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Nadine Satiat (Éditeur scientifique)
ISBN : 208072004X
Éditeur : Flammarion (25/07/1995)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 50 notes)
Résumé :
L'enfance, sous la plume de Maupassant, prend une "senteur violente et douce" : douceur des jeux et de l'insouciance qui ne résiste cependant pas longtemps à la violence d'une réalité souvent mesquine, brutale et tragique. Dans ce recueil de nouvelles, jalousie mortelle, joies féroces, cruauté froide, angoisses terribles et désespoir profond ne sont pas réservés aux adultes. Ces sentiments semblent même d'autant plus puissants qu'ils s'emparent de petits êtres dont ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  02 décembre 2017
ISBN : Inconnu
Guy de Maupassant - nul n'aura l'audace de le nier - est réputé pour ses nouvelles sombres, qui égratignent avec férocité, quand elles ne les sabrent pas carrément, la société et nombre de ses membres, et ceci à quelque niveau qu'ils se situent. Ses textes fantastiques sont tout aussi connus. Quant à ses nouvelles teintées de paillardise, outre le délicieux "Rosier de Mme Husson", on pourrait encore citer "Le Remplaçant" et cette nouvelle, dont le titre m'échappe (mais il ne le fera pas longtemps, le gaillard ! ) où l'on voit un malheureux facteur (ou garde-champêtre) confondre avec les gémissements d'une victime mourant sous les coups de son assassin des cris émis sur un tout autre (et bien plus agréable) registre.
A mes yeux, qui se trompent peut-être, notez bien , Maupassant le Macho demeure également, avec Balzac, l'un des meilleurs connaisseurs de l'âme féminine du XIXème siècle, un "féministe" authentique (qui s'ignorait sans doute) et dont on imagine l'ahurissement devant nos déliquescentes Femen actuelles (sans compter les commentaires carrément orduriers qu'il ferait sur elles). Il reste en outre - et ce n'est pas là, croyez-moi, son moindre titre de gloire littéraire - un défenseur résolu, inexorable même, du faible quel qu'il soit, être humain ou animal. Je sais que je répète cela dans presque toutes les fiches que je consacre à son oeuvre mais c'est que, voyez-vous, quand on regarde les photos du personnage, ses portraits, quand on songe à l'attitude d'homme à femmes qu'il affichait sans complexes et parfois par pure provocation, on est heureux de constater que, sous tout cela, se dissimulent une tendresse et une sensibilité qui révèlent, en cet écrivain qui séduit par son style très personnel, qui n'appartient ni au Réalisme, ni au Naturalisme, une part si importante et si émouvante d'humanité.
De temps en temps, comme tout le monde, Maupassant écrivait à la commande. A moins que, tout simplement, lassé de la sottise et de la noirceur d'un monde où tout se termine souvent plus mal que bien, il n'ait rêvé de rédiger, par-ci, par-là, une petite nouvelle un peu "conte de fées." "Le Papa de Simon" est de celles-ci bien que, là non plus, l'auteur n'ait pas réussi à en éradiquer toute méchanceté, celle-ci étant représentée par l'attitude des enfants de l'école face au petit Simon.
Le petit Simon est un enfant tranquille et solitaire, plutôt doux et malingre, mais bien gentil et intelligent, qui n'a qu'un tort, irréparable à cette époque, et ce dans n'importe quel milieu, hélas ! sauf peut-être le milieu "artiste" : il n'a pas de père. Enfin, il en a bien un, bien sûr - l'auteur ne nous donne pas beaucoup d'indices sur le personnage - mais l'individu a laissé sa mère en plan lorsqu'elle lui a avoué qu'elle attendait un bébé. Sa mère, c'est la Blanchotte - surnom choisi comme par défi par Maupassant - une jeune paysanne tombée bêtement amoureuse et qui a cru aux promesses de mariage de celui qui ne souhaitait, en fait, qu'une aventure sans lendemain.
Mais la Blanchotte a fait face. Elle a conservé l'enfant, l'a élevé avec tendresse et l'a envoyé à l'école dans l'espoir, sans doute, que cela lui apporterait quelque chose à la longue - peut-être même plus qu'une destinée de paysan. Non qu'elle ait honte de son milieu - où certains lui ont tourné le dos bien sûr mais où d'autres continuent à lui parler et l'estiment d'autant plus que, depuis sa triste aventure, elle se montre très froide avec les hommes et n'a plus donné à parler d'elle. Simplement, pour leur enfant, toutes les mères du monde, en tout cas quand elles sont normalement constituées, espèrent toujours le mieux. Et à l'époque, pour une petit paysan, passer le certificat d'études, aller, qui sait, au collège et devenir un petit employé, c'est mieux, bien mieux que de rester dans son champ - à moins, bien sûr, d'avoir des dispositions certaines pour l'agriculture.
