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Nadine Satiat (Éditeur scientifique)
EAN : 9782080720047
161 pages
Éditeur : Flammarion (25/07/1995)
3.58/5   68 notes
Résumé :
L'enfance, sous la plume de Maupassant, prend une "senteur violente et douce" : douceur des jeux et de l'insouciance qui ne résiste cependant pas longtemps à la violence d'une réalité souvent mesquine, brutale et tragique. Dans ce recueil de nouvelles, jalousie mortelle, joies féroces, cruauté froide, angoisses terribles et désespoir profond ne sont pas réservés aux adultes. Ces sentiments semblent même d'autant plus puissants qu'ils s'emparent de petits êtres dont ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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qmike549
  09 juin 2021
Dans le langage courant actuel, le terme de fille-mère désigne une adolescente qui mène une grossesse à terme….. Alors que, jusqu'au siècle dernier, il s'agissait de toute femme ayant un enfant hors mariage…… Délaissées par le père de l'enfant, soucieuse de cacher leur faute à leurs propres parents ou sommées par ceux-ci de réparer le déshonneur que leur maternité hors-mariage inflige à la famille…. les filles-mères sont les figures emblématiques de l'abandon……Guy de Maupassant propose aux lecteurs de suivre les péripéties d'un jeune enfant né hors mariage……..un enfant maudit !....
« le Papa de Simon » est une nouvelle naturaliste….qui a été publié dans une revue du XIXème siècle…..puis a été intégrée dans le recueil : « La maison Teiller »….
« le Papa de Simon » est une date de parution : 1879….
« le Papa de Simon » est la maman de Simon : son nom n'est pas prononcé….dans le village….tous l'appellent la Blanchotte….cette femme maudite a gagné un enfant….sans que quiconque ne sache comment !.....
Cette mère « isolée » comme nous le disons aujourd'hui…..est méprisée par tous les gens du village…..Une femme sans mari avec un enfant…..Ce ne peut être qu'une femme de mauvaise vie…..une scélérate …..
Une fille mère n'est pas/ne doit pas….par définition…être intégrée à la communauté du village…..Cela ne se fait pas….. !..C'est immoral…. !... !....A-t-on idée d'avoir un enfant hors mariage ?.....Cette femme est déshonorée; Exclue de la société du XIXème siècle
.
« le papa de Simon » est Simon : le fils de la Blanchote …Il avait sept….disons huit ans. Il était bien pâlot…timide…gauche..…Simon ne sortait jamais….il ne galopinait point dans les rues du village…ou…au bord de la rivière….Simon un solitaire….Simon n'avait pas d'amis….Simon n'avait pas non plus de Papa……Il fallait pourtant faire face à la vie….se cultivait….Simon alla pour la première fois à l'école !......
« le papa de Simon » est rumeurs : Ils chuchotaient toujours en le regardant…Ils médisaient….Ils méditaient des mauvais coups….Ils sont tous ces crétins de l'élèves à l'école qui pensent être intelligents en vomissant des inepties….
Comment tu t'appelles ?....Simon…..Simon quoi ?....J'appelle Simon….Tu es idiot ou quoi ?....On s'appelle Simon quelque chose ……Simon ?... Ce n'est pas un nom ça !...Je m'appelle Simon….Vous avez vu cet idiot n'a pas de Papa…..Un garçon sans Papa est un être contre nature !....une erreur de la nature…..A-t-on idée de naître sans Papa !....
Ces enfants cruels n'avait qu'un besoin cruel ….comme…les poules d'une basse-cour…achevé l'une d'entre elle aussitôt qu'elle est blessée…..Ces polissons dont il faut bien l'avouer avaient des pères ivrognes, voleurs, dur
avec les femmes….se bousculaient en serrant de…plus en plus…..comme si ils eussent voulu étouffer l'intrus….En finir avec cet hors la loi de Simon….
Simon se trouva frappé…déchiré…meurtri…roulé à terre….au milieu de tous ces galopins…enfin le mot « galopins » est un peu faible….n'ayez pas peur des mots…« bourreaux » et pour moi mieux approprié…..Dès lors….une joie féroce éclata chez ses ennemis….
