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ISBN : 2707318574
Éditeur : Editions de Minuit (02/01/2004)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 163 notes)
Résumé :
Apprendre à finir... Et pourtant, il y a cet accident de voiture et avec lui la possibilité, peut-être, de calfeutrer les failles trop nombreuses et toujours plus larges d'un couple au bord de la rupture. Pour elle, ce serait l'occasion d'oublier les infidélités, les mesquineries, les haines accumulées ; de repartir à zéro en se dévouant tout entière à la guérison de l'être cher. Et qu'importe si les enfants n'éprouvent que dégoût et lassitude, qu'importe s'il faut ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
carre
  17 novembre 2012
Apprendre à finir est une longue plainte d'une femme blessée, par un mari auquel, elle à tout donné, pourtant celui-ci est parti voir ailleurs comme si le temps inexorablement distendait l'amour. Et puis, un jour, un accident le ramène au bercail après un longue hospitalisation. Cette femme qui dans un monologue intérieur au bord de la folie, reprend espoir, vois dans ce signe du destin la chance peut-être de récupérer l'homme aimé, malgré ces trahisons, ces mensonges, son indifférence.
Mauvignier signe un magnifique roman sur la souffrance d'une femme bafouée, mais qui est prête coute que coute à saisir cette ultime opportunité de retrouver cet homme qui ne la mérite pas. Une plongée dans les sentiments contradictoires, ou Mauvignier avec un talent narratif remarquable, joue avec les mots mais aussi les silences, les ruptures de ton, avec des phrases d'une grandes justesse, l'émotion est là palpable , qui vous oppresse, vous touche, vous remue. Un cri intérieur déchirant, avec l'espoir de retrouver peut-être un semblant de bonheur.
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AquinER
  24 janvier 2013
Suite à un accident presque mortel, une femme accueille son mari momentanément invalide et muet. S'en suit un long monologue intérieur qui relate la vie de couple amère que les deux ont menée. Il ne l'aime plus, en aime une autre, elle, toujours amoureuse ou obsédée par sa soumission, le sait et imagine toutes sortes de choses: des causes, des raisons à telle situation, des possibilités, des conséquences à tel événement, essaie de le garder, imagine un second départ, tente de changer le destin, mais elle se fait une idée. Cela n'arrivera pas. Remis sur pied, son mari partira. Elle le sait. Son plus jeune fils lui a dit...
Voici un roman qui procure un bonheur d'interprétation immense. Un exercice de style si bien réussi qu'il en rend vert de jalousie un lecteur-écrivain envieux. Des phrases léthargiques, longues, interminables, celles du dernier souffle, soutenues par des expressions béquilles (qui est l'invalide ?) qui font avancer le discours sans qu'il puisse aller trop loin. Il piétine, va et revient, les mots se répètent dans une syntaxe qui montre ses dessous.
L'héroïne, la narratrice, a appris à finir et Laurent Mauvignier apprend à finir ses phrases. Ce livre est sublime.
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zabeth55
  20 juillet 2018
Dans un long monologue, une femme raconte : son mari s'apprêtait à la quitter lorsqu'un accident de voiture l'envoie à l'hôpital, paralysé.
Après les multiples scènes qui avaient entaché leur couple, elle se reprend à espérer.
Elle dévide son histoire dans de longues phrases (Il aime ça Laurent Mauvignier)
Et le fil se déroule, de phrase en phrase, de page en page.
Une longue mélopée.
La foi en un nouveau départ alterne avec l'abattement, le désespoir.
On retrouve le style si particulier de l'auteur.
L'émotion se dégage des paroles de la femme.
Se sortira-t-elle du piège dans lequel elle est enfermée ?
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brigittelascombe
  05 novembre 2011
Le désamour n'en finit pas de finir car il est aveugle, se niant lui même dans les non-dits, les sait-on-jamais, les pourquoi-pas.
Voilà un peu ce que la narratrice vit et exprime dans une longue analyse de sa relation avec son mari,au jour le jour, alors qu'accidenté, il est dépendant d'elle.
Les rôles s'inversent. le soignant materne et espère rattrapper l'irrattrapable. le soigné attrappe la main tendue. Une main, qu'est-ce qu'une main, si le reste est détruit? le regard des enfants lourd de reproches est là pour rappeler à l'ordre le désordre inopérant.
Un texte poignant et émouvant, exutoire en quelque sorte d'une femme de ménage qui n'a pas su nettoyer lorsqu'il en était temps. Des portraits cruels et misérables.Une analyse psychologique fine.Des émotions en-veux-tu en voilà qui filent, dérapent, s'accrochent,ressassent,subissent,s'enlisent,se noient et....nous bouleversent.
Laurent Mauvignier: prix du livre inter 2001 pour Apprendre à finir a également reçu le prix du roman Fnac 2006 pour Dans la foule et le prix des Libraires 2010 pour Des hommes.
Tout est dit!!!
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Renod
  24 février 2015
Une femme prend soin de son conjoint qui a été gravement blessé lors d'un accident de la route. Cette convalescence est un répit dans les déchirements de leur couple : infidélité, disputes et violences. Ce retour au foyer peut être un nouveau départ, il s'agit alors d'effacer les épisodes de la tourmente, de combler le vide d'une absence et de se dire que non, rien ne changera. Mais si l'attention est monopolisée par les progrès quotidiens contre l'invalidité, le passé est toujours là qui continue à ronger mais surtout, qu'adviendra t'il une fois qu'il aura recouvré sa mobilité ? S'éloignera t'il à nouveau ?
