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EAN : 9782848053967
192 pages
Sabine Wespieser (06/05/2021)
3.73/5   11 notes
Résumé :
«Tu n'as jamais cultivé ton jardin». C'est avec ces mots que s'ouvre l'adresse d'une fille à sa mère disparue. On pourrait croire à un reproche ; il s'agit plutôt d'une invitation à la conversation dans un jardin littéraire où, malgré la peine et la douleur, les roses, les pivoines et les jacinthes continuent d'éclore. Dans ce récit-hommage, il est question de fleurs, de renaissance, d'appel à des temps meilleurs et du monde qui refleurit.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
bilodoh
  13 janvier 2021
Quand on éprouve le mal de mère…
Elle est partie, nonagénaire sans mémoire. Elle est partie et ainsi ses enfants sont devenus des orphelins. Quel que soit leur âge, il n'est pas facile d'apprivoiser ce nouveau statut.

Cette mère, née en France, qui a connu la guerre, mais qui reste attachée à sa patrie qu'elle n'a pas vue depuis 1971. Elle habite Montréal depuis ce temps, mais n'a jamais aimé son nouveau pays. En fait, dans sa vieillesse, elle méprise le monde entier.

L'auteure, sa fille, aurait bien voulu que sa mère veuille cultiver son jardin et en apprécier la beauté, et qu'elle puisse jouir un peu plus des douceurs de l'existence, de la littérature et des paysages.

Un court roman, touchant, sur le deuil de la première femme qu'on a aimée.
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Marylou26
  13 mars 2021
Catherine Mavrikakis a choisi la forme d'un journal du deuil pour rendre compte de la relation difficile avec sa mère tant aimée Denise, décédée en juin 2019, une mère amère, trompée par son mari, nostalgique d'un pays - la France -, où elle n'est jamais retournée, pouvant se montrer cruelle envers ses enfants, et dont l'auteure tente de se séparer par l'écriture, tout en lui rendant hommage. C'est une belle trouvaille que la métaphore du jardin, qui permet de parler tant de la vie que de la mort d'une façon lumineuse, éclairant joliment un chemin sur lequel nous pouvons ne pas avoir toujours envie d'aller, nous accompagnant ce faisant dans l'acceptation de cette réalité que nous finirons tous par perdre nos parents, et par nous faner... Dans l'article de Manon Dumais, du journal le Devoir du 07 novembre 2020 intitulé « Tout sur ma mère », Catherine Mavrikakis dit ceci de sa mère : « Ça me fait beaucoup de peine de le dire, mais ma mère a cultivé un jardin stérile. Elle était une grande dépressive qui ne faisait rien de la journée. Elle s'ennuyait, elle s'ennuyait, elle s'ennuyait… Je pense que j'ai hérité de son ennui, mais je ne m'ennuie jamais parce que je fais toujours quelque chose : je cultive mon jardin. Ma mère a pris soin d'elle physiquement, mais je lui en veux beaucoup de ne pas avoir pris soin d'elle intellectuellement et psychiquement, ce qui aurait pu l'aider à se sortir de l'ennui. Je lui en veux parce que quand on a des enfants, on a une responsabilité. » de l'importance de cultiver nos jardins... Une bien belle lecture, doté d'une dimension universelle aidant à prendre de la distance avec le tragique de la vie.
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Alexmotamots
  01 juillet 2021
J'avais entendu une interview de l'auteure sur France Culture il y a quelques semaines qui m'avait intéressé. Un article dans Lire m'a convaincu de découvrir ce texte.
Je dois dire que j'ai été dubitative en lisant ce journal de deuil.
D'abord parce qu'il a parfois résonné en moi, mais surtout parce que je ne vis pas le deuil de la même façon que l'auteure. Je me suis parfois sentie très éloignée d'elle.
Quelques citations :
Tu n'as jamais cultivé ton jardin. (p.11)
Pourtant, je m'apperçois que je suis aussi capable de donner naissance au monde. Ca pousse, ça pousse. Les fleurs travaillent toutes seuls à exister. (p.53)
Je me régalais, éberluée que la vie soit simplement à portée de main. Dans le jardin. (p.67)
Le passé ne sert à rien. Il n'y a pas à le ruminer. Ton mari et toi partagiez cette façon de vous taire sur vos souffrances les plus violentes. Là-dessus, je ne serai pas votre fille. (p.106)
Néanmoins, dans ce retrait où ton existence s'était installée, toi qui t'étais pris l'Histoire et la Grande Guerre en pleine gueule de seize à vingt ans, tu m'as donné de quoi cultiver ma solitude. Je t'en suis infiniment gré. (p.131)
Sachant que de la peine de ton fils, comme de celle de tous tes enfants, tu ne voulais rien connaître. J'étais celle qui prend soin des autres. Cela me donnait une place dans ce monde dont, toi, tu ne voulais pas. (p.143)
Tu n'as jamais mangé les lotos (de l'Odyssée). Tu as gardé le passé vivant jusqu'à ta mort. Quelle douleur ! (p.173)
Lien : https://alexmotamots.fr/labs..
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   25 janvier 2021
L'écrivaine montréalaise Catherine Mavrikakis évoque le souvenir de sa mère, récemment décédée, dans son nouveau roman, L'absente de tous bouquets.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   13 janvier 2021
Tu as donc été terriblement étonnée quand Papa t’a trompé avec des filles qui « ne t’arrivaient pas à la cheville », qui étaient à tes yeux des moches. Tu n’as jamais rien compris à l’amour, Maman. Les aspérités et les imperfections attisent le désir qui s’attache à la vie dans ce qu’elle a de vulnérable ou d’émouvant. Tu ne pouvais pas imaginer qu’on puisse préférer une quenouille à une orchidée.

