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Critiques sur Bel-Ami (299)
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Jooh
  11 juin 2013
Bel-Ami... Quelle belle découverte ! J'ai franchement beaucoup aimé cette lecture. C'est fluide et prenant, vraiment, et Maupassant nous offre une bonne palette de personnages de l'époque, tous plus ou moins intéressants mais avec un rôle certain dans l'intrigue, ce que j'apprécie fortement; j'ai particulièrement bien aimé le pessimisme (néanmoins réaliste) du poète Norbert de Varenne - je crois d'ailleurs que Maupassant a mis un peu de lui dans ce personnage (ils sont tous les deux obsédés et dévorés par l'idée de la mort, notamment).
C'est, en tout cas, radicalement différent d'Une vie qui est beaucoup plus descriptif et qui nous embarque dans une atmosphère beaucoup plus pesante (ce qui est le but voulu d'ailleurs), et ça ne m'a pas étonné de lire dans la postface que Bel-Ami a été écrit d'une traite, et sous forme de feuilleton – d'où la permanente sensation d'être tenue en haleine -, alors qu'Une Vie a été écrit en 7 ans ! Je trouve aussi un côté très « zolien » à Bel-Ami, ce qui m'a beaucoup plu !
Et puis George Duroy… J'adore les personnages passionnés, donc j'adore George Duroy envers et contre tout ! Un Valmont plus moderne et un tout petit peu moins vil, un homme à femme comme je les aime (littérairement parlant, évidemment !), qui use de ses charmes pour s'élever dans la société, mais qui malgré toutes ses conquêtes éphémères et intéressées, reste attaché à Madame de Marelle, sa première amante, vers qui il reste irrésistiblement attiré et peut être la seule qu'il - et qui l' - aime vraiment.

Bref, j'ai vraiment passé un excellent moment avec ce roman, et je le recommande à quiconque aurait envie de s'évader dans une époque lointaine et pourtant très peu différente de la nôtre pour ce qui est des aspirations et ambitions humaines…
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latina
  23 novembre 2013
« Bel-Ami »... ? Un bel ami, je n'en voudrais pas un pareil, en tout cas ! Personnage tout en façade, en rondeurs, en joliesse, en déclarations passionnées mais creux à l'intérieur, cynique, vide, de temps à autre se posant des questions sur la vie et la mort, mais finissant par déclarer : « C'est bête, tout ça ».

Oui, Maupassant m'a bien dupée avec son Georges Duroy surnommé « Bel-Ami » par des femmes désoeuvrées et contentes qu'un bel homme s'occupe d'elles. Car en ce 19e siècle finissant, la société bourgeoise et aristocratique ne pense qu'à l'argent, qu'au pouvoir, le tout agrémenté d'un batifolage de bon aloi. Georges Duroy se sert des femmes pour grimper dans l'échelle sociale, lui qui est fils de paysans de Rouen, qui n'a même pas de diplôme, qui est allé servir l'armée 2 ans en Afrique. Il se retrouve journaliste grâce à la rencontre d'un vieil ami, puis monte en grade grâce à la femme de cet ami. Et c'est l'engrenage, rien ne peut l'arrêter...D'intrigues amoureuses en guet-apens politiques, ce jeune homme encore pardonnable au début devient LE parvenu par excellence, et là, je l'ai détesté.

Et les femmes, me direz-vous ? Eh bien, les femmes, Maupassant n'est pas tendre avec elles ! Ce sont soit des vénales, soit des oies blanches... Il y en a une, quand même, qui attire l'attention, par son intelligence, son caractère posé et qui ne s'en laisse pas conter, et finalement, qui tombe dans le piège de notre « héros ». Même celle fidèle à son mari, « vierge de coeur », dégringole aussi, et de plus haut vu qu'elle semblait inattaquable.
Maupassant d'ailleurs excelle dans ses descriptions ! En voici une, je n'y résiste pas : « Elle était un peu trop grasse, belle encore, à l'âge dangereux où la débâcle est proche. Elle se maintenait à force de soins, de précautions, d'hygiène et de pâtes pour la peau. Elle semblait sage en tout, modérée et raisonnable, une de ces femmes dont l'esprit est aligné comme un jardin français. On y circule sans surprise, tout en y trouvant un certain charme. » Et encore une autre, allez, puis je me tais : « La soeur aînée, Rose, était laide, plate, insignifiante, une de ces filles qu'on ne voit pas, à qui on ne parle pas, et dont on ne dit rien ».
C'est tout dire...

