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EAN : 9782207132791
240 pages
Éditeur : Denoël (09/06/2016)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Victor et Picot sont deux copains à la ramasse. Le premier passe ses journées vautré sur un canapé à écouter Bach ; le second enchaîne les petits boulots. Ils se retrouvent vigiles de nuit à Lagny-sur-Marne, chargés de veiller sur un parc de camping-cars avec deux chiens récupérés en hâte à la SPA. Mais les deux bras cassés s’endorment dans l’un des véhicules et celui-ci est volé. Ils se réveillent près de la frontière allemande et décident alors de s’installer dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
anlixelle
  31 mai 2019
Il y avait très longtemps que je n'avais pas ri et m'étais autant amusée au cours d'une lecture. Et que c'est bon !
Dans La fête est finie, deux camarades moitié-Apache moitié-imbéciles (malgré tout assez sympathiques pour le lecteur/trice) sont obligés de quitter la capitale après avoir commis (à l'insu de leur plein gré) une méga bêtise. Ils se retrouvent alors dans un camping très abandonné à rencontrer un à un toute une bande d'écologistes révolutionnaires dépareillés et détonants.
Le tout formera une communauté amicale de personnes perdues pour la cause moderne qui se lavera dans l'eau des rivières, préférera la musique classique à la techno (surtout Bach), avec pour souhait premier la conservation de leur vallée adorée, car un terrible projet de construction d'un Center Parc viendra réveiller leur conscience et leur vivacité d'action.
Révolutionnaires à leur manière, dans une écriture humoristique à souhait, les héros de Maulin s'organisent et tapent partout où ça fait mal dans une comédie aussi loufoque qu'acide parce qu'elle passe au tamis notre époque et ses nombreuses contradictions. Ce livre est assurément à la fois grave et drôle.
Certes, son message est … « Oui à la décroissance non au pouvoir des lobbys et au conformisme moral et au gouvernement des collectivités non à la soumission à la loi des flux financiers, etc … » dans une ode à la liberté de chacun/e, liberté de pouvoir se saouler sous les étoiles, de se mettre nus sur la mousse (à deux c'est mieux) si ça nous chante... le tout baigné dans un humour corrosif et contagieux, ce qui donne vie à une guerre des gueux à la Fanfan la tulipe ou à la Zorro forcément désopilante.
En revisitant le geste des zadistes de Notre Dames des Landes, mais en ne ménageant pas non plus nombre de leurs travers, cette critique de la mondialisation chante aussi un amour inconditionnel de la nature qui fait chaud au coeur.
Dans cette dissidence existentielle, Maulin ne s'est pas contenté d'une critique des serial-bétonneurs « qui détruisent tout, les forêts, le passé, la beauté, le sens de la vie, la dignité des hommes, mais pleurnichent sur Palmyre plastiqué par les islamistes », il a composé une épopée amusante à souhait en lui ajoutant un brin de suspens, mais aussi une réflexion sur l'humanité et la solitude.
Ces sujets (très sérieux) avaient bien besoin d'une plume comme celle-ci capable de manier le sens de la dérision et de donner de l'ampleur à ce sujet délicat.
L'humour à chaque page, le style que j'ai adoré, les personnages inoubliables (ah !! Totor ! les chiens… le nain… et j'en passe) font de la fête est finie un petit bijou, un ovni qui est (heureusement) passé dans mon ciel de lectrice.
Mais derrière la comédie, le fond est très sérieux. On y apprend aussi plein de choses entre deux rigolades.
D'ailleurs, il est absolument, à un moment ou à un autre nécessaire de s'arrêter de rigoler, car après « la grande fête de la croissance, la fête du tourisme, des écrans plats et de la tour Eiffel illuminée » La fête est finie est bien finie, et c'est au travers de ces personnages hauts en couleur, dignes d'Astérix et d'Obélix contre les Romains qu'on nous le rappelle avec humour mais avec véhémence.
A bon entendeur … !
Lien : http://justelire.fr/la-fete-..
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ODP31
  29 juillet 2019
Biographe des âmes périphériques qui souffrent d'allergies carabinées au travail et à l'hygiénisme ambiant, Olivier Maulin nous conte les aventures irrésistibles de deux pieds nickelés, bras cassés et esprits dépulpés, Totor et Picot.
Je pèse mes superlatifs pour ne pas tomber dans le copié collé d'un quatrième de couverture car combien promettent, sur la tête de Gutenberg, la plume sur le coeur, doigts et orteils croisés sur la bible, guillemets greffés à des extraits d'articles élogieux, «des fous rires à répétition » et la « comédie de l'année » ?
