stand alone, bound to accept society and not unwilling, since in return for the taxes I pay it protects me, a weakling, against the tyranny of another stronger than I am; but I submit to its laws because I must; I do not acknowledge their justice; I do not know justice, I only know power. And when I have paid for the policeman who protects me and, if I live in a country where conscription is in force, served in the army which guards my house and land from the invader, I am quits with society: for the rest I counter its might with my wiliness. It makes laws for its self-preservation, and if I break them it imprisons or kills me: it has the might to do so and therefore the right. If I break the laws I will accept the vengeance of the state, but I will not regard it as punishment nor shall I feel myself convicted of wrong-doing. Society tempts me to its service by honours and riches and the good opinion of my fellows; but I am indifferent to their opinion, I despise honours and I can do very well without riches. (p. 210)
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Videos de W. Somerset Maugham (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de W. Somerset Maugham

José Rodrigues dos Santos présente William Somerset Maugham
Maugham W. Somerset, "Of Human Bondage", Random House Digital - Of Human Bondage is the first and most autobiographical of Maugham's masterpieces. It is the story of Philip Carey, an orphan...
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