Maupassant, je le connaissais, surtout dans ses nouvelles, et j'ai donc circulé dans « Bel-Ami » en terrain connu, avec un peu d'ennui par moments (oui, c'est vrai, il aurait pu expliquer cette ascension sociale sans scrupules en une nouvelle) mais aussi avec beaucoup de plaisir face à cette description sans fards de cette riche société. Ce n'est pas pour rien qu'il est devenu un « classique ».
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Dionysos89
  13 janvier 2012
Bel-Ami est indémodable ! Sur fond de journalisme et de dîners mondains, cette fable (sans en avoir la forme, mais déjà le fond) nous persuade que tout est possible (j'ai failli dire qu' "ensemble, tout devient possible" *humour*) ! Dans la France de la fin du XIXe, Duroy part de rien, mais arrive à tout ! Il choisit le journalisme presque par défaut, il conquiert le coeur des femmes presque sans le vouloir, il cherche au fond l'impossible sans vraiment le savoir. Avec un cynisme aux abois, Maupassant peint la société qui l'entoure au vitriol. Comment ne pas y voir à chaque nouvelle génération de lecteurs une vision calquable sur les réalités de notre époque ? Où se situe le vrai bonheur ? La réussite doit-elle se faire à tout prix ? Bel-Ami ou comment répondre à des questionnements cruciaux, au plus près de la société, tout en évitant les longues descriptions lassantes de certains auteurs réalistes du XIXe. À méditer toujours une fois de plus !
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isajulia
  14 avril 2013
Que c'est bon !
Encore une fois Monsieur de Maupassant réussit à nous éblouir.
De l'obscur Georges Duroy au Bel-Ami du beau monde parisien, ce récit nous enseigne que vouloir c'est pouvoir.
Il faut dire que ce cher Duroy n'est pas très regardant sur les principes pour gravir l'échelle sociale et faire oublier ses origines.
Ce personnage est une véritable enflure mais c'est justement ce qu'il est qui lui donne toute sa force. Bel-Ami, c'est l'opportuniste avec un grand O. Comme quoi, il faut toujours se méfier des petits, dans le panier de crabes c'est toujours les plus dangereux.
Ce livre est super, Maupassant n'a pas son pareil pour décrire avec acidité son semblable. C'est écrit avec classe et finesse, on en redemande. A lire!
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lecassin
  05 octobre 2013
Maupassant dira du personnage central de « Bel-Ami », Duroy, un arriviste bel homme : " Bel-Ami, c'est moi ! " ; Duroy, journaliste un peu par hasard, mais qui ne négligera aucun des avantages que lui confère son emploi de reporter dans « La Vie Française », ajoutés à sa belle allure pour gravir les marches de l'ascension sociale en utilisant les femmes…

Publié en feuilleton dans « Gil Blas » en 1885, voilà un roman contemporain du « Mathias Sandorf » de Jules Verne, du « A rebours » de Huysmans et du « Germinal » de Zola (quelle époque !) avec qui Maupassant s'était lié d'amitié depuis 1880 et sa participation aux « Soirées de Médan ».

