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EAN : 9782757819067
Points (30/11/-1)
3.57/5   381 notes
Résumé :
Installé près de Ménerbes, l'écrivain Peter Mayle a visité les arrière-salles de Provence, à l'heure où le vin semble plus clair ; tracé le portrait d'Amédée, fermier et vigneron pour qui «Vous aimez le lapin ?» signifie généralement : «Puis-je emprunter le pré du bas pour y planter de la luzerne ?» ; écouté avec le sérieux d'un profane et l'ironie d'un Londonien les pourparlers, les mots, les marques d'affection d'un village du Lubéron, et fini par comprendre la fo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
3,57

sur 381 notes

isajulia
  10 août 2014
Trouvé au hasard d'une de mes errances sur la toile un jour de vague à l'âme, je ne pouvais pas passer à côté d'une telle découverte. Rien que le titre de cet ouvrage m'évoque le chant des cigales et les champs de lavande que j'ai connus dans mon enfance alors avoir l'opportunité de redécouvrir ma région natale via l'oeil d'un auteur anglais fraîchement débarqué en Provence, c'était quasiment sûr que ce livre allait me plaire!
D'un côté, prenez le Provençal type : exubérant, accueillant, qui parle fort avec les mains et l'accent de préférence. de l'autre côté, prenez le couple d'anglais flegmatique à souhait fraîchement débarqué en Provence pour y vivre, mélangez le tout et vous aurez... le choc des cultures!
Pendant 260 pages, nous suivons l'acclimatation de l'auteur et sa femme à la vie provençale, s'en est presque attendrissant car au fil des pages on se trouve face à deux vieux gosses, les yeux brillants devant une succession de trésors. Difficile de ne pas succomber à la plume de Peter Mayle, pleine d'humour, parfois acide, jamais méchante mais avec une telle joie de nous raconter la Provence qu'on a l'impression d'avoir vécu les anecdotes avec lui. Moi qui suis une "enfant du pays", j'ai pu redécouvrir ma région et les gens qui l'habitent via l'oeil d'un étranger qui découvre les richesses de ce petit coin de paradis sur terre. Cette lecture a fait remonter une foule de souvenirs, j'ai eu l'odeur de la lavande dans le nez, un rayon de soleil dans le coeur et le sourire aux lèvres. Ce livre est la lecture idéale pour découvrir une autre Provence que celle des guides touristiques, c'est la vraie, la seule et l'unique que Peter Mayle nous décrit. Bref, c'est une lecture bonheur, fraîche, légère et qui fait du bien comme une brise d'été qui nous caresse le visage. Un vrai régal.
A lire!
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RChris
  25 novembre 2019
J'attendais un livre qui sente la lavande et les truffes. Bon, quelques effluves me sont parvenus mais le poids du regard anglais sur les provençaux et sur ses compatriotes a avarié un peu le rendu olfactif.
Les mois défilant, le récit m'a laissé un peu sur ma faim. Être britannique n'excuse pas d'être aussi critique sur les artisans du pays.
Les anecdotes défilent sans unité, ainsi passons-nous de l'installation de la chaudière à la partie de chasse, cherchez l'intrus...
Remontant de Nice par les gorges du Verdon, je suis arrivé dans le Lubéron pour partager l'ambiance de septembre. Interviewés, des vignerons de Ménerbes m'ont dit que P. Mayle ne s'était pas fait que des amis après la publication de son livre...au point de devoir déménager !
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Didili
  02 octobre 2019
A la base quand j'ai choisi ce livre je me suis trompée sur l'auteur je pensais à Peter May, deux lettres et ça fait la différence :O). Ce livre là me plaisait aussi en tant qu'objet avec sa couverture rigide son marque page ruban et la reproduction d'un tableau de Paul Cézanne représentant la montagne de la Sainte Victoire et même la couverture cartonnée est sympa un peu " old school " mais j'aime bien. Imprimé en 1995 pour le compte de France Loisirs.
Peter Mayle décrit avec ce livre sa propre expérience d'installation d'un anglais en France et plus particulièrement en Provence avec sa femme.
J'ai fortement apprécié sa vision d'une partie de la France et son humour à bien marché chez moi. J'ai donc passé un très bon moment en compagnie de ce couple d'anglais (sa femme est assez effacée dans ses propos) et j'ai eu très souvent le sourire au coin des lèvres.
Mon livre est truffé de pages cornées (ah ben bravo ne pas prendre soin de ses livres...). C'est Peter Mayle qui parle et s'il décrit des habitudes pas très agréables c'est toujours finalement avec un certain humour façon "pince sans rire" et aussi avec une certaine tendresse et complaisance avec les personnes qu'ils croisent. C'est de la critique mais toujours tendre et jamais bien méchante même quand nous serions énervés devant tant d'inertie par rapport aux travaux ! le flegme britannique peut être ...
