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ISBN : 2253002879
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1973)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 714 notes)
Résumé :
Vieil avare qui veut se venger des siens en les déshéritant, Louis se justifie dans une sorte de confession qu’il destine à sa femme : elle le précède dans la mort. Dépossédé de sa haine et détaché de ses biens, cet anticlérical sera touché par la lumière in articulo mortis.
Chronique d’une famille bordelaise entre l’affaire Dreyfus et le krach de Wall Street, Le Nœud de vipères offre les coups de théâtre, les surprises d’un vrai roman. La satire et la poésie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  20 juin 2017
Louis , avocat bordelais est devenu un vieil homme affaibli par des crises d'angine de poitrine qui le destinent à une mort prochaine. Il s'adresse à sa femme dans une longue lettre où il s'apprête à déshériter ses proches au profit de son fils illégitime, Robert.
Louis est un homme déçu par la vie, par son mariage, par ses enfants.
Venu d'un milieu modeste, il a marié Isa qui en aimait un autre et s'est mariée avec lui par intérêt.
Il est devenu amer quand il s'en est rendu compte.
Louis a eu peu de relations avec ses enfants et a perdu Marie, sa fille, suite à une maladie à l'âge de dix ans.
Son neveu Louis à qui il était attaché est mort à la guerre.
Il s'imagine que tous ses proches complotent pour posséder ses biens et c'est dans son esprit, que s'installe ce fameux "noeud de vipères".
Un évènement inattendu et dramatique va le transformer et il va comprendre que ses impressions reposaient sur des malentendus.
J'ai lu le roman pour les cours à dix-huit ans. Je l'avais fort apprécié et en ai lu d'autres de l'auteur ensuite.
Celui-ci, en relecture, me fait entrevoir d'autres aspects de l'auteur.
François Mauriac rentre à fond et très habilement dans cette âme tourmentée, rongée par la haine pour finalement nous en faire voir l'humanité qui subsiste à l'intérieur de ce vieux monsieur désillusionné.
Le rapport à l'argent, à Dieu, à la bourgeoisie constituent les axes du roman et reflètent l'esprit étriqué de l'époque où le roman a été écrit, en 1932.
J'ai trouvé la lecture très intense et l'analyse du personnage exceptionnelle.
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isajulia
  22 mars 2013
Le vieux Louis aime l'argent,en veut à la terre entière,déteste sa femme et ses enfants et surtout il ne veut pas se voir dépouiller de sa fortune par cette famille qu'il exècre.Malade du coeur,sentant la mort arriver,il va noircir les pages d'un cahier d'une étonnante confession.Il va inventer tout les stratagèmes pour déshériter ses proches afin de leur rendre la monnaie de leur pièce...
Sublime! Ce roman psychologique est un pur bijou.Le caractère de l'avare et son mode de fonctionnement montent crescendo à tel point qu'il a fini par me faire sourire.En plus d'être radin,le vieux Louis est un expert en la matière pour se monter la tête et déjouer les complots,tout est bon à prendre pour manipuler et tenir en laisse cette famille "qui attend qu'il soit dans la tombe pour toucher l'héritage".Manque de bol pour lui,ses plans vont se retrouver contrariés en deuxième partie de livre ,quand un évènement majeur viendra troubler la machine bien huilée de ses calculs...
Le Noeud de vipères c'est aussi un nid de surprises,le suspense dans la lutte du pot de fer contre le pot de terre.Qui va remporter la bataille,qui va déclarer forfait?
Ce livre est étonnant,l'analyse psychologique est poussée à l'extrême.C'est le cheminement d'un homme qui comprendra les choses quand il sera trop tard.Ce Noeud de vipères fait tomber les préjugés comme des mouches,l'exemple parfait qui démontre que même le pire des hommes est capable d'enlever ses oeillères pour s'ouvrir au monde.
Pour une première lecture de François Mauriac je ne suis pas déçue,j'ai même été comblée,je vais donc continuer avec d'autres ouvrages de cet auteur.