Ce roman a pour particularité d'être entièrement constitué par le monologue intérieur d'une femme. Il en épouse le rythme, parfois accéléré par la fièvre de l'angoisse, parfois assagi lors des moments de confiance et d'espoir. Il en prend aussi les méandres. Les doutes, les sentiments contradictoires, les souvenirs et les interprétations se succèdent sans être toujours liés entre eux. le monologue s'impose face au silence de son mari, les non-dits, la paralysie, les explications et les excuses qui ne viennent pas. La narration débute et se termine avec la convalescence du conjoint. Il y a un parallèle entre la guérison du mari et la maturation introspective de la narratrice, qui est aussi une forme de guérison. Elle comprend que rien ne changera, qu'il est impossible de revenir en arrière. Elle fait le deuil de leur relation, prend conscience de son aveuglement, des mensonges et des souffrances dans lesquels elle étouffe.
« Au contraire je me disais, il faut en finir et plonger pour en finir, vite, pour aller au bout une fois et ne plus se lasser d'attendre des autres que ça change. Rien ne change. Tout est déjà là. Rien, il n'y a qu'à attendre ce jour qui vous délivrera. » Elle est enfin libérée de ce passé, de cette relation, de son angoisse de la maison vide.
Laurent Mauvignier parvient à retranscrire avec beaucoup de justesse le travail douloureux qui s'accomplit en chacun de nous lors d'une séparation : les souffrances, la jalousie, l'incompréhension, les mensonges et puis un jour l'acceptation, l'apaisement et la compréhension. Autant d'étapes par lesquelles il faut passer pour « apprendre à finir » une relation.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   17 novembre 2012
Pourquoi tu ne dis pas : je sais, je sais bien que nous deux c'est perdu. C'est si dure que ça, dire ça, quand on est un homme ? Mais moi, est-ce que je pourrais te dire ça à toi ? Avec mes mots qui ne te touchent jamais,dis, puisque de moi rien ne te touche, maintenant, ,ni mes paroles, ni mes mains...
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racooninanracooninan   24 septembre 2012
Qu'elles pourrissent, jaunes, que l'eau aussi devienne boue, jaune et puante et presque évaporée dans le vase, je verrais la boue que ça ferait contre le verre, avec l'odeur des tiges qui se déchireraient en fibres jaunes, marrons, et les fleurs, les pétales, les couleurs mortes, pourries, rabougries comme des peaux qui n'auraient plus qu'à s'écraser sur le sol pour être piétinées, rongées, et tomber en poudre sous les talons des autres, des autres seulement parce que toi, toi tu ne viendrais plus, plus jamais, tu m'aurais oublié et tu aurais compris, tu aurais renoncé, tu ne viendrais plus parce qu'enfin tu saurais que je n'aime pas tes fleurs ni ton manteau, ni ton sourire pour t'excuser de tout, de remettre l'eau, tes précautions, toi, si lente à poser la vase et l'eau sur la table, les gouttes, si prompte à vouloir tout bien faire, tes manières de bonne femme quand je n'ai jamais voulu que tu sois ça, une de ces bonnes femmes, tu sais ce que c'est, dis, une bonne femme, tu comprends, avec tes mascaras pour venir me voir, tes rouges achetés pour venir me voir ici, comme si tu sortais en ville, tes rouges et tes chagrins trop mûrs, tes besoins de me plaire pour seulement consoler ton petit chagrin de rien.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   15 novembre 2014
Maintenant, aucune importance. Rien n'a d'importance après, quand on sait ce qu'on a refusé tout le temps, qu'on se dit que, même son corps à côté de nous, on était seul toujours, parce quand on est seul on est tout seul, même avec celui qu'on voulait garder, si ce n'est que son corps, si ce n'est qu'un regard vide et puis puis toute sa vie, toute sa tête qui sont tournées là où jamais il n'y aura de place pour nous. Il n'y a rien aucun visage, aucun regard pour nous sauver de ça. Et au contraire, je me disais, il faut en finir vite et plonger pour en finir, vite, pour aller au bout une fois et ne plus se lasser d'attendre des autres que ça change. Rien ne change. Tout est déjà là. Rien, il n'y à rien à attendre ce jour qui vous délivrera de l'illusion des autres, c'est tout.
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mandarine43mandarine43   15 mars 2011
Pourquoi toujours être incapable de savoir ce qu'il me reprochait. Et je me cognais aux angles des meubles, je trébuchais, je me faisais des bleus en heurtant les portes, je me coupais souvent : parce que dans ma tête c'était le vertige, dans tous les sens je cherchais - à cause de quoi, qu'est-ce que je n'ai pas fait et alors je cherchais les signes, je taillais à vif dans les souvenirs, dans la mémoire je faisais des trous, je creusais et j'aurais voulu trouver comme des pépites des mots qui auraient depuis longtemps porté le germe : son abandon de moi.
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fanfanouche24fanfanouche24   07 décembre 2016
(...) ce ne sont que des histoires toutes bêtes, des histoires d'amour, c'est tout. Et des gens qui partent, de toute façon, tout le monde connaît ça. Le monde est fait de gens qui partent. (p. 55)
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