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Ariane Bataille (Traducteur)
EAN : 9782812621574
320 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (10/03/2021)
3.4/5   104 notes
Résumé :
Qui aurait pu imaginer une chose pareille ? Le domaine centenaire d’Archbishop’s Park, en plein cœur de Londres, défoncé au bulldozer pour y bâtir de toute urgence un hôpital. Alors qu’une épidémie sans merci a séparé la capitale britannique du reste du monde, alors que le Premier ministre lui-même vient de mourir, un ouvrier découvre sur le chantier ce qu’il reste du corps d’un enfant. Des ossements qui ne datent pas du temps des archevêques. MacNeil, l’homme qui a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
3,4

sur 104 notes

Kirzy
  11 avril 2021
Si je considère mes attentes, fortes, liées à mon amour pour la trilogie écossaise de ce même auteur, si je prends en compte l'étiquette « polar » , je suis tout de même déçue.
J'ai retrouvé la patte Peter May dans sa capacité à faire vivre des personnages éminemment touchants dans une enquête terrible qui place en son coeur la découverte des ossements d'une enfant martyre. Mais j'ai trouvé l'enquête en elle-même assez simple, manquant de sinuosités, bref trop linéairement orientée. Et je n'ai que peu goûté sa bascule dans une scène grand-guignolesque que j'ai trouvé incongrue, lorsqu'apparaît le tueur engagé à empêcher la découverte de la vérité. Définitivement too much même si j'ai eu envie de poursuivre le roman qui se déroule fluidement sur un tempo plaisant qui s'accélère crescendo.
Si on considère la date de rédaction, 2005, Peter May est un génie ! En 2005, son roman a été refusé par les maisons d'édition, jugé irréaliste, déraisonnable voire ridicule car il mettait en scène un Londres, épicentre d'une pandémie mondiale de grippe ( ici la grippe aviaire H5N1 ), assiégée par cet ennemi invisible. Stephen King, bien sûr, avait déjà imaginé un tel scénario avec le Fléau mais King c'est King, et il est étiqueté fantastique / horrifique / surnaturel.
Peter May a gardé un arrière-plan très très réaliste, à la frontière de la dystopie. C'est ce qui rend ce roman absolument terrifiant, cette prescience prophétique est déconcertante en 2021 et rend la lecture très étrange. Bien sûr, l'auteur pousse les curseurs très loin pour explorer l'emprise d'un virus tueur sur une grande ville ( pillages, loi martiale, létalité à 80%, décès du Premier ministre ) mais tout le reste est terriblement familier : confinement, couvre-feu, rues désertes, masques, gels hydroalcooliques et distanciation sociale, morgue pleine, les précisions des détails du quotidiens sont dingues quand on voit ce qu'il se passe 16 ans après ...
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iris29
  21 avril 2021
Parfois les artistes sont visionnaires, parfois ils font mieux que Madame Irma et c'est hallucinant !
En 2005, alors que Peter May essayait de faire publier les premiers tomes de ses deux séries policières( maintenant unanimement reconnues et encensées par le public) , il a l'idée du scénario de " Quarantaine. Aucune maison d'édition ne souhaite le publier : ils jugent sa description de Londres assiégée par le virus du H5N1, "beaucoup trop irréaliste, trop improbable"...
Ils se sont tellement plantés !
Aujourd'hui "Quarantaine" parait, juste, prophétique - certes, sombre et un cran au dessus de la pandémie de Covid19 qui nous frappe - mais tellement réaliste.
Peter May reste cependant fidèle à sa prédilection pour le roman policier et mêle habilement les deux genres: le noir et le roman d'anticipation, , une enquête classique "légèrement perturbée" par un virus mortel...
Tout commence par la découverte dans le chantier d'une extension d'hôpital, d'ossements d'enfant. L'inspecteur MacNeil à quelques heures de quitter la police après une démission, est chargé de l'enquête.
Pressé par le temps qui lui reste, assiégé par la mort qui frappe de tout côté, il va simplement essayer de faire son boulot de flic dans un Londres, mis en quarantaine. Un Londres séparé du reste du monde , afin de "contenir" le virus.
