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EAN : 9782812609275
336 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (02/09/2015)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 204 notes)
Résumé :
Jack et Maurie avaient 17 ans lorsqu'ils ont fugué à Londres. Cette fuite fut marquée par une tragédie : la mort de deux hommes et la disparition de Rachel, la cousine de Maurie, dont Jack était éperdument amoureux. Alors qu'ils sont tous deux sexagénaires, Maurie, qui se meurt d'un cancer, avoue à Jack qu'il connaît l'identité du meurtrier de Simon Flet et lui demande de l'accompagner à Londres. ©Electre 2015
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  02 septembre 2016
Retrouver Peter May pour une balade écossaise est toujours un plaisir.
Sur fond de rock'n'roll, de drogue et de liberté sexuelle, il nous embarque cette fois-ci à la suite de cinq adolescents originaires de Glasgow en direction de Londres, sorte de terre promise pour la concrétisation de tous leurs rêves.
Hélas, le rêve virera au cauchemar.
Cinquante ans plus tard, trois d'entre eux refont le voyage. Ils ont vieilli, sont malades mais ont une folle envie de comprendre pour ne pas partir avec des souvenirs douloureux trop longtemps enfouis.
Peter May nous fait revivre les sixties, les années d'insouciance bercées par les Beatles et Bob Dylan.
« Les fugueurs de Glasgow » est bon roman noir bien écrit où les chapitres s'alternent, opposant l'hier et l'aujourd'hui. Les personnages sont attendrissants à la fois dans la candeur de l'adolescence et l'amertume de la vieillesse.
Le suspense est savamment distillé pour nous procurer un excellent moment de lecture et de dépaysement.

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Giraud_mm
  17 juin 2018
1965 - Cinq adolescents décident de quitter Glasgow pour faire carrière dans la musique à Londres. En chemin, ils retrouvent Rachel, la cousine de l'un d'entre-eux.
2015 - A l'aube de sa mort, l'un des cinq convainc deux de ses vieux camarades de retourner à Londres pour y régler ses comptes.
Un roman noir plutôt qu'un roman policier, où l'on retrouve l'écriture brillante de Peter May, celle qui a fait merveille dans la Trilogie Ecossaise.
1965 et 2015, les adolescents et les vieillards, s'entrecroisent, dans une histoire sans grand rebondissement, au dénouement assez attendu, mais contée de façon très envoûtante.
Commenter  J’apprécie          290
maevedefrance
  12 octobre 2015
Ce n'est pas du côté des Hébrides extérieures que nous emmène cette fois Peter May, mais à travers un périple qui va de Glasgow à Londres. En 1965, Jack, le narrateur, décide de se faire la belle avec quatre autres potes en direction de la capitale anglaise. C'est la première fois que les adolescents qu'ils sont quittent leur Ecosse natale. Ils ont monté un groupe de rock et se disent qu'à Londres, ils ont peut-être des chances de se faire connaître. Nous sommes dans les Sixties rugissantes, ils reprennent de titres phares des stars de l'époque, en particulier les Beatles. Ils sont rapidement repérés par un type un peu louche, mais maintenant qu'ils sont à Londres, il est trop tard pour reculer.
On retrouve Jack cinquante ans plus tard. Grand-père de Ricky, un jeune diplômé brillant mais fainéant, qui, plutôt que de chercher du travail, passe ses journées devant sa console de jeux vidéos à tuer des gens pour de faux. Un choc de génération pour Jack qui a vécu la guerre. L'occasion faisant le larron, Jack, qui ne s'est jamais aussi senti vivant qu'en 1965, décide de refaire le périple Glasgow-Londres, avec ses amis de l'époque. Pour secouer son petit-fils, il lui annonce qu'il fait partie du voyage, faute de quoi, il dénoncera à ses parents ce qu'il fait sur le Net dès qu'ils ont les yeux tournés...
Le roman est en perpétuel mouvement avec un récit qui se déroule en 1965 et un autre qui se passe de nos jours, en 2015. On sait d'emblée que la fugue des ados à Londres en 1965 s'est terminée en tragédie mais on ne sait pas exactement pourquoi. L'intrigue de ce roman noir est d'ailleurs assez vite reléguée à l'arrière plan au profit de l'ambiance psychédélique du Londres de 1965 très bien restituée (vous saurez entre autres tout sur les effets du LSD! ).
Peter May s'attache également à décrire la métamorphose de la Grande-Bretagne, en particulier à travers la ville de Leeds, qui a vu, dans les années 60, disparaître les maisons ouvrières au profit de la plus grande cité (expérimentale !) d'Europe, détruite depuis, pour les raisons qu'on imagine bien.
Un bon coup de griffe aussi à l'encontre de la volonté politique de démanteler, au nom du profit, les chemins de fer britanniques en fermant les lignes peu rentables. Jack a cet égard pose un regard quasi-prémonitoire sur le futur :
"L'espace d'un instant, j'eus la sensation d'assister à la fin de quelque chose. D'une époque, peut-être. Un tournant de l'histoire de notre pays. Les rêves d'une nation symbolisés par une gare abandonnée et des rails tordus."