Non Maupassant n'est pas du sous-Zola, même si bien des thèmes consubstantiels de l'époque sont communs aux deux auteurs ; ils sont développés « à la Normande » par Maupassant

Maupassant, surtout connu pour ses nouvelles, mais on aurait tort de négliger les romans ; et parmi eux ce « Bel-Ami » que pour ma part, je considère comme un des chef-d'oeuvres de la littérature de cette fin XIX ème siècle, si riche…
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gouelan
  21 avril 2015
Bel Ami est un jeune homme sans ressources et sans connaissances qui erre dans ce Paris du XIXè siècle.
Il est envieux et rêve de gloire et de fortune.
Reconnu pour être un homme malin et roublard, ce débrouillard saura se tirer d'affaire.
Retors, audacieux, manipulateur, charmeur avec les femmes, il saura tirer le meilleur parti de toutes les opportunités. Il faut jouer grand pour parvenir au sommet le plus vite possible. C'est une crapule, utilisant finalement les mêmes procédés que tous ces bourgeois parisiens. Ces tas d'hypocrites.
Devenir un des leurs, c'est leur ressembler. Et il n'a aucuns scrupules à le faire.

Attiré par le pouvoir et l'argent, les hommes de cette trempe n'ont que faire de la morale. Dans ce monde corrompu, le monde appartient aux audacieux qui savent s'imposer. C'est chacun pour soi, on ne survit pas dans ce monde d'hypocrites si on n'est pas égoïste. Vive l'ambition et la fortune, tant pis pour les femmes et l'amour.

C'est peut-être ce qui m'a gêné dans ce roman ; la naïveté et la faiblesse des femmes, leur manque de réactivité. Bel Ami se joue d'elles comme de vulgaires pantins .Seule la femme de Forestier joue elle aussi à ce jeu. C'est une satire des gentilhommes de l'époque opportunistes et peu scrupuleux, désirant devenir des" hommes du monde".


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PiertyM
  24 juillet 2014
Bel-ami, une belle histoire, plutôt une belle écriture, d'un gentleman cambrioleur, le grand voleur des coeurs, celui là qui s'empare des valeurs de femmes, celui là qui gagne leurs coeurs, . C'est aussi l'histoire d'un parvenu qui ne badine pas avec des opportunités de réussite, il sait les flairer, les saisir, et piéger quand il le peut, retourner les choses d'une manière irrémédiable en sa faveur...



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thimiroi
  15 avril 2017
"Bel-Ami" et "Une Vie" sont des romans que j'ai souvent relus.
Le style De Maupassant est incroyablement fluide : aucune lourdeur chez lui, pas de descriptions ou de commentaires qui ralentissent le récit.
Le "héros", Georges Duroy, est un séducteur : il séduira toutes les femmes qui lui seront utiles pour son ascension fulgurante, de petit fonctionnaire besogneux à futur ministre.
La femme d'un ami, qui deviendra sa propre femme, lui apprendra à écrire des articles de journaux, notamment pour manipuler l'opinion publique.
Manipulations, collusions entre les journalistes et les hommes politiques, trafics d'influence, boursicotages... Ce roman est terriblement actuel.
Georges Duroy est un personnage sensuel, cupide, rusé, sans aucun scrupule, prêt à tous les chantages... Pourtant il fascine.
Le personnage n'est pas totalement négatif, car il est quand même capable d'aimer . J'apprécie tout particulièrement les passages qui concernent Mme de Marelle : un peu de douceur dans ce monde de brutes...
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Eve-Yeshe
  11 février 2019
Georges Duroy vivote comme fonctionnaire depuis son retour d'Algérie, où il était officier. Il pensait pourtant faire fortune à Paris.

Dans un coin de rue, il croise un copain de régiment, Forestier, journaliste à « La Vie Française », et celui-ci le fait entrer par la petite porte au journal.

Ce roman est l'histoire d'une ambition, d'un bel homme qui plaît aux femmes et qui adore séduire ; il comprend très vite que grâce à ces dames, il pourra avoir un destin.

Quatre femmes vont se succéder, quand elles ne sont pas en même temps ses maîtresses : Clothilde, Madeleine, Virginie et Suzanne et il va les utiliser sans vergogne, chacune va lui faire gravir un échelon pour atteindre la gloire et la richesse. Il épouse l'une, brise le coeur d'une autre, séduit une mère pour ensuite enlever sa fille car c'est plus bénéfique pour sa carrière.

