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ISBN : 2848763299
Éditeur : Philippe Rey (06/01/2011)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 100 notes)
Résumé :

Printemps 1972 : le New York Times Magazine publie un long article qui connaît un immense succès. La signataire de ce discours original sur la jeunesse, Joyce Maynard, dix-huit ans, en première année d'université à Yale, reçoit des centaines de lettres enthousiastes, parmi lesquelles celle de J. D. Salinger, cinquante-trois ans, (dont elle n'a jamais lu une ligne). S’ensuit une correspondance soutenue entre la jeune étudiante et l’auteur-culte de L’Attrape-c... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  07 juin 2013
Je n'ai pas connu J.D. Salinger, ni été en couple avec un homme beaucoup plus âgé que moi, ni écrit d'article pour le New York Times à 18 ans, ni eu un père alcoolique, ni souffert d'anorexie...
En gros, je n'ai concrètement rien vécu de comparable à Joyce Maynard. Pourtant, je me suis complètement identifiée à elle dans son autobiographie, parce qu'elle raconte un parcours de femme, fait d'amour, d'épreuves, de travail, de rencontres, de souffrances et de rêves, dans lequel je me suis fondamentalement reconnue.
Ce livre a apparemment déclenché de vraies polémiques Outre-Atlantique, parce que l'auteure y parle de sa relation passionnée avec J.D. Salinger, alors que lui souhaitait préserver à tout prix sa vie privée. Je trouve ça étonnant, car elle retrace son histoire vécue d'amoureuse sous influence bien plus qu'elle ne parle de l'écrivain Salinger, à part quelques anecdotes sur l'homéopathie, la méditation ou la nourriture à base de graines...
Globalement, c'est vrai qu'elle aborde des thèmes difficiles, tels que l'alcoolisme, la sexualité, l'anorexie, la mort, la manipulation, les relations de famille ou encore les difficultés de couple. Mais toujours avec sincérité et souvent avec tendresse. J'ai ainsi été très touchée par toute la partie sur son enfance, entre deux parents certes en souffrance, mais aussi pleins d'amour, de fantaisie et de culture. Ils lui ont certainement transmis quelques névroses, mais aussi de belles armes pour sa vie future.
Son style très détaché est parfois dérangeant, car elle décrit des faits plus que des sentiments, ce qui rend le livre un peu froid. Mais il permet aussi d'atténuer certains de ses excès qui auraient pu être agaçants sinon (par ex dans les moments où elle dérape vers l'hystérie, et où je ne donnerai pas forcément tort à ceux qui la rejettent... pour autant qu'on me demande mon avis). Bref, une lecture agréable, qui m'a inspirée et fait réfléchir.
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Zazette97
  05 février 2011
Publiée en 1998 et traduite en français cette année, "Et devant moi, le monde" est l'autobiographie de Joyce Maynard, journaliste et romancière américaine à qui l'on doit notamment les romans "Prête à tout" et "Long week-end".
Issue d'une famille formée par une soeur qui s'illustre dans plusieurs concours littéraires, une mère intrusive qui la prive de son intimité et un père dont l'alcoolisme demeure un sujet tabou, Joyce Maynard tente de trouver sa place au sein de cette tribu pour qui le bien-être passe après l'éducation et la réussite.
Etudiante à l'université de Yale, elle est une jeune femme repliée sur elle-même qui évite de se mêler à ses camarades et cultive plusieurs obsessions : rester mince, renoncer à sa virginité et connaître le succès.
A 18 ans, elle rédige un article pour le New York Times Magazine.
Ce témoignage qui laisse entrevoir le désenchantement de toute une génération suscite de vives réactions et vaut à la jeune femme de recevoir plusieurs centaines de lettres.
L'une d'entre elles, provenant d'un certain J.D Salinger, signe le début d'une longue correspondance entre la jeune étudiante et l'écrivain confirmé.
Il lui parle d'édition, d'homéopathie, de cinéma des années 30 et de ses enfants qui lui tiennent tant à coeur tandis qu'elle évoque ses cours et son quotidien sur le campus.
Flagorneur et bienveillant, l'écrivain se montre des plus enthousiastes quant à son talent et n'hésite pas à lui prodiguer des conseils visant à la détourner des personnes susceptibles de dénaturer son écriture.
