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EAN : 9782715224698
128 pages
Le Mercure de France (19/02/2004)
4.19/5   18 notes
Résumé :

Quelqu'un marcherait sur la neige, sous un ciel jaune et gris d'hiver. A pas lents, un peu lourds, qui se rapprochent ou qui s'éloignent. Juste une silhouette, enveloppée dans un manteau de laine noire. Un rudiment de signe sombre cerné par la blancheur. Allant, sans que l'on sache pourquoi, ni vers où. Devant lui, nul chemin visible. Seulement l'hiver qui tombe, recouvrant sans un bruit l'empreinte de ses pas sur la neigeQuelqu'un mar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
cigogne
  30 mai 2020
j'adore la neige et ce livre lui rend hommage d'une façon très belle et poétique.
"Il neige. Et le temps marque une pause. Je songe à ces livres de contes où quelque sortilège faisait soudain sortir d'une bouche humaine des pièces d'or ou des crapauds."
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
PasoaPasoa   20 janvier 2021
La neige dit adieu
[...]
Personne ne saurait comme elle
se jeter dans le vide.
Personne ne peut mourir avec autant de joie.
Autant de gaieté.
Incomparable est sa qualité d'espérance.
Son dédain de l'éternité.

Il fallait qu'elle aimât passionnément la terre
pour y descendre ainsi,
avec mille précautions,
au lieu de demeurer au ciel.
Brûlant de se donner aux branches nues et aux cailloux,
d'encapuchonner les toits et les cheminées.

La neige meurt du bonheur
d'être allée dans le bleu
comme aucun oiseau et aucun insecte.
Aucun dieu sans doute, aucun ange.

Elle tombe, puis elle se couche.
Il lui plaît de mourir très vite après avoir dansé.
De s'être tenue si près de l'Azur,
elle ne se remet pas.
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MoovanseMoovanse   05 juillet 2015
J’aime aller dans le ciel où se perdent les heures, où se défont les rythmes. Grimper très haut avec un livre : les mots n’y sont plus tout à fait les mêmes, comme si dans un oxygène plus rare ils respiraient mieux que sur terre, faisaient valoir la précision de leur découpe ou la beauté devenue plastique de leur sens.
J’aime à transporter les affaires des hommes en des espaces qui les exposent à leur insignifiance.
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sonatemsonatem   30 octobre 2021
Neigeait-il sur le bois de Boulogne, lorsque Claude Debussy composa le prélude Des pas sur la neige, le 27 décembre 1909 ? (…)

Sur les lignes de ses portées, vers quoi d’autres marche-t-il que l’inaccessible et l’oubli ? Soucieux de rendre audible la pesante solitude d’un paysage couleur de cendre, il s’achemine dans la musique vers le silence. Une mélodie tenue presque secrète, quelques accords assourdis, parcimonieusement distribués, ces pas sont pareils à des taches sonores : ils n’ont pas de corps, ce sont des notes de musique blanche « où le cœur s’entend battre et presque s’arrêter ». (…)

Virtuosité de la neige. Est-il un autre instrument qui puisse modifier à lui seul l’acoustique d’un paysage ? Le réduire à quelques lignes pures ? Le délivrer de ses gammes de couleur et de ses habituelles perspectives pour le conduire jusqu’à son point d’exacte nudité. (…)

Il voudrait tant boire la musique. Que ce qui enchante son oreille lui entre par la bouche dans le corps. Boire la musique au lieu de la chanter, espérant s’alléger ainsi d’un seul coup de son poids de parole et de chair tourmentée. Mâcher les sons, les parfums, les couleurs. Laisser fondre un regard sur la langue. Et l’ombre d’un corps nu.


(L’ombre bleue, pp. 43-45)
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MoovanseMoovanse   01 juillet 2015
Il reste tout là-haut de vieilles neiges perchées que l'on dit "éternelles". Elles font briller les sommets de la montagne comme des pâtisseries couvertes de sucre glace. Tard, elles restent allumées le soir, quand la vallée est déjà plongée depuis longtemps dans la pénombre. Il se pourrait qu'y veille un dieu chagrin et insomniaque dont cette lueur blanche éclaire le grimoire en qui il va chercher l'oubli des laideurs d'en bas.
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MoovanseMoovanse   29 avril 2015
J'ai rêvé d'une maison verte. D'une maison qui verdit comme un arbre au printemps et qui perd ses feuilles en automne. Sa façade est couverte de vigne vierge, mélangée de rosiers et de glycine. Elle abrite deux cœurs rouges, mes travaux d'encre noire et mes pensées de neige.
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Vidéo de Jean-Michel Maulpoix
Jean-Michel MAULPOIX – En son for intérieur (France Culture, 1996) L’émission « Poètes en pied », série d’été de « For intérieur », par Olivier Germain-Thomas, diffusée le 3 août 1996. Invité : le poète en personne. Mise en ligne par Arthur Yasmine, poète vivant, dans l'unique objet de perpétuer la Poésie française.
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