AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Michèle Albaret-Maatsch (Traducteur)
ISBN : 2879297443
Éditeur : Editions de l'Olivier (26/05/2011)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 257 notes)
Résumé :
Chroniques de San Francisco, huitième saison. Pour notre plus grand plaisir, Armistead Maupin ajoute un tome de plus à sa célèbre saga en renouant avec un des personnages charismatiques des Chroniques : Mary Ann Singleton. Après vingt ans d’exil à New York, Mary Ann revient sur les lieux de sa jeunesse à San Francisco. Trompée par son mari, atteinte d’un cancer, elle a décidé de se battre pour changer de vie. Elle est hébergée par son ami de toujours, Michael « Mous... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
manU17
  11 août 2012

C'est en 2009, année de tous les changements dans ma vie, que j'ai découvert les aventures des habitants du 28 Barbary Lane crées par Armistead Maupin dans ces célèbres Chroniques de San Francisco. Je venais de terminer les six premiers tomes quand le septième est sorti. Je l'ai lu comme les autres, il était évident pour moi que je lirai ce huitième opus.

Ma mémoire étant ce qu'elle est, je serai bien incapable de vous résumer chaque tome de leurs aventures mais je dois dire que c'est avec plaisir que j'ai retrouvé tous ces personnages qui me sont devenus un peu familiers. Tout s'est mis en place facilement, j'ai avec plaisir retrouvé mes marques.

Mary Ann a surpris son mari en plein ébats sexuels sur skype. Imaginez-vous un instant à sa place, ça doit tout de même être violent comme image… de plus, on vient de lui diagnostiquer un grave problème de santé, c'est donc très logiquement qu'elle revient auprès de son grand ami Mickaël chercher soutien et réconfort. Ce dernier a désormais la soixantaine, il est toujours marié avec Ben de vingt ans son cadet. Mme Madrigal reste égale à elle-même, sage et bienveillante envers tout son petit monde, malgré son âge très avancé. Jake, apparu dans le précédent volume, est en attente de son opération et veille au bien-être de la vieille dame où peut-être est-ce l'inverse, allez savoir… On retrouve aussi Shauna, fille adoptive de Mary Ann et du regretté Brian. Les deux femmes n'ont gardé quasiment aucun contact.

Dans ce nouveau volume, l'auteur croque une nouvelle fois son époque. Tout y est évoqué. L'élection d'Obama, la proposition N°8, Internet et ses dérives, Facebook et ses risques (demandez à Mary Ann !). Shauna est l'auteur d'un blog très en vue ou elle évoque entre autre sa vie sexuelle, ce qui n'est pas forcément du goût d'Otto son compagnon du moment. Il traite aussi de la fidélité dans les couples, hétéros ou homos, la peur de l'engagement, l'acceptation de soi ou le rejet de ce que l'on est vraiment… Autant de thèmes qui trouvent échos en nous ou autour de nous. de plus, il y a toujours l'humour et le parler vrai qui font le charme de cette série.

Le tour de génie d'Armistead Maupin est d'avoir imaginé une intrigue secondaire qui va se révéler être l'intrigue clé du roman. En ingénieux feuilletoniste, il boucle ici une histoire que l'on croyait bouclée mais qui ne l'était pas. Au final, tout se recoupe, tout se tient pour le plus grand plaisir du lecteur. Personnellement, je trouve que ce n'était pas toujours le cas de certains volumes. J'ai aussi trouvé amusant le clin d'oeil furtif de l'auteur à Gabriel Noone, héros de son roman Une Voix dans la nuit, façon de relier ce dernier à l'univers des Chroniques.

Mary Ann en automne pour une attachante Mary Ann à l'automne de sa vie ? Sans doute. Mais pour moi, elle est plutôt à l'aube d'une nouvelle vie.

Croyez-moi, il y a une vie après soixante ans, si, si…
Croyez-moi, ils reviendront, si, si…

Vous l'aurez compris, ce fut pour moi une lecture très agréable, idéale sur la plage, les doigts de pieds en éventail.