Policiers et militaires chargés de tirer sur toute personne sortant et entrant dans la ville, couvre-feu, masques, gants, gestes barrière, on perçoit toutes les nuances et les différences entre cette pandémie, et notre pandémie. On s'y croirait (presque...). Et on s'étonne qu'un écrivain ait pu aussi bien imaginer un monde assiégé par un virus, et on admire la performance, la vision, l'imagination...
Rien que pour cela, ce livre mérite d'être lu.
Et tout cet aspect, je l'ai aimé.
Mais, l'enquête va trop vite, les personnages sont à peine esquissés: le policier qui traverse un drame personnel et qui ne s'arrête pas, l'enquête étant plus forte que tout le reste, j'ai eu du mal à l'accepter...
Sa relation amoureuse, avec ce qu'elle implique de différences, n'est là que pour "asseoir" l'histoire, lui donner de la profondeur, mais elle est traitée de façon superficielle et n'apporte pas grand-chose à l'histoire, de même que le pote gay. On dirait qu'ils ne sont là que pour observer des quotas...
Si vous aimez les romans policiers psychologiques, vous sortirez frustrés de cette lecture. Mais si l'action, le suspens, et le côté roman d'anticipation, le mélange des genres, vous intriguent et vous séduisent, alors foncez. Quarantaine est un roman unique et exemplaire , et Peter May en monsieur Irma, bien meilleur que tous les voyants du monde ...
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Zazaboum
  02 juin 2021
Un roman policier dystopique écrit en 2005 et qui avait été refusé par les éditeurs qui le trouvaient trop irréaliste ! Sauf que 15 ans plus tard, il n'était plus aussi irréaliste et assez proche de notre réalité !
Dans un Londres confiné, en proie à la grippe H5N1, mortelle à 80%, les os d'une enfant morte il y a peu sont retrouvés dans une excavation faite à l'occasion de la construction d'une annexe hospitalière. L'Inspecteur MacNeil est chargé d'enquêter pour son dernier jour dans la police.
Les effectifs policiers et sanitaires sont décimés, tous les commerces fermés, la population apeurée, à juste titre et la violence se déchaîne toutes les nuits dans ces zones de non-droit que son devenues les rues londoniennes ! Sauf l'île aux Chiens qui est transformé en Fort Knox, défendu à coups de tirs réels !
Les personnages sont captivants quels qu'ils soient, très humains ou très inhumains et nous sommes très loin de l'ambiance des Iles Hébrides. Des courses poursuites, des effractions, des difficultés sans nom quoiqu'il faille faire, c'est un roman rythmé et qui m'a tenu en haleine de bout en bout !
Challenge MAUVAIS GENRE 2021
Pioche POLAR juin 2021
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tynn
  03 avril 2021
En 2005, Peter May a joué avec une boule de cristal, loin d'imaginer sans doute que la réalité rejoindrait la fiction.
Ce dernier roman sorti des tiroirs et publié opportunément pendant la pandémie de Coronavirus se rapproche de la littérature d'anticipation avec un étrange éclairage de crédibilité. L'auteur s'en explique dans une courte préface.
Londres, en plein chaos d'épidémie létale de grippe aviaire, est le terrain de jeu morbide d'un policier à bout de souffle, cherchant à élucider l'affaire d'un tas d'os retrouvé dans un chantier de construction d'hôpital.
Dans une cité épicentre de la maladie, désertée de ses habitants terrés de trouille, où les morts s'accumulent comme des bûchettes à calciner et où les pillages dévastent le centre urbain, le roman suit un parcours nerveux à travers une ville décrite à satiété (il faudrait lire avec un plan de Londres sous le coude !).
La vision d'une grande pandémie est pertinente dans la spirale incontrôlable des contaminations. Elle participe à sa manière à notre compréhension de la gestion de crise que nos dirigeants doivent affronter et démontre que le « laisser faire » et « laisser vivre » face à un virus est une option dangereusement inadaptée.
Lecture sympathique et un brin déstabilisante, en état de confinement.
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Bookinette
  19 mars 2021
Je ne connaissais pas Peter May bien que souvent les retours que je lisais me donnaient envie de le découvrir. Et puis il y a eu cette couverture particulièrement belle, ce thème qui m'intriguait et je n'ai pas hésité plus longtemps !
