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Jean-René Dastugue (Traducteur)
EAN : 9782812610646
314 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (01/06/2016)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 354 notes)
Résumé :
Rejeté par les vagues, un homme reprend connaissance sur une plage. Tétanisé par le froid, le cœur au bord des lèvres, frôlant dangereusement le collapsus. Il ignore où il se trouve et surtout qui il est ; seul affleure à sa conscience un sentiment d’horreur, insaisissable, obscur, terrifiant.
Mais si les raisons de sa présence sur cette île sauvage des Hébrides balayée par les vents lui échappent, d’autres les connaissent fort bien. Alors qu’il s’accroche à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (100) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  21 janvier 2019
Pour moi , prendre un livre de Peter May entre les mains est gage de "virée en Ecosse" ,pays qui se laisse deviner encore plus qu'il ne se donne à voir , malgré ses sites somptueux . Les ouvrages de ce romancier de talent ont maintenu en haleine tant de lecteurs que les attentes sont à chaque fois très grandes , parfois , peut -être trop , ce qui explique sans doute certaines critiques mitigées . Pour ma part , je ne dirai sans doute pas que ce thriller est le meilleur qu'il ait écrit, mais force est de reconnaître qu'il m'a tout de même fait passer un fort bon moment , une fois de plus.
Comme le dit l'inspecteur Gunn, "C'est l'histoire la plus invraisemblable que j'aie jamais entendue....."
Le point de départ, c'est l'histoire d' un homme qui , à la suite d'un accident , subit une perte totale de mémoire. Pas facile , dans ces conditions de savoir qui il est , ce qu'il fait dans un coin perdu d' Ecosse , où se trouve sa voiture , qui est la personne qui partage ses nuits, et bien d'autres choses encore . Alors , oui , c'est vrai , on a beau être sur une terre de légendes, tout cela fait un peu désordre. On entre à partir de là, dans une phase de "reconstruction d'identité " en permanence bouleversée par des évènements imprévisibles , étranges , voire incroyables. Paradoxalement , on se sort facilement des méandres de l'intrigue grâce au nombre restreint de personnages . On suit facilement le cheminement de chacun d'entre eux et donc , par la même, l'avancée de l'histoire dont le déroulement final , bien qu ' assez prévisible , est bien maîtrisé car Peter May connaît toutes " les ficelles du métier ".
Reconnaissons - le, il écrit fort bien et est sans doute bien traduit . L'une de ses forces est de savoir retranscrire l' aspect sauvage d'une région, son côté inhospitalier , de décrire minutieusement la puissance dévastatrice d'une tempête, d'avoir le don de mettre en avant les mystères qui entourent un lieu effrayant comme "le Chemin des Cercueils" , par exemple . La psychologie des personnages se devine , suinte ,se reflète dans ces pages de haut niveau.
Je dirai aussi que Peter May est un grand travailleur , ses recherches sur les abeilles sont remarquables et sa façon de les inclure dans le récit révèle en lui de sacrées qualités pédagogiques .On apprend avec intérêt énormément de choses sur le sujet , sans perdre de vue le sens de l'intrigue.
Alors oui , en effet , il y a sans doute quelques invraisemblances , quelques remarques surprenantes , mais , très franchement , je n'ai jamais eu l'impression de m'ennuyer ce qui , vous en conviendrez , est l'un des buts recherchés dans la lecture .