Simon aime sa mère et il est fier d'elle. Il sait, bien sûr, qu'il n'a pas de papa mais bon ! cela a-t-il vraiment de l'importance ? Pour sa mère, peut-être un peu. Lui, parfois, il aimerait avoir un papa. Pour jouer à des jeux de garçon, par exemple. Mais mis à part ça ...
Evidemment, une fois entré à l'école, le petit se rend compte que, pour certains, la chose en a, de l'importance. On se moque de lui parce qu'"il n'a pas de papa" mais surtout, on en profite pour le frapper. Simon a beau être un petit gabarit, il se défend avec un courage qui force l'admiration - mais il reste toujours sur le carreau, hélas ! Cependant, les blessures morales sont les pires et contre celles-là, les enfants, déjà méchants et bêtes comme le sont leurs parents dont ils répètent les dires, savent bien qu'il n'y a pas de remède. D'ailleurs, un jour, poussé à bout par la haine qui l'entoure à l'école, le petit Simon s'enfuit dans le bois dans l'intention de se noyer. Il n'en peut plus, le pauvre, il étouffe. Après tout, s'il se noyait, ça ne vaudrait-il pas mieux pour tout le monde, même pour sa mère ?
Et puis, Simon se rappelle brusquement qu'un mendiant, qui n'avait plus rien dans le village, avait choisi d'en finir comme ça, avec la vie. Et que, du coup, même certains qui se moquaient de lui avaient dit : "Il est heureux, maintenant" - et avec un certain respect en plus. Quand on est mort, on est donc heureux et tout le monde se met à vous aimer ? Alors, il n'y a pas à hésiter. Et Simon passerait bien à l'acte mais le temps est assez beau, les reinettes coassent ... et l'instinct de conservation est là, derrière son épaule, à le surveiller de très près. Qu'il regarde les beautés de la forêt, qu'il voie que tout n'est pas laid , méchant et sot : que diable ! il a sa vie à faire et il est si petit ...
L'instinct de conservation, qui est un malin - il faut dire que sa tâche est rarement facile - sait aussi que le petit Simon va tomber sur un monsieur très gentil, un forgeron du village, appelé Philippe. Que l'homme, voyant les traces de larmes sur le visage de l'enfant, va engager la conversation, lui changer un peu les idées ... et même le raccompagner chez lui. Bon, bien sûr, et l'instinct de conservation le sait aussi bien que vous et moi : arrivé à ce point, on n'aura encore qu'à moitié fait le boulot - et en restant optimiste en plus ! Mais qui n'essaie rien n'a rien ! ... Et puis, surtout, il faut persévérer ...
Avec un Maupassant derrière, et dans une nouvelle qu'il a décidé d'écrire pour une fois "en rose", malgré les pâtés bien noirs (et si horriblement laids) que font dans quelques pages les petits élèves méchants et stupides, on peut dire que la cause est gagnée d'avance. Bref, l'histoire est mignonne à souhait, on est heureux de la lire même si ce n'est pas du grand Maupassant. Et puis, tout de même, le lecteur reste impressionné par la finesse avec laquelle l'auteur dépeint non seulement les sentiments de Simon mais aussi ceux de ses condisciples. Si beaucoup de ceux-ci se conduisent en brutes, nous rappelle-t-il sans en avoir l'air, c'est que leurs parents n'ont pas toujours de bonnes paroles pour la Blanchotte et son fils. Pour certains, il le sous-entend sans s'attendrir sur ces cas désespérés, c'est aussi, tout simplement, parce qu'ils seront toujours comme ça : mauvais, sournois et toujours prêts à embêter les autres, toujours prêts à leur envier même la Peste aux autres - c'est dire !
Mais l'important, n'est-ce pas que, si elles font bien moins de bruit que les histoires qui se terminent très mal, il en existe aussi comme celle du "Papa de Simon", plus calmes, plus posées, non point timides mais qui n'ont, finalement, rien à prouver à ceux qui pensent que seuls la haine et le mépris d'autrui leur permettront de se sentir vivre ? Après tout, les gens heureux n'ont peut-être pas d'histoire ... mais ils sont heureux et c'est bien l'essentiel, non ? ;o)
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Plume86
  09 juillet 2017
On ne présente plus Guy de Maupassant, cet auteur français du XIXème siècle connu non seulement pour ses romans tels que Pierre et Jean, Boule de Suif ou Bel-ami, mais aussi pour ses innombrables nouvelles. La plupart des collégiens et lycéens ont eu l'occasion, au moins une fois au cours de leur scolarité, d'étudier un extrait ou une de ses oeuvres. Et cela n'est pas sans raison: en effet Guy de Maupassant fait partie de ses auteurs réputés facile à lire. Toutefois qui dit facile à lire, ne veut pas forcément dire qui n'est pas digne d'intérêt.
