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Critique de Christophe_bj


Ambroise Ashley a recueilli son jeune cousin Philip, le narrateur de ce récit, à la mort de ses parents. Il l'a élevé et il y a entre eux des rapports parent / enfant. Gentlemen-farmers, ils habitent ensemble un beau manoir dans un grand domaine en Cornouailles. Mais, alors que Philip a vingt-trois ans, Ambroise (quarante ans environ) s'embarque pour l'Italie pour soigner sa santé déclinante qui a besoin de soleil et de chaleur et, lui qui fuyait les femmes et le mariage, tombe éperdument amoureux de leur cousine Rachel, issue d'une union entre un cousin et une mère romaine. Les lettres qu'Ambroise envoie à Philip montrent d'abord son bonheur, mais le ton change peu à peu, jusqu'à ce qu'il appelle Philip à l'aide en lui demandant de venir à Florence, ce qu'il fait, mais peut-être est-ce déjà trop tard… ● Ce roman publié en 1951 est une merveille de subtilité psychologique. Rien à voir avec les « thrillers psychologiques » d'aujourd'hui et leurs grosses ficelles. Ici l'ambiguïté est partout présente et cela, jusqu'à la fin. ● le récit étant énoncé à la première personne, on voit tout à travers les yeux et la conscience de Philip, si bien qu'on ne peut que tâtonner sur les intentions réelles des autres personnages et singulièrement de la fameuse cousine Rachel. ● le lecteur doute, suspecte, s'effraie, essaie de deviner, se trompe parfois car l'autrice l'a emmené sur de fausses pistes… Quel merveilleux talent ! ● On pourra s'interroger à l'infini sur le personnage de Rachel, tant l'autrice sait conserver son mystère tout en ne parlant presque que d'elle ! Il en va de même pour son sulfureux ami, l'Italien Rainaldi. ● Certains lecteurs sont agacés par la naïveté de Philip, mais elle m'a paru très crédible et m'a rappelé les romans de Henry James où de naïfs Américains se faisaient duper par des Italiens. ● La fin est magistrale. ● le style est clair et ciselé, la traduction de Denise van Moppes impeccable. ● Je remercie @Afleurdelivres de m'avoir fait découvrir ce roman envoûtant et magnifique qu'à mon tour je conseille sans réserve.
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