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marina53
  27 juin 2019
Trempé, frigorifié, étendu sur le ventre, il peine à ouvrir les yeux, soudainement aveuglé par la lumière. Une étendue de sable balayée par les vagues et le vent. Il n'a aucune idée du lieu où il se trouve et encore moins de qui il est. Des pensées sombres le submergent sans qu'il en comprenne le sens. Apercevant une maison et une caravane, un peu plus loin sur le littoral, il se dirige bon an mal an sur le sentier. Il est alors rejoint par une vieille femme, l'air choqué, qui lui demande si tout va bien en le nommant. Monsieur Maclean. C'est donc ainsi qu'il se prénomme. Elle le guide ensuite vers une maison fièrement dressée au milieu des dunes. C'est visiblement ici qu'il habite mais aucun souvenir ne lui revient en mémoire. Il est accueilli par un chien, tout heureux de retrouver son maître. Une fois à l'intérieur, il fouille partout, retourne les tiroirs, vide les armoires et tombe sur une facture au nom de Neal Maclean, Luskentyre, île de Lewis. Il remarque également une carte sur laquelle est surlignée la route du Cercueil. Malheureusement, rien ne lui revient. Et cet homme va devoir apprendre à se découvrir, grâce aux minces indices qu'il a laissés et aux gens qui le connaissent...
Mais qu'est-ce que ce supposé Neal Maclean est venu faire sur l'île de Lewis ? Dix-huit mois qu'il loge dans le Cottage des dunes, visiblement un brin coupé du monde. Dix-huit mois qu'il est censé écrire un livre dont il ne trouve plus trace. Il va devoir redoubler d'efficacité et d'ingéniosité s'il veut découvrir qui il est, ce qu'il fait et pourquoi il a semé autant de fausses pistes et tenu secret tant de choses. Au delà de cette intrigue, Peter May nous invite, une fois encore, sur les Hébrides, plus précisément sur l'île de Lewis, si chère à son coeur. L'auteur dépeint avec minutie et passion tous ces paysages sauvages, ces îles rocheuses soumises aux embruns et au climat capricieux. Il traite également, avec intelligence, d'écologie et d'environnement, mais aussi de la disparition de l'Homme si ce dernier n'est pas plus attentif au sort des abeilles. Rondement mené, ce roman, à la construction méticuleuse et au suspense grandissant, servi par une écriture poétique, se révèle tout aussi captivant que dépaysant.
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iris29
  19 septembre 2016
Ça ressemble à du Peter May, c'est du Peter May , mais en un peu différent ...
Pour moi , avec sa "Trilogie de Lewis", cet auteur était presque un peintre ... Il avait su retranscrire à merveille cet archipel écossais, les tonalité grises du ciel , les lochs, le noir opaque des lacs, le vert changeant de l'herbe et de la mousse, la pluie, le vent, la tourbe, les pierres , les éléments hostiles ...
On retrouve un peu tout ça , mais en aseptisé ...
Bien sûr , il y a le thème des îles.Bien sûr, il y a la nature sauvage et déchainée , mais ce roman a une dimension politique en plus .
On pourrait même le qualifier de thriller écologique ...
Oui, ça démarre comme un thriller . Un homme trempé et frigorifié reprend connaissance sur une plage .
Qui il est ? Ou est-il ?
Il ne se souvient de rien . Heureusement pour lui, une vieille dame le reconnait comme son locataire et l'escorte jusqu'à son cottage . Obligé de fouiller "sa" maison pour essayer de répondre à ses propres questions . Est-il une victime ou a-t-'il fait quelque chose de terrible ?
J'aime beaucoup les romans policiers ou thrillers qui traitent de l'amnésie, et cette partie là m'a beaucoup plu . le problème , c'est la crédibilité qui dans notre monde archi connecté , s'avère assez ardue à maintenir ...je ne suis pas totalement convaincue ...
Je n'ai pas été époustouflée non plus par le suspens et certains détails sont peu crédibles . [ Avoir une page facebook au nom de son frère réel ou imaginaire , quand on essaie d'échapper aux "méchants" me parait un peu naïf ...]
La partie écologique qui traite des abeilles est intéressante, instructive et originale . (Pour ma part, Peter May prêchait à une convaincue depuis un reportage sur Monsanto, vu sur Arte ...)
C'est la nature qui domine l'oeuvre de cet auteur , c'est ce qui fait sa spécificité et son originalité dans le monde du roman policier .
Un "moyen" cru Peter May mais tout de même une lecture agréable ... Simplement j'en attendais plus , J'attendais un voyage ...
