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Berthe Vulliemin (Traducteur)
EAN : 9782253148173
282 pages
Le Livre de Poche (01/03/2000)
3.87/5   127 notes
Résumé :
Fuyant les mondanités londoniennes, Dona St Columb, une jeune lady à la beauté fière et au caractère rebelle, s'est réfugiée au bord de la Manche dans sa résidence de Narvon. Là, elle rencontre l'homme qui saura la séduire : un pirate français du nom de Pierre Blanc. Mais l'impitoyable Lord Rockingham, qui la poursuit de ses assiduités, n'entend pas céder à un pareil rival. La chasse au Français commence, et avec elle un crescendo d'épisodes dramatiques... Ici comme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
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sur 127 notes
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Mimeko
  15 février 2020
Dona St Columb, jeune femme à la fois profonde et capricieuse, décide de fuir Londres, son agitation et les assauts de Rockingham un ami de son mari qui l'importune, pour se retirer et trouver le repos à Narvon, la demeure familiale non loin de Douvres. Elle s'y ennuie profondément jusqu'au moment où elle apprend qu'un pirate français utiliserait la crique appartenant au domaine, comme place de repli après avoir écumé les riches propriétés des bords de Manche. Dona va bientôt faire la connaissance de Jean-Benoît Aubery, le fameux pirate dont les bonnes manières et le charme vont bientôt la faire chavirer...
Roman d'aventure, roman historique et pourtant j'ai eu plutôt eu l'impression de lire une petite fantaisie, une histoire de pirate idéalisée qui commence avec une romance à l'eau de rose, un peu naïve avec - ce qui la sauve - un peu d'humour et la mise en avant d'un esprit chevaleresque français face à l'absence d'éducation des anglais. Le tout m'a paru un peu caricatural et les personnages un peu archétypaux, les anglais un peu fourbes, les français charmeurs, la jeune femme s'affranchissant d'une éducation stricte, des pirates très urbains accueillant avec manière la jeune femme sur leur navire...
Un roman facile à lire, avec tout de même de belles descriptions de la lande ou des tempêtes mais que j'ai trouvé bien moins fort que l'auberge de la Jamaïque.
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LiliGalipette
  16 août 2012
Dona St. Columb s'est réfugiée dans son manoir sur les bords de la Manche pour fuir la futilité et l'effervescence de Londres au sein de laquelle elle n'est qu'une marionnette frivole et superficielle. Loin de son époux, le trop placide Harry, et de l'odieux Rockingham, un flirt sans intérêt, Dona goûte la joie d'être libérée des regards londoniens et du scandale de son ancienne conduite. Alors que rien ne semble pouvoir troubler sa retraite, elle apprend qu'un pirate français pille les demeures de la côte anglaise. Cette menace, loin de l'effrayer comme ses compatriotes, la ravit et lui ouvre les portes d'un monde d'aventures et de frissons.
Sous le regard bienveillant d'un domestique complice, Dona et le Français vivent de belles heures, dans « la délicieuse folie de cette lointaine mi-été qui, pour la première fois, fit de la crique un refuge et un symbole d'évasion. » (p. 13) le pirate est un homme libre, un aventurier qui incarne tout ce que les Anglais ne seront jamais. Arpentant les terres et les mers sans perruque, il séduit Dona avec ses airs de Robin des bois et cette atmosphère sulfureuse qui l'entoure. Entre eux, le ton est badin et nourrit une séduction sans cesse renouvelée. Mais les amants ne s'illusionnent pas : la parenthèse offerte par cette romance échevelée sera aussi puissante qu'elle sera brève. « Mais ne suis-je pas châtelaine du lieu, mariée, respectable, mère de famille ? Tandis que votre maître est un Français sans aveu, un pirate ? » (p. 70)
Ici s'oppose l'aristocratie anglaise engoncée dans ses traditions à l'aristocratie telle qu'elle s'incarne étymologiquement : le pirate est un aristocrate au sens premier puisqu'il fait partie des meilleurs par sa valeur propre, et non au nom d'un héritage. Au-delà de cette opposition, le roman présente la rivalité quasi millénaire entre Anglais et Français : les premiers se prétendent raffinés et taxent les seconds de tous les défauts possibles. Mais le récit se charge de rendre à chacun ses mérites et ses torts.