Lien : http://bouquins-de-poches-en..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
missmolko1
  22 avril 2013
Les Chroniques de San Francisco m'ont toujours beaucoup amusé et je me faisais une joie de retrouver les personnages d'Armistead Maupin.
Pourtant je ressors de cette lecture avec un bilan plutôt mitigé car j'ai eu l'impression ici d'un tome de trop.

Le personnage de Mary Ann me plaisait beaucoup lors des premiers tomes puis ensuite elle m'avait beaucoup déçu... Souvenez-vous, elle avait pris un peu la grosse tête et avait quitté son mari et sa fille adoptive pour partir a New York où elle avait épousé un homme riche. Je pense que je n'ai pas été la seule à être déçue car j'ai eu l'impression qu'avec ce livre, l'auteur essaie de réintégrer Mary Ann, de la faire redevenir la gentille jeune femme qu'elle était. Et pour moi ça n'a pas pris....

Michael reste mon personnage préféré et même avec ses soixante ans, il me fait toujours rire.
La vieille Anna est toujours là, et j'avoue que je suis surprise qu'elle soit toujours en vie car dans le premier tome, trente ans auparavant c'était déjà une vielle femme.... En même temps, la saga ne serait plus la même sans elle!
D'or et DeDe sont toujours fidèles à elle même c'est a dire complétement déjantées et drôles et ça m'a fait plaisir de les retrouver aussi.
Par contre, les nouveaux personnages me plaisent moins. Je veux parler de Jake et de Shawna. Je trouve que cette nouvelle génération est bien moins attachante que celle d'avant.
Enfin, je suis un peu déçue par le ton du livre. Les précédents tomes m'avaient fait franchement rire mais avec celui ci j'ai a peine souri quelques fois.... Petite déception donc mais toujours aussi ravie de retrouver les personnages chers à mon coeur!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          251
sandrine57
  06 février 2013
Blessée dans son coeur et dans sa chair, Mary-Ann revient panser ses plaies à San Francisco, avec dans ses valises la lourde culpabilité d'avoir abandonné ses amis il y 20 ans de cela. Mais Mouse, son ami de toujours, ne lui en veut pas et l'accueille à bras ouverts dans la maison qu'il partage avec son mari Ben. C'est l'occasion pour les deux sexagénaires de renouer les liens distendus, de se souvenir du passé et de parler de l'avenir.

C'est toujours un plaisir de retrouver les personnages des Chroniques de San Francisco même s'ils ont pris de l'âge et doivent désormais affronter des problèmes de "vieux": cancer, libido en berne, impuissance, prises de poids,etc. Mais ils sont touchants ces héros fatigués et n'ont perdu ni leur goût de vivre, ni leur humour. Même si le ton est plus nostalgique, plus doux-amer, cet épisode est un bon crû. MAUPIN donne des nouvelles de Mme Madrigal, Shawna, D'or et DeDe, renoue avec une intrigue à suspens comme fil conducteur du récit et ancre encore une fois son histoire dans le temps présent avec Facebook, l'élection d'Obama, la loi contre le mariage gay, etc.
Alors bien sûr, ce n'est plus la franche rigolade des débuts mais on passe un bon moment, comme lorsqu'on retrouve des amis après une longue absence. Les fans de la série auraient tort de s'en priver!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
MISTY75
  10 décembre 2011
Voici comment Angelo Rinaldi de l'Académie Française parlait des Chroniques de San Francisco en 1998 : un livre délicieux, tendrement ironique, chaleureux, qui nous mène par le bout du sourire dans une cascade d'aventures toutes plus invraisemblables les unes que les autres… un régal.
J'ai commencé à lire, ou plutôt à dévorer Les Chroniques dès leur parution en France aux éditions Passage du marais, en 1998, soit vingt ans plus tard qu'aux Etats-Unis. Vendues à 30 millions d'exemplaires à travers le monde, dont 5 en France, c'est l'un des succès les plus retentissants de la littérature gay contemporaine.
J'attendais impatiemment la sortie de chaque nouveau volume qui promettait un moment de détente et de légèreté avec son lot d'histoires rocambolesques. Très vite, les personnages me sont devenus si familiers que j'en parlais comme de bons amis.