Tombée sous le charme de l'homme avant l'oeuvre (qu'elle ne découvrira que plus tard) malgré une différence d'âge de 35 ans, la jeune Joyce voit en lui la seule personne en mesure de pouvoir la comprendre, lui qui tout comme elle vit dans la réclusion volontaire.
Elle n'hésite d'ailleurs pas à renoncer rapidement à sa bourse d'études pour vivre pleinement cette nouvelle passion fusionnelle à Cornish, la propriété de Salinger.
Mais au fil des jours, l'homme se montre de plus en plus critique et autoritaire à son égard, l'isolant des éditeurs et de sa famille et la sommant de renoncer aux futiles occupations de son âge pour se concentrer sur l'essentiel : l'écriture et la méditation.
Soumise à un régime alimentaire drastique et en proie à plusieurs blocages physiques et psychologiques, la jeune femme se montre prête à tout pour mériter l'attention de son "mentor" qui jugera bon de la rejeter sans plus d'explications.
Bien que de courte durée, cette relation destructrice continuera de la hanter bien des années plus tard...
Divisée en une vingtaine de chapitres, cette autobiographie retrace 3 périodes intimement liées de la vie de Joyce Maynard : l'avant, le pendant et l'après-Salinger.
Si le sujet au centre de cette autobiographie - la perversion narcissique- m'intéressait davantage que son aspect pipole, je dois bien reconnaître que je ne serai désormais plus en mesure de relire Salinger (pour autant que cela arrive un jour, "L'Attrape-coeurs" ne m'ayant pas plu du tout) sans penser à l'homme infect dépeint ici.
Et pourtant on ne peut pas dire que Joyce Maynard se perde en insultes à l'égard de cet homme dont elle ne diffuse d'ailleurs pas les lettres.
L'auteure qui a souffert toute sa vie du poids des non-dits a entrepris de se libérer de son passé de la façon la plus élégante qui soit, en laissant de côté le ton revanchard pour ne s'en tenir qu'aux faits (largement suffisants d'ailleurs que pour en déduire les conclusions qui s'imposent).
Comment peut-on prétendre aimer éperdument quelqu'un pour ce qu'il est pour ensuite le casser dans son être au point qu'il en reste affecté durant des années? Il est terrible de constater comme les faiblesses de cette jeune femme naïve et dépendante affective ont pu être exploitées par un homme plus âgé qu'elle soucieux de la transformer et qui, n'y parvenant pas assez à son goût, la congédie du jour au lendemain en la laissant endosser toute la culpabilité de cet échec.
Même si Joyce Maynard s'est reconstruit une vie après son éviction de la "secte Salinger", elle n'a jamais vraiment réussi à repartir à O malgré ses déménagements, son mariage, la naissance de ses 3 enfants, mais a continué à mener sa barque "malgré lui" avec encore le vain espoir qu'ils puissent un jour reprendre contact.
Mais lorsqu'elle entreprend de rédiger cette autobiographie, les résultats de ses recherches anéantissent sa dernière illusion. Il y eut d'autres lettres adressées à des femmes tout aussi jeunes.
Et voilà que 20 ans après la rupture, elle tombe sur l'une d'entre elles alors qu'elle est venue dire adieu et poser une seule question à cet homme qu'elle a tant aimé et qui continue de la mépriser pour ses choix de vie pourtant fort courageux.
J'ai réellement été révoltée par ce parcours de femme si violemment marqué par la manipulation d'un seul homme comme j'ai été touchée par l'écriture pudique et tout en dignité de Joyce Maynard qui parvient à sortir du champ circonscrit de l'intimité pour s'étendre à un puissant témoignage sur la violence psychologique et ses ravages.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Litterature_et_Chocolat
  10 janvier 2012
Joyce Maynard semble n'avoir d'autre mérite que celui d'avoir été l'amante de JD Salinger. C'est en tout cas ce que s'attache à faire ressortir son autobiographie, dont la moitié est consacrée à l'idylle avec le grand homme. A l'issue des 460 pages, Joyce ne comprend toujours pas les motivations qui ont poussé Salinger à mettre une fin brutale à leur aventure – aveu d'autant plus sidérant que la raison semble plutôt limpide au lecteur. Anorexie, vaginisme, solitude, père alcoolique : le livre est truffé des nombreuses névroses de Joyce Maynard, sources probables de son incapacité à tourner la page sur sa relation avec Jerry Salinger.