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nadiouchka
  20 décembre 2019
Peter May nous a offert, cette fois : « Les Disparus du phare » et l'on se retrouve à Lewis, cette petite île assaillie par les tempêtes (un endroit perdu de l'Écosse).
Un homme gît, échoué sur une plage de Lewis et il ne lui reste plus aucun souvenir : ni son nom, ni où se trouve sa demeure, donc, ni d'où il vient et ce qui s'est passé – amnésie totale. Quand il reprend connaissance, il se relève, abasourdi, et voyant une petite maison ainsi qu'une caravane, il essaie, tant bien que mal, de s'y rendre et là, une vieille femme, toute étonnée de le voir dans cet état, lui parle en l'appelant : Monsieur MacLean…
Elle décide de l'accompagner chez lui où il voit un chien dont il se souvient du nom ! « Bran ». C'est déjà un petit souvenir, au moins. Mais il ne reconnaît rien chez lui.
Par contre, il découvre son nom et son adresse, sur une enveloppe : Neal MacLean – Cottage des Dunes – sur l'île de Harris.- puis une carte, celle des Hébrides extérieures d'Écosse : cela, il le reconnaît, donc tout n'est pas perdu puisqu'il a des lambeaux de mémoire.
Il découvre également un livre concernant la disparition inexpliquée de trois gardiens de phare, sur les îles de Flannan – événement ayant eu lieu cent ans plus tôt. Il y a également une carte où est surlignée « la route du Cercueil », que les villageois empruntaient pour aller enterrer leurs morts, de l'autre côté de l'île.
Ouvrant le livre, il lit : « « Les îles Flannan sont un petit groupe d'îles situées approximativement à trente-deux kilomètres à l'ouest de l'île de Lewis… Elles furent le décor d'un événement mystérieux encore non résolu, survenu en décembre 1900, lors duquel les trois gardiens de phare disparurent sans laisser de traces. »
Que fait ce livre chez lui ? S'était-il intéressé à ce mystère ?
Son amnésie se s'améliore pas et il va donc s'intéresser à tout ce qui peut l'aider : des renseignements glanés par-ci par-là – pourtant, il est en proie à de noirs pressentiments.
On sait comment travaille Peter May : il travaille beaucoup – il arrive à intégrer dans ce livre des réflexions sur les abeilles (c'est fort bien fait).
On continue à observer tous les événements qui se présentent – la surprise est grande mais on n'oublie pas de suivre l'intrigue. On remarque aussi la beauté des paysages : des îles rocheuses battues par les vagues – des vents violents – une nature sauvage …
Comme pour tous les romans de Peter May, « Les Disparus du phare » est un ouvrage passionnant et inquiétant du début jusqu'à la fin.
C'est tout le talent de cet auteur qui ne faillit pas et qui n'en finit pas de nous séduire.
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tynn
  25 septembre 2016
Que sont-ils devenus, ces trois gardiens de phare disparus un jour de tempête en 1900? Car le fait est réel et reste inexpliqué.
Comme dans sa trilogie écossaise, Peter May s'appuie sur un événement d'actualité historique pour structurer son roman. Mais l'intérêt s'arrête là...
Tout en retrouvant la plume imagée et lyrique de l'écrivain du vent, des landes, de la pluie et des embruns des Hebrides, ce nouveau livre n'arrive pas la cheville des trois livres concernant les iles de Lewis/Harris. Il est beaucoup moins accompli et même un brin irréaliste.
Ici, un personnage amnésique, une adolescente rageuse et tenace, des abeilles, un mystère de disparition à résoudre sur fond de contexte écologique et de complot. Si la psychologie d'un homme sans mémoire est assez accrocheuse, et les personnages assez détaillés, ce thriller contemporain est plutôt faible et prévisible. Ma lecture fut aisée mais loin d'être passionnée et la fin très clichée m'a fait grimacer...
"L'homme de Lewis" se serait-il perdu dans la tempête ?...
