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ISBN : 2377220436
Éditeur : Jigal polar (01/09/2018)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Athènes, à l’aube… Un morceau de la frise du Parthénon a disparu et le cadavre d’un archéologue gît au pied de l’Acropole. Le passé du commissaire Stavros Nikopolidis vient de ressurgir violemment ! En effet, quelques années auparavant, sa femme Elena – alors responsable des fouilles archéologiques – disparaissait mystérieusement au même endroit. Depuis, Stavros n’est plus que l’ombre de lui-même… Mais aujourd’hui les signes sont là. Rodolphe, le probable meurtrier,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
vincent34380
  24 septembre 2018
Stavros Nikopolidis est commissaire de police à Athènes. Dix ans auparavant, avant les Jeux Olympiques, un archéologue avait été retrouvé égorgé sur le chantier du métro, où sa propre femme Elena était responsable des fouilles. le morceau de frise du Parthénon qui avait été découvert a disparu, ainsi qu'Elena, dont le corps n'a jamais été retrouvé.
Stavros avait remué ciel et terre pour boucler son enquête, frappant à toutes les portes, ne ménageant ni sa hiérarchie ni les politiques, tant et si bien qu'il fut mis au placard et déchargé des enquêtes sur le terrain.
Depuis lors, il traîne sa grande carcasse entre l'Hôtel de police, le petit restaurant où il a ses habitudes gourmandes, et le bar de son amie Matoula pour jouer au tavli, ancêtre du backgammon et présent dans tous les cafés de la péninsule.
Mais aujourd'hui, un appel du service vient rompre l'habituelle monotonie de ses journées : quasiment au même endroit qu'il y a dix ans, un archéologue a été découvert assassiné et un morceau de frise a disparu. Dans la main de la victime, une pièce de monnaie frappée de la chouette, l'oiseau symbole d'Athéna.
Pour Stavros, c'est clair : le symbole d'Athéna est un message laissé à son intention, de la part de Rodolphe, le meurtrier qui leur a échappé il y a dix ans. Son patron lui confie l'enquête, avec réticence, et lui impose certains officiers qui ne font pas partie de son équipe habituelle, peut-être comme un moyen de le contrôler. Malgré tout, Stavros obtient quand même qu'on lui attribue les trois officiers en qui il a une confiance absolue : Dora, grande jeune femme qui se bat comme un homme, experte en krav-maga, Eugène l'expert en informatique et hacker occasionnel, et Nikos l'albanais.
Ils vont se lancer à fond dans cette enquête, de manière irréfléchie en ce qui concerne Stavros, ce qui lui vaudra quelques déconvenues, son adversaire Rodolphe ayant toujours un coup d'avance sur lui.
Malgré tout, après maintes péripéties et retournements de situation, Stavros et son équipe finiront par démêler l'écheveau de l'intrigue, nous réservant un dénouement surprenant.
Stavros, qui fut un grand flic, s'étiole dans une quasi-inactivité. Il a reçu en héritage les séquelles de la dictature des colonels. Son père a été emprisonné et torturé. Stavros a beaucoup souffert d'avoir passé son enfance auprès de cet homme traumatisé et psychologiquement absent. Il s'interroge sur sa capacité à être lui-même un bon père. Son supérieur est également un personnage intéressant : issu de la bonne société, féru d'arts et de poésie, il paraît déplacé dans le paysage d'un hôtel de police.
La narration est alerte et plaisante, émaillée de références à la cuisine, aux traditions et aux coutumes grecques, ponctuée de citations de poètes ou de philosophes grecs.
Ce roman, aux allures de tragédie grecque (évidemment !) nous brosse le portrait d'un pays, qui à peine sorti de la dictature, a été frappé par la crise économique et l'austérité qui a été imposée à son peuple. L'austérité a généré son lot de corruption et de clientélisme dans toutes les sphères du pouvoir. Elle a favorisé également la résurgence de partis extrémistes, comme le mouvement d'extrême droite Aube dorée. La Grèce est ainsi devenue la terre d'élection de toutes les mafias, russes et balkaniques, qui pillent sans vergogne son patrimoine artistique et historique.
