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ISBN : 2848765356
Éditeur : Philippe Rey (01/09/2016)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 213 notes)
Résumé :
Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, son monde est complètement chamboulé : sa mère part travailler et ne revient pas. L’espoir s’amenuise jour après jour et, à mesure que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la lente et terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre.
Le chemin de la jeune fille la mène bientôt en Californie chez son pè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
latina
  19 août 2018
Dans le ciel, passe un vol d'hirondelles. J'entends les rires de mes voisins dans leur jardin. Je suis à ma terrasse, une petite brise caresse les graminées, et je me dis que la vie est belle.
La maman de Wendy aimait aussi la vie, à la folie. Elle adorait la danse, les comédies musicales, son gamin de 4 ans et sa grande fille de 13 ans. Josh, aussi, son deuxième amoureux, un homme sur qui on peut compter.
Et puis la vie a basculé du côté obscur, soudain, le 11 septembre 2001. Janet est partie au bureau dans une de ces fameuses tours et n'est jamais revenue.
Pour Wendy, pour Louie, pour Josh, la vie aussi a basculé dans le cauchemar. Il est déjà difficile de vivre après cela, quand sans crier gare, Garrett, le père de Wendy, le premier amour de Janet, s'annonce pour reprendre sa fille, alors qu'en tout et pour tout, il ne l'a vue que 4 fois après leur séparation il y a des années. Père irresponsable, fantasque, tout le contraire de Josh. Et Wendy suit Garrett en Californie. Elle ne sait plus où elle en est, elle survit, c'est tout.
Mais c'est là-bas, à Davis, qu'elle se rendra compte qu'elle est une fille cactus... le contact avec des personnes inconnues, du libraire attentionné flanqué d'un grand fils autiste à la jeune fille-mère flanquée de son bébé, en passant par l'ado paumé au grand coeur et à la petite amie de Garrett, une femme pleine de bon sens flanquée de ses cactus, toutes ces personnes ni parfaites ni mauvaises mais avec leurs propres problèmes l'aideront à reprendre pied dans sa propre vie, tout simplement. Car comme je l'ai dit plus haut, Wendy est une fille cactus : « Une terrible tragédie peut se produire et celle-ci semble seulement rendre ces personnes plus fortes et plus déterminées à donner un sens à leur vie. Tandis que pour d'autres, l'épreuve se borne à les broyer. Ils ne s'en remettent jamais. Ils ne sont pas moins bons, c'est juste qu'il leur manque une sorte d'instinct de conservation ».
Ce gros roman, je l'ai lu très vite, car cette petite Wendy m'a interpellée. du fond de son trou noir, elle est parvenue à remonter, doucement, par à-coups. La première partie du roman raconte le drame ainsi que les semaines qui suivent, avec l'hébétude, le dégoût et le sentiment que la vie autour n'est plus réelle. La deuxième partie est pleine de soleil et de cactus....
Je souhaite donc à chacun de devenir un cactus, qui malgré l'adversité, arrive quand même à pousser et même à donner une magnifique fleur rouge au moment le plus inattendu.
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marina53
  12 décembre 2016
Wendy, 13 ans, vit à New-York avec sa mère, Janet, son beau-père, Josh, et son demi-frère, Louie, 4 ans. Une famille unie et aimante, même si elle reproche beaucoup de choses à sa mère et qu'elle n'a pas vu son père, Garrett, installé dans le Maine, depuis maintenant 3 ans. Ce matin du 11 septembre 2001, chacun vaque à ses occupations habituelles avant de prendre le chemin du collège pour la jeune fille ou des Twins Towers pour Janet, secrétaire. Quand les deux avions s'écrasent sur les tours qui finissent par s'écrouler, la ville est prise de panique. Wendy apprend la nouvelle au collège. Les consignes étant d'attendre l'arrivée d'un parent avant de partir, elle guette sa maman. Mais, ce sera Josh, Louie dans les bras, qui viendra la chercher. La petite famille rentre chez elle, attendant impatiemment l'appel de Janet. En vain...
Paru aux États-Unis en 2003 et seulement publié cette année en France, ce roman, écrit peu de temps après la tragédie qui a frappé la ville de New-York et le pays tout entier, rend un bien bel hommage à tous ces disparus, victimes du terrorisme. Un roman qui résonne encore aujourd'hui. Joyce Maynard décrit, à la fois avec sensibilité et force, le parcours parfois incertain de Wendy, adolescente de 13 ans, dont la mère se trouvait dans les Tours Jumelles. de l'attente en passant par l'espoir et la résignation à l'indicible et cruelle vérité, Wendy devra avancer et surtout continuer à vivre. Les souvenirs alors affluent, le moindre événement ou anecdote prenant alors une valeur tout autre. C'est entourée de sa famille et d'amis, mais aussi de personnages de papier, que la jeune fille surmontera cette terrible épreuve, une galerie de personnages vraiment attachante. L'auteur réussit à se mettre dans la peau de cette adolescente et décrit parfaitement les scènes du quotidien. Un roman pudique, émouvant et subtil sur le deuil et la perte de l'innocence dans un monde devenu chaotique.