Avec Les fugueurs de Glasgow, c'est tout un pan de l'évolution d'un pays qui se déroule sous nos yeux, d'un point de vue culturel et social. J'ai vraiment aimé cet aspect du roman.
En 1965, grâce à la musique, "tous les vestiges de la guerre étaient emportés sur son passage. le rationnement, le service national (...), les vieux programmes guindés et ennuyeux du BBC Light Programme, les cheveux courts, les costumes cravates".
Peter May laisse aussi la parole aux victimes de la crise économique contemporaine et ça ne mâche pas ses mots : "Il y a des gens à Farsley qui ont travaillé toute leur vie jusqu'à ce que ces banquiers foutent en l'air l'économie. Des putains de flambeurs, voilà ce qu'ils sont. Et ce sont les travailleurs honnêtes qui vivent ici qui en paient le prix. (...). On est dans un des pays les plus riches du monde et il y a plus de trois millions et demi de gamins qui vivent dans la pauvreté. Un sur quatre."
J'admire toujours autant l'aspect documentaire qu'il y a dans les polars de Peter May. On sent toujours le journaliste derrière l'écrivain. A tel point qu'on a parfois l'impression que le premier prend vraiment le dessus sur le second. En effet, il y a bien l'histoire de cette bande d'adolescent partis faire l'expérience de la vie à Londres, et de ce point de vue là, le livre a aussi l'allure d'un roman d'apprentissage, mais le problème c'est que l'intrigue fout le camp un peu trop loin et le lecteur l'oublie pour soudain la retrouver à la fin, pour la résolution de l'intrigue.
J'avoue que j'ai trouvé la fin un peu cousue de fil blanc. On est content pour Jack, tout de même, mais bon, c'est très "violon et trémolos" !
(oui, il y a une histoire d'amour qui court tout le long etc.). C'est un peu le côté guimauve un peu plus que d'habitude !
Un beau roman néanmoins sur l'amitié, les rêves adolescents déçus, la maturité, le choc des générations. Un roman autobiographique, à ce que je crois savoir.
A lire en écoutant les Beatles, par exemple.
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Lucilou
  11 août 2020
Même si "Les Fugueurs de Glasgow" n'ont pas été à la hauteur de ce que j'attendais d'eux, ils m'ont tout de même fait passer un bon moment de lecture que je ne regrette pas, ne serait-ce que parce que grâce à Jack, Luke, Dave et Maurie, j'ai ressorti les vieux trente trois tours des Stones et des Beatles de la maison pour les passer en boucle. "Paint it black" de bon matin, c'est aussi bon que le "Hey Jude" du soir pour s'envoler dans un ciel de confiture constellé de diamants.
Nous sommes en 2015, Jack est un vieil homme cardiaque qui ne s'entend pas vraiment avec la famille qui lui reste. Dave, son ami de très longue date non plus et ce dernier noie ses échecs dans l'alcool. Tous les deux se rendent un petit matin gris au chevet de Maurie, le troisième larron de la bande qui n'en a plus pour longtemps et qui a conservé précieusement un mystérieux article de journal. Loin de Glasgow, là-bas à Londres, un meurtre a été commis, lié, d'après Maurie, à de tragiques événements dont ils furent les acteurs autrefois. Pour les trois vieillards, l'heure a sonné de solder les comptes avec le passé, ses derniers secrets et ses traumatismes. Embarquant dans leur odyssée le petit-fils de Jack, ils filent pour la capitale britannique, traqués par les souvenirs, escortés de leurs fantômes, espérant pouvoir mettre enfin un point final à l'aventure commencée cinquante ans plus tôt...
Glasgow, 1965. Jack, Maurie, Dave, Luke et Jeff ont dix-sept ans et comme chacun sait -surtout le poète-, "on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans". Unis comme les cinq doigts de la main, les garçons ont les rêves -immenses- de l'adolescence qu'ils mettent tout entiers dans leur groupe de rock. de l'adolescence, ils ont aussi la révolte, la démesure, la réjouissante insouciance et c'est ce qui les pousse à fuguer, après que leurs familles et les adultes soient allés trop loin une fois de plus.
Nous sommes en 1965: l'époque de Twiggy et de Mary Quant; des Beatles, des Stones, des Kinks et de Dylan. Pour des musiciens en herbe en quête de liberté, pas de doutes: c'est à Londres qu'il faut en aller, et ils iront. Rachel, la belle Rachel, les rejoint en chemin.
Cependant, la joyeuse équipée vire au cauchemar, sur fond de musique rock, de trips acides, de liberté sexuelle, d'amour fou, de démence et de rencontres nébuleuses. Ils ne seront que trois à rentrer. Sur six.
Dans ce roman, qui à mon sens, vaut plus pour son atmosphère mélancolique et désenchantée que pour son intrigue policière un peu rapide, un peu facile, Peter May met en scène des personnages véritablement attachants, faillibles et explore avec sensibilité les thèmes des rêves avortés de la jeunesse, des amitiés et des amours qui se délitent, du non-dit et de la conscience douloureuse du temps qui passe; thèmes soulignés, accentués même par la narration qui alterne entre les deux époques 2015 et 1965. Cela permet aussi le dévoilement progressif de l'histoire, telle un puzzle dont on ne sait que penser du motif avant de poser, enfin, la dernière pièce, là juste au milieu...
