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EAN : 9782330014414
368 pages
Éditeur : Actes Sud (02/01/2013)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 933 notes)
Résumé :
En rupture de ban avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a pulvérisé son mariage. Impuissant et résigné, il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l'océan qui s'abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres qui s'élèvent en un chant tribal : il pense pouvoir retrouver ici un sens à sa vie. Mais, Fin à peine arrivé, on découvre le cadavre d'un jeune homme, miraculeusement pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (151) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  07 novembre 2016
Sur cette île battue par les tempêtes, un cadavre a été retrouvé dans la tourbe. le corps se trouve ainsi conservé, telle une momie, ses organes internes étant quasiment intacts. Aussitôt, le médecin légiste peut ainsi infirmer que l'homme, tatoué d'un portrait d'Elvis Presley, a été roué de plusieurs coups de couteau et qu'on lui a tranché la gorge. Des analyses plus précises indiquent que le jeune homme, d'à peine 20 ans, a été tué il y a une cinquantaine d'années et qu'il semble avoir un lien avec Tormod Macdonald, le papa de Marsaili. Malheureusement, ce dernier, atteint d'Alzheimer, n'est pas en mesure d'éclairer un tant soit peu la police.
Fin Macleod, lui, a décidé de quitter Édimbourg et la police et de s'installer pour un temps sur l'île de Lewis. À peine arrivé, il est tenu au courant de l'affaire par George Gunn, le policier en charge de l'enquête et avec qui Fin avait travaillé. Encore une fois, il sera confronté au passé...
Dans ce huis-clos, Peter May remet en scène Fin Macleod, cette fois-ci libéré de toute contrainte familiale et professionnelle. de retour sur son île natale, l'homme va devoir venir en aide à Gunn, le policier avec qui il avait travaillé quelques mois plus tôt. Une enquête qui le concerne puisque le père de son amie d'enfance, Marsaili, est mis en cause dans ce meurtre. L'auteur met en avant cette sombre partie de l'histoire écossaise pendant laquelle les orphelins ou les enfants abandonnés, les homers, étaient envoyés par l'église dans des familles écossaises ou australiennes afin de les aider, voire en devenir esclave. Alternant l'enquête et le passé de Tormod Macdonald, narrant le destin tragique de deux homers, un certain Johnny et son petit frère Peter, ce roman noir, chargé d'histoire et d'une incroyable densité, captive tant sur le fond que sur la forme. Ici encore, les paysages écossais si sauvages sont magnifiquement décrits et les personnages, torturés parfois ou fragiles, sont bouleversants et attachants. Un roman riche et saisissant porté par une écriture étoffée.
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Ptitgateau
  19 mars 2019
L'enfant de Lewis est de retour, après les événements survenus sur l'île antérieurement, il décide que sa place est parmi les insulaires, les siens, peut-être parce qu'il a désormais une responsabilité, peut-être que tous ses problèmes personnels ne sont pas résolus, peut-être simplement aime-t-il cette île où il a grandi ? peut-être que cette île sera-t-elle son refuge ?… l'endroit où il se sentira en sécurité ?… Quoique… L'île ne semble pas avoir livré tous ses secrets ! et Fin, bien qu'il ait démissionné et n'a plus aucune légitimité en tant que policier, va se lancer dans une enquête afin de trouver l'assassin d'un jeune homme exhumé de la tourbière.
L'intérêt de ce tome réside dans le récit à plusieurs voix : la voix d'un homme qui a perdu la mémoire immédiate, le père de Marsaïli, son amour de jeunesse, et qui, fort de sa mémoire du passé lointain, raconte son parcours chaotique d'orphelin à l'identité douteuse, accueilli ici et là, incapable de livrer les informations qui lèveraient le mystère du meurtre, charge qui reviendra à la police (pas très active) et à Fin qui va emmener le lecteur un peu plus profondément dans l'île, plongeant au coeur de son histoire.

De la fin je ne dévoilerai rien, sauf peut-être qu'elle tient en haleine, que j'ai serré les dents et retenu ma respiration.

Des trois tomes, c'est celui que je préfère parce que la lecture en est encore plus confortable parce que l'on connaît la plupart des personnages et leur histoire, parce que le parcours de ce vieil homme est digne d'intérêt, parce que cette histoire regorge de mystère.

Ô joie, il me reste un tome déjà bien entamé soit, mais de quoi encore déguster !!!!!

Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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Kittiwake
  18 février 2016
L'angoisse ténue que l'on peut avoir en abordant un deuxième tome d'une trilogie (la suite sera-t-elle à la hauteur? Evitera-t-on la lourdeur de redites?) s'évanouit rapidement avec la lecture des premières pages de l'Homme de lewis. Fin MacLeod est là, bien présent, mais tourne la page : il quitte son travail, son épouse, et rejoint la terre austère de son passé. On n'a guère le temps (et lui non plus) de gloser sur ses projets d'avenir, puisqu'à peine arrivé, il se trouve mêlé à une histoire de meurtre. Pas en temps que suspect, mais sollicité par Gunn, l'inspecteur de Stornoway, qui avait apprécié son talent de flic dans L ‘île des chasseurs d'oiseaux.
L'enquête s'annonce d'emblée ardue : le cadavre découvert dans la tourbe est momifié, la mort remonte aux années 50 (pas besoin de carbone 14 quand un tatouage d'Elvis Presley orne le bras de la victime!).L'ADN parle rapidement : le père de Marsaili, l'ex-amoureuse de Fin , est apparenté et donc suspect du meurtre (le prélèvement d'ADN qui avait été exigé dans la première enquête n'a pas été vain…). Jusque là, c'est plutôt banal. Oui, mais voilà : le suspect est atteint d'une maladie d'Alzeimher, à un stade ou des bribes du passé ressurgissent au hasard, mêlées à des délires d'interprétation qui comblent les lacunes. La barre est haute pour Fin, qui doit de plus faire vite, avant qu'un collègue d'Edimbourg vienne prêter main forte à l'équipe locale.

C'est parfait. Parallèlement aux déductions avisées de fin, l'auteur nous livre le récit à la première personne du père de Marsaili, dont on sait que l'identité sous laquelle le connaissent les proches est fausse. le lecteur avance donc un peu plus vite que Fin, mais découvre avec délice les méandres du raisonnement de l'ex-flic. Pas une seconde, pas une ligne d'ennui.
Les paysages sont toujours aussi subitement dépeints, dans leur splendide austérité.
Bien sûr, Fin n'en a pas terminé avec ses drames personnels (la photocopie du dossier de l'accident de son fils le suit partout), mais les tensions s'apaisent avec sa famille à construire (il faut un peu de temps pour assimiler simultanément le fait d'être père et grand-père).
Une deuxième partie qui tient largement ses promesses et incite à poursuivre sans arrière pensée la suite le braconnier du lac perdu.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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lyoko
  24 janvier 2017
Fin revient sur l'île de Lewis, mais après avoir démissionné de la police. Il y retrouve son fils et sas anciens amis d'enfance. Mais un cadavre est découvert et celui-ci est intimement lié au père de la mère de son fils.
Un roman très dense et très riche. Il décrit déjà à la perfection les paysages écossais, qui peuvent à eux seuls plonger le lecteur directement dans l'histoire. J'ai été également très touchée par la façon d'aborder la sénélité d'un vieil homme par l'auteur. Cela est fait avec justesse, parfois avec de la violence , mais surtout avec beaucoup de respect. Cette façon de voir les choses arrive d'ailleurs a démontrer que seul le véritable amour est capable de faire face a cette maladie dégénérative. Beaucoup sont aujourd'hui touchés par Alzheimer et quand on connait peu ou prou cette maladie on s'y retrouve complètement.
J'emettrais quand même un petit bémol sur l'enquête en elle-même : tout simplement parce qu'on devine un peu trop facilement là ou l'auteur veut nous amener (je pense ici essentiellement à Ceit). Néanmoins on reste quand même pris par l'histoire qui est portée par des personnages attachants.

