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EAN : 9782290335451
94 pages
Éditeur : J'ai Lu (01/10/2003)
3.67/5   207 notes
Résumé :
Les ouvrages de Maupassant ont tenté maints cinéastes. Ils y ont trouvé l'occasion d'illustrer des tranches de vie ou de raconter des destins pittoresques ou pathétiques, susceptibles, par leur valeur humaine, d'intéresser un vaste public. Une partie de campagne est une œuvre particulièrement intéressante à cet égard : cette nouvelle, d'une sobriété toute classique, figure parmi les meilleures de l'écrivain. Et il se trouve qu'elle a été adaptée par l'un de nos plus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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djdri25
  15 septembre 2020
Dans la nouvelle intitulée -Une partie de campagne- C'est par un beau et bon dimanche d'été que la famille Dufour s'en va allègrement batifoler à la campagne.
Au sortir de Paris, ces citadins s'attendrissent sur les perspectives qu'offre Dame Nature et c'est avec force descriptions de cette beauté et les émois qu'elle produit que Maupassant s'attarde, tout en soulignant plus loin certaines laideurs de cette campagne tant convoitée.
Ils font une halte dans une auberge bucolique, en bord de Seine dont la devanture offre une flopée de victuailles et vins alléchants.
Madame Dufour est une femme bien portante, ses chairs mouvantes sont pour le narrateur « de la gelée en plat » Par contraste, la belle et sensuelle jeune fille, joliment décrite par l'auteur inspire le désir et l'amour.
Le garçon aux cheveux jaunes qui les accompagne s'extasie avec tous sur des yoles qui peuvent les embarquer vers des destinations rêvées… Après un bref coup d'oeil, les propriétaires des embarcations, deux jeunes hommes beaux et vigoureux repérant la mère et la fille les invitent en un clin d'oeil à les rejoindre. La mère pas folle entame la conversation avec l'un d'eux en un rien de temps.
La température monte, les esprits déjà bien échauffés se troublent,sous le coup de la chaleur, les corps se libèrent de certains effets gênants. La mère et la fille sont chacune invitées par les deux hommes pour une balade en yole sur la rivière.
La suite nous emporte dans un tourbillon coquin, métaphorique, lyrique, sensuel et poétique du désir brûlant, du plaisir et de l'amour physique, "un oiseau Lyre", le rossignol, accompagne le chant d'amour.
Bah ma foi, ce ne fut qu'une partie de campagne ! Et les maris sont bain Marie !
La chute nous montre comment la dure réalité et les conventions bourgeoises reprennent leurs droits, et Toc, on reconnait bien là Maupassant !


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Myriam3
  16 août 2016
Ce court recueil de nouvelles m'a ramenée, comme tous ces livres écrits il y a plus d'un siècle à l'époque révolue où la campagne était encore sauvage, odorante, inquiétante et où on vivait en son coeur et non à côté d'elle. J'ai ouvert une porte sur l'univers des canotiers, sport régional apparemment le long de la Seine et auquel s'adonnait assidûment Maupassant: microcosme de muscles et de poulettes, d'oeillades, de soupirs mais aussi d'alcool, de rires gras et de fêtes. Maupassant décrit tout ce petit monde avec délice et ironie, même si la tragédie n'est jamais loin, en particulier dans La Femme de Paul.
J'ai adoré Sur l'eau, courte nouvelle proche de ce que je connais surtout De Maupassant, entre mysticisme et fantastique, le tout teinté d'effroi. Un homme s'amarre un instant le long de la Seine, mais un épais brouillard blanc se lève et l'ancre refuse de se lever...
J'ai été choquée par Une Histoire Vraie, que le titre rend d'autant plus horrible: une jeune fille est échangée entre deux propriétaires contre un cheval, pour que M de Varnetot, vieux noble déclassé, puisse s'amuser en toute discrétion. Malheureusement la jeune fille non seulement tombe enceinte mais est surtout éperdument amoureuse de l'ingrat, qui bien sûr ne l'épousera pas.
Chaque nouvelle est une peinture de la société du 19ème siècle, une tranche de vie, comme on dit, prise sur le vif et en pleine évolution. Mais dans ce monde, les filles de ferme ont bien moins de chance que les coquettes de la bourgeoisie.
Le style est délicieux, tellement bien écrit qu'on en redemande. J'ai goûté chaque phrase, sa tournure, ce passé simple de plus en plus incongru aujourd'hui.
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kuroineko
  20 août 2018
De par sa vaste carrière en tant que nouvelliste, Guy de Maupassant est de ces auteurs qu'on peut retrouver le temps d'un court récit, juste pour le plaisir de renouer avec son écriture si plaisante et ses histoires aux multiples facettes.
Une partie de campagne est idéale pour, le temps d'ube nouvelle, s'en aller respirer un peu l'air frais sous les frondaisons, au bord de l'eau. On croirait presque entendre la gouaille de Jean Gabin "Quand on se promène au bord de leau/Aux trémolos des p'tits oiseaux..."
A la différence que c'est Guy de Maupassant à la plume. Les Dufour vont certes s'offrir un dimanche hors la ville, comme c'était la grande mode dans le Paris du XIXème siècle, dès qu'un beau brin de soleil se mettait de la partie. On en a un autre exemple dans Au Bonheur des Dames de Zola, où Denise accompagne son amie Pauline et son fiancé.
