AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782072881718
304 pages
Éditeur : Gallimard (27/08/2020)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 37 notes)
Résumé :
À la mort de sa cousine sur la route du Pacifique, au Mexique, un homme hérite d’une valise. Il découvre qu’elle contient des milliers de négatifs des photos de la guerre d’Espagne prises par Capa, Taro et Chim. Et se retrouve dans l’embarras. Faut-il par loyauté se taire et s’en faire le nouveau gardien ? Ou en dévoiler l’existence ?
Pour en décider, il remonte la piste des propriétaires successifs de la valise et reconstitue, près de soixante-dix ans après,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
blandine5674
  16 avril 2019
L'idée était intéressante avec cette mallette que le narrateur, qui vit au Mexique, récupère au décès de sa cousine et qui contient des milliers de négatifs sur la guerre civile en Espagne, 70 ans plus tôt. Cette histoire de valise est vraie et permet de mettre en lumière des photographes de l'ombre. Seulement, j'aurais aimé en apprendre plus sur ces négatifs. Et, pour moi, le style trop travaillé lui enlève ce petit plus que le lecteur recherche. Oscille trop entre reportage et roman.
Commenter  J’apprécie          312
Krissie78
  11 octobre 2020
C'est dans le cadre d'une opération « Masse critique – En route pour les voyages littéraires » que j'ai découvert ce livre.
Pour ce premier roman Isabelle Mayault s'est inspirée de l'histoire vraie de « la valise mexicaine ». Une mystérieuse valise contenant 3 boites, lesquelles renfermaient 4.500 clichés originaux de trois photographes de légende : Gerda Taro, Robert Capa et David Seymour dit « Chim ».
Comme beaucoup je pense, seul le nom de Capa m'était connu. Et pour autant je ne connaissais que peu de choses du destin de ce photographe de guerre, surtout connu pour ses photos de la guerre d'Espagne.
Jamon, le narrateur, hérite au décès accidentel de sa cousine, d'une valise contenant 3 boites emplies de négatifs et de planches-contact. Toutes concernent trois photographes de la guerre d'Espagne. Pendant des années il ne saura pas que faire de ce trésor historique. Faut-il les porter à la connaissance du grand public ? Pourquoi les détenteurs successifs de cette valise n'ont-ils jamais levé le secret ?
Isabelle Mayault dresse l'histoire romancé de cette valise devenue légendaire, qui pendant 70 ans garda ses secrets. Son narrateur va remonter le temps, retrouver le parcours suivi par ces documents historiques, découvrir une partie de la vie des protagonistes volontaires ou pas de cette histoire.
J'espérais en savoir plus sur Capa, Taro et Chim. L'auteure, dans un style très littéraire, s'attache plus à l'histoire de la valise, de ses détenteurs et détentrices successifs, et surtout à la démarche de Jamon. Si cette « longue nuit mexicaine » m'a donné envie d'en savoir plus sur les trois photographes, elle n'a pas suscité en moi beaucoup d'empathie pour la vie sociale, familiale et affective de Jamon. J'y ai trouvé quelques longueurs dans ces chapitres courts.
Merci à Babelio et aux Editions Folio pour cette découverte et cette ouverture sur un monde pas aussi connu qu'il n'y parait, celui des photographes de guerre, et sur l'envie de lire désormais l'histoire de Robert Capa, de l'agence Magnum et de Gerda Taro.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          112
Aurelivres57
  04 mars 2019
Dans le cadre du Coup de coeur des lectrices Version Femina de mars, j'ai reçu le premier roman d'Isabelle Mayault, « Une longue nuit mexicaine ». Ce livre, paru le 7 février dernier, s'inspire librement de l'affaire de la Valise mexicaine, l'incroyable histoire de cette valise, ou plutôt de ces 3 petites boîtes, redécouvertes en 2007, 70 ans après leur disparition. Cette valise contenait 4500 négatifs de la guerre civile espagnole prises entre 1936 et 1939 par les célèbres et premiers photographes de guerre Robert Capa, Gerda Taro et David Seymour dit « Chim ».