Le petit recueil de nouvelles que je vous propose de découvrir ici, le papa de Simon et autres nouvelles, peut être un bon choix pour découvrir tranquillement cet auteur. On y retrouve les thèmes qui sont cher à l'auteur tels que le monde rural, la campagne, la cruauté humaine, le pessimisme, la condition des femmes, la famille, les rapports de classes sociales.
Ce recueil se compose de neuf nouvelles:
Le papa de Simon: Simon, petit garçon sans papa et élevé par sa mère seule, fait l'objet de brimades de la part de ses camarades. Nouvelle très touchante où est dénoncée la lâcheté de l'homme face à leur devoir de paternité.
En voyage: Nouvelle tragique qui raconte la mort des deux jeunes frères dans un réservoir. L'un chute dans l'eau, l'autre n'écoutant que son courage plonge pour sauver l'autre mais se retrouve pris au piège également. Glaçant, réaliste, c'est une ode à l'amour fraternel et à la pureté et l'insouciance de l'enfance.
Aux champs: Nouvelle rurale, dans le milieu paysan. Dénonciation de la pauvreté, de l'ingratitude de l'enfant face aux parents, de la jalousie, de l'inégalité de classe sociale.
La confession: Sur la jalousie entre soeurs.
Le père: Nouvelle se rapprochant du papa de Simon. Sur la lâcheté de l'homme, du père et de l'abandon de l'enfant.
Le baptême: Cette nouvelle dénonce les moeurs, les traditions, la rigueur et la rigidité de L'Église catholique qui refuse que les hommes de Dieu puissent avoir des enfants.
Coco: C'est ma nouvelle préférée, la plus touchante, émouvante. Sur la cruauté de l'enfant face à plus faible que lui. Opposition entre douceur, tendresse et méchanceté.
Mlle Perle: Dénonciation des inégalités de classes, les classes sociales ne se mélangent pas entre elles.
Boitelle: Dénonciation de la discrimination envers les noirs. Nouvelle sur la piété familiale, le respect du choix des parents bien que celui -ci aille à l'encontre de ses propres sentiments.
Sans être inoubliable, ce recueil de nouvelles sympathiques permet de se familiariser avec les thèmes chers à l'auteur. Entre nouvelles touchantes et cruelles, j'ai été emporté par la plume de l'auteur bien que je préfère ses romans plus aboutis.
Lien : https://www.uneplumesurunpar..
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Ilfioredelmale
  30 avril 2017
Ce recueil comporte pas mal d'histoires qui m'ont touché. "Coco" par exemple, moi qui aime les animaux, c'était dur. C'est dans ces moments là que je remercie le choix des profs pour les oeuvres étudiées. Tout cela, je l'ai lu au lycée et j'ai aimé tout ceux De Maupassant. Ce n'est pas mon genre de lecture, je suis plutôt surnaturel et fantastique et pourtant je ne me suis ennuyé à aucun moment. Il a une vision pessimiste du monde, je m'y retrouve des fois. Vraiment c'est un des rares auteurs de cette époque que j'apprécie et qui m'a marqué. ça se lit vite, ce n'est pas trop tumultueux (contrairement à Zola). Bref, une bonne lecture
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Diabolo44
  06 février 2018
Un très bon recueil de nouvelles centré sur la famille, que j'ai descendu d'une traite. Maupassant est bien le maître incontestable de la nouvelle (un genre à mon avis injustement mal aimé), en tout cas pour le XIXème siècle, mettant en scène de façon poignante les terribles travers de la société de son époque, mais aussi ceux de l'Homme en général, et c'est pourquoi elles résonnent encore, 150 ans plus tard, avec toujours autant d'acuité.
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Melisende
  13 octobre 2010
Jusque là, je n'avais pas lu grand-chose De Maupassant : Une partie de campagne (que j'ai étudié en seconde, avec la petite adaptation de Jean Renoir des années 30, ça m'a marquée !) et le Horla (emprunté, il y a quelques années, un jour de pluie à ma petite soeur). Apparemment, Maupassant serait plutôt doué dans la rédaction de nouvelles, et prolixe (plus de 300 selon ce cher Wikipedia !). N'ayant absolument jamais entendu parler du Papa de Simon et n'ayant même pas cherché à lire la quatrième de couverture, j'ai été plus que surprise en me rendant compte que cet ouvrage est en fait un recueil de nouvelles (l'illustration de cet article n'est pas exactement celle de mon livre puisque, sur le mien, le sous-titre « et autres nouvelles » n'apparaît pas... sinon j'aurais peut-être compris !) et que celle qui a donné son titre ne fait pas plus d'une dizaine de pages ! Je ne garderai sans doute pas un souvenir impérissable de cette lecture, c'est loin d'être transcendant, mais ce n'est pas non plus désagréable…
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   03 décembre 2017
[...] ... Soudain, une lourde main s'appuya sur son épaule et une grosse voix lui demanda : "Qu'est-ce qui te fait donc tant de chagrin, mon bonhomme ?"