On sent à travers les mots tout l'amour que l'auteure porte à la Grèce, et son désespoir de voir ce qu'il est advenu de ce pays, berceau de la civilisation européenne et occidentale, qui se trouve maintenant au bord de l'abîme.
Un premier roman tout à fait réussi, qui a le mérite de nous montrer le vrai visage d'une Grèce à bout de souffle et de forces, bien éloignée du décor glacé des cartes postales.
Éditions Jigal, 2018.
Lien : https://thebigblowdown.wordp..
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Goupilpm
  31 octobre 2018
Avant de parler du roman je remercie Babelio et les éditions Jigal de m'avoir gentiment fait parvenir ce roman.
Avec son premier roman l'auteure nous entraîne dans une histoire qui oscille entre roman policier et roman noir. Certes il y a bien une enquête mais ce n'est pas elle qui occupe le devant de la scène, l'auteure ayant fait le choix de privilégier le cadre dans lequel elle se déroule.
L'auteur nous dépeint une Grèce qui a du mal à se remettre de l'endettement. Une Grèce où les administrations et notamment la police doivent faire de leur mieux face aux moyens qu'ils possèdent pour assurer la continuité du service. Une société où seule la population a subit les conséquences de la crise et se remet difficilement de l'humiliation à laquelle elle a été soumise.
Certes la société va un peux mieux mais elle ne fait plus confiance aux hommes politiques pour la plupart corrompus. Mais aussi un pays qui a longtemps été pillé de ses oeuvres d'art et qui ne commence qu'à seulement prendre conscience de ses richesses.

L'auteure nous entraîne dans les quartiers glauques de la capitale où se trame les pires affaires. Un terrain privilégié pour les truands qui se sont associés à la mafia Russe pour des trafics en tous genres mais surtout de celui des oeuvres d'arts.
Un cadre très noir, très sombre qui est le point fort du roman.
L'auteure s'attarde également sur son personnage central , un ex-flic de premier plan qui a sombré depuis dix ans dans l'alcool, la dépression depuis que son épouse est morte dans une affaire en tout point similaire à celle qui lui est confiée aujourd'hui. Elle nous dépeint, peut être un peu trop longuement, sa vie personnelle et les stades par lesquels il passe. Pour quoi faut-il que les auteurs nous offre toujours des personnages de policiers torturés dans leurs vies personnelles ? Surtout que dans le cas présent l'auteure elle n'épargne pas le lecteur avec certains clichés dans le reste de l'équipe. L'on a également droit à certains longueurs supplémentaires quand le commissaire enseigne à son jeune fils l'art d'un jeu de stratégie et les différentes manières de le pratiquer.
Ces différentes parties du roman laissent peu de place à l'enquête : on connaît dés la lecture de la quatrième de couverture le coupable et l'enquête consiste simplement à le localiser ce qui laisse peu de place au suspense. A décharge il faut tout de même préciser que l'auteure nous livre un dénouement qui nous réserve tout de même une surprise.
Au final un cadre très bien dépeint mais une enquête qui occupe peu de place dans un roman déjà assez court. Certes c'est bien écrit mais ça laisse le lecteur sur sa faim. On est presque plus dans un roman de société que dans un véritable polar.
Lien : http://imaginaire-chronique...
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JulieB41
  19 février 2019
Cette critique n'a rien d'une grande critique littéraire ; autant vous prévenir !
"Stavros", je l'ai découvert en déambulant à la bibliothèque municipale. Il était présenté près de l'entrée, là où sont exposés les premiers romans. Moi, les policiers, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais le titre aux sonorités helléniques a poussé ma curiosité à lire la quatrième de couverture... et à le dévorer entièrement.
