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EAN : 9782812620454
384 pages
Editions du Rouergue (27/05/2020)
3.56/5   293 notes
Résumé :
Cristina Sánchez Pradell, flic à Marviña, dans la région de Malaga, est de garde cette nuit-là. Quand la police est appelée pour un cambriolage, elle accepte de remplacer l'un de ses collègues, jeune père impatient de rentrer chez lui. Sans imaginer un seul instant qu'en mettant les pieds à La Paloma, ce quartier à la vue imprenable sur la Méditerranée où de riches expatriés se sont bâti de luxueuses villas, sa vie va basculer irrémédiablement et qu'elle va désormai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
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Un soupçon d'effraction a été signalé dans le quartier de la Paloma. Cristina accepte de s'y rendre, en lieu et place de son collègue, Diego, dont la garde se termine bientôt et dont la femme, toute jeune maman épuisée, l'attend. C'est donc avec Matías qu'elle prend la direction de ce quartier de Marviña. Mais tout ne se passe pas comme prévu une fois sur place. le soi-disant cambrioleur n'est autre que le propriétaire des lieux, un certain Ian Templeton, qui surpris et effrayé par l'intrusion de la police, l'arme à la main, tue par mégarde sa compagne. Aussitôt il rejette la faute sur Cristina, allant jusqu'à l'accuser de l'avoir tuée. Après avoir été interrogée des heures par sa hiérarchie, la jeune femme apprend que Ian Templeton n'était qu'un nom d'emprunt et que se cache derrière ce patronyme Jack Cleland, un homme recherché par la Bristish National Crime Agency pour trafic de stupéfiants et meurtre d'un policier...
John Mackenzie, après avoir passé 15 ans à la MET, intègre la NCA. Alors qu'il ne devait commencer que dans quelques jours, son chef l'envoie en Espagne dans le but de ramener Cleland sur les terres anglaises. Malheureusement, à son arrivée, il apprend par Cristina que ce dernier s'est fait la malle lors de son transfert vers l'aéroport...

Peter May délaisse son Écosse natale et nous emmène en Espagne, dans la région de Malaga, là où il vit parfois et a écrit ses cinq derniers romans. Son Écosse n'est tout de même pas loin en la personne de John Mackenzie qui, tout fraîchement débarqué à la NCA, doit filer illico à Marviña dans le but de ramener un trafiquant de stupéfiants hautement recherché. L'évasion de ce dernier n'étant évidemment pas prévue, c'est avec l'agent Cristina Sánchez Pradell qu'il va tenter de le retrouver. L'auteur nous happe dès les premières pages et même si la tension et l'attention s'effilochent parfois, il n'en reste pas moins que ce polar est de bien bonne facture. Adieu les embruns et la tourbe, bonjour le soleil cuisant d'Andalousie et le bleu de la Méditerranée ! Au menu, tapas évidemment mais aussi trahisons, meurtres, coups bas, vengeance personnelle, trafics de drogue et histoires personnelles de nos protagonistes que l'auteur n'hésite pas à développer pour notre plus grand plaisir. Un roman agréable à découvrir servi par des dialogues savoureux...
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Peter May a écrit beaucoup mieux que ce rendez-vous quelque peu manqué aux saveurs andalouses et je le préfère nettement en Ecosse, dans les Hébrides extérieures, exposé au vent du large, aux tempêtes et aux mystères de l'Ecosse éternelle.

Le rendez-vous à Gibraltar, c'est le service minimum avec absence totale d'intrigue policière, un dénouement que l'on devine dès la moitié du livre et les errements dans l'enquête de ce pauvre McKenzie.

Un seul personnage attachant dans cette histoire, Ana et son amour manqué, sa vie aveuglée, dans le noir et le silence et son sacrifice final.

L'écriture est quand même là, mais c'est tout.

