AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Michel Mohrt (Éditeur scientifique)
ISBN : 2213006210
Éditeur : Fayard (18/10/1978)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 19 notes)
Résumé :

Depuis le néolithique jusqu'à nos jours, la destinée de l'Angleterre apparaît comme la plus singulière de toute l'histoire occidentale. Partie prenante de l'aventure européenne dans laquelle elle a joué un rôle majeur et parfois hégémonique, la Grande-Bretagne n'en a pas moins constamment cultivé son identité insulaire, ses traditions propres et sa fierté.Il fallait toute l'érudition et... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
BazaR
  26 novembre 2013
Le livre est un peu daté aujourd'hui mais toute l'histoire de l'Angleterre s'y trouve condensée. La masse d'information est suffisante pour qui cherche à s'informer sur le sujet sans entrer dans les détails.
L'histoire des rois, des peuples, des religions, de la littérature y est abordée. le style est enlevé, vivant, agréable.
Je reviens souviens dans ce livre pour rafraichir ma mémoire. Utile comme une encyclopédie.
Commenter  J’apprécie          232
Woland
  05 mai 2010
Un peu moins de quatre-cent-quatre-vingts pages pour retracer l'histoire de l'Angleterre, c'est un peu court, comme eût dit Cyrano. André Maurois y parvient tant bien que mal mais à quel prix ...
Certes, on ne peut dénier à ce livre de s'appuyer sur une documentation et des connaissances solidement assises. Mais à se vouloir résolument anglophile, l'auteur passe sous un pieux silence nombre de pages - pourtant décisives - du destin anglais.
En d'autres termes, ce livre, en outre fortement daté, est de parti pris.
Si l'on excepte la dent qu'il semble avoir conservé contre Edward III - fils d'Edward II et d'Isabelle de France, petit-fils de Philippe IV le Bel et prétendant au trône de France après la mort de Charles IV, en février 1328, sans héritier mâle, ce qui mettait ainsi fin à la branche des Capétiens directs - André Maurois ne voit, dans les monarques anglais, depuis les chefs bretons originels jusqu'à Sa Gracieuse Majesté Elizabeth II, que des gouvernants au mieux exceptionnels, au pire un peu trop statiques.
Il expédie en quelques paragraphes la figure, pourtant très controversée, d'Henry VIII, consacre trois lignes à peine à la Grande famine que traversa l'Irlande dans les années 1840 et pendant laquelle le gouvernement britannique préféra fermer les yeux sur la volonté génocidaire de la majeure partie des landlords, s'extasie sur les bienfaits de l'Ere victorienne en oubliant de mentionner les horreurs sociales de l'époque et, sans se soucier du courage d'autres peuples, pris eux aussi dans le conflit mondial, entonne un Te Deum outrancier pour célébrer la courage anglais sous le Blitz. Et puis, bien entendu, rien, mais alors rien de négatif sur la colonisation anglaise ni sur la responsabilité britannique au Moyen-Orient.
En quelque sorte : "Sans l'Angleterre, point de salut."
Du coup - en tous cas aujourd'hui - Maurois obtient l'effet opposé à celui qu'il espérait : trop, c'est trop. Et pour un livre qui se veut livre d'Histoire, ça la f ... vraiment mal.
Cet ouvrage est donc à lire avec un recul indispensable. (Saluons en revanche les tableaux généalogiques par lesquels Maurois inaugure les divisions du livre : ils sont d'une rare clarté.) ;o)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
pdbloti17730
  08 juin 2016
Comme Relax67 l'a dit en son temps (?) livre daté mis qui nous permet de rafraichir nos connaissances.
En plus, la lecture en est agréable, l'auteur anglophile convaincu ma&intient notre intérêt
Que demander de plus ?
Commenter  J’apprécie          00
VACHARDTUAPIED
  04 avril 2013
Ne vaut pas"histoire de l'Angleterre" de David Hume............