Vivre au gré des saisons et des 12 mois de l'année voilà ce qui fait le charme de cette installation en Provence. Une vraie ode à la nature et à la gastronomie, les deux étant fortement liées. Ce livre éveille les papilles comme celle de Peter Mayle.
Le raisin et le vin, les olives et l'huile, le blé et le pain, la truffe et les restaurants. le sens de l'accueil des familles en France et en Provence.
L'auteur dresse aussi les portraits de moult personnages avec drôlerie et a propos :
Monsieur Colombani le chauffagiste, Rivière le paysan du coin, Didier l'artisan plâtrier peintre, Amédée l'ancien paysan voisin, Tony le publicitaire anglais, Maurice l'aubergiste, Ted et Susan des amis anglais non adaptés au climat provençale ...
C'est la France de nos campagnes que l'auteur nous décrit là et à part quelques détails relatifs à cette région de Provence j'ai ressenti un attachement moi aussi à mon pays et à ma région qui reste encore paysanne, même si ce n'est plus tout à fait pareil...
La France pays de la gastronomie de la bonne chère, du vin et des fromages.
Une belle année passée en bonne compagnie avec le sourire aux lèvres.
Un livre pris au hasard finalement et le hasard à bien fait les choses car j'ai passé un bon moment de lecture.
Vous aussi laissez-vous tenter, par une année en Provence au côté de britanniques sympathiques.
Même le mistral ne devrait pas vous contrarier...
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Josephine2
  17 août 2016
Un vrai petit moment de bonheur et qui correspond pile poil à la saison. Un couple d'anglais achète une maison dans le Lubéron, après être tombés amoureux de cette région.
Ils décident de s'y installer et d'acheter une maison. Là, tout commence. Avec un humour so bristish, Peter Mayle nous fait découvrir les travers des français et notamment celui des artisans. Ainsi que son amour pour la bonne cuisine française et les vins et la France.
Attention, si vous êtes au régime abstenez-vous d'y goûter. Vous allez salivez et boire beaucoup et n'aurez qu'une envie : allez au restaurant ou vous mitonnez de bons petits plats généreux.
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ManouB
  18 août 2016
Peter Mayle et sa femme ont quitté leur pays natal et Londres pour acheter un vieux mas près de Ménerbes dans le Luberon.
Dans ce roman écrit en 1989, plein d'humour (anglais), l'auteur dresse le portrait des provençaux tels qu'il les a rencontrés il y a plus de 20 ans... et aussi celui de la Provence dont il est tombé très amoureux.
L'histoire est toute simple : c'est la chronique de leur première année en Provence avec la découverte des us et coutumes des habitants des petits villages du Luberon.
Les premiers mois en Provence débute durant un hiver glacial qui fait péter toutes les canalisations d'eau de leur maison et un mistral du diable dont ils n'imaginaient même pas la force. Les voilà gelés dans une maison en travaux, des travaux qui n'en finissent pas car les ouvriers débarquent un beau jour pour disparaître le lendemain laissant le chantier inachevé pour plusieurs semaines.
Mais à côté de tout ça, il y a les courses au marché de Coustellet, les plaisirs de la table avec des déjeuners qui durent des heures, les expressions typiquement du sud encore employées de nos jours, l'hospitalité et la chaleur des voisins, l'hibernation des gens en hiver...et leur réveil au printemps !
Mais petit à petit, les travaux avancent, ils visitent la région, essaient de nombreux restaurants gastronomiques ou pas, se font envahir par de lointains amis anglais pour quelques jours de vacances au bord de la piscine...
Il y a aussi la découverte de la chasse, de la récolte de la truffe, de la cueillette des champignons, la visite des caves, les courses de chèvres de Bonnieux et les parties de pétanque...
Et puis surtout il y a Amédée et avec lui toute une galerie de portraits de personnages vus à travers l'humour anglais avec juste ce qu'il faut d'exagération..."à la Pagnol "!
Si vous connaissez la Provence et le Luberon, vous reconnaîtrez avec plaisir les endroits décrits.
C'est un roman qui ne manque pas de poésie pour qui connaît le coin, ni de philosophie pour qui connaît les provençaux de souche.
Il y a dans ce roman une part de vérité même si on sait que la Provence ce n'est pas que cela et qu'elle a aussi bien changé aujourd'hui !
Mais les anecdotes sont savoureuses...et les personnages pétris de chaleur humaine.
C'est un roman très facile à lire. Chaque mois correspond à un chapitre de l'année. Il commence un premier janvier et se termine au moment de noël de la même année.