Pour combien de déceptions et de sourires égarés entre un incipit insipide et un dénouement aussi drôle que l'adresse de l'imprimerie de la dernière page ?
Chez Olivier Maulin, je peux témoigner que l'humour ne relève pas de la publicité mensongère. Une preuve ?
Totor et Picot sont embauchés comme vigiles d'un vendeur de camping-cars. Plus maîtres-bières que maîtres-chiens, ils se présentent sur les lieux avec un réfugié de l'ASPA et le toutou de la voisine, un… Yorkshire, prénommé… Bébé Chips ! le ton est donné.
Otages d'un camping-car volé pendant leur sommeil aviné, ils sont recueillis dans une vallée alsacienne par des réfractaires au changement, des nostalgiques du bon vieux temps, décroissants qui préfèrent la tartine locale (désolé), qui sabotent avec panache tous les projets de construction de grands promoteurs.
Olivier Maulin excelle dans le comique de situation et le burlesque. le propos n'est pas vulgaire, les dialogues sont « Audiardisés » et les chapitres s'enchaînent de façon très rythmée. L'auteur témoigne d'une adorable empathie pour tous ses personnages, plus supporter des lanternes rouges que du vainqueur du tour de France. En revanche, il est sans merci pour les représentants du « progrès » et de la déshumanisation de la société. Je pense que Philippe Muray l'aurait adoubé.
Nul besoin de partager toutes ces idées car, ici, l'humour fait l'unanimité. Un très bon remède contre la déprime aux effets plus bénéfiques que dix essais sur le développement personnel, quatre séances de méditation avec Petit Bambou et 1 rando de Sylvothérapie.
Happy End pour Bébé Chips.
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lucia-lilas
  18 juillet 2016
La Fête est finie est une comédie à la fois loufoque et grinçante, une belle satire de notre époque : on rit pour ne pas pleurer, parce que franchement, il y aurait de quoi se taper la tête contre les murs…
Victor, dit Totor, physiquement, « ressemblait à Georges le solitaire, la dernière tortue des Galápagos ». Moralement, « il était à mi-chemin entre le flan et le potiron. »
Sa passion ? Bach et reBach : « La grande activité de sa journée, pour ne pas dire la seule, c'était la préparation de son petit-déjeuner. Allumer la machine à café, changer le filtre, beurrer les tartines… c'est là qu'il dépensait ses calories. Ensuite, la journée était pour ainsi dire finie ; il se collait sur son sofa et en avant pour le marathon : cantates, motets, oratorios, fugues, concertos, suites, partitas, préludes, sonates, tout y passait ! » Et, à la fin de la journée, fourbu, il s'exclamait : « Putain, c'est trop beau, Bach » : « C'était sa contribution à la critique musicale. »
L'autre, le narrateur, c'est Picot et il a perdu son boulot ! Il se voit proposer un job : garder des camping-cars (tiens, c'est de saison !) à Lagny-sur-Marne. Très bien ! Il a un chien ? Non mais on peut compter sur lui, il va en trouver un, même deux à la SPA du coin et il va même réussir à faire embaucher le Totor. Génial, hein ?
Et là, tenez-vous bien, ça démarre sur les chapeaux de roue… Parce que, je ne sais pas si vous êtes passionné par l'univers du camping-car (allez, avouez !) mais quand on doit surveiller « l'Hymer ML-I sur Mercedes, la star du dernier salon de Stuttgart, le premier intégral léger…Truma Combi 6 pour le chauffage et l'eau chaude, frigo de 142 litres, marchepied électrique, porte-cellule avec baie, éclairage intérieur 100% leds, réservoir d'eau propre de 200 litres, panneaux solaires intégrés… », quand on doit surveiller, disais-je ce genre de véhicule, on peut dire que l'on a des responsabilités. Oui, c'est le mot !
Alors, quand nos deux compères, profondément endormis dans les lits ultra confortables de ce petit bijou sentent que ledit véhicule roule à vive allure vers une destination inconnue, il y a de quoi paniquer… Heureusement, leur yorkshire-chien-de-garde, répondant au nom de Bébé-Chips et Dark Vador, le très très vieux berger allemand noir, sont de la partie !