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
WolandWoland   05 mai 2010
[...] ... La Guerre de Cent Ans fut donc une guerre dynastique, une guerre féodale, une guerre nationale et surtout, une guerre "impérialiste". L'objectif des marchands anglais, quand ils faisaient don au roi de vingt-mille sacs de laine pour payer les frais d'une campagne, était de se réserver les deux zones d'influence indispensables à leur commerce : les Flandres, acheteuses de laine, et le Bordelais, producteur de vin, l'argent touché à Bruges et à Gand payant les tonneaux venus de Bordeaux. Enfin, il faut ajouter que cette guerre fut populaire en Angleterre parce qu'elle conduisit les armées dans un pays riche où elles firent un butin abondant. Edouard III et ses barons étaient "la fleur de la chevalerie" mais "leurs écus emblasonnés servirent d'enseignes à une entreprise de pillage" dont on peut suivre, dans Froissart, les déplorables progrès. "Et furent les Anglais, en la ville de Caen, seigneurs trois jours ; et envoyèrent par barges tous leurs gains ; draps, joyaux, vaisselle d'or et d'argent et toutes autres richesses jusqu'à leur grosse marine ... On ne peut croire en la grande foison de draps que les Anglais trouvèrent en la ville de Saint-Lô ... Louviers était une ville de Normandie où l'on faisait beaucoup de draperies ; elle était grosse, riche et marchande mais point fermée, elle fut robée et pillée ..." Toute l'Angleterre était remplie des dépouilles de la France de sorte qu'il n'y avait pas une femme qui ne portât quelque ornement ou n'eût en sa main du beau linge ou quelque gobelet, part du butin envoyé de Caen ou de Calais. ... [...]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
WolandWoland   05 mai 2010
[...] ... Des amis et disciples de Colet, le plus remarquable, Thomas More, fut à la fois un grand fonctionnaire et un grand écrivain de qui l'"Utopie" est le meilleur livre du temps. More avait inventé ce mot, "Utopie" (pays qui ne se trouve en aucun lieu) comme Renouvier, plus tard, inventa l'"Uchronie." Rien de plus intéressant que de connaître les rêves d'avenir d'un (H. G. ) Wells du XVème siècle. Hostile à la gloire militaire, More souhaitait la mort de l'esprit de chevalerie ; il annonçait le communisme, le mépris de l'or, le travail obligatoire pour tous, mais limité à neuf heures par jour ; il blâmait l'ascétisme monacal et croyait à l'excellence de la nature humaine ; enfin, dans son "Utopie", toutes les religions étaient autorisées et le christianisme lui-même ne jouissait d'aucun privilège. On a souvent rapproché ces idées théoriques de More de sa vie pratique et on s'est étonné que ce prophète de la tolérance ait été un chancelier intolérant, puis un martyr. Mais créer un pays imaginaire et administrer un pays réel sont deux opérations sans rapports entre elles et les nécessités de l'action ne sont pas celles de la pensée libre. ... [...]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
BazaRBazaR   28 novembre 2013
Avec Chaucer (1340-1400), la littérature de langue saxonne atteint, dès ses débuts, à une perfection qui sera égalée, jamais dépassée. Un des effets de la guerre de Cent ans avait été de créer un préjugé contre la littérature française, devenue celle d'un pays ennemi. Les élites elles-mêmes souhaitent un grand écrivain saxon; elles le trouvent en Chaucer. Celui-ci, comme plus tard Shakespeare, a connu toutes les conditions humaines; il a vécu à la cour d’Édouard III; il a été ambassadeur à Florence, à Rome, et député à Westminster. Il est donc merveilleusement préparé à peindre un tableau complet et vivant de l'Angleterre de son temps. De ses œuvres, la plus importante , aux yeux de l'historien, est le fameux recueil des "Contes de Canterbury".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Josepha_AnhJosepha_Anh   13 septembre 2016
Pendant près de trois siècles, l'anglais sera une langue sans littérature, sans grammaire, langue populaire et parlée. Cette langue se transformera très vite, car seules les classes dirigeantes sont conservatrices en matière de langage. Le saxon des lettrés avait été une langue germanique, aux cas compliqués. Mais le peuple simplifie et, très vite, l'anglais, affranchi de la tutelle des élites, acquiert son étonnante souplesse. Les mots prononcés par des hommes sans culture ou par des étrangers ne conservent que leur syllabe accentuée. De là le grand nombre de mots d'une syllabe, qui donne à la poésie anglaise son inimitable densité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
BazaRBazaR   01 décembre 2013
Quand Cromwell mourut, en 1658, jeune encore (cinquante-neuf ans), à la fois de tristesse et de fièvre, tout l'édifice hâtivement bâti par lequel il avait essayé de remplacer l'Angleterre traditionnelle chancela aussitôt. Vers la fin on l'entendit murmurer: "Mon œuvre est faite." Elle ne devait pas lui survivre.
Commenter  J’apprécie          30
Video de André Maurois (18) Voir plusAjouter une vidéo

Deux mondes
DEUX MONDES --- Gratte-ciel - monuments russes - panoramique sur Moscou - interview de CRISTOBAL de ACEVEDO Interviews d'ANDRE MAUROIS et LOUIS ARAGON à propos des livres parallèles qu'ils vont écrire sur les USA et l'URSS - Jaspar et Pelosse, et Cnie - ANDRE MAUROIS parle des USA, de l'évolution des USA - LOUIS ARAGON qui écrit la partie sur la Russie - il espère être le plus fidèle...
Dans la catégorie : AngleterreVoir plus
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Histoire de l'Europe>Angleterre (30)
autres livres classés : angleterreVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1746 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre