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ISBN : B003WU1AIG
Éditeur : Hachette (30/11/-1)
Résumé :
Au commencement avait été Illiers, une petite ville aux confins de la Beauce et du Perche, où quelques Français se serraient autour d'une vieille église encapuchonnée sous son clocher ; où un enfant nerveux et sensible lisait, les beaux après-midi du dimanche, sous les marronniers du jardin, François le Champi ou le Moulin sur la Floss ; où il entrevoyait, à travers une haie d'aubépines roses, des allées bordées de jasmin, de pensées et de verveines, et restait là, ... >Voir plus
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   06 septembre 2014
Au commencement avait été Illiers, une petite ville aux confins de la Beauce et du Perche, où quelques Français se serraient autour d'une vieille église encapuchonnée sous son clocher ; où un enfant nerveux et sensible lisait, les beaux après-midi du dimanche, sous les marronniers du jardin, François le Champi ou le Moulin sur la Floss ; où il entrevoyait, à travers une haie d'aubépines roses, des allées bordées de jasmin, de pensées et de verveines, et restait là, immobile, à regarder, à respirer, à tâcher d'aller avec sa pensée au-delà de l'image ou de l'odeur. « Certes, quand ils étaient longuement contemplés par cet humble passant, par cet enfant qui rêvait, ce coin de nature, ce bout de chemin n'eussent pu penser que ce serait grâce à lui qu'ils seraient appelés à survivre en leurs particularités les plus éphémères », et pourtant c'est son exaltation qui a porté jusqu'à nous le parfum de ces aubépines mortes depuis tant d'années, et qui a permis à tant d'hommes et de femmes, qui n'ont jamais vu et ne verront jamais la France, de respirer en extase, à travers le bruit de la pluie, l'odeur d'invisibles et persistants lilas.

1968 - [p. 94/95]
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JcequejelisJcequejelis   30 mai 2014
(Proust) savait maintenant qu'un écrivain, avant tout autre devoir, a celui de vivre pour son œuvre ; que l'amitié, par le temps qu'elle fait perdre, devient une dispense de ce devoir, une abdication de soi ; que la conversation est « une divagation superficielle qui ne nous donne rien à acquérir ». L'inspiration, la pensée profonde, le « choc spirituel » ne sont possibles que dans la solitude. L'amour même est moins dangereux que l'amitié, parce qu'étant subjectif il ne nous détourne pas de nous-mêmes.

1780 - [p. 84]
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JcequejelisJcequejelis   26 mai 2014
On peut prendre plaisir à se rendre en pèlerinage sur les lieux qui servirent de cadres ou de modèles aux chefs-d’œuvre, à chercher dans Saumur ou Guérande ce qu'y vit Balzac, à Combourg les tristes soirées de famille qu'a gravées Chateaubriand, à Illiers les aubépines du mois de Marie et les roseaux de la Vivonne. Mais de telles confrontations, plutôt qu'elles ne nous restituent les tableaux merveilleux qu'avait créée la magie de l'écrivain, servent à nous montrer l'écart immense qui sépare le modèle de l’œuvre. : « S'il était besoin de quelque chose pour prouver qu'il n'y a pas un univers, mais autant d'univers qu'il y a d'individus, qui sont tous différents, qu'est-ce qui le prouverait mieux que ce fait que, si nous apercevons chez un collectionneur, une grange, une église, un arbre, nous nous disons : « Tiens ! « un Elstir » et reconnaissons ainsi pour tout autant de fragments de ce monde que voit Elstir et qu'il est seul à voir... »

1766 - [p. 13/15]
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JcequejelisJcequejelis   27 mai 2014
Depuis 1913, Céleste Albaret gouvernait l'intérieur de Proust. C'était une jeune femme belle et bien faite, qui parlait un français agréable et reposait par une sorte de calme autorité. Elle était entrée dans la vie de Proust en épousant le chauffeur Odilon Albaret, dont le taxi entièrement au service de Proust, qui s'en servait tantôt pour sortir lui-même, tantôt pour faire porter à la main ses lettres, tantôt pour chercher et ramener, à toute heure de la nuit, ceux qu'une soudaine fantaisie lui inspirait le désir de voir. 

1768 - [p. 81]
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