Simon se retourna. Un grand ouvrier qui avait une barbe et des cheveux noirs tout frisés le regardait d'un air bon. Il répondit avec des larmes plein les yeux et plein la gorge :

- "Ils m'ont battu ... parce que ...je ... je ... n'ai pas ... de papa ... pas de papa.

- Comment," dit l'homme, en souriant, "mais tout le monde en a un."

L'enfant reprit péniblement au milieu des spasmes de son chagrin : "Moi ... moi ... je n'en ai pas."

Alors l'ouvrier devint grave ; il avait reconnu le fils de la Blanchotte, et, quoique nouveau dans le pays, il savait vaguement son histoire.

- "Allons," dit-il, "console-toi, mon garçon, et viens-t'en avec toi chez ta maman. On t'en donnera ... un papa."

Ils se mirent en route, le grand tenant le petit par la main, et l'homme souriait de nouveau, car il n'était pas fâché de voir cette Blanchotte, qui était, contait-on, une des plus belles filles du pays ; et il se disait, peut-être, au fond de sa pensée, qu'une jeunesse qui avait failli pouvait bien faillir encore.

Ils arrivèrent devant une petite maison blanche, très propre.

- "C'est là," dit l'enfant, et il cria : "Maman !"

Une femme se montra, et l'ouvrier cessa brusquement de sourire, car il comprit tout de suite qu'on ne badinait plus avec cette grande fille pâle qui restait sévère sur sa porte, comme pour défendre à un homme le seuil de cette maison où elle avait été déjà trahie par un autre. Intimidé et sa casquette à la main, il balbutia :

- "Tenez, madame, je vous ramène votre petit garçon qui s'était perdu tout près de la rivière."