Du temps a passé depuis la dernière saison des Chroniques. En ouvrant ce huitième tome, j'étais donc impatiente de prendre des nouvelles de vieilles connaissances. Babycake (Mary Ann) a 57 ans, un cancer de l'utérus et revient à Barbary Lane après 20 ans d'absence pour se faire opérer. Elle y est accueillie par son ami de toujours, Mouse (Mickael), qui, à 60 ans, est porteur depuis plusieurs années du HIV. Tous deux vivent avec leurs interrogations et leurs désillusions : Mary Ann est une femme blessée, trompée par son époux, et Mickael vit dans la crainte que Ben, son jeune mari, le quitte un jour ou l'autre.
Pas bien drôle me direz-vous. Certes, on rit moins franchement qu'autrefois. Mais l'on est si content de retrouver tous ceux qui nous ont fait partager leurs aventures lors des épisodes précédents. Et si l'intrigue en fil rouge est quelque peu extravagante (ce que j'aime chez Maupin), c'est surtout l'évolution de la relation entre les personnages à laquelle on s'attache : Mary-Ann va-t-elle réussir à se faire pardonner sa trop longue absence de San Francisco ? Retissera-t-elle des relations privilégiées avec Mickael ? Saura-t-elle renouer des liens avec Madame Madrigal qui, à 80 ans, est toujours aussi fascinante ?

Le ton a changé, il est moins léger, plus mélancolique, et c'est ce qui fait que l'on est bien en automne et rend ce livre émouvant. Car, comme nous, les personnages ont vieilli, ils sont devenus plus matures et moins insouciants. La peur de l'avenir et la nostalgie des années passées transpirent à travers Mickael (personnage auquel, à l'évidence, Maupin s'identifie). À quand la prochaine réunion de famille, et sait-on seulement s'il y en aura une ?

Je me suis enroulée dans ce livre comme dans une vieille couverture bien douillette et dont le parfum, familier, est rassurant. Rassurant parce que, pour reprendre le titre de l'avant dernier tome des Chroniques : Mickael Tolliver est vivant. Et tous ceux qui nous ont accompagné au long de ces Chroniques avec lui le sont aussi : Shawna, Dorothea, … Ils sont vaillants, fidèles au poste. Je me suis sentie réchauffée, entourée, comme Mary-Ann par ces vieux amis. C'est un hymne à l'amitié, dans la lignée du Déclin de l'Empire Américain de Denis Arcand.

Fidèles des Chroniques, ce livre vous tend les bras. Les autres, je vous envie, car vous avez encore tout à découvrir en vous plongeant dans les premiers tomes. Quelle chance !

Lien : http://inthemoodforculture.b..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Didili
  23 décembre 2012
Je suis résolument fan de ces chroniques que j'ai découvert en 2002 et que j'ai dévorées dans les deux années suivantes pour en garder toujours en stocks pour le plaisir.
Je me suis laissée prendre au jeu de retrouver les personnages de Barbary Lane dans les deux livres suivants qui mettent à l'honneur deux des personnages principaux des chroniques à savoir Michael Tolliver dans "Michael Tolliver est vivant" et Mary-Ann dans "Mary-Ann en automne".
Autant j'ai pris un plaisir nostalgique à revoir Michael Tolliver, comme si je retrouvais des vieux amis, autant cet opus sur Mary-Ann m'a déçue ...
Non je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'en rajouter une couche ...Les plats réchauffés ça peut être bon mais au bout d'un moment c'est pas terrible.
J'ai été déçue, oui déçue de ne pas rire, de ne pas trouver l'humour si présent dans les 6 premiers tomes.
Un peu perdue aussi de ne pas faire un lien sur cette histoire avec le vieux monsieur...
Bien sur les temps ont changé, les personnages ont vieilli, notre époque ne prêterait donc pas à rire ... gloups... C'est navrant et presque effrayant de se dire que notre époque n'est pas rigolote ...
J'ai lu quand même assez facilement ce livre, car comme pour les autres opus le style est alerte et vif mais il manque un "je ne sais quoi" de folie qui égayait les 6 premiers tomes !
Alors amis lecteurs, si par chance vous ne connaissez pas cette saga,
foncez et lisez les 6 premiers tomes !!!
Lien : http://imagimots.blogspot.fr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110

