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ISBN : 2070444066
Éditeur : Gallimard (22/01/2015)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Maupassant voyageur, Maupassant poète, Maupassant voyageur-poète, voyageur qui a parcouru la Normandie, la Bretagne, la Côte d'Azur, l'Auvergne et l'Italie, l'Algérie et la Tunisie, les plaines et les montagnes, le désert et les fleuves, la mer et toutes les eaux qu'il aime sentir et toucher... Et puis, marcher, naviguer, voir et raconter pour écrire en meublant sa solitude.

Une riche moisson de paysages, de portraits, d'anecdotes, saisis dans une pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
PiertyM
  03 juin 2014
Les soeurs Rondoli
Une petite histoire bien marrante! le début est un peu lassant parce que ça se lit certainement avec un regard fantastique comme on se sait toujours servi avec Maupassant, mais une fois qu'on se prête un regard beaucoup plus comique, on se fait un moment de détente... pourquoi pas...
Notre narrateur propose un voyage en Italie à son ami, et qui l'accepte , c'est pour lui une bonne occasion de visiter ce pays. Mais un petit contraste survient sur les propos de leurs intentions à l'égard des femmes. le narrateur nous décrit à quel point son ami aime les femmes. Mais quand le narrateur conseille à cet ami d'aborder lui-même la fille rencontrée dans le train, une fille qui lui plait, à lui, cet ami, et qu'il est incapable d'aborder, il avoue simplement à son ami qu'il n'a jamais abordé une femme...beuhhh...
Une fille assez singulière qui répond Mica à toutes les questions. Et là, Guy Maupassant nous plonge dans l'univers de la drague masculine où chaque cible n'est toujours pas la même et à chaque fois il faut revoir ses stratégies, c'est ce à quoi vont jouer les deux amis car cette cible ne semble pas facile, en même temps elle a l'air bien vulgaire....
Quand l'inattendu arrive d'un seul coup, une fois à destination la fille exprime le désir de les suivre, les deux amis, surpris, se regardent...ils demandent à la fille de choisir l'un des deux, bien évidemment elle choisit notre cher narrateur....
Une année après, notre narrateur revient en Italie, il rend visite à la fille qui s'appelait finalement Francesvca Rondoli, il rencontre la mère qui lui propose comme compagnie pour son séjour Carlotta Rondoli, la seconde soeur de Francesca....
Quand le narrateur rentre à Paris, il souhaiterait repartir en Italie parce en dehors des deux aînées des soeurs Rondoli, il en reste encore deux cadettes...
Enfin, c'est une nouvelle qui vous détend simplement! heu oui!!!
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sylvaine
  27 mai 2017
Recueil de nouvelles publié en 1884. Maupassant a effectué en 1881 un séjour de 2 mois en Algérie. Ce sont ces notes de voyage que nous retrouvons dans ce recueil . Un regard d'un homme de son siècle , sans doute plus original que d'autres mais un regard de la fin du 19 ème siècle sur cette terre d'Algérie . Surprenants commentaires à lire impérativement dans leur contexte historique sous peine de devoir affubler Maupassant d'épithètes plus que péjoratives.
Au soleil le court texte du début est par contre d'une modernité époustouflante! Nous voilà donc partis pour Alger, Oran, Saïda, les lacs salés , la Kabylie, Constantine . Quel beau voyage, quels paysages, quels portraits brossés par Maupassant... Je n'ai eu qu'une envie prendre une carte et le suivre en bateau, à cheval, en train, en caravane,à pied ...
Les trois derniers textes semblent incongrus dans ce recueil hormis le fait qu'il s'agisse d'un voyage effectué en été , Berne, La Bretagne et le Creusot semblent bien loin de l' Algérie .... aléas des publications sans doute ?
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stefferon
  22 octobre 2012
4 étoiles pour l'écriture magnifique.
Même si le sujet date un peu et que le regard que porte Maupassant sur la population algérienne fait un peu frémir... ce texte nous fait voyager.