Ce n'est pas le genre de roman que je lis d'ordinaire mais il faut reconnaître qu'il permet de passer un bon moment et de se détendre...et il sera particulièrement apprécié pendant des vacances...en Provence !

Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Rivia56Rivia56   18 septembre 2016
Il y a un weekend de septembre où on croirait que, dans toute la campagne, on répète le déclanchement de la Troisième Guerre Mondiale. C'est le jour de l'ouverture de la chasse : chaque Français qui a un peu de sang dans les veines rassemble son fusil, son chien et ses tendances au meurtre et entraîne le tout dans les collines pour aller chasser. Le premier signe avant-coureur de cet évènement nous arriva par la poste : un terrifiant document envoyé par un armurier de Vaison-la-Romaine qui proposait une gamme complète de pièces d'artillerie à des prix d'avant-saison. On avait le choix entre soixante et soixante-dix modèles et mes instincts de chasseur, dormants depuis la naissance, s'éveillèrent à l'idée de posséder un Verney Carron Grand Bécassier ou un Ruger 44 Magnum à viseur électronique. Ma femme, qui nourrit des doutes justifiés sur ma capacité à manipuler tout équipement dangereux, fit observer que je n'avais pas besoin d'un viseur électronique pour me tirer une balle dans le pied.
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pyrouettepyrouette   07 octobre 2010
"La provence constitue un tel choc pour l'organisme septentrional : tout y est vigoureux. Les températures sont extrêmes, frôlant les quarante degrés pour descendre jusqu'à moins dix. La pluie quand elle survient, tombe avec un tel entrain qu'elle emporte les routes et oblige à fermer l'autoroute. le mistral est un vent brutal, épuisant, d'un froid mordant en hiver, dur et sec en été. La nourriture est gorgée de fortes saveurs de terroir un peu dures pour un système digestif habitué à un régime moins capiteux. Le vin est jeune et trompeur : il se boit facilement, mais il a parfois un degré d'alcool supérieur à celui de crus plus vieux qu'on aborde avec prudence. Il faut du temps pour qu'habituer aux effets combinés de l'alimentation et du climat....Il n'y a rien de doux en Provence....."
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DidiliDidili   02 octobre 2019
Leur visite nous fit comprendre quelle chance nous avions d'avoir une constitution de chèvres et des peaux qui supportaient le soleil. La routine de nos journées avait changé et nous vivions dehors. Trente secondes pour nous habiller. Au petit déjeuner, figues fraîches et melons. On faisait les courses de bonne heure, avant que la douce chaleur du soleil ne tourne à la fournaise du milieu de matinée. Les dalles autour de la piscine étaient brûlantes, l'eau encore fraîche pour nous faire sursauter au premier plongeon. Nous nous abandonnions à la pratique de ce judicieux plaisir méditerranéen, la sieste. Le port des chaussettes n'était plus qu'un lointain souvenir. Ma montre restait dans un tiroir et je constatais que je pouvais à peu près dire l'heure d'après la position des ombres dans la cour, même si je savais rarement quel jour on était. Cela semblait sans importance.
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ides60ides60   09 août 2010
Quand on en a fini avec les salutations préliminaires, la conversation peut commencer. on dépose paniers à provisions et paquets, on attache les chiens à une table de café, on appuie bicyclettes et outils contre le mur le plus proche. Indispensable précaution, car toute discussion sérieuse et satisfaisante exige qu'on ait les mains libres : il faut assurer une ponctuation visuelle, terminer des phrases laissées en suspens, souligner ou simplement enjoliver des propos qui, s'il s'agit seulement de remuer la bouche, n'ont pas par eux-mêmes un caractère assez physique pour le Provençal.
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AnneBoulangerPecoutAnneBoulangerPecout   01 juin 2017
Nous étions bien mal préparés quand le premier mistral de l'année déboula en hurlant dans la vallée du Rhône, vira à gauche et vint fouetter le mur ouest de la maison avec assez de violence pour faire valser quelques tuiles dans la piscine et arracher de ses gonds une fenêtre imprudemment laissée ouverte. La température baissa de vingt degrés en vingt-quatre heures. Elle tomba à zéro, puis à moins six. [...] Un matin, dans un bruit de branches sèches qui se brisent, les canalisations éclatèrent les unes après les autres sous la pression de l'eau qui du jour au lendemain avait gelé à l'intérieur. Elles pendaient du mur, gonflées et obstruées par la glace. M. Colombani les examina de son regard professionnel de plombier. "Oh là là ! Fan de lune ! fit-il. [...] De la plomberie de Côte d'Azur. A Cannes ou à Nice, ça ferait l'affaire, mais ici..."
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Vidéo de Peter Mayle
Château-l'arnaque Marque-page 11-06-2010
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