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La Trilogie écossaise tome 0 sur 4
EAN : 9782812607066
1024 pages
Editions du Rouergue (08/10/2014)
4.37/5   310 notes
Résumé :
En rupture de ban avec son passé, l'inspecteur Fin McLeod, meurtri par la disparition tragique de son fils unique, est de retour sur son île natale où, chaque année, une douzaine d'hommes partent en expédition à plusieurs heures de navigation pour tuer des oiseaux nicheurs.
Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May nous plonge au cœur d'une enquête déchirante, qui va obliger McLeod à affronter sa propre histoire.
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
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Peter May était un auteur que je voulais découvrir depuis longtemps. J'en avais entendu parlé à de très nombreuses reprises, ce qui avait pour effet de systématiquement titiller un peu plus ma curiosité, et par conséquent accentuer mon envie.

En fin d'année dernière, lors de mon inscription au Challenge Pavés 2023, c'est tout naturellement que j'ai sorti de ma PAL « La Trilogie écossaise », regroupant « L'île des chasseurs d'oiseaux », « L'Homme de Lewis » et « Le Braconnier du lac perdu », et programmé sa lecture pour ce premier mois de 2023.
Personnellement, bien débuter l'année est toujours important ! Mais j'étais loin de m'imaginer ce qui va suivre...

Que dire de cette belle « Brique » si ce n'est WAAOOUUHH ! En me frottant la joue... Quelle claque ! En refermant ce roman pour la dernière fois, et après cette immersion Ecossaise, je me retrouve assis confortablement dans mon salon, tout ébouriffé, trempé par les pluies, à me réchauffer au coin de ma cheminée en savourant un très, très, bon whisky légèrement tourbé..

Tout commence lorsque suite au décès tragique de son fils, l'inspecteur Finlay McLeod « Fin » se retrouve convoqué par Black, son supérieur hiérarchique. Au plus profond de lui, il sait qu'une reprise rapide de sa vie professionnelle ne peut que lui être salutaire.
Sur l'île de Lewis, située dans l'archipel des Hébrides, à l'extrême nord-ouest de l'Ecosse, dans son île natale, un meurtre à été commis. Choses surprenantes, tous les indices laisse à penser à un même mode opératoire, un copier collé, d'un crime commis à Edimbourg et sur lequel Fin à enquêté. Tout semble le désigner d'office pour remplir cette mission. Mais seulement voilà ! Fin est-il prêt ? Prêt à renouer avec son passé au risque d'ouvrir sa boîte de pandore ? Loin de s'imaginer ce qu'il va découvrir, Fin accepte... et la souffrance sera au rendez-vous...

Avec « La Trilogie écossaise », Peter May nous plonge avec beaucoup de maîtrise, dans l'histoire personnelle de son enquêteur Fin McLeod. Un récit, construit très intelligemment, fluide, dans lequel on se laisse porter par le rythme. Tout au long de cet aventure, Fin, un personnage émouvant, captivant, vrai, prisonnier de son passé, va tenté de se construire un futur.
L'auteur nous invite au voyage. Il dépeint avec beaucoup de poésie, une Ecosse mystérieuse, majestueuse et sauvage à la fois. Âpre, voire inhospitalière à certains moments. Ce pays de landes où les tourbières sont battues par les vents. Où les pluies tombent à l'horizontal. Où les rites ancestraux et l'influence gaélique règnent en maître. Peter May nous livre toute la puissance et la dureté de cette nature hostile. Il ne me reste plus qu'à fermer les yeux quelques secondes, prendre une profonde inspiration, pour sentir la tourbe...
Les insulaires y sont durs au travail, parfois injustes, cruels, parfois même violents, mais malgré tout terriblement bouleversants et attachants. Rongés par leur passé, chacun d'entre eux est à la recherche d'une délivrance qui n'espère plus.
Pages près pages, Peter May nous embarque dans une ambiance envoûtante. Les nombreux flash-back permettent d'apporter de la matière à l'intrigue. Nous font revivre en sépia certains faits du passé, qui conduiront notre enquêteur au dénouement final.