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Nouvelle déception après J. R. Ellory : le dernier Peter May… Je n'ai rien lu de cet auteur qui m'ait enchantée autant que sa trilogie écossaise, mais je suis loin de connaître tous ses romans. le prologue de Rendez-vous à Gibraltar nous plonge dans le vif du sujet. Malaga, une luxueuse villa en bord de plage. Un vieux monsieur constate qu'il y a de la lumière et aperçoit des silhouettes dans la maison d'à côté. Or son voisin l'a averti qu'il partait pour quelques jours. Que faire sinon prévenir la police ? Un drame se jouera quand deux policiers investiront la maison. le propriétaire, Ian Templeton, qui a différé son départ, panique et tire sur une ombre qu'il prend pour un cambrioleur. Il vient de tuer la femme qu'il aime et qui porte son enfant. Ivre de colère, il rejette toute la faute sur Christina, jeune policière espagnole, et jure de se venger. On apprend très vite que Ian Templeton s'appelle en réalité Jack Cleland et qu'il est recherché par la police. Il s'agit d'un dangereux trafiquant de drogue. John Mackenzie, atypique policier écossais en délicatesse avec sa hiérarchie, est sollicité pour le rapatrier à Londres parce qu'il parle l'espagnol.
***
Si la personnalité de Cleland est peu convaincante dès la fin du prologue, celle de John Mackenzie est intéressante, même si on a déjà rencontré ce genre de personnage sous d'autres plumes : surdoué, mal à l'aise en société, voire asocial, incapable d'arrondir les angles, agressif et coléreux, il arrive pourtant à être sympathique, sans doute parce qu'il est aussi conscient de ses manques que de ses atouts, et qu'il est doté d'un solide sens de la dérision. Peter May nous fait visiter l'Andalousie d'après la crise et du marasme financier qui s'en est suivi : immeubles inachevés sur le bord de mer, hôtels de luxe vides, fermés, abandonnés même, et trafics de toutes sortes qui prospèrent, qu'il s'agisse de drogue ou d'êtres humains (sujet à peine effleuré). L'auteur nous fait aussi côtoyer la famille que forment Christina, son mari et son fils, en posant sur le couple le regard de l'étranger. En fait, il sera surtout question de la tante de Christina, Ana, sourde et aveugle à cause du syndrome d'Usher, une maladie génétique. Mais comment croire à ce qui arrive à cette femme après tant d'années ? Comment ne pas se lasser de cette enquête hachée et basée sur de bien peu probables hasards successifs ? Comment accorder le moindre crédit à la plupart des agissements de Cleland ? Comment ne pas voir arriver le final cousu de fil blanc ? Bref, malgré le talent de l'auteur perceptible ici et là, grosse déception !
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Ce n'est pas l'intrigue qui a motivé mon intérêt pour ce livre mais plutôt les personnages.
L'intrigue présente quelques incohérences, quelques facilités, mais j'ai aimé les personnages des deux policiers principaux. Jack Mackenzie, le policier écossais, génie intellectuel, qui est devenu policier parce que son père l'était: il est asocial, complètement dépourvu du moindre tact, incapable de faux-semblant: cela ne lui facilite pas les relations avec les autres. Il va faire équipe avec Cristina Sánchez Pradell, espagnole, qui lutte pour s'imposer dans un métier traditionnellement réservé aux hommes et concilier sa vie de famille avec les impératifs de son métier. Elle va voir sa vie s'écrouler en quelques jours. L'auteur décrit leur coopération forcée avec beaucoup de finesse: leur entente n'était pas gagnée d'avance.
Mais le personnage le plus intéressant du livre est Ana, tante de Cristina: suite à une maladie génétique, elle a perdu l'ouïe et la vue. En marge de l'enquête, Peter May prend le temps de nous raconter sa vie avec l'apparition de sa maladie et les solutions mises en place pour lui permettre de continuer à communiquer. J'ai trouvé cet aspect très intéressant.
Je continue cependant à regretter le Peter May de la trilogie écossaise: Je préfère indubitablement la fraîcheur et la pluie de l'écosse à la canicule espagnole.

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Même si je préfère, et de loin, les romans qui se déroulent en Ecosse j'ai trouvé que cet épisode espagnol était dépaysant : soleil, tapas et corruption !

Il y a bien évidemment un enquêteur écossais envoyé en Espagne pour convoyer un tueur extradé. Ce dernier s'étant enfui, John Mackenzie va devoir rester sur place jusqu'à ce qu'il soit retrouvé. Il va enquêter avec Cristina Sánchez Pradell, policière locale un peu débordée entre son travail et sa famille.

L'intrigue est classique mais une bonne part du livre est donnée aux personnalités des personnages qui sont relativement atypiques et rendent à peu près crédibles les situations rencontrées.

Le roman repose avant tout sur l'étude des personnages que sur l'intrigue qui sert de liant.