critiques presse (2)
LeSoir   29 juin 2011
Au-delà des clichés, parfois présents malgré tout à travers quelques détails de la vie quotidienne, le romancier englobe la plupart de ses personnages dans une bulle de bien-être que les pires malheurs ne parviennent pas à faire éclater.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Liberation   27 juin 2011
Alors peu importe que le suspense ne soit pas le fort du romancier - a-t-on jamais regardé Desperate Housewives pour les intrigues policières ? L’essentiel, ici, reste de savoir comment se portent ces personnages pour lesquels on garde quelque chose comme de l’affection. Parce qu’on les connaît de longue date.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
manU17manU17   02 août 2012

"Tu me connais. Personnellement, un yaourt et un demi-sandwich, ça me va très bien.
- C'est pour ça que tu es encore si mince et si jolie."
C'était une remarque tellement adorable qu'elle ne put retenir ses larmes.
"Excuse-moi, bredouilla-t-elle en s'essuyant les yeux. Je te promets que ce ne sera pas comme ça.
- Oh, arrête !
- Quoi ?
- Evidemment que ça va être comme ça. On est en train de dire adieu à ton utérus. Il nous faudra bien verser quelques larmes si on veut faire ça décemment."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
missmolko1missmolko1   22 avril 2013
Mary-Ann avait déjà entendu deux des femmes, énormes et blanches comme des cachets d'aspirine, papoter gaillardement dans les vestiaires. Les sonorités gutturales de leur langue lui avait paru aussi étrangères qu'une épilation du maillot l'était à l'évidence pour elles.
Commenter  J’apprécie          90
missmolko1missmolko1   22 avril 2013
«Ce que l'on dit, reprit Anna qui n'avait pas perdu le fil, c'est qu'il y a trois âges chez l'homme : la jeunesse, la quarantaine et le "Vous êtes superbe".»
Commenter  J’apprécie          90
pandarouxpandaroux   10 juin 2018
Elle ne protesta pas. Elle dormit entre eux deux, dans leur grand lit conjugal, comme un enfant qui cherche à se protéger du père Fouettard. Elle comprit que si la mort la pourchassait depuis des semaines, en tout cas, ce n'était pas comme elle se l'était figuré. La camarde avait trouvé sa proie qu'elle cherchait dans le pavillon du jardin et lui avait accordé un délai supplémentaire. Ce qu'elle allait faire du temps qui lui restait dépendait entièrement d'elle. Elle sombrait dans ce bunker de corps chauds et vivants quand il lui vint à l'esprit que sa peur de mourir avait laissé vraiment bien peu de place à la joie de vivre.
Tout baigne, se dit-elle. Tout baigne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
bombyliusbombylius   30 janvier 2015
ça lui permettait de façonner une version acceptable de son passé, d'en faire un drame épique ne comportant que des figurants. Ces quasi-inconnus avec qui elle plaisantait si jovialement pouvaient lui offrir un miroir de son existence, sans jamais en réfléchir les souffrances.

(Mary Ann sur facebook)
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Armistead Maupin (50) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Armistead Maupin
"The day I met Armistead Maupin", extract from "A Marvellous Party"
autres livres classés : san franciscoVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1222 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre
.. ..