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ISBN : B0000DNXJN
Éditeur : (30/11/-1)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Gilles, ce garçon chien-loup au pelage doré, qui pour Marie met tout en jeu: Marie, petit animal de dixsept ans, au corps d'océan et de jardin, amoureuse de Gilles; Nicolas, qui aime Gilles aussi, ou bien qui n'a peut-être jamais aimé que Dieu ; Madame Agathe - Galigaï - qui veut se faire aimer de Nicolas, mais quelqu'un sera-t-il un jour capable d'aimer Galigaï ? Tels sont, dans cette petite ville de province entourée de ciel et d'arbres, les quatre destins que lie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
lecassin
  02 mai 2012
Dorthe, Sous-Préfecture de Gironde, en réalité Bazas… Vivent ici, les Dubernet et leur fille, Marie, dix-sept ans et amoureuse de Gilles Salones malgré la réprobation de sa mère; dans l'ombre de la famille Dubernet, Agathe de Camblanes, surnommée Galigaï, du nom de l'intrigante qui eut une grande influence sur Catherine de Médicis et qui finira décapitée et brûlée en Place de Grève en 1617.
Agathe, fille d'une grande famille que la fortune à quittée a déjà été mariée et abandonnée par son mari. Jeune femme au physique ingrat, elle est employée comme préceptrice auprès de Marie, et en pince pour Nicolas Plassac, l'inséparable ami de Gilles.
Galigaï ourdira une machination pour parvenir à ses fins auprès d'un Nicolas pour le moins rétif et attiré par d'autres préoccupations que celles du mariage, que seule la mort de Julia Dubernet, la mère de Marie, viendra contrecarrer…
Virulent pourfendeur de la bourgeoisie provinciale, François Mauriac évoque ici, avec une certaine intensité tragique, le conflit intérieur qui bouillonne en Nicolas. J'avoue qu'il m'a fallu atteindre la postface de l'auteur pour comprendre la nature des réticences de Nicolas à s'engager auprès d'Agathe ; réticences que j'avais prises pour une tendance homosexuelle refoulée ; en fait, si l'on en croit l'auteur, une impossibilité face à l'appel de Dieu. Pas convaincu…
Quoiqu'il en soit, paru en 1952 alors que François Mauriac se voyait décerner le Prix Nobel, « Galigaï » est un texte remarquable de la part de « l'analyste des passions de l'âme », tel qu'on le qualifie parfois ; moins célèbre que « Génitrix » ou « le noeud de vipères », mais pas moins digne d'intérêt.
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nilebeh
  02 septembre 2017
Nous sommes à Dorthe, petite ville de Gironde (il paraît qu'il s'adgit de Bazas), dans le milieu assez étouffant de la petite-bourgeoisie de province que Mauriaca si souvent dépeint. La famille Dubernet a du bien, le père mène une vie bien rangée auprès de son épouse Julia, souffreteuse et coincée, et de sa fille Marie, tout en jetant des regards intéressés à l'institutrice de cette dernière, Mme Agathe, fille semblet-il ruinée d'une famille aristocratique déchue, confite en chasteté obligatoire mais qui jette des regards concupiscents sur le jeune Nicolas Plasssac.
Dans cette ambiance très fin de siècle et un peu empreinte d'odeur de moisi, une bouffée d'air pur s'offre à nous en la personne de Marie et celle de Gilles Salone, fils du médecin que pourtant Julia juge indigne d'entrer dans la famille. Afin de se ménager des tête-à-tête tendres, les deux tourtereaux utilisent la bonne volonté de Nicolas : en « occupant » le chaperon Agathe, il donnera un peu de temps libre aux amoureux, ce qu'il fait bien volontiers pour faire plaisir à son ami de toujours, Gilles.
Amours contrariées, amours feintes, les éléments d'une tragédie sont là, jusqu'au moment où tout bascule dans le drame bourgeois, notamment quand meurt Julia, seul obstacle réel à l'amour des deux jeunes gens. Y aura-t-il une fin heureuse pour tous ? Pour Marie et Gilles ? Pour l'institutrice qui se meurt d'amour pour Nicolas ? Pour le père, devenu veuf très opportunément ?
Mauriac peint avec sa virtuosité habituelle le petit milieu bordelais qui tourne autour de lui-même etintroduit curieusement, lors de la postface un élément nouveau, à peine évoqué dans le texte par des allusions discrètes : l'intervention de la Grâce dans le destin de Nicolas, là où le lecteur aurait plutôt perçu celle d'un amour à l'époque jugé inconvenant.
D'une lecture agréable, ce roman ne fait pas partie, à mon avis, des oeuvres de Mauriac les plus réussies.
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igaluck
  16 mai 2014
J'ai aimé cette histoire nourrie de rapports compliqués entre les êtres. Sous l'emprise les uns des autres, ils se manipulent à travers des jeux de pouvoir qui ne sont qu'un vernis qui masque leur faiblesse. Ils tissent eux-mêmes les filets qui vont les faire trébucher. L'agonie de l'une devient le sujet d'attentes diverses, de calculs d'intérêts. Quel requin parmi eux aura les dents les plus longues ? Qui tirera son intégrité du jeu ?
François Mauriac nous gratifie d'une longue postface dans laquelle il explique la démarche qui l'a amenée à écrire le roman. La lectrice d'aujourd'hui que je suis n'avait pas décelé une référence directe à Dieu dans le parcours de Nicolas, mais en somme, cela n'a pas grande importance. L'évolution intérieure du personnage tel que je l'ai comprise ne perd rien au change.
“Confessons que l'oeuvre d'art déforme bien plus qu'elle ne renseigne. C'est une échappatoire hypocrite que de prétendre aider à la connaissance de l'homme par des peintures si noires et si outrées. Les vivants ne ressemblent jamais à nos personnages inventés.” (179)
Voilà un point sur lequel je ne le suis pas. Et qui m'a surprise sous la plume de cet écrivain que je trouve au contraire au plus près des réalités humaines. Romancées, évidemment, mais tellement justes, décrites de façon tellement lucides. Leur mise en scène mettent en exergue des comportements rencontrés, côtoyés, subits. Et c'est bien pour cela que j'aime les romans de François Mauriac : ils permettent de prendre conscience avec recul des lâchetés de l'humanité. Paradoxe de l'intention de l'un face aux ressentis des autres…
Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
lecassinlecassin   02 mai 2012
C’est triste quand la chance vous arrive, la jeunesse finie.
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lecassinlecassin   02 mai 2012
Le lit est un lit bateau éternellement à l’ancre dans l’eau morte d’une petite ville d’où « toute jeunesse s’en va ».
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lecassinlecassin   02 mai 2012
Pour devenir presque jolie, il ne lui manquait qu’un peu de bonheur.
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lecassinlecassin   02 mai 2012
L’illusion du bonheur, c’est tout de même le bonheur.
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Vidéo de François Mauriac
François Mauriac - Impromptu pour les vacances (Emission enregistrée le 23.08.1965).
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