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Cath36
  31 octobre 2011
Construire toute une vie conjugale et familiale sur un malentendu (se croire aimé alors que la femme adorée en aimait un autre) est une enfer que je ne souhaite à personne. C'est pourtant l'histoire de Louis cet avocat bordelais, qui au fil du temps s'enferme dans sa rancoeur et dans sa haine, une fois la vérité plantée en plein coeur. C'est à la fin de sa vie, que, touché par une grâce qu'aucun chrétien bien-pensant et bien pratiquant (!) de sa famille n'aura su lui donner, Louis pris de remords tentera une ultime réconciliation avec sa femme. Malheureusement celle-ci meurt sans avoir pu lire sa confession. Summum de l'oeuvre de Mauriac ce roman, qui touche à toutes les fibres du coeur humain, est comme un point de non-retour, une impossibilité d'aller plus loin dans l'analyse des relations humaines et de l'incommunicabilité entre les êtres.Comme un sculpteur, Mauriac taille ses personnages au marteau et au burin : c'est peu à peu qu'ils sortent de l'ombre de leur néant et nous apparaissent comme des frères. Au-delà de la solitude humaine qui est le lot de chacun, point de salut sans la grâce, point de libération sans un espérance en un au-delà de notre condition., point de pardon possible qui ne soit transcendé par la certitude d'un amour bien au-delà des nôtres. Une porte s'entr-ouvre, qui n'est pas une certitude (contrairement à ce qui se passe dans les romans de Bernanos) mais une possibilité. Et c'est en cela que le romancier est grand : il n'inflige aucun prêche, aucune métaphysique, aucun mysticisme, mais part de notre réalité visible, bien réelle, bien terre-à-terre pour nous faire entrevoir d'autres possibles. Et c'est le thème de la mort (mort de sa petite fille, mort d'un neveu bien-aimé, mort de sa femme) qui fait office de révélateur, comme celui dans lequel le photographe développe sa photo.
Mais qui peut dire la vérité d'une photo ?
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ladesiderienne
  27 avril 2014
CHALLENGE NOBEL 2013/2014 (12/15)
Après cette lecture (ou plutôt relecture car ce roman m'avait été imposé lors du français du bac, il y a quelques années) et après avoir aussi relu "Thérèse Desqueyroux" dans le cadre du challenge Nobel, je me dis que décidément François Mauriac avait une dent contre le mariage. En effet, dans ces deux oeuvres (les seules que je connaisse), le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne nous décrit pas de couples heureux. A croire qu'il n'en existait pas dans cette bourgeoisie empêtrée dans le carcan des convenances, dont il est lui-même issu et qu'il nous dépeint si férocement.
de la confession de cet homme, avocat vieillissant, avide de reconnaissance, qui ne voit dans son entourage que l'attrait pour ses richesses, je ne retiendrai que le venin qui s'en dégage car il me semble être le seul responsable de sa situation. Peu de personnes trouvent grâce à ses yeux et surtout pas lui-même : il se complait dans sa méchanceté. Son coeur, animé par la vengeance, enfermé dans un délire paranoïaque, ne s'ouvrira aux autres qu'à la mort de son épouse tant haïe. Après l'amour de l'argent, peut-être s'orientera-t-il vers l'amour divin, en tout cas, il sera trop tard pour connaître l'amour des siens.
Contrairement au personnage de Thérèse Desqueyroux que j'aurais pu comprendre, je n'ai pu prendre Louis en pitié. La rancune qui lui a empoisonné toute sa vie, a, en grande partie, trouvé source dans sa propre imagination.
Ma note ne reflète en rien le talent d'écriture de l'auteur, bien sûr ! 8/20
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pyrouette
  07 décembre 2014
Challenge Prix Nobel 10/12
Histoire d'une haine ordinaire racontée par un vieil homme. Haine qui est née de paroles malheureuses de son épouse au début de leur mariage (peut être même avant). Meurtri de ces mots qui pourtant se voulaient rassurants, il n'a entendu que mépris et agression. Il a nourri sa haine jour après jour, même avec les enfants, persuadé qu'ils étaient contre lui, donc du côté de leur mère. Il écrit une lettre convaincu qu'il va mourir et cherchant un moyen de déshériter toute sa famille. Aveuglé par sa colère, il ne s'apercevra pas de la maladie de sa femme et sera surpris par la mort de celle-ci. A partir de ce jour de deuil, il cherchera à comprendre ses enfants et se rendra compte qu'il a entendu des paroles alors que son épouse en prononçait d'autres. Il a gâché sa vie pour un malentendu, était entouré d'amour et n'a rien vu.