« le Papa de Simon » est misère…peine…douleur…isolement…sentiment de marginalité…désespoir…dépression….envie de suicide : le petit enfant se mit à courir vers….les champs….vers la rivière…Il avait emmené dans son esprit une grande….énorme…résolution…Il voulait mourir….Il voulait se noyer dans la rivière….Oh maman…j'ai voulu me noyer….parce que les autres….ils m'ont….ils m'ont battu…..frappé parce que je n'avais pas ….je n'avais pas de Papa……
« le Papa de Simon » est apparition : Soudain une lourde main…s'appuya sur son épaule…et une grosse voix lui demanda….Qu'est-ce qui te fait tant de chagrin mon bonhomme ?.....
L'écrivain normand Guy de Maupassant aborde dans cette nouvelle….des sujets majeurs de la société du XIXème siècle….mais des sujets qui font encore écho de nos jours….la situation des mères « isolées….le harcèlement scolaire….la dépression….le suicide des enfants……
Maupassant nous décrit une scène banale dans une cour d'école en pleine campagne.
Dans ce récit, Maupassant interroge le lecteur sur l'influence des rumeurs.
Maupassant rappelle aux lecteurs que les rumeurs sont de l'influence sociale.
Que ces rumeurs peuvent prendre leurs origines dans un groupe…ou…dans des institutions….de nos jours…sur les réseaux sociaux….que ces rumeurs agissent sur les comportements….croyances…et les opinions des individus. Ces rumeurs sont sources de perte de réalité….et peuvent avoir un impact considérable sur notre vie !......
Maupassant met en garde le lecteur sur les attitudes et conséquences des personnes en groupes….sur notre attitude lorsque nous accueillons parmi nous….une personne différente…Ces lâches comme l'est toujours la foule devant un être désespéré……
Reconnaissons que Maupassant a l'art et la manière d'aborder des sujets douloureux tout en douceur…Ainsi ces nombreuses nouvelles lues comme des contes ne sont pas toujours perçues comme des messages pessimistes sur le fonctionnement de la société ou sur le sens de la vie en général….
Le Papa de Simon est un récit émouvant….poignant…comme tous les récits De Maupassant !.....
CHALLENGE XIXème SIECLE 2021 : UN SIECLE A PEINDRE
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jeunejane
  10 juin 2021
le papa de Simon est un recueil de nouvelles de Guy de Maupassant.
J'ai retrouvé le livre et je n'ai lu que celle-ci.
C'est volontaire car je suis en train de lire les livres que j'ai dans ma bibliothèque et dont certains passages vont être lus lors de la finale des lectures à voix haute organisée par La grande librairie.
Nous avions beaucoup apprécié l'émission de l'an passé.
Revenons à cette nouvelle qui parle de Simon qui fait son entrée à l'école du village . Il est âgé de 7 ou 8 ans, reste souvent à l'intérieur de la maison près de sa mère, surnommée la Blanchotte, qui le protège et pour cause.
Elle est mère célibataire et au 19ème siècle, ce n'est absolument pas admis.
A sa sortie de l'école, Simon va être entouré par les plus grands. On y retrouve une petite ambiance de guerre des boutons mais elle ne s'organise pas, heureusement pour le petit.
Les grands l'interrogent immédiatement sur son papa qu'il n'a pas et un autre que lui n'a plus son papa mais il se mêle aux autres car le sien est enterré au cimetière et ça, c'est bien plus ...défendable.
Les enfants s'expriment à travers les avis de leurs parents . La cruauté des enfants est donc la réplique du monde des adultes.
L'écriture est agréable car Maupassant utilise des termes d'époque sans que ce soit lourd. Nous sommes vraiment dans une ambiance réelle.
C'est un texte qui se prête facilement à la lecture à voix haute avec des passages en narration et d'autres en dialogue mais avec cette belle écriture de l'auteur qui rend la nouvelle agréable à lire.
La narration emploie des temps du passé, en majorité le passé simple sauf pour les dialogues.
Ce qui est remarquable; c'est que l'auteur donne son avis et juge la situation, les moqueries, la rusticité des personnages et fort à propos allant jusqu'à faire des parallèles entre les comportements des gens et des bêtes.
Une lecture fort appréciée que je garderai à portée de main le jour de l'émission.
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Woland
  02 décembre 2017
ISBN : Inconnu