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Pourtant, Joyce Maynard est terriblement attachante. Travailleuse acharnée, extrêmement intelligente, elle force d'autant plus l'admiration et le respect qu'elle est dotée d'une modestie désarmante qui vire parfois à l'autodénigrement. Joyce Maynard a-t-elle conscience qu'elle a connu une destinée hors du commun, indépendamment de l'apparition fugace de Salinger dans sa vie? On s'attendrit – ou on s'agace, c'est selon – face à tant de naïveté et de fraîcheur chez cette femme, qui oscille constamment entre maturité intellectuelle et ingénuité d'adolescente.
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Joyce Maynard savait prendre un risque en publiant Et devant moi, le monde, dont une partie repose sur la biographie non autorisée d'une autre personnalité. Les réactions ont été vives aux Etats-Unis lors de la sortie du livre : peut-on livrer l'intimité d'une tierce personne sans son accord? Mais s'il y a bien un trait de la personnalité de Joyce Maynard qui s'impose dans son récit, et qui fût le pilier de toute sa vie, c'est bien son insouciance face au danger.
Lien : http://litteratureetchocolat..
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sylire
  17 septembre 2014
a carrière officielle d'écrivain de Joyce Maynard commence en 1972. Elle a 18 ans et vient d'écrire un article dans le New York Times, suscitant l'admiration des lecteurs du journal, notamment celle de J.D. Sallinger avec lequel s'instaure une relation épistolaire. Quand ils se rencontrent "pour de vrai", Joyce est séduite par cet homme charismatique, plus âgé qu'elle de 35 ans. Laissant ses études en plan, elle s'installe avec lui. Un an plus tard, l'écrivain la met dehors brutalement, la laissant anéantie... Vingt-cinq ans plus tard, alors que sa propre fille a dix-huit ans, Joyce Maynard éprouve le besoin de revenir sur cette période marquante de sa vie. Dans ce long récit de 500 pages, elle tente de comprendre comment et pourquoi elle est tombée amoureuse de cet homme. Puis, elle revient sur "l'après Sallinger".
Les personnages principaux des romans de Joyce Maynard sont des adolescents ou de jeunes adultes. La romancière est fascinée par cet âge de la vie. Dans ses romans, les personnages reviennent souvent en arrière pour comprendre leur parcours de vie. C'est le cas dans "Et devant moi le monde". Joyce Maynard évoque une mère envahissante et impudique, un père alcoolique. Des parents peu protecteurs mais aimants, qui la stimulent intellectuellement et l'incitent à écrire. Fragile et peu sûre d'elle, Joyce aurait besoin d'être valorisée et encouragée et c'est tout l'inverse qui se produit quand elle vit avec Sallinger. Après la rupture, une longue reconstruction l'attend, avant de devenir la femme épanouie qu'elle est aujourd'hui.
On peut reprocher à Joyce Maynard de dévoiler une histoire d'ordre privée. Elle écorne l'image de Sallinger, ne cache pas les défauts de ses parents et ne présente pas son ex-mari sous le meilleur angle. Toutefois, je ne suis pas choquée par ces révélations parce qu'elles interviennent longtemps après les faits et qu'elles n'ont pas de caractère revanchard. Joyce Maynard a pris le temps de la réflexion, offrant à ses lecteurs une analyse construite et dépassionnée. L'écrivaine a longtemps été présentée comme la porte-parole de sa génération sur un malentendu. Elle s'est servie d'une partie de sa vie pour écrire des chroniques dans les journaux, passant sous silence les moments difficiles, les erreurs, les égarements, les traumatismes. En révélant la vérité, elle cesse d'être une icône et permet aux femmes de se reconnaître en elle, de réfléchir à leur propre parcours de vie.
J'aime vraiment de plus en cette auteure...
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Alicej
  19 avril 2016
J'ai déjà chroniqué deux romans de Joyce Maynard sur ce blog, Prête à tout et L'homme de la montagne. J'ai lu aussi récemment Baby love, et je suis devenue au fil du temps une inconditionnelle de cette auteure.

