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EAN : 9782264024350
256 pages
Éditeur : 10-18 (12/09/1999)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 17 notes)
Résumé :

Quand un jeune Anglais très convenable rencontre une jeune femme russe dans un de ces bordels parisiens des années 20 et que, de surcroît, l'héroïne est la femme d'un bagnard auteur d'un crime crapuleux, on pourrait s'attendre au pire roman de gare. Tout l'art de Somerset Maugham (1874-1965) est de transformer ce mélo en un petit chef-d’œuvre d'ébénisterie littéraire. On comprend l'admiration sans bor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
rosacalifronia
  19 décembre 2019
J'ai la désagréable sensation d'avoir été trompée sur la marchandise... La couverture - différente de celle présentée ici - était pourtant prometteuse : une femme chic dans les années 1920, un paysage enneigé et un titre alléchant : "Vacances de Noël". La phrase d'accroche était pour le coup très accrocheuse : "Quand un jeune Anglais très convenable rencontre une jeune femme russe dans un bordel parisien des années 1920 et que, de surcroît, l'héroïne est l'épouse d'un bagnard, auteur d'un crime crapuleux, on pourrait s'attendre au pire roman de gare. Tout l'art de Somerset Maugham est de transformer ce mélo en un petit chef-d'oeuvre d'ébénisterie littéraire". A quoi m'attendais-je alors? Une histoire d'amour, une rencontre improbable entre deux univers sans pour autant tomber dans le pathos et le mièvre. Une ambiance années folles m'aurait enchantée. Le traité des personnages n'est pas inintéressant, mais ils sont trop caricaturaux et puis, même si Charley rencontre bien Lydia, il s'agit avant tout de l'histoire de son mari et du crime qu'il a commis.
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boreale
  26 novembre 2019
Avis mitigé :
J'ai bien aimé la façon dont sont dépeints les personnages (Lydia, Charley , Simon, les parents de Charley, etc ) y compris dans leurs côtés "caricaturaux" ... c'est ce que j'aime vraiment chez Maugham, sa façon de brosser des portraits "vrais" ( limite caricaturaux mais ... en fait non : terriblement humains, on s'y reconnait ou on y reconnait forcément des proches ou des connaissances ... ).
J'ai bien aimé l'idée de cette parenthèse (et de sa conclusion en dernière page, qui évoque quelque chose de très vrai qui nous arrive à tous à un moment donné, souvent à l'entrée dans l'âge adulte ... ).
Mais :j'ai eu envie de sauter pas mal de passages .
Pour tout dire je n'aime pas trop les bouquins où il y a des histoires dans l'histoire , je veux dire par là des textes où à un moment un des personnages (ou le narrateur) se met à nous raconter pendant des pages et des pages une autre histoire (même si elle a un semblant de rapport avec les évènements principaux ... ), ça me fait le même effet quand dans des bouquins y'a des textes de chansons, le récit d'un rêve , des contes insérés dans la narration , etc : c'est psychologique, je ne m'y fais pas ,j'ai spontanément envie de sauter les passages... Stupide , certes, mais c'est comme ça ...
Et donc là ... Eh bien "Robert Berger"... pffff , même si son histoire est un peu le "fil rouge" du machin ... arf ...j'ai eu envie de survoler les passages où il en était question...
Bref ... une bonne idée mais un récit , à mon goût, déséquilibré (du fait de cet "enchâssement" de récits ... ).
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Luneblanche
  05 mars 2020
« …Comme dans ces nouvelles pour dames
De Somerset Maugham »
J'aime bien les textes d'Alain Souchon, elles racontent souvent des histoires et cette chanson m'a, depuis longtemps, donné envie de découvrir cet auteur.
Ce roman paraissait donc parfait en ce tout début d'année où l'esprit de Noël est encore là. Je pensais m'échapper au Royaume Uni pendant l'époque Victorienne, avec tous les clichés de Noël et l'esprit « so british » que j'affectionne tant. Eh bien, j'ai eu tout faux. Je me suis retrouvée dans les années 20 à Paris ! Pas inintéressant mais loin de ma projection littéraire. Ma frustration est totale.
Charley, jeune anglais, vient de réussir ses examens. Pour le féliciter, sa mère lui offre un voyage à Paris pendant les vacances de Noël. Charley est ravi et décide d'en profiter pour rencontrer son ami d'enfance Simon. Seulement, ce dernier n'est pas très disponible et le présente à une jeune prostituée russe, Lydia. Charley apprécie fortement cette compagnie seulement elle lui confie son amour inconditionnel à son mari accusé de crime et qui purge sa peine au bagne. Bien éduqué, Charley passe ses vacances auprès d'elle à écouter ses mésaventures.