Guy de Maupassant - nul n'aura l'audace de le nier - est réputé pour ses nouvelles sombres, qui égratignent avec férocité, quand elles ne les sabrent pas carrément, la société et nombre de ses membres, et ceci à quelque niveau qu'ils se situent. Ses textes fantastiques sont tout aussi connus. Quant à ses nouvelles teintées de paillardise, outre le délicieux "Rosier de Mme Husson", on pourrait encore citer "Le Remplaçant" et cette nouvelle, dont le titre m'échappe (mais il ne le fera pas longtemps, le gaillard ! ) où l'on voit un malheureux facteur (ou garde-champêtre) confondre avec les gémissements d'une victime mourant sous les coups de son assassin des cris émis sur un tout autre (et bien plus agréable) registre.
A mes yeux, qui se trompent peut-être, notez bien , Maupassant le Macho demeure également, avec Balzac, l'un des meilleurs connaisseurs de l'âme féminine du XIXème siècle, un "féministe" authentique (qui s'ignorait sans doute) et dont on imagine l'ahurissement devant nos déliquescentes Femen actuelles (sans compter les commentaires carrément orduriers qu'il ferait sur elles). Il reste en outre - et ce n'est pas là, croyez-moi, son moindre titre de gloire littéraire - un défenseur résolu, inexorable même, du faible quel qu'il soit, être humain ou animal. Je sais que je répète cela dans presque toutes les fiches que je consacre à son oeuvre mais c'est que, voyez-vous, quand on regarde les photos du personnage, ses portraits, quand on songe à l'attitude d'homme à femmes qu'il affichait sans complexes et parfois par pure provocation, on est heureux de constater que, sous tout cela, se dissimulent une tendresse et une sensibilité qui révèlent, en cet écrivain qui séduit par son style très personnel, qui n'appartient ni au Réalisme, ni au Naturalisme, une part si importante et si émouvante d'humanité.
De temps en temps, comme tout le monde, Maupassant écrivait à la commande. A moins que, tout simplement, lassé de la sottise et de la noirceur d'un monde où tout se termine souvent plus mal que bien, il n'ait rêvé de rédiger, par-ci, par-là, une petite nouvelle un peu "conte de fées." "Le Papa de Simon" est de celles-ci bien que, là non plus, l'auteur n'ait pas réussi à en éradiquer toute méchanceté, celle-ci étant représentée par l'attitude des enfants de l'école face au petit Simon.
Le petit Simon est un enfant tranquille et solitaire, plutôt doux et malingre, mais bien gentil et intelligent, qui n'a qu'un tort, irréparable à cette époque, et ce dans n'importe quel milieu, hélas ! sauf peut-être le milieu "artiste" : il n'a pas de père. Enfin, il en a bien un, bien sûr - l'auteur ne nous donne pas beaucoup d'indices sur le personnage - mais l'individu a laissé sa mère en plan lorsqu'elle lui a avoué qu'elle attendait un bébé. Sa mère, c'est la Blanchotte - surnom choisi comme par défi par Maupassant - une jeune paysanne tombée bêtement amoureuse et qui a cru aux promesses de mariage de celui qui ne souhaitait, en fait, qu'une aventure sans lendemain.
Mais la Blanchotte a fait face. Elle a conservé l'enfant, l'a élevé avec tendresse et l'a envoyé à l'école dans l'espoir, sans doute, que cela lui apporterait quelque chose à la longue - peut-être même plus qu'une destinée de paysan. Non qu'elle ait honte de son milieu - où certains lui ont tourné le dos bien sûr mais où d'autres continuent à lui parler et l'estiment d'autant plus que, depuis sa triste aventure, elle se montre très froide avec les hommes et n'a plus donné à parler d'elle. Simplement, pour leur enfant, toutes les mères du monde, en tout cas quand elles sont normalement constituées, espèrent toujours le mieux. Et à l'époque, pour une petit paysan, passer le certificat d'études, aller, qui sait, au collège et devenir un petit employé, c'est mieux, bien mieux que de rester dans son champ - à moins, bien sûr, d'avoir des dispositions certaines pour l'agriculture.
Simon aime sa mère et il est fier d'elle. Il sait, bien sûr, qu'il n'a pas de papa mais bon ! cela a-t-il vraiment de l'importance ? Pour sa mère, peut-être un peu. Lui, parfois, il aimerait avoir un papa. Pour jouer à des jeux de garçon, par exemple. Mais mis à part ça ...