Et devant moi, le monde est une autobiographie. le prétexte, ou ce que la presse en a souvent retenu, c'est sa relation avec J.D Salinger alors qu'elle n'était qu'une toute jeune femme et lui un homme déjà mûr.
Joyce Maynard n'a jamais été une enfant "normale" : élevée par des parents artistes, universitaires dans une vie bohème et exigeante intellectuellement. Pourtant la jeune femme qu'elle devient est rongée par le manque de confiance en elle, l'anorexie, et en même temps, la reconnaissance de ses talents littéraires est très précoce.
Elle se trouve sur le devant de la scène littéraire, grâce à une publication et une Une dans le New York Times Magazine où son article est censé être la voix d'une génération, elle qui vit pourtant à l'écart des fêtes et amitiés étudiantes, qui n'a pas de vie sentimentale ni sexuelle...
Une identité tellement fragile, avec ce père alcoolique dont elle ne parlera jamais, même avec sa mère, et pourtant une telle force dans la création. Tel est le paradoxe de l'auteure, qui se laisse aspirer par les névroses alimentaires, médicales ou encore sociales de Salinger, tyrannique concernant ses publications et le contenu de ses oeuvres.
Rejetée du jour au lendemain, Joyce Maynard mettra des années à se libérer du joug intellectuel que cette relation a imposé, malgré un mariage rapide avec celui qui va devenir son mari, donnant naissance à sa fille aînée tout aussi vite.
L'écriture et les contrats accumulés comme moyens de régler les factures, la publication de ses romans semble davantage répondre à des nécessités financières, c'est avant tout une femme qui se livre dans ce récit, plus qu'un écrivain : Un peu fantasque, excessivement brillante, mère aimante, c'est une personne complexe et fragile qui a intimement lié l'écriture à sa vie (j'aurais aimé lire une de ses chroniques si personnelles en tant que femme/mère dans un quotidien). Ses lectrices devenant elles-mêmes des amies, s'insurgeant ou la félicitant lorsqu'elle annonce qu'elle divorce et déménage.
Pas d'esprit de revanche ni de comptes à régler. Mais il est incontestable que cette autobiographe éclaire l'oeuvre romanesque de Joyce Maynard avec un autre angle, une émotion décuplée.
Quelquefois, j'ai en effet, tendance à oublier que les auteurs que je prends un plaisir infini à lire, sont aussi des êtres faits de chair et de sang, avec leurs émotions, leurs chagrins, et qu'au-delà de cet infini talent, il y a une vie, dont les histoires qui l'ont façonnée sont à la mesure de celles romancées.