Suite à la mort de sa cousine Greta dans un accident de voiture, Luca, aussi appelé Jamon, hérite d'une valise. Cette fameuse valise dont il avait déjà entendu parler enfant car elle appartenait à sa tante Maria. Cette valise qui contient des milliers de négatifs de la guerre d'Espagne…
Mais cet héritage va devenir un fardeau pour Luca. Troublé, apeuré, ne sachant que faire, il hésite dans un premier temps à s'en débarrasser avant d'y renoncer et d'accepter de garder ce legs au lourd symbole. le garder précieusement caché au fond d'un placard. Car ces images du passé sont synonymes d'atrocités de l'autre côté de l'Atlantique. Dans cette Europe en pleine effervescence, dans cette Espagne où s'affrontent nationalistes et républicains, où la guerre asphyxie les populations.
Comment ces clichés pris en Europe se sont-ils retrouvés au Mexique dans sa famille ? Cette valise a une histoire, et de nombreux propriétaires avant lui. Luca va donc remonter le fil des évènements et reconstituer ce puzzle improbable, semé de secrets. C'est en découvrant les origines et le périple de cette valise qu'il saura s'il doit révéler au monde l'existence de ces photos ou les garder cachées. Un choix compliqué dont lui seul, « gardien de la valise », aura la responsabilité.
Au fil des pages, on remonte dans le temps et on rencontre les propriétaires successifs, les liens entre eux, leur histoire, et pourquoi ils ont dû chacun léguer cette valise. A travers les portraits romancés de ces personnages incroyables, Isabelle Mayault dresse une fresque historique d'une Espagne ravagée par les révoltes. Malgré l'atmosphère chaotique et les risques encourus, Capa, Taro et Chim ont osé photographier avec courage et sensibilité ces combats et ainsi permis de transmettre un témoignage iconographique sans précédent.
Isabelle Mayault a réussi un formidable travail de recherches historiques et d'investigations sur cette affaire mystérieuse et sur le contexte de cette période trouble. Un roman qui se lit avec intérêt, mettant en lumière l'héroïsme de ces photographes de guerre et le parcours rocambolesque de ces clichés. Des photographes aux propriétaires successifs, chacun a dû faire des choix pour sauver ces photos. Une épopée dont je me suis délectée et à laquelle je donne incontestablement un avis positif pour le « coup de coeur des lectrices ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          83
vibrelivre
  02 juillet 2019
Une longue nuit mexicaine
Isabelle Mayault
premier roman, Gallimard, 2019, 264p

Isabelle Mayault est née en 1986. Elle est journaliste et auteure. Elle vit entre Paris et Genève. Elle est allée au Liban apprendre l'arabe. Elle a vécu un an au Burkina-Faso.
Pendant cette longue nuit mexicaine, près de soixante-dix ans, quatre mille cinq cents négatifs de Capa (1913-1954), Taro (1910-1937), Chim (1914-1956), trois Juifs d'Europe Centrale, sont restés enfermés dans des boîtes. Capa, Taro, Chim, sont les pionniers des photographies de guerre. Ici, il s'agit de la guerre d'Espagne, emblématique en ce sens qu'elle constituait le dernier rempart contre la montée du fascisme. Il s'agit aussi de louer l'engagement de ces reporters qui prenaient des photos au risque de leur vie, et qui rendaient compte des atrocités de cette guerre et de toute guerre. Taro meurt sous un char en Espagne, Capa en Indochine, Chim, tué par un sniper alors qu'il couvre la crise de Suez. S'il est peu question de Capa (sans doute parce que très connu, et dont on ne peut plus penser aux photos sans penser à celles des deux autres) compagnon de Gerda Taro, la photographe oubliée, Chim, en revanche, occupe une place à part pour avoir aimé Olivia, l'amie à Lisbonne de la tante du narrateur, dissidente insoupçonnée. Olivia était une femme libre, car elle faisait ce qu'elle avait décidé, qui devait entrer en quatrième année de médecine et qui a abandonné ses études pour suivre de près la guerre civile espagnole. Elle a perdu une main quand l'hôpital où elle travaillait a été bombardé, et s'est mise au dessin. Ainsi se révèlent des vocations. C'était une battante que l'adversité n'abattait pas. C'est également la célébration d'une certaine presse qui, avec les images, montre la réalité des faits, et qui, dit-on, stimula Picasso à exécuter son Guernica. Un professeur d'art parle aussi de la façon dont les photographes tiraient les photos, Taro préférant une composition verticale, influencée par le constructivisme des films soviétiques, Capa choisissant la forte présence émotionnelle, et Chim, très humain, analysant la qualité de la lumière et photographiant les soldats dans leur quotidien quand ils n'étaient pas sur le front, et qui faisait de sacrées photos, compte tenu du viseur de l'époque.