Vous n'en saurez pas plus, cher lecteur, sinon que nos Laurel et Hardy vont faire du camping en Alsace, rencontrer une fille qui chasse le chevreuil (parce que l'avenir de l'humanité n'est pas dans les petits pois surgelés de chez Picard) et un nain habillé en mousquetaire, ils vont devoir se battre contre les multiples dérives de notre société : l'implantation d'une décharge industrielle de cinquante hectares dans une zone de marais où vivent « des dizaines d'espèces de reptiles, d'amphibiens et d'oiseaux tels le troglodyte mignon et le roitelet huppé, le plus petit oiseau d'Europe » et d'un Center Parc de deux cents hectares sur des terres sauvages d'une beauté incroyable.
Bref, la lutte va être serrée et sans concessions contre les serial-bétonneurs « qui détruisent tout, les forêts, le passé, la beauté, le sens de la vie, la dignité des hommes, mais pleurnichent sur Palmyre plastiqué par les islamistes », les vrais malades qui « veulent continuer à danser, à boire, à bouffer, à consommer, à se balader dans les airs, à faire un aller-retour à Londres pour acheter une paire de chaussettes Primark, à skier à Gonesse sur une piste indoor en plein été, à se baigner sous les tropiques dans les Vosges ! », alors que « deux cents ans de croissance ont épuisé la planète, ses ressources, son équilibre, son climat, sa biodiversité, sa flotte, tout. »
Vous l'aurez compris, derrière la comédie, le propos est bien sérieux ! On a assez rigolé comme ça, il va falloir se calmer, arrêter « la grande fête de la croissance, la fête du tourisme, des écrans plats et de la tour Eiffel illuminée » car oui, la fête est finie et bien finie !
Pas si léger que ça, finalement, le dernier livre d'Olivier Maulin !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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MarcoPolo85
  05 septembre 2016
C'est le quatrième livre de Maulin que je lis. C'est de la gourmandise, je l'avoue. Quand je vois la sortie d'un nouveau livre chez cet écrivain, je sais pertinemment qu'en l'entamant, je vais passer un bon moment.
Attention, tout n'est pas hyper homogène dans ce qu'il fait. Souvent, lors de mes lectures, je ressens du flottement en milieu de livre, du remplissage de pages à certains endroits. J'ai l'impression qu'il y a un peu de fainéantise chez Maulin. Mais, c'est sans doute ce qui fait son charme, car quand il est bien réveillé et bien armé, il nous sort toute son artillerie de vérité et de cruauté sociale, d'humour décapant au travers de personnages hauts en couleur. Et ça, j'adore.
Dans ce livre, nous sommes dans une vallée perdue du fin fond de l'Alsace, un endroit où la faune locale est en danger. Je ne parle pas ici de chevreuils, de lièvres ou de vers de terre, mais plutôt celle des bouilleurs de cru, de vrais éleveurs et de nains de jardin. Des gens qui savent humer l'air qui nous entoure ; des gens qui ont un cerveau qui fonctionne en harmonie avec la nature qui les entourent.
Et cette population locale est en danger, car cet endroit idyllique, éloigné des lieux de consommation est parfait pour y implanter ce que nous vomissons tous les jours, nos déchets. de plus, cette zone rurale est idéale pour y créer un ensemble immobilier dédié à nos citadins stressés : un Center Parc.
Dans cette fable, je ne dois pas oublier deux gugusses parigots, des ratés, des escargots de la société, des losers qui n'attendent rien de la vie et qui se sont retrouvés (presque malgré eux) dans ces contrées Vosgiennes avec pour principal bagage un camping car, dernier cri de la production Mercedes.
Et tous ces individus, en malaise dans cette course folle à la performance s'unissent pour faire face au péril capitaliste avec leurs moyens. C'est David contre Goliath. C'est le village d'Astérix, c'est Notre Dame des Landes.
Eh oui, ce récit ressemble à s'y méprendre à cette résistance que l'on trouve aujourd'hui contre le fameux aéroport dans le bocage entre Nantes et Rennes. Et si celle ci aboutit de la même façon que dans le bouquin, on va s'amuser.
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jmb33320
  14 décembre 2018
Les aventures de Picot et Totor, pareils à des Laurel et Hardy de la France du 21ème siècle, démarrent sur des chapeaux de roue. Et qu'importe s'il s'agit de celles d'un camping-car luxueux (volé).