« La Trilogie écossaise » est un roman noir, dépaysant, passionnant, que l'on ne lâche jamais.
Assurément un chef-d'oeuvre mais surtout un Gros coup de Coeur !

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Couvrez-vous bien, le vent fouette le visage et il pleut souvent sur l'île de Lewis, au large de l'Ecosse. Mais que c'est beau ! Le séjour ne sera pas de tout repos mais les trois romans de cette trilogie bien ficelée se lisent d'une traite, avec un plaisir infini. Le lecteur découvre les traditions, le poids de la religion, des pans d'histoire méconnus et douloureux de l'île de Lewis, des vies rudes aux lourds secrets. L'odeur de la tourbe pour chauffer les maisons vient vous chatouiller le nez...
Contraint par sa hiérarchie, l'inspecteur Fin McLeodest revient sur son île natale pour les besoins d'une enquête alors qu'il vient de perdre son petit garçon de manière tragique. C'est un homme particulièrement attachant, cabossé par la vie et chaque enquête permet de lever le voile sur son propre passé, assez sombre. On suit de nombreux personnages dans l'entourage de l'inspecteur, sans caricatures, l'écriture de Peter May est fluide, elle tient le lecteur en haleine jusqu'au bout.

Il n'y a pas de suite, c'est vraiment dommage !

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Comme dans tout bon roman policier qui se respecte, Finley Mcleod, inspecteur principal, enquête surtout sur lui-même. Et nous voici à la place, sinon du psy, du moins du voisin indiscret embusqué de l'autre côté du mur. Finley remonte dans son enfance et l'auteur, qui vit dans le Lot, doit suffisamment connaître le français pour ne pas avoir choisi son surnom par hasard. Fin, donc, tente de retrouver le début de la pelote et tire les fils de ses erreurs. Orphelin et privé d'amour, il survit à son enfance fracassée grâce à ses amis: Donald, Artair, Marsaili, Whistler, Roddy, Kenny... Mais, tout au long de la trilogie, le retour aux origines ne fait surgir le passé que pour l'effacer. Tout le monde trompe tout le monde. Et Mcleod, à rechercher la vérité, provoque les drames ou du moins s'avère incapable de protéger ceux dont il dévoile les secrets. le tout est addictif comme « 10 petits nègres » déboulant dans « Star Wars ». Comme chez Agatha Christie, l'île oblige à considérer que le monstre est un proche; et comme chez Lucas, nous devons bien nous faire à l'idée que le coupable a d'abord été un de ces enfants mutins, un de ces adolescents fougueux dont la mémoire de Finn égrène les mésaventures. Oui, oui, parmi tous ceux-là qui nous émeuvent se cache Darth Vador.
Bon, d'avoir avalé les trois livres à la suite ne m'a pas permis d'occulter quelques maladresses, surtout dans le dernier volume où deux paragraphes copiés-collés des tomes précédents n'avaient pas eu le temps de s'effacer de ma mémoire. J'aurais également apprécié que le prénom Marsaili ne soit pas systématiquement suivi des mêmes lignes geignardes sur son amour d'enfance tellement maltraité ou que « un désir profond et douloureux au creux des reins » ne soit pas la seule métaphore utilisée encore et encore à chaque fois que Macleod a envie de s'envoyer en l'air.
Mais sinon c'est vraiment très bien, et c'est presque une lecture ô gué l'an (dix) neuf, puisque Peter May nous invite à regarder résolument devant nous au lieu de nous retourner sur un passé prompt à décevoir.
Bonnes résolutions à tous, donc.
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Une trilogie qui vous immerge dans un petit bout d'Écosse, fouettée par les vents, où la vie est aussi difficile que la nature peut être belle.

Peter May émaille ces romans de très riches descriptions de cette nature sauvage qui tient le premier rôle, forge les hommes autant que les paysages.

Les amateurs de polar peuvent ne pas y trouver tout à fait leur compte. L'enquêteur Fin MacLeod, de retour dans sa région natale, n'agit pas tant comme un policier (qu'il n'est plus) que comme un citoyen concerné et compétent. Les intrigues de ces romans le ramène régulièrement à son propre passé et à celui de la communauté.