Sa petite incursion en Bretagne est tout aussi envoûtante. Un détour par les fonderies du Creusot nous projette dans la dureté de ce monde. L'industrie de la fonderie elle n'a pas dû beaucoup changé.
Mais comment faisait il pour trouver des mots si justes, si imagés ?
Un bout de colline aride, la chaleur du désert, un rocher breton fracassé par les vagues, les îles battues par les vents et même le travail des ouvriers du Creusot, servis par l'écriture De Maupassant et nous voilà en plongée, emporté avec lui.
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nathalie_MarketMarcel
  18 janvier 2016
Tout d'abord, les reportages en Algérie et Tunisie m'ont un peu déçue, malgré des passages très réussis. Je suis frappée par les préjugés racistes De Maupassant, ce qui ne l'empêche pas de décrire vertement la colonisation (je vous rappelle que les premiers articles de Bel-Ami la critiquaient). Il semble, il est vrai, surtout considérer que la culture des populations arabes relève d'un autre monde que celle des occidentaux et que tout rapprochement, quel qu'il soit, ne peut être qu'illusoire. Maupassant a par ailleurs été apparemment très impressionné par la foi des musulmans, qui contraste sans doute avec le catholicisme tiède ou bigot qu'il connaît.
Et bien sûr, on retrouve notre bon vieil orientalisme. Pour Maupassant, l'Algérie est à la fois l'Afrique et l'Orient. Il est guidé dans son voyage et son écriture par le récit du peintre Fromentin. La chaleur, le soleil et plus généralement le climat le fascinent. Accompagnant l'armée en Algérie, Maupassant a la chance de descendre très au sud, en dehors des villes, il découvre le désert et un lac de sel.
Le recueil contient aussi des articles sur la Corse (le récit du voyage de noces dans Une vie est inspiré de cette expérience) et sur l'Italie. Son amour du soleil et de la Méditerranée est profond. Il chante l'Italie, en particulier la Sicile. Les beautés de l'architecture sicilienne donnent lieu à de très bonnes descriptions, ainsi que la découverte de l'Etna dont l'ascension donne lieu à un récit épique. Sa découverte des temples grecs est une révélation. En bon reporter, Maupassant alterne les clichés attendus (les bandits) et les touches personnelles. C'est aussi un homme à la sensibilité à fleur de peau, qui perçoit très vivement les odeurs de la végétation, les parfums des orangers, les sons et que l'on devine fatigué de Paris et des être humains.
La fatigue De Maupassant est aussi celle d'un homme conscient d'arriver à la fin du siècle. Flaubert, Gautier, Dumas et les autres sont passés partout avant lui ; comment faire original à présent ? Comme eux, il affecte de rejeter la civilisation (les routes françaises en Algérie par exemple) qui dénature un pays et de préférer les lieux qui font voyager dans le temps et l'espace. Il prend le temps de décrire les mosquées, l'appel à la prière, les pratiques des musulmans. On ne le sent fasciné par un autre irréductible.
Lien : http://chezmarketmarcel.blog..
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docAxiome
  13 janvier 2016
magnifique dépaysement et représentation d'une époque et culture totalement différente avec le paris du 21ème siecle
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MalauraMalaura   28 juillet 2012
La vie si courte, si longue, devient parfois insupportable.
Elle se déroule, toujours pareille, avec la mort au bout.
On ne peut ni l’arrêter, ni la changer, ni la comprendre.
Et souvent une révolte indignée vous saisit devant l’impuissance de notre effort.
Quoi que nous fassions, nous mourrons ! Quoi que nous croyions, quoi que nous pensions, quoi que nous tentions, nous mourrons.
Et il semble qu’on va mourir demain sans rien connaître encore, bien que dégoûté de tout ce qu’on connaît. Alors on se sent écrasé sous le sentiment de « l’éternelle misère de tout », de l’impuissance humaine et de la monotonie des actions.