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critiques presse (2)
LesEchos   22 août 2016
L'océan intraitable, les paysages aux lumières changeantes, les tempêtes sans merci, tout concourt à river le lecteur à ce phare ensorcelant.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama   29 juin 2016
Passant des descriptions inspirées d'une nature sauvage à l'auscultation anthropologique d'un passé encore très présent, Peter May a su faire de ce bout de terre un personnage, et rendre palpable le mode de vie rude qu'il impose.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   19 septembre 2016
" Il y a un mois de ça", dit-il, "tu n'aurais pas pu rester là par une nuit pareille . Les moucherons t'auraient dévorée vivante ." Il gloussa . "Et ce n'est que l'un des nombreux avantages à vivre ici . Les moucherons de juin à septembre , les taons en juin et juillet , un putain de temps glacé au printemps et à l'automne . En mai, nous avons eu de la neige et on prévoit une gelée précoce la semaine prochaine ." Il la regarda . " Tu loges où ce soir ?"
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marina53marina53   27 juin 2019
J'ai une vue d'ensemble de la plage où la marée montante m'a rejeté. Elle est absolument immense et s'enroule au loin. De légers doigts turquoise s'étendent entre des doigts argentés qui s'éloignent en courbe vers les silhouettes ondulées de collines au sud. Le ciel est plus perturbé à présent, la lumière claire et vive, les nuages semblent peints sur l'azur par touches de blanc, de gris et d'étain à couper le souffle. Ils filent dans le vent, projetant leurs ombres galopantes sur le sable.
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iris29iris29   19 septembre 2016
Et les femmes font tout . Elles nettoient la ruche, elles s'occupent des petits , elles gardent l'entrée, et quand elles sont assez âgées , elles sortent butiner et rapportent le pollen et le nectar pour les stoker ."
[...]"C'est pour cela qu'on les appelle les "ouvrières" . Ces pauvres filles ne vivent qu'un mois et elles n'ont jamais de relations sexuelles .
- Ça me semble pas très juste . Et les hommes ?
- Ah, eh bien les mecs se la jouent pépère . On les appelle "faux bourdons" . Ils traînent là et ne foutent rien . Ils mangent et font beaucoup de raffut ."
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nadiouchkanadiouchka   20 décembre 2019
Je suis maintenant, Dieu sait comment, debout, les jambes flageolantes. Mon jean, mes chaussures de sport, mon pull sous le gilet de sauvetage, tous gorgés d'eau, m'alourdissent. J'essaie de contrôler ma respiration, les poumons agités de spasmes, et j'observe au loin les collines environnantes, au-delà de la plage et des dunes, et la roche violet, brun et gris qui perce la fine peau de terre tourbeuse qui s'accroche à leurs flancs.
Derrière moi, peu profonde, turquoise et sombre, la mer se retire des hectares de sable qui rejoignent les silhouettes noires des montagnes se découpant à distance contre un ciel menaçant, marbré de bleu et de mauve. Des échardes de soleil éclatent à la surface de l'océan et mouchettent les collines. Par endroits, un ciel d'un bleu parfait troue les nuages, surprenant, irréel.
Je n'ai aucune idée du lieu où je me trouve. Et, pour la première fois depuis que j'ai repris conscience, je me rends compte, soudain saisi par une angoisse fulgurante et douloureuse, que je n'ai pas la moindre notion de qui je suis.
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iris29iris29   18 septembre 2016
Les grandes sociétés dirigent le monde, Karen . Biotechnologie, agrochimie, pétrole . Elles sont plus importantes que bien des gouvernements . Et dans certains cas, elles font des profits supérieurs au PIB de beaucoup de petits pays . Elles exercent une influence colossale . Politiciens et partis politiques , particulièrement aux Etats -Unis, dépendent d'elles pour financer leurs campagnes électorales . Elles forment des lobbys puissants .
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Peter May présente son nouveau roman à paraître le 27 mai 2020. © Peter May
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