Au départ, j'avais l'impression de me plonger dans quelque chose de déjà lu. On y retrouve un lot de personnages a priori caricaturaux, qui ont chacun des compétences différentes pour faire avancer l'enquête. Comme le disait si bien une certaine Willow Rosenberg dans ses moments difficiles : "Boooring" ("ennuyant" en anglais). le cadre athénien venait rendre la chose un peu plus exotique et intéressante, heureusement. Et puis il y a ces longs dialogues, où parfois, faute de verbe introducteur, on ignore qui parle et on se perd (à moins que ce ne soit la faute à ma grande fatigue). Là, si vous poursuivez la lecture de cette tartine, vous devez vous demander pourquoi j'ai aussi bien noté ce bouquin avec une critique aussi vilaine. Ben parce que, c'est un premier roman, perfectible, mais surtout plaisant. L'intrigue est bien ficelée, elle colle au contexte géopolitique d'un pays exsangue. Les personnages ne sont peut-être pas si caricaturaux que ça, ils sont même attachants pour certains. En fait, le gros défaut de "Stavros", c'est peut-être qu'on attend encore plus de développement sur les liens qui unissent les différents personnages. Or, ce sont ces liens qui sont le fil rouge du roman. Alors à la fin, quand le livre se ferme (parce que oui, chez moi, je laisse vivre les livres en autonomie et ils se ferment tout seul), on aimerait en savoir plus sur Stavros lui même et plus encore sur le réseau des personnages qui l'entoure. En bref, bonne intrigue, bons personnages, on en attend plus. Premier roman prometteur !
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ArlieRose
  20 décembre 2018
Ce premier polar de Sophia Mavroudis se déroule en Grèce, à notre époque, mais contient de nombreuses allusions à des événements dramatiques : la guerre civile, la crise. On y trouve des extraits de la littérature, classique et contemporaine ; le thème du pillage d'oeuvres d'art est abordé aussi. Un peu trop violent à mon goût cependant.
Les personnages sont intéressants et ont des personnalités bien marquées.
Bien que ce ne soit pas le genre de roman que je recherche, j'ai passé un bon moment de lecture.
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Lalitote
  03 décembre 2018
Si vous souhaitez vivre une immersion totale chez les hellènes alors vous tenez le bon bouquin entre les mains. L'action se déroule dans la capitale Athènes au pied du Parthénon, crime et archéologie sont intimement liés. Un archéologue est retrouvé assassiné au pied de l'Acropole et c'est à Stavros Nikopolidis que l'affaire est confiée, alors qu'elle vient éveiller chez lui les fantômes de sa femme Elena et de son pire ennemi Rodolphe. J'ai beaucoup aimé le personnage principal, le fameux Stavros plus tout jeune, légèrement désabusé, qui a en horreur sa hiérarchie et notamment l'inspecteur Livanos, amateur d'Ouzo et joueur passionné de tavli, il ne songe dorénavant qu'à se venger. A lui seul il tient presque toute la place dans ce polar et pourtant à ses côtés on retrouve une série de personnages secondaires truculents comme sa collègue Dora pour qui le krav maga n'a plus aucun secret. Il y a Eugène le Hacker qui fait la différence et le petit albanais qui bade son patron. Et puis il y a le personnage de Matoula qui est très attachante car on sent chez elle un rude passé.