Il n'est jamais question d'amour dans ce roman, et ce n'est pas surprenant car on sait ce que Maupassant pensait des femmes. Seuls comptent ici la séduction, le charme pour parvenir à ses fins, le plaisir de la conquête et l'opportunisme.

J'ai beaucoup aimé ce roman car l'écriture est belle, fluide, les style pétillant; l'époque est bien décrite, avec ses scandales financiers, le rôle de la presse et de l'argent dans la politique et j'ai adoré détester « Bel-Ami », personnage haut en couleurs, mais odieux, cynique qui fait penser à la fois à Rastignac et son fameux « A nous deux Paris », ou à Eugène Rougon et sa conquête du pouvoir, mais avec beaucoup plus de légèreté et, tel Narcisse, il va jusqu'à admirer son propre reflet dans le miroir dans une scène particulièrement significative…

Je suis une grande admiratrice De Maupassant, dont je connais surtout ses nouvelles, lues et même relues. Je n'avais lu que « Une vie » qui m'avait beaucoup plu, il y a fort longtemps mais qui était beaucoup plus dense, plus travaillé.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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sandrine57
  09 février 2019
Un emploi minable et mal payé, une chambre meublée dans un immeuble vétuste, des vêtements et des souliers usés mais un appétit de vivre et de réussir chevillé au corps, de belles manières et un esprit rusé. Tel est Georges Duroy lorsqu'il rencontre par hasard un ancien camarade de régiment dans une rue de Paris. Charles Forestier est arrivé, lui. Chef de la rubrique politique à La vie française, il a ses entrées dans le beau monde, est marié à la voluptueuse et futé Madeleine et se propose de trouver un emploi à son vieil ami. C'est ainsi que Duroy entame une carrière de journaliste, épaulé par Madeleine qui l'aide à rédiger ses articles. Mais le jeune homme est ambitieux, il veut se faire une place au soleil, et c'est grâce à sa belle gueule et son bagout qu'il va s'élever dans la société. Georges Duroy plaît aux femmes, à toutes les femmes, les fillettes, les dames patronnesses, les épouses fidèles, les amantes frivoles, les jeunes filles en fleurs. Et toutes sont prêtes à se damner pour un regard, un mot d'amour, une caresse de celui que dans les salons on surnomme Bel-Ami.

L'ascension fulgurante d'un provincial, fils de cabaretiers normands, qui va gravir l'échelle sociale en se servant des femmes. de celle qui l'aide dans ses chroniques journalistiques à celle qui l'introduit dans la bonne société jusqu'à celle qui lui permet de s'enrichir, il prend, il se sert, il jette, sans faire de sentiments. Car le beau Georges Duroy ne s'embarrasse pas de scrupules. Cynique, égocentrique, ambitieux, il en veut toujours plus, il vise toujours plus haut et tant pis pour celle qui croit à ses déclarations d'amour. Pour Bel-ami, toutes les femmes sont des filles et il faut les traiter comme telles. D'ailleurs Maupassant ne les épargne pas. Naïves, bêtement romantiques, elles se laissent aisément manipuler par le bellâtre aux dents longues. Même Madeleine, la plus maline, paie le prix fort son association avec cet homme sans vergogne. Elles ne sont pas les seules à subir la pointe acérée de l'écrivain. Toute la société française de la fin du XIXè siècle est la cible de ses sarcasmes. La classe politique, les journalistes et les financiers sont l'objet de ses critiques acerbes. Corruption, magouilles, collusions contre-nature entre la presse et la classe politique...en fin observateur, Maupassant décrit les vices de la Troisième République où les réputations se faisaient et se défaisaient, les gouvernement tombaient, d'un simple trait de plume. Et si on aime détester ce héros sans foi ni loi, on en vient aussi à se questionner sur l'ambition, le bonheur, la réussite à tout prix et à ''s'amuser'' des similitudes entre la société française décrite ans Bel-Ami et la France telle qu'on la connaît aujourd'hui. Jubilatoire te instructif !
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