(Héliotrope, p.151)
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bilodohbilodoh   13 janvier 2021
Maman avait été une petite fille, une sœur une amoureuse, une femme, une épouse, une mère, puis une vieille dame et enfin une très très vieille dame, mais elle ne se souvenait plus de toutes ces périodes de sa vie. Seul comptait ce présent infini dans lequel il a fallu qu’elle se vautre. Elle n’avait pas le choix.

(Héliotrope, p.157)
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Marylou26Marylou26   12 mars 2021
Que le monde refleurisse ! Que la peine s'estompe ! Que les morts trouvent leur place dans la terre chaude des étés à venir qui se nourriront d'eux ! Que des temps meilleurs arrivent ! Et pour cela il faut peut-être sonner le glas d'un temps, le sien.
En moi, je veux laisser monter la sève d'un printemps. En moi, je porterai des mondes inconnus, étonnants.
Ma peine me mènera vers ma joie.
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Marylou26Marylou26   12 mars 2021
Tandis que Maman agonisait (Faulkner aimait-il les fleurs ? me demandé-je alors qu’il passe ici à travers mes mots), j’étais triste d’avoir été sa mauvaise herbe, son jardin mal sarclé, en friche.
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Marylou26Marylou26   12 mars 2021
Ma mère a toujours adoré les fleurs et les fils, les fleurs des fils. Les jolies filles en fleur ne comptaient pas pour elle.
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Videos de Catherine Mavrikakis (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Mavrikakis
L'enseignement et l'éducation seront explorés de long en large dans cette table ronde ani­mée par Cather­ine Mavrikakis. L'écrivaine et pro­fesseure s'entoure d'auteur·rice·s d'ici pour dis­cuter des enjeux majeurs liés à l'éducation aujourd'hui tels que la place du privé et la lib­erté académique. La pandémie a ouvert la porte à de nou­velles réflex­ions autour de l'enseignement alors que le mod­èle à dis­tance a été favorisé. Jean-Marc Limo­ges, Biz, Syl­vain Larose et Efti­hia Mihe­lakis seront au rendez-vous.
Avec: Eftihia Mihelakis, Autrice Biz, Auteur Jean-Marc Limoges, Auteur Sylvain Larose, Auteur Catherine Mavrikakis, Animatrice
Livres: L'horizon des événements Victor et moi Débandé J'enseigne depuis toujours : dialogues
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