Evidemment, une fois entré à l'école, le petit se rend compte que, pour certains, la chose en a, de l'importance. On se moque de lui parce qu'"il n'a pas de papa" mais surtout, on en profite pour le frapper. Simon a beau être un petit gabarit, il se défend avec un courage qui force l'admiration - mais il reste toujours sur le carreau, hélas ! Cependant, les blessures morales sont les pires et contre celles-là, les enfants, déjà méchants et bêtes comme le sont leurs parents dont ils répètent les dires, savent bien qu'il n'y a pas de remède. D'ailleurs, un jour, poussé à bout par la haine qui l'entoure à l'école, le petit Simon s'enfuit dans le bois dans l'intention de se noyer. Il n'en peut plus, le pauvre, il étouffe. Après tout, s'il se noyait, ça ne vaudrait-il pas mieux pour tout le monde, même pour sa mère ?
Et puis, Simon se rappelle brusquement qu'un mendiant, qui n'avait plus rien dans le village, avait choisi d'en finir comme ça, avec la vie. Et que, du coup, même certains qui se moquaient de lui avaient dit : "Il est heureux, maintenant" - et avec un certain respect en plus. Quand on est mort, on est donc heureux et tout le monde se met à vous aimer ? Alors, il n'y a pas à hésiter. Et Simon passerait bien à l'acte mais le temps est assez beau, les reinettes coassent ... et l'instinct de conservation est là, derrière son épaule, à le surveiller de très près. Qu'il regarde les beautés de la forêt, qu'il voie que tout n'est pas laid , méchant et sot : que diable ! il a sa vie à faire et il est si petit ...
L'instinct de conservation, qui est un malin - il faut dire que sa tâche est rarement facile - sait aussi que le petit Simon va tomber sur un monsieur très gentil, un forgeron du village, appelé Philippe. Que l'homme, voyant les traces de larmes sur le visage de l'enfant, va engager la conversation, lui changer un peu les idées ... et même le raccompagner chez lui. Bon, bien sûr, et l'instinct de conservation le sait aussi bien que vous et moi : arrivé à ce point, on n'aura encore qu'à moitié fait le boulot - et en restant optimiste en plus ! Mais qui n'essaie rien n'a rien ! ... Et puis, surtout, il faut persévérer ...
Avec un Maupassant derrière, et dans une nouvelle qu'il a décidé d'écrire pour une fois "en rose", malgré les pâtés bien noirs (et si horriblement laids) que font dans quelques pages les petits élèves méchants et stupides, on peut dire que la cause est gagnée d'avance. Bref, l'histoire est mignonne à souhait, on est heureux de la lire même si ce n'est pas du grand Maupassant. Et puis, tout de même, le lecteur reste impressionné par la finesse avec laquelle l'auteur dépeint non seulement les sentiments de Simon mais aussi ceux de ses condisciples. Si beaucoup de ceux-ci se conduisent en brutes, nous rappelle-t-il sans en avoir l'air, c'est que leurs parents n'ont pas toujours de bonnes paroles pour la Blanchotte et son fils. Pour certains, il le sous-entend sans s'attendrir sur ces cas désespérés, c'est aussi, tout simplement, parce qu'ils seront toujours comme ça : mauvais, sournois et toujours prêts à embêter les autres, toujours prêts à leur envier même la Peste aux autres - c'est dire !
Mais l'important, n'est-ce pas que, si elles font bien moins de bruit que les histoires qui se terminent très mal, il en existe aussi comme celle du "Papa de Simon", plus calmes, plus posées, non point timides mais qui n'ont, finalement, rien à prouver à ceux qui pensent que seuls la haine et le mépris d'autrui leur permettront de se sentir vivre ? Après tout, les gens heureux n'ont peut-être pas d'histoire ... mais ils sont heureux et c'est bien l'essentiel, non ? ;o)
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Pas-chacha
  07 novembre 2020
Court recueil de nouvelles qui nous emmène au contact de l'enfance. L'enfance et ses différents sentiments. le style n'est plus à présenter, c'est très bien écrit, percutant, et en même temps très moderne. Et toujours: très triste voire glaçant. Une belle découverte pour moi qui n'avais pas du tout apprécié les oeuvres étudiées au lycée.