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sabine59
  03 octobre 2016
Après " Un paquebot dans les arbres", voilà mon deuxième coup de coeur de cette rentrée ! J'ai déjà beaucoup apprécié les autres livres de l'auteur, mais celui-ci est sans nul doute mon préféré.
Joyce Maynard nous entraîne, cette fois encore, avec justesse, finesse et sens de l'observation, sur les chemins tortueux de l'adolescence, aux montées difficiles et aux descentes vertigineuses mais ce n'est pas ici un parcours initiatique, en tout cas pas seulement.C'est avant tout la trajectoire d'une reconstruction.
Wendy, toute jeune fille de 13 ans, vit à New-York.Le 11 septembre2001, pour elle, son beau-père Josh et son demi-frère qu'elle adore, Louie, c'est la sidération, le chaos: Janet, sa mère et celle de Louie, partie travailler dans une des tours jumelles, ne reviendra jamais, portée disparue...
Beaucoup de livres ont déjà été écrits à propos de cette journée fatidique mais je trouve que Joyce Maynard fait entendre une voix originale sur l'avant et l'après attentat, ressentis à travers le point de vue d'une adolescente, une personne qui se cherche encore et que cet évènement terrible va encore plus fragiliser.
Je ne voudrais pas trop en dire sur ce roman subtil , douloureux et prenant.Je préfère laisser aux lecteurs le plaisir de la découverte.Je désire avant tout évoquer le beau personnage de Wendy.Comme c'est souvent le cas, elle s'en veut tout d'abord d'avoir été désagréable avec sa mère juste avant sa disparition.L'agressivité adolescente commençait alors à se manifester chez elle.Perdue, elle accepte de partir vivre en Californie avec son père, très peu présent jusque là.Et on suit avec grand intérêt et tendresse l'évolution de Wendy, généreuse et intelligente, vers une maturité, qui ,sans effacer la douleur de la perte et du manque, lui permettra d'aimer à nouveau la vie et de se projeter dans l'avenir.Lors de ses flâneries d'école buissonnière, elle fera des rencontres enrichissantes et retrouvera un sens à sa vie.
Janet disparue, à travers les souvenirs qui affluent et l'image charismatique qu'ils renvoient d'elle ,restera le coeur vivant et essentiel d'une famille éclatée.
Les règles d'usage ne s'appliquent plus quand on perd tout repère. La nouvelle règle pour Wendy, ce sera de réapprendre à vivre.Un roman plein d'émotion et de profondeur, un roman qui fait vibrer...
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Annette55
  08 février 2017
Je ne ferai pas un trop long commentaire, car tout a été dit, déjà .
Comment se reconstruire après la perte brutale d'un être cher?
Wendy , 13 ans, perd sa mére le 11 septembre 2001.
L'auteur nous livre un grand livre adolescent, sur le deuil, deuil de l'enfance qu'il faut quitter, deuil de la mére arrachée par une folie fanatique, deuil de l'innocence balayée violemment......pétri de doute, de désespoir mais de clairvoyance!
Cet ouvrage retentit comme un hommage aux victimes que le terrorisme n'a cessé de faire depuis....
Il décrit un New- York, choqué et meurtri , les rues de Manhattan envahies par des gens perdus, en quête de leurs proches et les murs de la ville punaisés dramatiquement d'avis dérisoires de recherche.....
Le lecteur avance pas à pas avec Wendy, tiraillée entre la culpabilité d'une dispute avec sa mére juste avant le drame,son immense chagrin et son désir de vivre, Bouleversant...
Ce récit, sans pathos, ni caricature, à l'aide d'une verve dramatique tout sauf pesante, évoque d'une maniére poignante, la complexité des rapports familiaux, l'amour et l'amitié...
Profondément pudique, captant la réalité du quotidien dans ce qu'il a de plus léger, de plus fondateur, de plus drôle, l'écriture vraie, effleure , creuse puis repart, avec humanité,compréhension, sans tension, ni suspense, une trés lente histoire d'élan retrouvé.

Lumineuse, émouvante, tendre et pleine d'espoir : une histoire juste et belle.
Wendy parviendra à grandir au terme d'une longue quête, à l'aide de rencontres variées qui lui apporteront apprentissage, sens de la vie , soutien, enfin...reconstruction!
L'auteur excelle à sonder finement les sourdes angoisses des jeunes êtres en transformation et la vérité du manque, indicible qui se niche partout.....les souvenirs qui refluent insidieusement ....à tout moment.
Un ouvrage douloureux, profond, vibrant, prenant.