Lien : http://leslecturesdalice.ove..
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Les critiques presse (1)
Telerama   18 janvier 2012
C'est un texte violent, âpre, une passionnante exploration qui ne sombre jamais dans le voyeurisme ou le règlement de compte.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (90) Voir plus Ajouter une citation
MarpleMarple   08 juin 2013
Ce que je vois en (...), c'est la possibilité qu'il existe un autre être humain sur cette planète devant qui je ne sois pas obligée de dissimuler ma véritable identité. Qu'est-ce que le désir d'un garçon de m'embrasser ou de coucher avec moi, comparé à l'extraordinaire sentiment de soulagement et de réconfort de trouver un autre être qui me reconnaît et me serre dans ses bras comme un compatriote perdu de vue depuis longtemps ?
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Zazette97Zazette97   05 février 2011
Le problème avec toi, Joyce, c'est que...tu aimes le monde.

- Oui, dis-je en souriant. Oui, c'est vrai, j'aime le monde. Et j'ai élevé trois enfants qui eux aussi aiment le monde.

- Je savais que tu arriverais à ça. A rien.

Lui, l'homme qui m'a dit que, s'il savait une chose, c'était que, quoiqu'il arrive, je serais un véritable écrivain. Personne, jamais, ne pourrait me retirer cela, m'avait-il dit un jour. N'oublie jamais ça. Ne laisse personne te dire ce que tu dois faire. Ne fais confiance qu'à la force de ta voix.

" Je voulais te dire au revoir, Jerry.

- Je n'entends pas bien. " Il dit ces mots avec moins de force. Je n'arrive plus à sourire. Je ne ressens qu'une bouffée de chagrin. Cet homme a été quelqu'un de merveilleux. Je l'ai aimé plus que tout au monde. Je n'ai aucune envie de le blesser. Juste de le laisser enfin partir.

" Tu comptes exploiter ton histoire avec moi je suppose?

- Il est sans doute vrai que quelqu'un sur le pas de cette porte a exploité quelqu'un d'autre en face de lui. Je te laisse méditer sur qui est qui. "

Alors que je m'éloigne, il me lance encore une chose, les derniers mots que j'entendrai probablement du premier homme que j'ai aimé.
" Je ne t'ai pas exploitée! crie-t-il. Je ne te connais même pas." p.423
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Lea25Lea25   27 octobre 2013
Un jour Joyce, il y aura une histoire que tu auras envie de raconter pour la seule raison qu'elle a plus d'importance pour toi que pour n'importe quelle autre. Tu laisseras tomber l'habitude de faire ce que tout le monde te dit de faire. Tu arrêteras de regarder derrière ton épaule pour vérifier que tu contentes tout le monde, et tu écriras simplement ce qui est réel et vrai. L'écriture sincère et vrai énerve toujours les gens, et ils trouveront toutes sortes de moyens de transformer ta vie en enfer. Un jour, dans très longtemps, tu ne cesseras de te soucier de savoir à qui tu plais ou ce qu'on dit de toi. C'est à ce moment-là que tu produiras enfin le travail dont tu es capable.
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Zazette97Zazette97   05 février 2011
Un jour, Joyce, il y aura une histoire que tu auras envie de raconter pour la seule raison qu'elle a plus d'importance pour toi que n'importe quelle autre. Tu laisseras tomber l'habitude de faire ce que tout le monde te dit de faire. Tu arrêteras de regarder derrière ton épaule pour vérifier que tu contentes tout le monde, et tu écriras simplement ce qui est réel et vrai. L'écriture sincère énerve toujours les gens, et ils trouveront toutes sortes de moyens de transformer ta vie en enfer. Un jour, dans très longtemps, tu cesseras de te soucier de savoir à qui tu plais ou ce qu'on dit de toi.
C'est à ce moment-là que tu produiras enfin le travail dont tu es capable. p.185
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Litterature_et_ChocolatLitterature_et_Chocolat   10 janvier 2012
Joyce Maynard se dévoile et se met à nue, sans fard, sans travestir la réalité :

Plus de vingt ans durant, j’ai révéré un homme qui ne voulait plus rien avoir à faire avec moi. Ce que Salinger représentait à mes yeux est ce que j’ai connu de plus proche d’une religion. Ce qui s’est passé entre nous a façonné ma vie de multiples façons pour longtemps après qu’il en est sorti.
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Videos de Joyce Maynard (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joyce Maynard
"Laissez-vous tenter" du 18 octobre 2016 Au menu : le grand retour de Phil Collins sur scène et la romancière Joyce Maynard pour "Les Règles d'usage".
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