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Plume86
  09 juillet 2017
On ne présente plus Guy de Maupassant, cet auteur français du XIXème siècle connu non seulement pour ses romans tels que Pierre et Jean, Boule de Suif ou Bel-ami, mais aussi pour ses innombrables nouvelles. La plupart des collégiens et lycéens ont eu l'occasion, au moins une fois au cours de leur scolarité, d'étudier un extrait ou une de ses oeuvres. Et cela n'est pas sans raison: en effet Guy de Maupassant fait partie de ses auteurs réputés facile à lire. Toutefois qui dit facile à lire, ne veut pas forcément dire qui n'est pas digne d'intérêt.
Le petit recueil de nouvelles que je vous propose de découvrir ici, le papa de Simon et autres nouvelles, peut être un bon choix pour découvrir tranquillement cet auteur. On y retrouve les thèmes qui sont cher à l'auteur tels que le monde rural, la campagne, la cruauté humaine, le pessimisme, la condition des femmes, la famille, les rapports de classes sociales.
Ce recueil se compose de neuf nouvelles:
Le papa de Simon: Simon, petit garçon sans papa et élevé par sa mère seule, fait l'objet de brimades de la part de ses camarades. Nouvelle très touchante où est dénoncée la lâcheté de l'homme face à leur devoir de paternité.
En voyage: Nouvelle tragique qui raconte la mort des deux jeunes frères dans un réservoir. L'un chute dans l'eau, l'autre n'écoutant que son courage plonge pour sauver l'autre mais se retrouve pris au piège également. Glaçant, réaliste, c'est une ode à l'amour fraternel et à la pureté et l'insouciance de l'enfance.
Aux champs: Nouvelle rurale, dans le milieu paysan. Dénonciation de la pauvreté, de l'ingratitude de l'enfant face aux parents, de la jalousie, de l'inégalité de classe sociale.
La confession: Sur la jalousie entre soeurs.
Le père: Nouvelle se rapprochant du papa de Simon. Sur la lâcheté de l'homme, du père et de l'abandon de l'enfant.
Le baptême: Cette nouvelle dénonce les moeurs, les traditions, la rigueur et la rigidité de L'Église catholique qui refuse que les hommes de Dieu puissent avoir des enfants.
Coco: C'est ma nouvelle préférée, la plus touchante, émouvante. Sur la cruauté de l'enfant face à plus faible que lui. Opposition entre douceur, tendresse et méchanceté.
Mlle Perle: Dénonciation des inégalités de classes, les classes sociales ne se mélangent pas entre elles.
Boitelle: Dénonciation de la discrimination envers les noirs. Nouvelle sur la piété familiale, le respect du choix des parents bien que celui -ci aille à l'encontre de ses propres sentiments.
Sans être inoubliable, ce recueil de nouvelles sympathiques permet de se familiariser avec les thèmes chers à l'auteur. Entre nouvelles touchantes et cruelles, j'ai été emporté par la plume de l'auteur bien que je préfère ses romans plus aboutis.
Lien : https://www.uneplumesurunpar..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   10 juin 2021
- un garçon qui n'a pas de papa
...
Les enfants riaient, très excités ; et ces fils de champs, plus proches des bêtes, éprouvaient ce besoin cruel qui pousse les poules d'une basse-cour à achever l'une d'entre elles aussitôt qu'elle est blessée.
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jeunejanejeunejane   10 juin 2021
Midi finissait de sonner. La porte de l'école s'ouvrit, et les gamins se précipitèrent en se bousculant pour sortir plus vite. Mais au lieu de se disperser rapidement et de rentrer dîner, comme ils le faisaient chaque jour, ils s'arrêtèrent à quelques pas, se réunirent par groupes et se mirent à chuchoter.
C'est que ce matin-là, Simon, le fils de la Blanchotte, était venu à la classe pour la première fois.
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WolandWoland   03 décembre 2017
[...] ... Soudain, une lourde main s'appuya sur son épaule et une grosse voix lui demanda : "Qu'est-ce qui te fait donc tant de chagrin, mon bonhomme ?"