L'écriture fait mouche, pétille. Peu à peu l'improbable le devient encore plus, jusqu'à atteindre les dimensions de la Fable. Et arrivé là, même si j'ai pris plaisir à cette lecture, je me suis senti un peu désarçonné. Laurel et Hardy ont fait place aux Monty Python, avec leurs délires surréalistes. Ou pour une référence plus locale (et actuelle) à un scénario de Benoît Delépine et Gustave Kervern.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ODP31ODP31   29 juillet 2019
Totor haussait les épaules. Il était assis au centre de la banquette, le bas toujours sur la tête, avec la petite houppette au sommet du crâne. Le trou au niveau de la bouche le faisait ressembler à un merlan.
- Tu peux enlever ton bas, Gengis Khan, j'ai dit.
- Je préfère pas au cas où on croise des gendarmes, il a répondu.
- Si on croise des gendarmes, il vaudrait peut-être mieux précisément ne pas avoir le visage masqué, non ?
- Je ne suis pas de ton avis.
- Comment ça, tu n'es pas de mon avis.
- Si on croise les gendarmes, je pense qu'il vaut mieux avoir le visage masqué.
- Ah bon, et pourquoi ça ?
- Comme ça, ils ne pourront pas me reconnaître.
- Si j'ai bien compris, tu gardes ton collant sur la tronche pour ne pas attirer l'attention ?
- Voilà, c'est ça.
Elle s'est mise à sourire. ça y est, elle commençait enfin à comprendre qui était Totor. le genre de type qu'on envoie chercher du lait dans une étable et qui se met à traire le taureau. (p.133)
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MarcoPolo85MarcoPolo85   30 août 2016
On dit que les Inuits ont cinquante mots pour dire la neige selon qu'elle est tassée, fondante, molle, mouillée, tombante, en cristaux, en croûte, soulevée ou apportée par le vent. L'alsacien en avait autant pour décrire l'avancement d'une cuite. Au premier coup d’œil, le vieux Marcel était capable de dire si un ivrogne avait pris une "debout", une "couchée", une "collée", une "scellée", une "raidie", une "brûlée", une "beurrée", une "chargée" ou une "lavée"! Il arrivait à déterminer s'il avait un coup dans le nez ou dans les lunettes, dans la moustache ou dans le gilet, dans l'aile ou dans la chemise... dans la pipe, dans la batterie, dans la poire, dans la tronche, dans la lampe, dans la lanterne, dans la latte, dans la poêle, dans les pantoufles, dans les chaussettes ou bien dans la trompette.
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ODP31ODP31   29 juillet 2019
Une hippie avait traité de fasciste un anarchiste qui avait traité de fasciste un communiste libertaire qui avait traité de fasciste un communiste autoritaire qui avait traité de fasciste une militante ATTAC qui avait traité de fasciste un écologiste qui avait traité de fasciste un punk à chien qui avait traité de fasciste son chien. L'affaire s'était terminée en baston générale.
p.220
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CielvariableCielvariable   13 janvier 2019
À vrai dire, je n’avais jamais vu pareille loque humaine. Au physique, il ressemblait à Georges le solitaire, la dernière tortue des Galápagos. Au moral, il était à mi-chemin entre le flan et le potiron. En un sens, il était fascinant ; à lui tout seul, il donnait tort à la science. La grande activité de sa journée, pour ne pas dire la seule, c’était la préparation de son petit déjeuner. Allumer la machine à café, changer le filtre, beurrer les tartines... c’est là qu’il dépensait ses calories. Ensuite, la journée était pour ainsi dire finie ; il se collait sur son sofa et en avant pour le marathon : cantates, motets, oratorios, fugues, concertos, suites, partitas, préludes, sonates, tout y passait ! Et même les messes et les passions ! Et il chialait, le veau, fallait voir comment ! Des grosses larmes qui roulaient sur ses joues et son cou. Parfois, il secouait la tête, il s’agitait, faisait mine de se relever ; et puis il se laissait retomber en soupirant, comme terrassé. « Putain, c’est trop beau, Bach », disait-il. C’était sa contribution à la critique musicale.
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christinebeaussonchristinebeausson   01 juillet 2018
Une formation ! Alors là, c'est le pompon ! Voilà qu'il faut se former maintenant pour survivre sur cette saloperie de planète ! Subir un entraînement comme à la guerre ! L'école ne suffit plus, on nous poursuit toute notre vie, jusqu'au seuil de l'hospice. Même à l'hospice, il faudra bientôt se former aux robots torche-cul ! À croire que le monde est parti tout seul en avant en nous laissant sur le carreau. À croire qu'il faut sans cesse lui courir après… S'adapter, toujours s'adapter, ne jamais être à la hauteur. Et pourquoi ce ne serait pas au monde de s'adapter à nous, je vous le demande un peu ?
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