Mais Simon sauta au cou de sa mère et lui dit en se remettant à pleurer :

- "Non, maman, j'ai voulu me noyer, parce que les autres m'ont battu ... m'ont battu ... parce que je n'ai pas de papa." ... [...]
+ Lire la suite
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WolandWoland   03 décembre 2017
[...] ... Soudain, une lourde main s'appuya sur son épaule et une grosse voix lui demanda : "Qu'est-ce qui te fait donc tant de chagrin, mon bonhomme ?"

Simon se retourna. Un grand ouvrier qui avait une barbe et des cheveux noirs tout frisés le regardait d'un air bon. Il répondit avec des larmes plein les yeux et plein la gorge :

- "Ils m'ont battu ... parce que ...je ... je ... n'ai pas ... de papa ... pas de papa.

- Comment," dit l'homme, en souriant, "mais tout le monde en a un."

L'enfant reprit péniblement au milieu des spasmes de son chagrin : "Moi ... moi ... je n'en ai pas."

Alors l'ouvrier devint grave ; il avait reconnu le fils de la Blanchotte, et, quoique nouveau dans le pays, il savait vaguement son histoire.

- "Allons," dit-il, "console-toi, mon garçon, et viens-t'en avec toi chez ta maman. On t'en donnera ... un papa."

Ils se mirent en route, le grand tenant le petit par la main, et l'homme souriait de nouveau, car il n'était pas fâché de voir cette Blanchotte, qui était, contait-on, une des plus belles filles du pays ; et il se disait, peut-être, au fond de sa pensée, qu'une jeunesse qui avait failli pouvait bien faillir encore.

Ils arrivèrent devant une petite maison blanche, très propre.

- "C'est là," dit l'enfant, et il cria : "Maman !"

Une femme se montra, et l'ouvrier cessa brusquement de sourire, car il comprit tout de suite qu'on ne badinait plus avec cette grande fille pâle qui restait sévère sur sa porte, comme pour défendre à un homme le seuil de cette maison où elle avait été déjà trahie par un autre. Intimidé et sa casquette à la main, il balbutia :

- "Tenez, madame, je vous ramène votre petit garçon qui s'était perdu tout près de la rivière."

Mais Simon sauta au cou de sa mère et lui dit en se remettant à pleurer :

- "Non, maman, j'ai voulu me noyer, parce que les autres m'ont battu ... m'ont battu ... parce que je n'ai pas de papa." ... [...]
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MelleFifiMelleFifi   01 novembre 2014
"Voyons, c'est fini, tais-toi. Il est venu sous un chou comme tous les petits enfants. Tu le sais bien.
- Mais il n'y avait pas de chou dans le wagon ?"
Alors Gontran de Vaulacelles, qui écoutait avec un air sournois, sourit et dit :
"Si, il y avait un chou. Mais il n'y a que M. Le curé qui l'a vu."
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Les-lectures-d-AlexLes-lectures-d-Alex   09 juin 2014
- Et toi non plus, dit-il, tu n'as pas de papa.
- Si, répondit l'autre, j'en ai un.
- Où est-il ? riposta Simon.
- Il est mort, déclara l'enfant avec une fierté superbe, il est au cimetière, mon papa.
Un murmure d'approbation courut parmi les garnements, comme si ce fait d'avoir son père mort au cimetière eût grandi leur camarade pour écraser cet autre qui n'en avait point du tout.

"Le papa de Simon"
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NiratremNiratrem   07 janvier 2018
Resté seul, le petit enfant sans père se mit à courir vers les champs, car un souvenir lui était venu qui avait amené dans son esprit une grande résolution. Il voulait se noyer dans la rivière.
Il se rappelait en effet, que huit jour auparavant, un pauvre diable qui mendiait sa vie s'est jeté dans l'eau parce qu'il n'avait plus d'argent. Simon était là lorsqu'on le repêchait ; et le triste bonhomme qui lui semblait ordinairement lamentable, malpropre, laid, l'avait alors frappé par son air tranquille, avec ses joues pâles, sa longue barbe mouillée et ses yeux ouverts, très calme. On avait dit alentour : il est mort.
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