Londres, ville malodorante et viciée, ne peut soutenir la comparaison avec la côte anglaise battue par les vagues. La nature y est simple et purificatrice et elle rend Dona à elle-même, loin du faste et des frivolités mesquines. La jeune femme ne se doit plus qu'à elle-même, à son plaisir et à sa folle passion pour le Français.
Ce roman est un petit plaisir d'été fort apprécié. Tout est mené tambour battant, la romance triomphe, les amants sont beaux et l'aventure est dépaysante à souhait !
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BrunoA
  25 juin 2017
Ce court roman de Daphné du Maurier contient tous les ingrédients de l'art du récit de cette auteure : les paysages incomparables de la Cornouailles, la mer, le désir d'évasion, un savant dosage entre récit et suspense.
Ici, Dona, une jeune femme lassée de la vie londonienne et des frasques qui l'accompagnent décide de rejoindre son manoir de Cornouailles.
Elle y trouve un domestique singulier qui y vit seul et qui finit par lui faire croiser le chemin d'un pirate français qui utilise un bras de la rivière proche pour cacher son bateau et profiter des richesses locales.
De découvertes en partages, ces deux êtres que tout semble opposer sauf leur désir de liberté, finissent par se rapprocher jusqu'à ce que les notables locaux donnent la chasse au Français.
Un suspense savamment entretenu de bout en bout rend ce roman aussi esthétique par ses descriptions que passionnant par son contenu.
Il clôt la lecture de la bibliographie de Daphné du Maurier pour ce qui me concerne, avec une forte envie de retourner visiter la maison sur le rivage.
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Marti94
  29 août 2021
J'adore les héroïnes de Daphné du Maurier qui n'ont pas les deux pieds dans le même sabot.
Dans "La crique du Français", lady St Columb à soif d'authenticité et décide de séjourner quelques temps au manoir de Navron pour se ressourcer sans son mari, fatiguée des mondanités londoniennes et de l'hypocrisie de ses proches.
Elle se retrouve donc avec ses enfants et sa bonne dans les Cornouailles, accueillie par William un drôle de domestique dont le caractère intrigue la jeune Lady.
Elle va découvrir dans sa propriété une crique d'où se dégage une mystérieuse atmosphère, cachée dans les méandres de la rivière donnant sur la rade. Ce lieux secret est un enchantement et un refuge pour La Mouette, le bateau du pirate français recherché par les aristocrates qu'il a volé.
Contrairement aux rumeurs sur sa cruauté, le capitaine de la Mouette est un homme courtois, juste et artiste puisqu'il dessine des oiseaux. La belle Dona va tomber sous son charme mais doit cacher son amour coupable même si elle a du tempérament, aidée par William au service du pirate amoureux.
Ils vont voler et voguer ensemble dans une aventure époustouflante mais c'est sans compter sur ces messieurs haineux de l'aristocratie qui veulent se venger du pirate, soucieux de le voir pendu au plus vite.
Ce que j'ai adoré c'est la détermination de Dona et sa volonté de trouver le bonheur dans des actes simples : boire, manger, regarder la mer ou les oiseaux avec un homme avec qui elle est en parfaite osmose. Cette recherche du plaisir tranquille fait écho à la nature dont ils veulent profiter tous les deux en la respectant. Jean-Benoit Aubéry, le pirate français, est une sorte de justicier écologiste et Dona découvre que c'est ce qu'elle aime.
Dommage que la fin de cette belle romance soit si triste (ou si réaliste) et dommage que la traduction soit si mauvaise. Pour autant, la plume de Daphné du Maurier nous porte avec le vent qui souffle encore dans les voiles de la Mouette voguant vers la Bretagne.

Challenge Coeur d'artichaut 2021
Challenge XXème siècle 2021
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sylvaine
  08 août 2020
Roman publié en 1941 , La crique du Français est avant tout un roman d'amour et d'aventures . Une jeune et jolie aristocrate Lady Dona St Columb quitte précipitamment Londres pour Narvon la résidence familiale en bord de Manche . Elle a besoin de se retrouver seule, loin de sa vie mouvementée de Londres, loin de son époux et de ses soupirants en particulier loin de Lord Rockingham. Entourée de ses enfants elle redécouvre la joie de vivre à sa guise et à son rythme par ce bel été. Quand elle croise le regard du Français, pirate de son état, son coeur s'emballe ...