Une approche douce et factuelle,, précise, une description des plus fines, un style délicat, un hymne à la vie, à l'amour et à l'optimisme !
Grande leçon de vie !
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Titania
  24 octobre 2016
Sur les bords des fontaines du mémorial du 11 septembre, à l'emplacement des tours, sont inscrits dans le granit noir, les noms de ceux qui ne sont pas rentrés du travail ce jour-là. « Reflecting Absence », est un monument grandiose et émouvant, important pour des familles qui n'ont pas d'autre lieu pour se recueillir.
Joyce Maynard, dans son roman, part de cet événement qui a traumatisé l'Amérique, pour en faire une chronique intimiste sur les conséquences douloureuses du deuil sur Wendy, 13 ans, et son frère Louis, 4 ans, qui ont perdu leur mère, Janet, secrétaire dans l'une des tours, les laissant avec Josh, son deuxième mari dans le désarroi le plus total.
J'ai beaucoup aimé ce récit d'adolescence blessée, qui n'est plus qu'une boule de douleur arrêtée au bord de sa vie, avec les incursions dans les souvenirs heureux et les liens complexes tissés par les membres de cette famille somme toute assez ordinaire.
C'est aussi la chronique de ce qui façonne un humain qui tient debout, en plus de l'amour des siens. Wendy se reconstruit non seulement par des rencontres, mais aussi par la lecture de quelques grands textes, la pratique artistique, l'écoute de musiciens de jazz et l'évocation de quelques comédies musicales féeriques ou joyeuses dont sa mère, danseuse dans sa jeunesse, lui avait donné le goût.
Tout ce qui ne tue pas rend plus fort, dit le bon sens populaire, ce roman sensible mais pas niais, dont tous les personnages sont complexes et attachants en fait la démonstration magistrale.
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critiques presse (3)
LeJournaldeQuebec   19 décembre 2016
Un roman d’apprentissage extrêmement touchant qui se penche sur le deuil difficile d’une adolescente aussi sensible qu’attachante.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   17 octobre 2016
Au-delà du genre en soi qu'est devenu le roman sur le 11 Septembre, Joyce Maynard s'attache avec tendresse au deuil impossible d'une adolescente.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   21 septembre 2016
Poignant et universel.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   12 décembre 2016
Ce n'est pas quelque chose à quoi on est préparé, voir un être avec qui on pensait passer les cinquante prochaines années de sa vie franchir la porte pour ne plus jamais revenir. Tu croyais avoir une belle vie, et du jour au lendemain tout disparaît. Ce n'est même pas comme si tu t'étais mal conduit et que tu puisses te le reprocher. C'est un truc totalement aléatoire qui se produit, mais une fois que c'est arrivé tu t'interroges sur sa véritable signification. Et si quelque chose comme ça peut arriver, tu remets en question tout le reste. Ce n'est pas seulement aujourd'hui qui paraît foiré, c'est l'ensemble. Tu commences à te demander si tout ce que tu croyais vrai l'est vraiment, ou si tout n'est qu'une vaste fumisterie. Quel sens ça a de se soucier encore du reste.
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marina53marina53   12 décembre 2016
Ce qui lui paraissait le plus dingue, c'étaient tous ces comportements ordinaires, en apparence normaux : faire des courses, discuter d'une marque de voiture, aller à l'école. Le train-train habituel, on appelait ça. Se comporter, dans le monde extérieur en tout cas, comme si rien n'avait changé, alors que la vérité, c'était que plus rien n'était pareil – comme si tout le monde était complice de cette vaste mascarade.
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popie21popie21   04 avril 2019
Une autre image, mais pas plus rassurante. La montagne de ferraille tordue, la montagne de poussière. Les ouvriers qui creusent, et les grues, les gens protégés par des masques, les camions et les voitures de pompiers incendiés, les bennes emportant chargement après chargement les gravats de ce terrain vague qui, d'après ce qu'elle voyait à la télévision, ne semblait jamais diminuer, comme si plus ils déblayaient de gravats, plus il en montait du centre de la terre.
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popie21popie21   12 avril 2019
Il arrive que ce ne soit qu'une fois que la personne est partie qu'on découvre l'espace qu'elle occupait, avoua-t-il.
C'est comme la ligne de basse d'un morceau de jazz, songeait-elle. Les notes qui paraissent importantes seulement quand personne ne les joue...
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marina53marina53   12 décembre 2016
On a envie de laisser tomber (...). Sauf qu'il faut continuer. Il faut se lever le matin et verser des céréales dans les bols. On continue à respirer, qu'on le veuille ou non. Personne n'est là pour t'expliquer comment c'est supposé marcher. Les règles d'usage ne s'appliquent plus.
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Vidéo de Joyce Maynard
J.D. Salinger to Joyce Maynard " The Problem with You is You Love The World "
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