Il est clair que je n'ai pas lu le livre que j'avais imaginé mais Charley, lui, n'a pas passé les vacances de Noël qu'il prévoyait !
Malgré ce p'tit goût de déception, je n'ai pas oublié ma lecture certainement dues à l'écriture et à la réelle personnalité des personnages. Et puis, il faut en convenir, l'ambiance est là.
En résumé, déroutant mais pas inintéressant.
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Vermeer
  10 juillet 2017
Chaley, un Anglais très convenable passe ses vacances à Paris dans les années 1930. Il doit y retrouver son ami Simon devenu un révolutionnaire haineux. Celui-ci l'amène dans un bordel où Charley rencontre Lydia, femme un criminel condamné aux travaux forcés. Leur relation reste platonique mais grâce à elle, il découvre un monde de violences de sentiments dans lequel aucune certitude n'a cours. Lydia aime son mari en dépit de ce qu'il a pu faire avec une force que ne comprend pas Charley. En musique et en peinture, Lydia ressent davantage qu'elle ne comprend. Charley en est déstabilisé tant sa conception de l'art est différente. Il reste le même en apparence mais suite à cette rencontre, son univers intérieur s'écroule.
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Lecturessurordonnances
  14 janvier 2020
C'est drôle, je suis réellement partie à Londres pendant que Charley, fils de bonne famille anglaise prenait ses quartiers à Paris où il devait retrouver son ami Simon. Ce dernier lui ayant présenté Lydia, l'on s'attendait à une romance légère des années 30 comme la jolie couverture nous le proposait... Mais ce serait là bien méconnaître Maugham qui en profite pour nous dévoiler une autre intrigue bien plus sinistre, celle qui a emmené le mari de Lydia au bagne. Histoire couverte à l'époque par un certain journaliste nommé... Simon. Les personnages sont tous terriblement vrais, avec leurs failles, leurs démons, leurs traits de personnalité caricaturaux ...
Charley évolue réellement au cours de ce séjour mais pas forcément comme il l'espérait et il en reviendra transformé...
J'ai lu les dernières phrases de ce roman durant mon retour en Eurostar qui me ramenait à Paris. Certaines d'ordre plus socio-politiques avaient une vraie raisonnance avec l'actualité française. Charley, lui, est retourné chez ses parents...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   09 février 2015
Ils arpentèrent le quai, en recherchant, comme on fait dans ces occasions, quelque chose à dire. L'idée venait-elle à Lydia qu'ils ne se reverraient sans doute jamais? Pendant cinq jours, ils avaient été presque inséparables et dans une heure, ce serait comme s'ils ne s'étaient pas rencontrés. Le train allait partir. Il tendit la main à Lydia. D'un geste qu'il avait trouvé touchant, elle croisa les bras sur sa poitrine, comme la nuit où elle avait pleuré en dormant, et releva la tête. A son étonnement, il vit des larmes dans ses yeux. Il l'enlaça, et, pour la première fois,l'embrassa sur la bouche. Elle se dégagea et, se détournant, s'éloigna à la hâte. Charley entra dans son compartiment. Il était très ému. Mais un copieux déjeuner, avec une demi-bouteille d'un chablis quelconque, l'aida à reprendre son équilibre. Il alluma sa pipe et déplia le Times. Cela le calma. Le contact de ce papier épais lui paraissait hautement anglais. Il regarda les illustrés. Sa bonne humeur revenait. En arrivant à Calais, il se sentait tout joyeux...
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VermeerVermeer   10 juillet 2017
C'est idiot, n'est-ce pas ? Il est égoïste et cruel, sans scrupules et vicieux. ça m'est égal. Je ne le respecte pas, je n'ai pas confiance en lui mais je l'aime avec mon corps, mes pensées, mes sentiments, mon être
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LuneblancheLuneblanche   05 mars 2020
Je m'entraîne à ignorer les insultes, l'indifférence et le ridicule. Un jour, j'aurai assez de détachement pour me sentir, même en prison, libre comme l'oiseau dans l'air.J'aurai assez de force pour tirer parti de mes erreurs. Je veux me cuirasser contre la pitié, arracher de mon cœur la possibilité de l'amour.
- Pourquoi ?
- Pour ne pas laisser les sentiments influencer mon jugement.
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binecauxbinecaux   06 avril 2020
Une seule chose était arrivée, assez curieuse, quand on y pensait, et il ne savait trop comment la prendre : son univers s'était écroulé.
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LecturessurordonnancesLecturessurordonnances   14 janvier 2020
Une seule chose était arrivée, assez curieuse, quand on y pensait, et il ne savait pas trop comment la prendre : son univers s’était écroulé
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Videos de W. Somerset Maugham (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de W. Somerset Maugham

José Rodrigues dos Santos présente William Somerset Maugham
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