Daphné du Maurier se glisse avec plaisir dans la peau de nos amoureux, oublieux des conventions et obligations. Elle n'oublie pas de glisser ici ou là les arguments ancestraux justifiant le mépris, la colère voir pire du noble anglais vis à vis du pendable français...
Hormis les magnifiques passages naturalistes, j'ai trouvé cette lecture un tantinet démodée, un début fleur bleue , un milieu aventureux et une fin rocambolesque sans Rocambole.
Lecture faite dans le cadre du challenge solidaire et du challenge plumes féminines.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
calypsocalypso   10 décembre 2017
- Pourquoi voudriez-vous rester ? demanda-t-il lentement [...]
Et une vague d'insouciance l'envahit. « Qu'importe ! » songea-t-elle. « Pourquoi continuer à jouer la comédie ? Il se peut que nous mourions tous deux cette nuit, ou demain, et il y aura tant de choses que nous n'aurons pas vécues ensemble. » Enfonçant ses ongles dans sa paume, le regard tourné, comme lui, vers la rade, avec une soudaine passion, elle s'écria : « Par l'enfer, vous savez bien pourquoi je voudrais rester ! »
Elle sentit qu'il se retournait, la regardait, puis, de nouveau, de détournait. « C'est pour la même raison que j'aurais voulu que vous partiez », dit-il.
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JoohJooh   31 août 2019
(...) et songea avec pitié à tous les hommes, à toutes les femmes, qui ne sont pas joyeux quand ils aiment, qui restent froids, réticents, timides, s'imaginent que la passion et la tendresse sont deux choses séparées, et non pas une, glorieusement mêlées, si bien que la violence n'y est qu'une forme de la délicatesse, et le silence, une façon de mieux se parler. Car, elle le savait maintenant, l'amour est un sentiment sans vergogne, sans réserve, la possession de deux êtres qu'aucune barrière, aucune fausse honte, ne séparent. Tout ce qui lui arriverait, elle le partagerait ; tout ce qu'il éprouverait, dans son corps, dans son âme, elle le ressentirait.
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SylSyl   08 juin 2019
« – En Bretagne, il existe une maison, dit-il, où une fois, vivait un homme, nommé Jean-Benoît Aubéry. Il se peut qu’il y retourne, et recouvre les murs nus de sa demeure de dessins d’oiseaux, de portraits de son mousse. Mais à mesure que passeront les années, ceux-ci pâliront et s’effaceront.
– Dans quelle partie de la Bretagne se trouve la maison de Jean-Benoît Aubéry ? demanda-t-elle.
– Dans le Finistère, ma Dona, répondit-il. Ce qui signifie, la fin de la terre.
Et Dona évoqua les falaises rousses, l’arête déchiquetée du promontoire, le grondement des vagues déferlant contre les rochers, le cri des mouettes, le soleil ardent frappant les falaises, desséchant, brûlant l’herbe rase, ou le doux vent d’ouest, tout enveloppé de brouillard et de pluie.
– Comme un éperon de roches dentelées, elle avance dans l’Atlantique, dit-il. Nous l’appelons la pointe du Raz. Aucun arbre, aucun brin d’herbe n’y poussent. Jour et nuit, elle est battue par tous les vents. Au large, non loin, deux marées se rencontrent ; sans cesse, perpétuellement, le ressac y bouillonne, dans un formidable rejaillissement d’embruns et d’écume… »
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MimekoMimeko   15 février 2020
- Je ne savais pas, Rockingham, que vous écoutiez volontiers les bavardages d'écurie.
- Pas possible Dona ! Mais, c'est un de mes passe-temps favoris ! Qui donc, sinon les domestiques de mes amies, m'apprendrait les derniers scandales de la ville ? Les bavardages des escaliers de service sont toujours vrais, partant, fort instructifs et divertissants.
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JulneJulne   07 avril 2019
- Et que saviez-vous encore ?
- Que vous aussi, mon insouciante, mon indifférente Dona, si dure, si désabusée, qui vous amusiez à jouer au voyou avec votre mari et ses amis, dans les rues de Londres, vous aussi vous saviez que, quelque part dans le vaste monde, existait un être qui vous appartenait, dont l'âme et le corps ne formaient qu'un avec les vôtres, que sans lui, vous étiez aussi perdue qu'un fétu de paille emporté par le vent.
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