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sylvainesylvaine   27 mai 2017
La vie si courte, si longue, devient parfois insupportable. Elle se déroule, toujours pareille, avec la mort au bout. On ne peut ni l'arrêter, ni la changer, ni la comprendre. Et souvent une révolte indignée vous saisit devant l'impuissance de notre effort. Quoi que nous fassions, nous mourrons! Quoi que nous croyions, quoi que nous pensions, quoi que nous tentions, nous mourrons. Et il semble qu'on va mourir demain sans rien connaître encore, bien que dégoûté de tout ce qu'on connaît. Alors on se sent écrasé sous le sentiment de "l'éternelle misère de tout, de l'impuissance humaine et de la monotonie des actions."
On se lève, on marche, on s'accoude à sa fenêtre. Des gens en face déjeunent, comme ils déjeunaient hier, comme ils déjeuneront demain: le père, la mère, quatre enfants. Voici trois ans, la grand-mère était encore là. Elle n'y est plus. Le père a bien changé depuis que nous sommes voisins. Il ne s'en aperçoit pas; il semble content; il semble heureux. Imbécile!
Ils parlent d'un mariage, puis d'un décès, puis de leur poulet qui est tendre, puis de leur bonne qui n'est pas honnête. Ils s'inquiètent de mille choses inutiles et sottes. Imbéciles!
La vue de leur appartement, qu'ils habitent depuis dix-huit ans, m'emplit de dégoût et d'indignation. C'est cela, la vie! Quatre murs, deux portes, une fenêtre, un lit, des chaises, une table, voilà! Prison, prison! Tout logis qu'on habite longtemps devient prison!
Oh! fuir, partir! fuir les lieux connus, les hommes, les mouvements pareils aux mêmes heures, et les mêmes pensées, surtout!
Quand on est las, las à pleurer du matin au soir, las à ne plus avoir la force de se lever pour boire un verre d'eau, las des visages amis vus trop souvent et devenus irritants, des odieux et placides voisins, des choses familières et monotones, de sa maison, de sa rue, de sa bonne qui vient dire: "que désire Monsieur pour son dîner", et qui s'en va en relevant à chaque pas, d'un ignoble coup de talon, le bord effiloqué de sa jupe sale, las de son chien trop fidèle, des taches immuables des tentures, de la régularité des repas, du sommeil dans le même lit, de chaque action répétée chaque jour, las de soi-même, de sa propre voix, des choses qu'on répète sans cesse, du cercle étroit de ses idées, las de sa figure vue dans la glace, des mines qu'on fait en se rasant, en se peignant, il faut partir, entrer dans une vie nouvelle et changeante.
Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité connue pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.
Une gare! un port! un train qui siffle et crache son premier jet de vapeur! un grand navire passant dans les jetées, lentement, mais dont le ventre halète d'impatience et qui va fuir là-bas, à l'horizon, vers des pays nouveaux! Qui peut voir cela sans frémir d'envie, sans sentir s'éveiller dans son âme le frissonnant désir des longs voyages?
On rêve toujours d'un pays préféré, l'un de la Suède, l'autre des Indes; celui-ci de la Grèce et celui-là du Japon. Moi, je me sentais attiré vers l'Afrique par un impérieux besoin, par la nostalgie du Désert ignoré, comme par le pressentiment d'une passion qui va naître. Je quittai Paris le 6 juillet 1881. Je voulais voir cette terre du soleil et du sable en plein été, sous la pesante chaleur, dans l'éblouissement furieux de la lumière. Tout le monde connaît la magnifique pièce de vers du grand poète Leconte de Lisle:

Midi, roi des étés, épandu sur la plaine,
Tombe, en nappes d'argent, des hauteurs du ciel bleu.
Tout se tait. L'air flamboie et brû1e sans haleine;
La terre est assoupie en sa robe de feu.

C'est le midi du désert, le midi épandu sur la mer de sable immobile et illimitée qui m'a fait quitter les bords fleuris de la Seine chantés par Mme Deshoulières, et les bains frais du matin, et l'ombre verte des bois, pour traverser les solitudes ardentes.