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Citations et extraits (151) Voir plus Ajouter une citation
GaBuZoMeuGaBuZoMeu   22 septembre 2018
Un sifflement de bête, puis un fracas immense en même temps qu'un éclair ont rempli le ciel. Dans le silence de panique qui a suivi, des bombes, sur les coteaux, ont éclaté, que les vignerons lancent pour que les nuages de grêle s'écartent ou qu'ils se résolvent en eau. Des fusées ont jailli de ce coin de ténèbres ou Barsac et Sauternes tremblent dans l'attente du fléau. La cloche de Saint-Vincent, qui éloigne la grêle, sonnait à toute volée, comme quelqu'un qui chante, la nuit, parce qu'il a peur. Et soudain, sur les tuiles, ce bruit, comme d'une poignée de cailloux...Des grêlons!
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JoohJooh   09 mai 2018
Chez cet être tout instinct, ce qui me frappa davantage, à mesure qu'il grandissait, ce fut sa pureté, cette ignorance du mal, cette indifférence. [...]
La pureté, chez lui, ne semblait acquise ni consciente : c'était la limpidité de l'eau dans les cailloux. Elle brillait sur lui, comme la rosée dans l'herbe. Si je m'y arrête, c'est qu'elle eut en moi un retentissement profond. Tes principes étalés, tes allusions, tes airs dégoutés, ta bouche pincée n'auraient pu me donner le sens du mal, qui m'a été rendu, à mon insu, par cet enfant ; je ne m'en suis avisé que longtemps après. Si l'humanité porte au flanc, comme tu l'imagines, une blessure originelle, aucun œil humain ne l'aurait discernée chez Luc : il sortait des mains du potier, intact et d'une parfaite grâce. Mais moi, je sentais auprès de lui ma difformité.
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Priscilla29Priscilla29   22 juillet 2010
Comme parfois tu me regardais à la dérobée, le souvenir de ces messes demeure lié à cette merveilleuse découverte que je faisais: être capable d'intéresser, de plaire, d'émouvoir. L'amour que j'éprouvais se confondait avec celui que j'inspirais, que je croyais inspirer. Mes propres sentiments n'avaient rien de réel. Ce qui comptait, c'était ma foi en l'amour que tu avais pour moi. Je me reflétais dans un autre être et mon image ainsi reflétée n'offrait rien de repoussant. Dans une détente délicieuse, je m'épanouissais. Je me rappelle ce dégel de tout mon être sous ton regard, ces émotions jaillissantes, ces sources délivrées. Les gestes les plus ordinaires de tendresse, une main serrée, une fleur gardée dans un livre, tout m'était nouveau, tout m'enchantait.
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Priscilla29Priscilla29   22 juillet 2010
Demain, il se peut que je renie ce que je te confie ici, comme j'ai renié, cette nuit, mes dernières volontés d'il y a trente ans. J'ai paru haïr d'une inexplicable haine tout ce que tu professais, et je n'en continue pas moins de haïr ceux qui se réclament du nom chrétien; mais n'est-ce pas que beaucoup rapetissent une espérance, qu'ils défigurent un visage, ce Visage, cette trace? De quel droit les juger, me diras-tu, moi qui suis abominable? Isa, n'y-a-t-il pas dans ma turpitude je ne sais quoi qui ressemble, plus que ne fait leur vertu, au Signe que tu adores? Ce que j'écris est sans doute, à tes yeux, un absurde blasphème. Il faudrait me le prouver. Pourquoi ne me parles-tu pas? Pourquoi ne m'as tu jamais parlé? Peut-être existe-t-il une parole de toi qui me fendrait le cœur? Cette nuit, il me semble que ce ne serait pas trop tard pour recommencer notre vie. Si je n'attendais pas ma mort, pour te livrer ces pages? Si je t'adjurais, au nom de ton Dieu, de les lire jusqu'au bout? Si je guettais le moment où tu aurais achevé la lecture? Si je te voyais rentrer dans ma chambre, le visage baigné de larmes? Si tu m'ouvrais les bras? Si je te demandais pardon? Si nous tombions aux genoux l'un de l'autre?
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JoohJooh   16 mai 2018
Si tous les hommes marchaient aussi démasqués que je l'ai fait pendant un demi-siècle, peut-être s'étonnerait-on qu'entre eux les différences de niveau soient si petites. Au vrai, personne n'avance à visage découvert, personne. La plupart singent la grandeur, la noblesse. À leur insu, ils se conforment à des types littéraires ou autres. Les saints le savent, qui se haïssent et se méprisent parce qu'ils se voient. Je n'eusse pas été si méprisé si je n'avais pas été si livré, si ouvert, si nu.
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