Mais revenons à nos Dufour, et plus particulièrement à Mademoiselle, destinée à être mariée sagement par ses parents dans la digne tradition boutiquière. Cette partie de campagne va prendre pour ladite demoiselle une direction et un charme impromptus, dans laquelle la Nature et les frondaisons citées plus haut se font complices de ce qui doit être tu. Il y a comme une forme d'érotisation de la Nature et de ses bosquets, les sens qui s'allanguissent au bruissement de l'eau.
Le récit n'est pas très long mais possède une puissance évocatrice indéniable où l'on retrouve la vigueur De Maupassant. Un délice à lire et à relire.
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Epictete
  18 février 2014
On a envie de relire Guy de Maupassant, de temps en temps, surtout à travers ces petits opuscules de la collection Librio, pas chers et relativement vite lus. Voici une série de onze nouvelles, souvent tendres, dans une atmosphère très dix-neuvième siècle, avec des descriptions étonnantes prenant en compte les images, les odeurs et les sons. Seulement quand on avance un peu, on trouve des personnages et des situations parfois terribles de cruauté, de méchanceté, d'indifférence, de bêtise aussi..
Et on redécouvre à chaque fois ce qu'est la littérature de qualité : Un auteur créatif, imaginatif, maniant une langue parfaitement maîtrisée, et jamais ennuyeux.
Un plaisir !
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kathel
  15 juin 2019
Cette lecture tombe plutôt bien puisque la première nouvelle qui donne son titre au livre évoque un tableau de Renoir (Auguste), et aussi un film de Jean Renoir, son fils, tiré de la nouvelle De Maupassant. Et il se trouve que j'ai vu il y a quelques mois une exposition à Orsay sur les Renoir et sur ces oeuvres… Dès les premières lignes, les images du film revenaient irrésistiblement, avec notamment la fameuse scène de la balançoire.
L'édition récente de ce texte en Librio comporte d'ailleurs le synopsis du film, mais pas mon édition, c'est dommage.
L'écriture selon Maupassant, c'est tout d'abord l'art d'entrer dans le vif du sujet par des incipits qui mettent immédiatement dans l'ambiance, en posant souvent le paysage, la saison et un aperçu des personnages.
Son autre point fort réside bien sûr à dresser des portraits, à dessiner des hommes, des femmes qui sont dans un « entre-deux », ni bons, ni mauvais. Des gens simples auxquels la vie ne laisse pas le temps de penser aux sentiments, sauf justement dans les épisodes qui constituent les nouvelles. Là, les sentiments apparaissent tout à coup, submergent et envahissent : sensualité, peur, amour paternel ou jalousie prennent le devant de la scène et transforment à jamais.
J'ai eu par moments l'impression qu'on ne pourrait plus écrire de cette manière, que les phrases fleuraient bon le XIXème siècle, et à d'autres moments, que ces nouvelles restaient très modernes.
Parfois tirant légèrement vers le fantastique comme dans la deuxième nouvelle, « Sur l'eau », les histoires sont souvent sombres ou dramatiques, mais rarement dépourvues de confiance en l'humanité. Les dialogues, selon les textes, se parent d'argot parisien ou de patois normand, et sonnent toujours juste. J'avais déjà lu ces nouvelles, et outre « Une partie de campagne », je me souvenais bien de « Histoire d'une fille de ferme », très touchante, notamment sa chute. « La femme de Paul » est marquante aussi, et l'ensemble donne envie de continuer la relecture !
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   15 août 2016
La mer démontée mugissait et secouait la côte, précipitant sur le rivage des vagues énormes, lentes et baveuses, s'écroulaient avec des détonations d'artillerie. Elles s'en venaient tout doucement, l'une après l'autre, hautes comme des montagnes, éparpillant dans l'air, sous les rafales, l'écume blanche de leurs têtes ainsi qu'une sueur de monstres.
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EpicteteEpictete   18 février 2014
Ô flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds, redoutés des mères à genoux,
Vous vous les racontez en montant les marées
Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous.
(Sur l’eau)
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goodgarngoodgarn   21 mars 2013
C'était une belle fille de dix-huit à vingt ans; une de ces femmes dont la rencontre dans la rue vous fouette d'un désir subit, et vous laisse jusqu'à la nuit une inquiétude vague et un soulévement des sens.
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goodgarngoodgarn   24 mars 2013
La riviére éclatait de lumiére; une buée s'en élevait, pompée par le soleil, et l'on éprouvait une quiétude douce, un rafraîchissement bienfaisant à respirer enfin un air plus pur qui n'avait point balayé la fumée noire des usines ou les miasmes des dépotoirs.
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SaphiraSaphira   29 décembre 2009
1ERE nouvelle : la jeune fille, assise dans le fauteuil du barreur, se laissait aller à la douceur d'être sur l'eau. Elle se sentait prise d'un renoncement de pensées, d'une quiétude de ses membres, d'un abandonnement d'elle-même, comme envahie par une ivresse multiple.


Cet extrait vous montre le style de Maupassant.
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Videos de Guy de Maupassant (58) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guy de Maupassant
Elle vous avait manqué ? La Dictée géante est de retour cette semaine. Pour la reprise, Rachid Santaki vous propose un extrait de "La Vie errante" de Guy de Maupassant, un récit de voyages publié en 1890. À vous de tenter le sans faute ! On attend vos résultats en commentaire
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