Une autre cause donnait à ce moment à l'Algérie un attrait particulier. L'insaisissable Bou-Amama conduisait cette campagne fantastique qui a fait dire, écrire et commettre tant de sottises. On affirmait aussi que les populations musulmanes préparaient une insurrection générale, qu'elles allaient tenter un dernier effort, et qu'aussitôt après le ramadan la guerre éclaterait d'un seul coup par toute l'Algérie. Il devenait extrêmement curieux de voir l'Arabe à ce moment, de tenter de comprendre son âme, ce dont ne s'inquiètent guère les colonisateurs.
Flaubert disait quelquefois: "On peut se figurer le désert, les pyramides, le Sphinx, avant de les avoir vus; mais ce qu'on ne s'imagine point, c'est la tête d'un barbier turc accroupi devant sa porte."
Ne serait-il pas encore plus curieux de connaître ce qui se passe dans cette tête?
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MalauraMalaura   07 août 2012
Quand on est las, las à pleurer du matin au soir, las à ne plus avoir la force de se lever pour boire un verre d’eau, las des visages amis vus trop souvent et devenus irritants, des odieux et placides voisins, des choses familières et monotones, de sa maison, de sa rue, de sa bonne qui vient dire : « que désire Monsieur pour son dîner », et qui s’en va en relevant à chaque pas, d’un ignoble coup de talon, le bord effiloqué de sa jupe sale, las de son chien trop fidèle, des taches immuables des tentures, de la régularité des repas, du sommeil dans le même lit, de chaque action répétée chaque jour, las de soi-même, de sa propre voix, des choses qu’on répète sans cesse, du cercle étroit de ses idées, las de sa figure vue dans la glace, des mines qu’on fait en se rasant, en se peignant…il faut partir, entrer dans une vie nouvelle et changeante.
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MalauraMalaura   01 août 2012
Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité connue pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.

Une gare ! Un port ! Un train qui siffle et crache son premier jet de vapeur ! Un grand navire passant dans les jetées, lentement, mais dont le ventre halète d’impatience et qui va fuir là-bas, à l’horizon, vers des pays nouveaux !
Qui peut voir cela sans frémir d’envie, sans sentir s’éveiller dans son âme le frissonnant désir des longs voyages ?
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stefferonstefferon   22 septembre 2012
Aux premières lueurs de l'aurore, je me levai. Le soleil parut, acharné dans sa besogne d'incendiaire. Devant ma fenêtre ouverte sur l'horizon déjà torride et silencieux une petite diligence dételée attendait. On lisait sur le panneau jaune : "Courrier du Sud !".
Courrier du Sud ! On allait donc encore plus au sud en ce terrible mois d'août. le Sud ! quel mot rapide, brûlant ! Le Sud ! Le feu ! Là-bas, au Nord, on dit, en parlant des pays tièdes : "le Midi". Ici, c'est "le Sud".
Je regardais cette syllabe si courte qui me paraissait surprenante comme si je ne l'avais jamais lue. J'en découvrais, me semblait-il, le sens mystérieux. Car les mots les plus connus comme les visages souvent regardés ont des significations secrètes, dont on s'aperçoit tout d'un coup, un jour, on ne sait pourquoi.
Le Sud ! Le désert, les nomades, les terres inexplorées et puis les nègres, tout un monde nouveau, quelque chose comme le commencement d'un univers ! Le Sud ! comme cela devient énergique sur la frontière du Sahara.
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Vidéo de Guy de Maupassant
Samedi 28 septembre nous avons accueillis à la Librairie RAVY Clémentine Célarié, venue à l'occasion de la représentation de "UNE VIE" de Guy de Maupassant à l'Athéna à Ergué-Gabéric. Si vous n'vavez pas pu être présent, voici un extrait de cette rencontre.
Site : https://www.librairieravy.fr/ Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/category/Bookstore/Librairie-RAVY-175491889157470/ Instagram : https://www.instagram.com/librairieravy/?hl=fr
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