J'ai beaucoup aimé ce roman et j'espère que le troisième volet sera aussi prenant
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Crossroads
  17 janvier 2020
Dans tourbière, il y aaa, il y aaa... peeerdu !
Point de houblon mais un cadavre.
Un macchabée parfaitement conservé auquel on associerait Tormod Macdonald, pas d'bol, le père de Marsaili, l'amour de jeunesse de Fin. Vous m'suivez ?
Et là, on se dit que l'enquête devrait être pliée fissa en interrogeant le Tormod. Re-perdu, décidément, puisque ledit possible suspect serait touché par une belle saloperie portant le doux nom d'Alzheimer.
Ami Fin, au boulot !
Peter May, c'est un peu comme Dior, j'adore !
En plus, c'est moins cher, alors...
Amalgamer enquête au cordeau, sentiments réservés qui ne versent pas dans le larmoyant de série télévisuelle aussi interminable qu'inintéressante, en évoquant les us et coutumes d'un pays, présents comme passés, tout en insufflant une dramaturgie de malade, j'en ai rêvé, Peter May l'a fait.
Rien à jeter, tout à dévorer.
Une Écosse au passé particulièrement trouble et détestable envers ses enfants.
Une Écosse actuelle si précisément évoquée qu'on s'y croirait.
Une maladie dégénérative abordée avec pudeur et tendresse, clé d'un épais brouillard comme il en sévit régulièrement sur les îles Hébrides.
Tout y est à sa juste place, en parfait équilibre, en absolue complémentarité dans ce Babel Noir qui penche dangereusement vers le sublime.
Une enquête contemporaine qui s'appuie sur de nombreux flashbacks d'intérêt notoire, le procédé est usé jusqu'à la corde mais d'une qualité telle que l'on fait fi de cette recette récurrente.
L'immersion en terre inconnue est totale.
Le plaisir indescriptible.
L'on ne se souhaite égoïstement qu'une seule chose, en éprouver autant en parcourant l'ultime opus.
Et puis si Fin et Marsaili pouvaient de nouveau dire "tu" au bonheur, je serais pas contre.
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Citations et extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   07 novembre 2016
Quand on entre dans une maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste... Et pourtant, derrière chacun de ces regards, il y a une vie, une histoire qu'ils pourraient nous raconter. De douleur, d'amour, d'espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi. Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu'un qui vaut moins que les autres, quelqu'un de moins réel. 
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Cath36Cath36   07 avril 2013
Quand on entre dans une maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste... Et pourtant, derrière chacun de ces regards, il y a une vie, une histoire qu'ils pourraient nous raconter. De douleur, d'amour, d'espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi.Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu'un qui vaut moins que les autres, quelqu'un de moins réel. Et un jour ce sera notre tour. Assis là à regarder les jeunes nous mettre de côté parce que nous sommes vieux. Et à ton avis, tu crois que nous allons le vivre comment ?
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MimekoMimeko   29 novembre 2017
Nous sommes restés collés à la fenêtre pendant tout le trajet, regardant la ville céder la place à la campagne verte et vallonnée. Nous fîmes halte dans des gares plus petites, avec des noms exotiques comme Linlithgow et Falkirk, avant qu'une autre ville ne se mette à sortir de terre. Un tout autre genre de ville. Noire de pollution industrielle. Des cheminées d'usine dégueulaient leur bile dans un ciel de soufre. Un tunnel long et sombre, puis le rugissement de la locomotive à vapeur dans l'espace confiné de la gare tandis que le train s'arrêtait le long du quai à Queen street, Glasgow, et le crissement du métal qui résonnait dans nos oreilles.
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MimekoMimeko   01 décembre 2017
Fin fronça les sourcils. "Une homer, qu'est-ce que c'est ?
- un garçon ou une fille venant d'un foyer, a ghraidh. Ils étaient des centaines, sortis des orphelinats et des foyers par les conseils municipaux et l’Église catholique. On les envoyait ici, dans les îles. Ils étaient placés chez de parfaits inconnus. Il n'y avait pas de contrôles à cette époque. Les enfants étaient débarqués du ferry à Lochboisdale et ils restaient debout sur la jetée avec les noms des familles accrochés autour du cou, en attendant qu'on vienne le chercher. L'école élémentaire, là-haut sur la colline, en était pleine. Il y en a eu jusqu'à une centaine en même temps".
Fin était choqué. Je ne le savais pas.
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namelessnameless   26 avril 2016
J'ai appris ce que furent les expulsions et comment, aux XVIIIe et XIXe siècles, des propriétaires qui ne vivaient pas sur leurs terres, encouragés par le gouvernement de Londres, expulsèrent les gens qui y vivaient pour laisser le champ libre aux moutons. Des dizaines de milliers de fermiers, chassés de leurs maisons, furent contraints d'embarquer sur des bateaux qui les emmenèrent vers le Nouveau Monde où nombre d'entre eux avaient été vendus par avance comme esclaves.

Page 189 - Babel noir
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Peter May présente son nouveau roman à paraître le 27 mai 2020. © Peter May
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