Au-delà des personnages il y a surtout un pays rendu exsangue par la communauté européenne et au lourd passé, sans compter que sa position géographique en fait l'un des réceptacles de migrants de tout horizon. Les descriptions que l'auteure nous fait de son pays, de sa situation actuelle et de son riche passé sont très instructives et apporte un plus au roman, on pourrait presque parler d' ethno-polar. On fait constamment le grand écart entre le monde moderne actuel et celui encore géré par la tradition. J'ai apprécié les notes de traduction des différentes expressions et poèmes et j'ai pris soin d'en noter les titres de films qui m'étaient inconnus et que j'essaierai de trouver pour mieux comprendre. Un premier roman qui m'a séduite et m'a donné envie de me rendre dans les tavernes à Plàka. ευχαριστώ

Lien : http://latelierdelitote.cana..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   03 octobre 2018
Sans un regard pour ce qui l’entoure, tête baissée et regard vide, Stavros s’enfonce dans le dédale de ruelles désertes. Seuls les chats et les étrangers s’aventurent désormais dans ces vieux quartiers d’Athènes autour de Metaxourgieo autrefois remplis de bars, de tavernes et de petits entrepôts. Les murs tagués de slogans antigouvernementaux tombent en ruines, les portes des maisons sont cadenassées pour éloigner les squatteurs, les rideaux de fer des entrepôts sont baissés, et les trottoirs défoncés s’ouvrent, béants, sur des flaques d’eau suintantes. Dans ces bas-fonds, Stravos n’erre pas. Il sait où il va.
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missmolko1missmolko1   03 octobre 2018
Stavros est un bon vivant. Son médecin et ami d’enfance, Pavlos Sakellaridis, l’a longtemps harcelé pour qu’il arrête de boire, de manger, de fumer. Autant dire de vivre. Pour Stavros, rien ne vaut un poulpe grillé ou du kontosouvli. Il a rapidement écarté l’idée de manger sain tant il a déprimé devant une assiette de légumes bouillis. Il aime à répéter qu’il est des pays où la notion même de régime est déplacée et qu’il est incapable de stimuler et entretenir sa réflexion sans l’abreuver, la sustenter et l’enfumer quelque peu. Peut-on décemment résister à de l’agneau garni de pommes de terre au citron ou à du veau avec des petites pâtes en sauce ?
Quand à l’absence du liquide dionysiaque, elle avait privé son corps de la chaleur et de la torpeur nécessaires à sa légendaire perspicacité. Seul l’effet du vin dans ses veines permet à son esprit de vagabonder et lui procure la léthargie nécessaire pour démêler ses enquêtes. Sans parler des matchs de football qui perdaient toute leur saveur sans quelques accompagnements éthyliques.
Stavros avait jugé inutile de poursuivre une abstinence si contre-productive. Devant autant de mauvaise volonté, son propre médecin l’avait personnellement poussé à renoncer.
Enfin, arrêter de fumer l’avait rendu tellement nerveux et irritable, qu’au bout d’un mois, ses collègues avaient eux-mêmes déposé sur son bureau une cartouche de ses cigarettes préférées sous son regard soulagé. Stavros partait du principe qu’un non-fumeur dans les Balkans était quasiment un hors-la-loi, considéré avec suspicion, et que les jeunots de son équipe pouvaient se charger des courses-poursuites.
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petitsoleilpetitsoleil   24 septembre 2019
- Stavros, le plus important est de respecter les règles non écrites du jeu.
L'enfant retient son souffle, les yeux rivés aux lèvres du père.
- Si tu peux, joue de préférence avec ton propre tavli ; plus il est usé, délavé, plus il respire l'expérience, plus tu seras respecté.
N'interromps le jeu que pour deux raisons :
l'éclatement d'une guerre mondiale ou pour te resservir un verre d'ouzo.
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RedIzaBzhRedIzaBzh   26 mars 2019
- Ton pays, Stavros, est un vrai bazar. En bordure des zones de conflits, économiquement dépendant et politiquement faible. Vous ne contrôlez plus rien, ce qui nous permet d'agir en toute liberté et impunité...
- Tu riras moins quand nous relèverons la tête.
- Alors, nous irons voir ailleurs.
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BillBill   03 novembre 2018
Stavros est un bon vivant. Son médecin et ami d’enfance, Pavlos Sakellaridis, l’a longtemps harcelé pour qu’il arrête de boire, de manger, de fumer. Autant dire de vivre. Pour Stavros, rien ne vaut un poulpe grillé ou du kontosouvli. Il a rapidement écarté l’idée de manger sain tant il a déprimé devant une assiette de légumes bouillis.
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