Simon se retourna. Un grand ouvrier qui avait une barbe et des cheveux noirs tout frisés le regardait d'un air bon. Il répondit avec des larmes plein les yeux et plein la gorge :

- "Ils m'ont battu ... parce que ...je ... je ... n'ai pas ... de papa ... pas de papa.

- Comment," dit l'homme, en souriant, "mais tout le monde en a un."

L'enfant reprit péniblement au milieu des spasmes de son chagrin : "Moi ... moi ... je n'en ai pas."

Alors l'ouvrier devint grave ; il avait reconnu le fils de la Blanchotte, et, quoique nouveau dans le pays, il savait vaguement son histoire.

- "Allons," dit-il, "console-toi, mon garçon, et viens-t'en avec toi chez ta maman. On t'en donnera ... un papa."

Ils se mirent en route, le grand tenant le petit par la main, et l'homme souriait de nouveau, car il n'était pas fâché de voir cette Blanchotte, qui était, contait-on, une des plus belles filles du pays ; et il se disait, peut-être, au fond de sa pensée, qu'une jeunesse qui avait failli pouvait bien faillir encore.

Ils arrivèrent devant une petite maison blanche, très propre.

- "C'est là," dit l'enfant, et il cria : "Maman !"

Une femme se montra, et l'ouvrier cessa brusquement de sourire, car il comprit tout de suite qu'on ne badinait plus avec cette grande fille pâle qui restait sévère sur sa porte, comme pour défendre à un homme le seuil de cette maison où elle avait été déjà trahie par un autre. Intimidé et sa casquette à la main, il balbutia :

- "Tenez, madame, je vous ramène votre petit garçon qui s'était perdu tout près de la rivière."

Mais Simon sauta au cou de sa mère et lui dit en se remettant à pleurer :

- "Non, maman, j'ai voulu me noyer, parce que les autres m'ont battu ... m'ont battu ... parce que je n'ai pas de papa." ... [...]
+ Lire la suite
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MelleFifiMelleFifi   01 novembre 2014
"Voyons, c'est fini, tais-toi. Il est venu sous un chou comme tous les petits enfants. Tu le sais bien.
- Mais il n'y avait pas de chou dans le wagon ?"
Alors Gontran de Vaulacelles, qui écoutait avec un air sournois, sourit et dit :
"Si, il y avait un chou. Mais il n'y a que M. Le curé qui l'a vu."
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WolandWoland   03 décembre 2017
[...] ... Soudain, une lourde main s'appuya sur son épaule et une grosse voix lui demanda : "Qu'est-ce qui te fait donc tant de chagrin, mon bonhomme ?"

Simon se retourna. Un grand ouvrier qui avait une barbe et des cheveux noirs tout frisés le regardait d'un air bon. Il répondit avec des larmes plein les yeux et plein la gorge :

- "Ils m'ont battu ... parce que ...je ... je ... n'ai pas ... de papa ... pas de papa.

- Comment," dit l'homme, en souriant, "mais tout le monde en a un."

L'enfant reprit péniblement au milieu des spasmes de son chagrin : "Moi ... moi ... je n'en ai pas."

Alors l'ouvrier devint grave ; il avait reconnu le fils de la Blanchotte, et, quoique nouveau dans le pays, il savait vaguement son histoire.

- "Allons," dit-il, "console-toi, mon garçon, et viens-t'en avec toi chez ta maman. On t'en donnera ... un papa."

Ils se mirent en route, le grand tenant le petit par la main, et l'homme souriait de nouveau, car il n'était pas fâché de voir cette Blanchotte, qui était, contait-on, une des plus belles filles du pays ; et il se disait, peut-être, au fond de sa pensée, qu'une jeunesse qui avait failli pouvait bien faillir encore.

Ils arrivèrent devant une petite maison blanche, très propre.

- "C'est là," dit l'enfant, et il cria : "Maman !"

Une femme se montra, et l'ouvrier cessa brusquement de sourire, car il comprit tout de suite qu'on ne badinait plus avec cette grande fille pâle qui restait sévère sur sa porte, comme pour défendre à un homme le seuil de cette maison où elle avait été déjà trahie par un autre. Intimidé et sa casquette à la main, il balbutia :

- "Tenez, madame, je vous ramène votre petit garçon qui s'était perdu tout près de la rivière."

Mais Simon sauta au cou de sa mère et lui dit en se remettant à pleurer :

- "Non, maman, j'ai voulu me noyer, parce que les autres m'ont battu ... m'ont battu ... parce que je n'ai pas de papa." ... [...]
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Vidéo de Guy de Maupassant
Elle vous avait manqué ? La Dictée géante est de retour cette semaine. Pour la reprise, Rachid Santaki vous propose un extrait de "La Vie errante" de Guy de Maupassant, un récit de voyages publié en 1890. À vous de tenter le sans faute ! On attend vos résultats en commentaire
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