Le rythme est posé, l'écriture belle, les descriptions nombreuses mais jamais lassantes. C'est indéniablement une belle trilogie qui transcende le genre du polar et fraye avec une littérature blanche de bon aloi.
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Je viens de passer 10 jours sur l'île de Lewis en compagnie de Fin McLeod. C'est son île natale et j'y ai découvert des paysages, un climat, des gens formidables. Avec cette trilogie j'ai appris à connaître Fin au travers de son enfance, de ses amis.

Dans le premier tome, Fin vient de perdre son fils dans un accident tragique, il est envoyé sur l'île après dix-huit ans d'absence, il est inspecteur et doit enquêter sur le meurtre ayant des similitudes avec celui d'Édimbourg. C'est aussi le point de départ pour qu'il nous raconte son enfance, sa vie à Lewis, son premier amour Marsaili, son ami d'enfance Artair, sans oublier Donald devenu révérend, les coutumes de l'île, et surtout une découverte, révélation qui changera le cours de sa vie, laquelle ? Pour la découvrir il vous faut lire ce livre.

Second tome, Fin a quitté la police. Il revient vivre sur l'île afin de pouvoir retrouver un sens à sa vie. Dès son retour on découvre le cadavre d'un jeune homme conservé dans la tourbière, d'après les tests d'ADN le cadavre à un lien de parenté avec Tormod le père de Marsaili. Dans ce tome nous découvrons l'enfance de Tormod, l'orphelinat, le placement des enfants dans les fermes pour y travailler et l'enquête que mène Fin avant l'arrivée de la police d'Édimbourg. C'est toujours aussi captivant, intelligent, émouvant.

Dernier tome, dernière enquête de Fin, il est devenu garde forestier, il doit éliminer les braconniers. Il retrouve un ami d'enfance Whistler, tous deux vont découvrir un homme assassiné dans son avion au fond d'un loch. C'est l'occasion de fait un petit retour dans l'adolescence de Fin et Whistler lors de la formation d'un groupe de musique celtique. Peter May sait tenir son lecteur en haleine jusqu'à la dernière page, toujours avec beaucoup d'humanité.

Un très bon moment de lecture, une belle trilogie à découvrir !
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Et tout ce à quoi je pouvais penser était la manière dont j'allais annoncer à mes oncles que j'avais perdu le bateau de mon père. Mais j'aurais mieux fait de ne pas m'inquiéter. Ils étaient simplement contents que je sois encore en vie. L'un d'eux m'a dit : "Un bateau n'est qu'un tas de bois et de métal, fiston. Le seul cœur qu'il a, c'est celui de ceux qui le font naviguer.
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Quand on entre dans cette maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste. On les met de côté parce qu'on les considère comme... eh bien, des vieux. Usés, comme si cela ne valait plus la peine de s'en préoccuper. Et pourtant, derrière chacun de ses regards, il y a une vie, une histoire qu'ils pourraient nous raconter. De douleur, d'amour, d'espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi. Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu'un qui vaut moins que les autres, quelqu'un de moins réel. Et un jour ce sera notre tour. Assis là à regarder les jeunes nous mettre de côté parce que nous sommes vieux. Et à ton avis, tu crois que nous allons le vivre comment ?
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Lorsqu'on est jeune, une année vous semble être une partie importante de votre vie et on a l'impression qu'elle dure éternellement. Quand on est âgé, il y en a tant qui sont passées que celles qui restent défilent trop vite.
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J'avais entendu parler de temps à autre des gens qui remarquaient combien j'étais courageux, et ma tante qui leur disait que je n'avais pas versé une larme. Mais je sais maintenant que les larmes sont une sorte d'acceptation. Et je n'étais pas encore prêt pour cela.
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Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu'un qui vaut moins que les autres, quelqu'un de moins réel. Et un jour ce sera notre tour. Assis là à regarder les jeunes nous mettre de côté parce que nous sommes vieux.
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Videos de Peter May (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter May
À l'occasion de la 20ème édition du festival "Quais du Polar" à Lyon, Peter May vous présente son ouvrage "Tempête sur Kinlochleven" aux éditions Rouergue Noir.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/3037724/peter-may-tempete-sur-kinlochleven
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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