le narrateur est un vidéaste mexicain, qui se sent profondément mexicain et apprécie le ciel bleu de son quartier de Coyoacán, où se trouve La Casa Azul, et qui vit dans le souvenir de sa cousine Greta, morte dans un accident de voiture à 36 ans, en compagnie de son amant, et qui fait de son cousin, qu'elle surnommait Jamón, l'héritier de la valise, peut-être pour mettre du poivre dans la vie de celui-ci, qu'elle jugeait trop sage. Ce dernier ne sait qu'en faire, en être le gardien ou la donner, mais pas à New York, parce que les Américains n'ont pas aidé les Espagnols qui venaient se réfugier chez eux pendant la guerre civile, et retrace le parcours de la dite valise. le lecteur participe ainsi à une enquête subjective, menée par un détective timide suivant les pas des héroïnes, des âmes fortes, de sa famille vers la France, l'Espagne, le Portugal, et de la peintre mexicaine la plus connue après Frida Khalo, Olivia Guttierez qui vit jusqu'à 97 ans, et qui, après l'avoir quitté, n'est jamais revenue dans son pays. Je cite les âges parce que la longévité, dont jouit le narrateur, contraste avec la jeunesse des photographes et de la cousine morts. Les lieux lui rappellent des souvenirs heureux avec sa première femme, pleine d'assurance, et New York sa rencontre avec sa seconde femme, pleine de vie et de désir. le narrateur se pense dénué de volonté, qui est un des mystères de la vie, et qui caractérise les femmes qu'il a connues. le lecteur a la chance donc de mieux connaître le narrateur, qui n'aime pas le catégorique, et qui pratique la loyauté comme Maria, une timide comme lui et Chim, comme Chim, l'amoureux d'Olivia, et comme Cornell Capa, le frère cadet De Robert, qui a voué sa vie à retrouver les négatifs de son frère, et qui a sans doute minimisé son talent pour laisser la première place à celui-ci.
Il y a beaucoup de choses dans ce premier roman. Je ne connais pas l'auteure, mais je pense qu'elle aime ce métier de journaliste et de photographe, qu'elle défend les causes humanistes, et qu'elle doit avoir la voix du narrateur, toute empreinte de tendresse et de nostalgie, peut-être d'un manque, marquée par la retenue dont le lecteur sent la grande force.
C'est un récit, avec peu de dialogues, qui conte l'histoire d ela valise, ni valise, ni mexicaine, et qui mêle fiction et réalité. Ce récit est mené sur un rythme hypnotique, et m'a beaucoup séduite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          11
Caro17
  28 février 2019
Un premier roman réussi, bien écrit, très instructif, qui aborde de façon romancée l'affaire de la « valise mexicaine », celle qui contenait les milliers de négatifs des photos de la guerre d'Espagne prises par Capa, Taro et Chim, et qui a resurgi 70 ans plus tard.
Ce livre m'a beaucoup plu car je n'avais pas entendu parler de cette histoire et je dois avouer qu'à part Robert Capa, je ne connaissais pas les travaux ni l'engagement des photographes de guerre Gerda Taro et de David Seymour, dit Chim.
Une auteure à suivre.
