AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Olivier Frébourg (Préfacier, etc.)
EAN : 9782710309635
215 pages
Éditeur : La Table ronde (25/04/2000)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 13 notes)
Résumé :

Maupassant voyageur, Maupassant poète, Maupassant voyageur-poète, voyageur qui a parcouru la Normandie, la Bretagne, la Côte d'Azur, l'Auvergne et l'Italie, l'Algérie et la Tunisie, les plaines et les montagnes, le désert et les fleuves, la mer et toutes les eaux qu'il aime sentir et toucher...

Et puis, marcher, naviguer, voir et raconter pour écrire en meublant sa solitude. Une riche moisson de paysages, de portraits, d'anecdotes, saisis... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
miriam
  21 janvier 2018
En 1890, lassé de Paris, Maupassant par pour l'Italie, la Sicile, l'Algérie puis Tunis et Kairouan. La Vie Errante est son journal de voyage. J'avais lu le début à l'occasion d'un voyage en Sicile  
De retour de Tunisie j'ai repris avec un grand plaisir cette lecture. Et j'ai lu ses descriptions des paysages que nous avons traversés récemment avec un grand plaisir Inutile de souligner la qualité du style, les descriptions précises des paysages. Maupassant s'attache à décrire avec fantaisie ville et campagne :
A propos de Tunis
"Où sommes-nous? sur une terre arabe ou dans la capitale éblouissante d'Arlequin, d'un Arlequin qui s'est amusé à costumer son peuple avec une fantaisie étourdissante."
Il saisit le pittoresque des costumes,  la variété des matières comme des coloris de ce "défilé de féerie" et nous enchante quand il nous fait pénétrer dans les passages les plus secrets, dans les voûtes des souks et des bazars, dans les quartiers de débauche ou  avec les fumeurs de haschich,  les femmes obèses, ou les princesses des Mille et unes Nuits...
Quand il traverse la campagne, c'est un observateur au regard aiguisé. Il s'émerveille d'un vol de flamants roses
"Avec ma lunette-jumelle, j'aperçois, dans l'eau, des flamants, et je quitte la voiture afin de ramper vers eux entre les broussailles et de les regarder de plus près. J'avance. Je les vois mieux. Les uns nagent, d'autres sont debout sur leurs longues échasses. Ce sont des taches  blanches et rouges qui flottent, ou bien des fleurs énormes poussées sur une menue tige de pourpre, des fleurs groupées par centaines, soit sur la berge, soit dans l'eau; On dirait des plates-bandes de lis carminés, d'où sortent, comme une corolle, des têtes d'oiseaux tachées de sang au bout d'un cou mince et recourbé."
Il saisit l'inhabituel, le fantastique d'"invraisemblables silhouettes de chameaux laboureurs attelées aux charrues. " ou les inquiétantes haies de figuiers de barbaries que Flaubert appelle nopals et Maupassant "cactus" 
"ces bois de cactus ont un aspect fantastique. les troncs tordus ressemblent à des corps de dragons, à des membres de monstres aux écailles soulevées et hérissées de pointes. Quand on en rencontre le soir, au clair de lune, on croirait vraiment entrer dans un pays de cauchemar"
C'est un voyage poétique, mais pas seulement. Maupassant constate comment dans l'Enfida les colons français exploitent les domaines 
"Rien n'est plus intéressant que l'étude de cet immense domaine où les intérêt des indigènes ont été sauvegardés avec autant de soin que ceux des Européens. C'est là, un modèle de gouvernement agraire pour ces pays mêlés où les moeurs essentiellement opposées et diverses appellent des institutions très délicates et prévoyantes"
Il s'intéresse aux coutumes aussi bien à la manière de cultiver qu'au droit de propriété et de cession de ces propriétés. Il est assez critique sur la construction des routes françaises qui s'effondrent parce qu'on ne tient pas compte de la crue des oueds qui emporte les ponts...

A l'approche de Kairouan il rencontre des dromadaires, une chamelle qui vient de mettre bas.... dans un paysage qui devient étrange, "des lignes de pierres qui sortent de terre rangées comme des soldats, toues de même ordre de même sens, penchées vers Kairouan, invisible encore. On les dirait en marche, par bataillons, ces pierres dressées, l'une derrière l'autre[....]Ce soulèvement est un des plus curieux du monde; Il a d'ailleurs sa légende. Quand Sidi-Okba avec ces cavaliers, arriva dans ce désert sinistre où s'étale aujourd'hui la ville sainte, il campa dans cette solitude. Ses compagnons surpris de le voir s'arrêter dans ce lieu, lui conseillèrent de s'éloigner, mais il répondit : - nous devons rester ici et même y fonder une ville car telle est la volonté de Dieu. [....] le lendemain on vint lui annoncer qu'une levrette avait trouver de l'eau. On creusa donc à cet endroit, et on découvrit à seize mètre du sol, la source qui alimente le grand puits coiffé d'une coupole où un chameau tourne le long du jour, la manivelle élévatoire...."
J'aurais aimé laisser Maupassant décrire Kairouan et me taire.
"Puis, sur la droite, s'estompe un monument chargé de dômes : c'est la mosquée dite du Barbier, et enfin apparaît la ville, une masse indistincte, indécise, derrière le rideau de pluie ; et le minaret semble moins grand que tout à l'heure comme s'il venait s'enfoncer dans les murs après s'être élevé jusqu'au firmament pour nous guider vers la cité"
Ces Portes de Kairouan m'évoquent naturellement le tableau de Paul Klee
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
aouatef79
  30 juin 2016
De Maupassant, l' écrivain, le correspondant de journaux de l' époque, le poè-
-te et le nouvelliste de talent, est aussi connu pour être un bourlingueur et ainsi il a parcouru La Normandie, sa région natale, l' Italie et d' autres régions et pays .
Vie errante est un récit de voyages, écrit presqu ' à la fin du XIXe Siècle.
C' était pour l' auteur, une enquête journalistique car à cette époque il a collaboré à certains journaux locaux. de M aupassant est frappé et attiré par l' exotisme et la beauté des paysages. Il est fasciné et touché par la vie quotidienne des habitants des pays visités. " Vie errante" est un récit qui concerne le voyage en Méditerranée et le Maghreb.
"Vie errante" est un récit, qu' on lit avec plaisir .
Commenter  J’apprécie          140
Taraxacum
  16 juillet 2019
De tous les écrivains du 19ème, Maupassant n'est pas mon favori: j'ai été complètement traumatisée par Les Contes de la Bécasse, et n'ai jamais réussi à lui pardonner! Cela n'empêche pas que j'admire sa plume et quand j'ai appris qu'il avait commis ce récit de voyage, un genre que j'aime beaucoup, je me suis laissée tenter.
Alors, La vie errante, intéressant ou traumatisant?
Intéressant, oui, et beaucoup même, les pages sur l'Italie par exemple, un pays que j'aime beaucoup, m'ont donné irrésistiblement envie de faire mes valises pour y retourner, pour découvrir les paysages qu'il décrit et que je ne connais pas , et pour redécouvrir ceux que je connais déjà.
La partie suivante, tous les pays du Magrheb, est intéressante aussi, mais j'avoue que certaines parties m'ont fait méchamment grimacer. Entre sa vision de la femme, et je ne vous parle même pas de sa vision de la femme musulmane, et le juif rapace....oui, les préjugés de son époque n'avaient pas épargnés Maupassant !
Cela reste un livre intéressant qui donne envie de voyager.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
hOUMUS
  01 octobre 2019
Ah ! le tourisme avant les touristes ! de l'Italie jusqu'en Afrique du nord on dirait que l'on voyage très très loin avec Guy de Maupassant.
Commenter  J’apprécie          10
docAxiome
  13 janvier 2016
l'écriture De Maupassant est magnifique et juste, "la vie errante" nous enseigne une culture difficile d'accès
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
sagesse66sagesse66   09 novembre 2018
Comment peut-on ne pas adorer les cloîtres, ces lieux tranquilles, fermés et frais, inventés, semble-t-il, pour faire naître la pensée pendant qu'on va à pas lents sous les longues arcades mélancoliques ?
Commenter  J’apprécie          340
ivredelivresivredelivres   19 septembre 2010
D’innombrables petits chemins entre deux murs de pierres, hauts d’un mètre environ, se croisent, montent et descendent, vont et viennent, étroits, pierreux, en ravins et en escaliers, et séparent d’innombrables champs ou plutôt des jardins d’oliviers et de figuiers qu’enguirlandent des pampres rouges.
A travers les feuillages brûlés des vignes grimpées dans les arbres, on aperçoit à perte de vue des villages blancs
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
pgremaudpgremaud   20 mai 2017
Florence, qui m'appelle comme la ville où j'aurais le plus aimé vivre autrefois, qui a pour mes yeux et pour mon coeur un charme inexprimable , m'attire encore presque sensuellement (...) Je songe à cette cité si pleine de merveilles qu'on rentre à la fin des jours courbaturé d'avoir vu comme un chasseur d'avoir marché....
Commenter  J’apprécie          50
aouatef79aouatef79   30 juin 2016
Ce n' est pas elle uniquement d' ailleurs qui m' a donné
envie de vivre seul pendant quelque temps, mais tout ce
qu' on a fait autour d' elle, dedans, dessus, aux environs .
Commenter  J’apprécie          50
EnjeuxdemotsEnjeuxdemots   12 janvier 2017
J’ai quitté Paris et même la France, parce que la tour Eiffel finissait par m’ennuyer trop ..
Non seulement on la voyait de partout, mais on la trouvait partout, faite de toutes les matières connues, exposée à toutes les vitres, cauchemar inévitable et torturant ..
Ce n’est pas elle uniquement d’ailleurs qui m’a donné une irrésistible envie de vivre seul pendant quelque temps ! Mais tout ce qu’on a fait autour d’elle, dedans, dessus, aux environs ..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Guy de Maupassant (55) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guy de Maupassant
Guy de Maupassant : Le Horla (1952 / France Culture). Illustration : Couverture de livre, "Le Horla" de Guy de Maupassant, William Julian-Damazy (drawings), Georges Lemoine (engraving) • Crédits : [Public domain] via wikimedia. La Chaîne Nationale avait produit en mars 1952 une adaptation radiophonique de la nouvelle fantastique de Guy de Maupassant “Le Horla”. Une adaptation de Jean Bergeaud, bruitage de Robert Maufras et réalisation par Jean-Jacques Vierne. Interprétation : Fernand Ledoux, Muriel Chaney, Jacqueline Trutat, Becky Rosanes, Yves Peneau, Jean-Charles Thibault, Pierre Reynal, Yves Duchâteau, Pierre Olivier et Yves Brainville.
Source : France Culture
+ Lire la suite
Dans la catégorie : Récits de voyagesVoir plus
>Géographie générale>Géographie générale. Voyages>Récits de voyages (127)
autres livres classés : afrique du nordVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Maupassant es-tu là?

Quel écrivain Maupassant eut-il pour maître d'écriture?

Charles Baudelaire
Gustave Flaubert
Barbey d'Aurévilly
Tourgueneff

7 questions
257 lecteurs ont répondu
Thème : Guy de MaupassantCréer un quiz sur ce livre