Quelle chouette lecture, particulièrement troublante et vraiment captivante !
Londres est en proie à une épidémie de grippe virulente, les taux de contamination et de mortalité sont effarants!
Coupée du reste du monde, en confinement drastique (couvre-feu, magasins fermés, port du masque obligatoire, tout ce que l'on a connu et bien plus encore...), la ville tente de se sortir de cette terrible situation.
C'est dans cette atmosphère de peur et de mort que les ossements méticuleusement nettoyés d'une fillette sont découverts sur un chantier de construction.
Jack McNeil se prépare à quitter la police, la démission a été déposée, il ne lui reste plus que quelques heures de service mais c'est à lui que l'enquête est donnée. Devant la jeunesse de la victime et les découvertes singulières d'Amy chargée de la reconstruction du squelette, le flic n'aura de cesse de trouver le coupable. Grâce à des empreintes sur un vieux ticket de métro, une première piste de dessine.
Dans un Londres déshumanisé, il parcourt les rues désertes, passe les contrôles militaires et pousse les investigations dans les milieux underground de la capitale. C'est une course contre la montre, il lui reste si peu de temps... et le virus en toile fond complique terriblement la tâche et s'invite dans l'équation de la mort de l'enfant.
Outre une enquête passionnante, rythmée (courses poursuites, effractions, confrontations, interrogations et avancées suivies de morts violentes), ce sont les personnages qui donnent tout son sel au roman, des personnages denses, attachants dont la vie privée tourmentée ajoute un degré d'empathie supplémentaire.
La menace d'infection, les victimes de la pandémie dans sa sphère privée, tout affecte profondément McNeil et augmente sa ténacité, il ne lâche rien, l'enquête l'aide à dépasser l'insurmontable.
Malgré quelques interrogations sur le réalisme médical de certaines situations (mais je me laisse bien volontiers convaincre...) le roman est parfaitement agencé, et fait preuve d'une vraie réflexion jusqu'à une toute fin (les derniers mots) criante de réalisme qui suscite un véritable ascenseur émotionnel !
Quelques mots sur cette pandémie décrite en 2005, à une époque où l'imagination de l'auteur aurait pu paraître farfelue et que les derniers mois ont rendue visionnaire.... tous les éléments non survenus et que Peter May a décrit ne semblent plus aussi improbables, comme une sourde menace possible....
Une excellente lecture et mes étagères se sont déjà étoffées de nouveaux romans de l'auteur !
Lien : https://chezbookinette.blogs..
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critiques presse (1)
LeMonde   15 mars 2021
Le romancier écossais, qui a adopté la nationalité française, sort un livre qui raconte l’histoire d’une pandémie plus vraie que nature.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Helene1960Helene1960   14 septembre 2021
Un calme étrange régnait dans le West End, délavé sous la lumière blême des réverbères, et constamment surveillé par l'oeil vigilant des caméras.
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iris29iris29   20 avril 2021
Au bout de la rue, sur la vitrine aux volets fermés des Pianos Knightsbridge, sous une grande pancarte sur laquelle on pouvait lire DÉFENSE D'AFFICHER, un graffeur non dénué d'humour avait bombé MAIS PAS D'ÉCRIRE.
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iris29iris29   21 avril 2021
Vous avez entendu parler de la grippe espagnole ?
MacNeil hocha la tête.
- La pire pandémie de l'histoire de l'humanité. Qui a tué plus de cinquante millions de personnes en 1918. Avec un taux de mortalité inférieur à deux pour cent.
- Je croyais que la peste était pire que la grippe espagnole.
- Elle a tué davantage de gens, c'est certain. Mais en quelques centaines d'années. La grippe espagnole, elle, a accompli son oeuvre en quelques mois.
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iris29iris29   20 avril 2021
Ce n'était qu'une question de temps, bien sûr, avant que le virus se propage au monde entier. Mais s'il pouvait être contenu en attendant l'arrivée d'un vaccin...
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iris29iris29   21 avril 2021
- Comment avez-vous fait avec le couvre-feu ?
- Comment font les autres ?
- En général, ils arrivent avant et ils repartent après.
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