"Les fugueurs de Glasgow" est donc un roman sombre, noir même, sensible, oppressant et pourtant il lui a manqué -pour moi en tout cas- quelque chose... J'ai aimé son aspect de road movie -et celui de 2015 décalé à souhait est même jouissif au début-, sa mélancolie... Mais j'ai trouvé le Jack de 1965 mièvre parfois (certes, certes il a dix-sept ans...) et les personnages de cette époque un poil caricaturaux. Ils auraient pu être approfondis... Enfin, l'intrigue se résout trop rapidement et facilement à mon gout, comme si elle avait été bâclée au profit du travail sur l'atmosphère et de la réflexion sur le temps qui passe...
Malgré tout, j'ai aimé ce livre pour sa beauté mélancolique et ses thèmes, ainsi que pour sa peintures des sixties et je compte bien récidiver avec Peter May qui a le bon gout d'écrire bien et d'être d'un des pays les plus beaux qu'il m'ait été donné de visiter.
D'ici là, je file écouter les Kinks.

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Sallyrose
  30 décembre 2019

Lycéens écossais en 1965, ils sont 5 à décider de fuguer vers la capitale. Ils forment un groupe de Rock et ne doutent pas qu'ils vont rapidement signer un contrat.
Bien sûr, la réalité va rattraper leur naïveté et ils vont se retrouver entraînés dans un drame qui les dépasse.
50 ans plus tard, les survivants décident de retourner à Londres pour donner un point final à cette histoire qui a conditionné leurs vies.
Alternant les chapitres 1965 vs 2015, Peter May nous offre une merveilleuse page d'Histoire, celle des laissés pour compte mais aussi du vent de liberté des sixties qui en a fait déchanter plus d'un.
Il y a un peu de Ken Loach et de John Lennon dans ce roman d'apprentissage bizarrement classé sous étiquette « polar ». le style est magnifique et emporte le lecteur au coeur de chacun des personnages et notamment Jack le narrateur des aventures de 1965.
Un magnifique roman qui suit le démantèlement industriel de la Grande-Bretagne et le désenchantement d'une génération.
A ne pas rater
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   26 octobre 2017
"Le public ne le sait pas , mais la principale raison qui conduit les gens dans les banques alimentaires , ce sont les retards de paiement des allocations . Ils n'ont tout simplement pas assez d'argent . La deuxième raison , ce sont les bas salaires ."Il secoua la tête. " Les bas salaires ! Vous vous rendez compte? Comment ce fait-il que ce soit légal de payer aux gens un salaire inférieur à ce dont ils ont besoin pour vivre ? "
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Giraud_mmGiraud_mm   18 mai 2018
Cela ne se faisait tout simplement pas d'autoriser une femme à poursuivre une carrière artistique.
A la place, elle avait postulé pour un emploi dans la fonction publique. A l'examen d'entrée, elle était arrivée première de la ville de Glasgow. Malheureusement, comme elle était une femme, on lui avait attribué une place de standardiste. Et, comme si cela n'avait pas été assez humiliant pour elle, elle avait été renvoyée quand elle avait épousé mon père. Les femmes mariées n'étaient pas autorisées à travailler dans l'administration.
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iris29iris29   05 octobre 2015
...quand on est jeune . Tu penses que tu vas vivre pour toujours . tu sais qu'un jour tu mourras , mais c'est tellement loin que tu ne peux pas te l'imaginer . Et puis , un jour, tu regardes dans le miroir et tu vois Ricky à quarante ans . Et avant que tu aies le temps de dire ouf , ce sera Ricky à cinquante ans , et puis à soixante ans . Et soudain tu vois la ligne d'arrivée devant toi, comme les butoirs au bout de la voie ferrée . tu es lancé et il n'y a personne pour arrêter le train . Et partout où tu as été pendant le voyage qu'a été ta vie , les gens que tu as aimés, ce que tu as appris et vu, tout disparaîtra.
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nathavhnathavh   06 septembre 2015
Tu vois, Raitch, ne rien ressentir, c'est comme être mort. Je n'ai pas la prétention de savoir ce que c'est de planer sous héroïne, et je n'ai pas envie de le savoir. Mais ce que tu décris me fait penser à une petite mort. Je préfère être vivant et composer avec la douleur.
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iris29iris29   05 octobre 2015
"Notre Ricky est un soldat , monsieur Malthy."
Surpris , le vieil homme regarda Ricky et l'examina de la tête aux pieds"Vraiment ? Tu n'as pourtant pas le physique , fiston."
Ricky rougit.
" C'est parce que c'est un soldat de salon , monsieur Malthy . Ecrans et manettes . Pour lui, c'est un jeu ."
Monsieur Malthy hocha gravement la tête ." La guerre n'est pas un jeu , fiston. C'est une foutue tragédie .
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Collection Assassins sans visages
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