Challenge MAUVAIS GENRE 2021
Challenge PAVES 2021
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critiques presse (1)
Actualitte
29 décembre 2020
Si le roman tient les promesses de suspense, de rebondissements et d'action pendant la première grosse moitié du livre, il piétine ensuite jusqu'à un aboutissement convenu et un peu « capillotracté » qui, de mon point de vue, fait pschiiittt !
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Le vieil homme avait-il oublié à quel point il détestait son neveu, et le nombre de fois où il l'avait corrigé avec M. Kane ou avec la lanière de cuir qu'il rapportait de l'école – un cuir d'un centimètre d'épaisseur, divisé en deux à une extrémité – assénée sur les paumes des mains, laissant des marques brûlantes à l'intérieur des poignets ?
Avait-il oublié tous les mots durs, les moqueries, le mépris, peut-être même la jalousie envers l'enfant prodige que son frère lui avait légué ? Avait-il oublié la dernière engueulade qui avait précipité Mackenzie dans sa chambre pour faire sa valise, partir et ne jamais revenir ?
- Tu as manqué à ta tante Hilda, tu sais. Une petite carte de temps en temps n'aurait pas été de trop.
Mackenzie comprit que rien n'avait changé. Le mal était juste asséné d'une manière différente.
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- Cleland vit ici dans une communauté anglophone. C'est ici qu'il a laissé ses marques, qu'il s'est fait tous ses amis. Et comme vous parlez couramment les deux langues, votre NCA a gracieusement accepté de nous prêter vos services pour nous aider à le retrouver.
Mackenzie n'en croyait pas ses oreilles.
- Mais je n'ai même pas apporté de sous-vêtements.
Le jefe le dévisagea un moment en plissant le front, puis son visage se détendit et il éclata de rire en projetant ses sourcils vers la racine des cheveux :
- Vous me plaisez, señor. Vous possédez ce fameux humour anglais.
Mackenzie ne voyait pas très bien où intervenait l'humour dans le manque de sous-vêtements propres.
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Sentant la présence de sa nièce, Ana l'appela et fit un pas vers elle. Mais Cleland la retint fermement par le bras et, de sa main libre, pressa un pistolet sur sa tempe.

- Ne lui faites pas de mal, s'il vous plait, le supplia Cristina.

- Ce n'est pas mon intention, répondit-il avec un sourire triste. Ça l'était. Mais plus maintenant. Une femme remarquable, votre tante. Quand tout sera fini, je l'emmènerai. Je ferai tout ce qu'il faut pour qu'elle puisse de nouveau voir et entendre.

Sidérée, Cristina le dévisagea.

- Vous ne pourrez pas.

- Je peux faire tout ce que je veux.

- Sa maladie est génétique. Elle est incurable. Il n'existe aucun traitement.

- C'est incroyable ce qu'on peut acheter avec de l'argent. Or de l'argent, j'en ai beaucoup, Cristina. Et personne pour qui le dépenser depuis que vous avez tué mon Angela.
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- La famille passe en premier. Tu sais que je ferais n'importe quoi pour toi, sœurette.
- Je sais.
Elles ne prêtèrent pas la moindre attention au SUV noir garé près des blocs de béton qui obstruaient la route au-delà des bureaux de vente abandonnés. Assis au volant, dissimulé derrière les vitres fumées, Cleland poussa un soupir de satisfaction. Maintenant, il savait où le garçon allait à l'école. Où vivait cette salope. Et aussi sa sœur. Ce n'était plus qu'une question de temps, et de patience.

p.137
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[La mer] s'étalait en contrebas, en bandes étroites bleues, grises, vertes. Aucun souffle de vent ne venait troubler sa surface légèrement ondulée ; la Méditerranée respirait au ralenti avant de s'endormir après une longue journée.
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Vidéo de Peter May
« Je vous parle d'un endroit secret où les enfants perdus ne grandiront jamais : le Pays de Nulle part. Je vous parle de l'une d'entre eux, petite fille morte à quinze jours. Je vous parle d'une mère qui veut “réussir son deuil”, à défaut d'avoir “réussi son enfant”. Je vous parle de toutes ces mères au ventre vide. Je vous parle de la mère de Peter Pan, qui un jour ferma sa fenêtre, le condamnant à rester dans Neverland, et de Stéphanie Verlaine, qui conserva chez elle ses foetus dans des bocaux de verre. Je vous parle de la honte et de la douleur des mères. Je vous parle de l'une d'entre elles. Parce que c'est apaisant, la fiction d'une autre. Et pour me convaincre que je ne suis pas elle. »
Déclaration d'amour et anti-manuel de deuil, le Pays de Nulle part est un texte très personnel dont Doan Bui entama l'écriture il y a plus de dix ans. Un roman bouleversant où le tragique côtoie le rire, où l'intime dit l'universel. Un magnifique hommage à la ténacité des mères, et aux enfants trop tôt disparus.
Doan Bui est grand reporter à L'Obs, prix Albert Londres 2013. Autrice du Silence de mon père, récit autobiographique paru en 2016 (prix Amerigo Vespucci et prix de la Porte Dorée) et d'un premier roman très remarqué, La Tour, paru en 2021 aux éditions Grasset, elle est également scénariste de BD.
En savoir plus : https://www.grasset.fr/livre/le-pays-de-nulle-part-9782246836186/
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