Commenter  J’apprécie          162


critiques presse (3)
LaLibreBelgique   13 mai 2019
À travers ce premier roman, Isabelle Mayault fait revivre trois photographes de légende : Capa, Taro et Seymour.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaCroix   10 mai 2019
Isabelle Mayault enveloppe de fiction une histoire vraie : celle des négatifs perdus, puis retrouvés, des trois photoreporters témoins de la guerre d’Espagne Robert Capa, Gerda Taro et David Seymour.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeFigaro   29 mars 2019
À partir de la réapparition, en 2007, d’une mystérieuse malle contenant des milliers de négatifs, travaux des plus grands photoreporters des années 1930, Isabelle Mayault tire un premier roman, porté par une belle énergie littéraire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Caro17Caro17   23 février 2019
Ainsi, je vis les négatifs pour la première fois le jour où Carlos apporta la valise chez moi. Quand il quitta mon appartement, je me retrouvai seul avec elle. Naturellement, je l'ouvris. Je découvris deux boites de couleur, ainsi qu'une enveloppe jaune, l'air sage au fond de leur étui disproportionné. Les boites contenaient les bobines. [...] Dans l'enveloppe jaune se trouvaient les négatifs. Je n'aurais pas su dire qu'il y en avait des milliers. Quatre mille trois cents : on me l'a appris plus tard, quand tout a été fini. De ces boites plates et frêles se dégageaient une aura, un parfum de "Ça a été". Si la chambre mortuaire de Toutankhamon sentait le sable, le cuivre et les os, ces boites-là sentaient encore la poussière, le triomphe et les larmes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
elleaimelireelleaimelire   13 février 2019
Comme toutes les maisons mexicaines, celle de mon oncle et ma tante avait l'allure d'un musée endormi : des perroquets en bois peint faisaient office de cadres pour les miroirs, des crânes fleuris servaient de presse-livres à la collection de romans et de poésie espagnole, anglaise, française, argentine, chilienne, mexicaine, nahuatl et caribéenne de mon oncle, des bouquets de lys et de fleurs sauvages ornaient les couloirs jugés trop vides, des tableaux de thème pastoral couvraient les hauts murs et, bien sûr, une sculpture du Christ sur un croix et un autel à Marie, encadré de guirlandes lumineuses et de roses en plastique, décoraient le vestibule qui conduisait aux chambres à coucher, ainsi que de gigantesques pots en céramique verte, produits par un artisan d'Oaxaca en hommage à l'agave. Tout ce petit monde se faisait la course jusqu'au plafond comme dans une canopée du Chiapas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
michdesolmichdesol   23 mars 2020
Je ne vous raconte pas ça, monsieur, pour accabler ma mère, mais pour vous expliquer d'où vient cet appétit de Robert [Capa] pour la reconnaissance et pour une vie hors norme. Cette vie-là, pour l'atteindre, il fallait prendre des raccourcis, donc des risques. Perdre et rejouer dans la foulée. C'est une vie admirable quand on ne l'a pas vécue, une vie belle à raconter au coin d'une cheminée, mais jamais cette vie n'a été facile, et rarement au coin d'une cheminée, mais jamais cette vie n'a été facile, et rarement elle a été amusante. Robert était trop pudique pour parler des centaines de cadavres qu'il avait vus. Un chiffre surnaturel,, n'est-ce-pas ? Plusieurs centaines de cadavres. Je connais des tas de gens qui traversent la vie sans en voir un seul.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
blandine5674blandine5674   15 avril 2019
C'est elle qui m'a appris à me méfier des gens qui ne lisaient pas, ou peu, de littérature contemporaine. Greta disait que c'était une preuve de manque de courage, qu'il n'y avait rien de plus formateur que d'exercer son jugement de lecteur sans avoir attendu que les siècles élisent à votre place ce qui méritait d'être lu.
Commenter  J’apprécie          90
Krissie78Krissie78   11 octobre 2020
Personne avant Capa, Taro et Chim n'avait osé prendre des photos d'un combat "en cours". [.] Ils avaient compris avant tout le monde que cette guerre constituait le dernier rempart avant quelque chose d'effroyable. Que pour saisir ce qui se jouerait en suite, il fallait être là pour voir le têtard grossir. Bien sûr il ne le formulaient pas aussi nettement, mais c'est ce qu'ils ont fait. Ils ont vu le têtard se transformer en crapaud difforme. Qu'ils aient été tous les trois juifs et originaires d'Europe centrale n'est pas un hasard historique. Leurs origines ont contribué à leur donner une sensibilité pour cette cause qui manquait à un américain protestant ou à un français catholique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Videos de Isabelle Mayault (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Mayault
Avec « Une longue nuit mexicaine »(Gallimard), Isabelle Mayault signe un excellent premier roman où l?aventure et l?histoire se croisent en de somptueux portraits de femmes. Elle raconte la guerre d?Espagne et Vichy depuis le Mexique où le narrateur reçoit en héritage une mystérieuse valise remplie de photos signées Capa, Taro ou Seymour.
autres livres classés : guerre civile espagnoleVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Isabelle Mayault (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2158 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre