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EAN : 9782021011029
292 pages
Seuil (18/03/2010)
3.62/5   46 notes
Résumé :

Stupeur aux Cimes bleues : le cadavre d'un homme est retrouvé sous Dionysos, le chêne tricentenaire qui trône dans le jardin de cette maison de retraite particulière, où les pensionnaires ne sont admis que s'ils viennent avec leur fidèles compagnon canin. Pour le commissaire Lafosse et son adjointe, la lieutenante Fred, l'enquête s'annonce difficile : personne ne connaît le mort. Pourtant, nombre de personnes sont s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Claire Mazard est née en 1957 et habite Paris. Elle écrit pour la jeunesse depuis une quinzaine d'années et publie chez de nombreux éditeurs jeunesse comme le Seuil ou Syros. Elle aime rencontrer ses jeunes lecteurs lors d'animations dans les écoles. L'inceste, la violence, la maladie et l'amitié sont quelques uns des thèmes forts que Claire Mazard aborde dans ses livres. Elle y délivre de véritables messages d'espoir et sensibilise le lecteur à des problèmes encore trop souvent tabous.

Avec le mort du noyer, elle signe un roman à suspense étonnant, dans lequel elle entraîne son lecteur dans un véritable tourbillon de fausses pistes. Et, comme pour son commissaire Lafosse, il sera bien difficile de trouver la bonne...

Quelle curieuse destination qu'une maison de retraite pour situer l'intrigue de ce roman jeunesse ! C'est pourtant bien aux Cimes Bleues, résidence huppée pour personnes âgées, que Claire Mazard a décidé de planter le décor de son roman !

Avant tout destiné à un public jeunesse, le mort du noyer s'adresse toutefois à un public plus large, amateur de romans policiers et/ou de romans noirs. Claire Mazard y fait de très nombreux clins d'oeil au genre, évoquant à maintes reprises Agatha Christie, Frédéric Dard ou encore Georges Simenon. L'enquête, un huis-clos oppressant mené par le commissaire Lafosse et sa coéquipière Fred Djan de façon tout à fait traditionnelle, ne manque pas de rappeler les classiques du genre :

"Adolescent, il avait dévoré avec bonheur les Agatha Christie, les Simenon... Mais du jour au lendemain, une fois entré dans la police puis devenu commissaire, il n'avait plus ouvert une seul policier. Et dans cette maison de retraite perdue en Auvergne, aujourd'hui, il avait cet étrange sentiment de replonger dans l'ambiance des Dix petits nègres, qu'il avait tant aimée."

Habile et rouée, Claire Mazard maîtrise son intrigue à la perfection. Elle n'hésite pas à multiplier les fausses pistes et à enchaîner les interrogatoires les plus surréalistes pour mieux semer la confusion et le doute dans l'esprit du lecteur. Perdu dans les méandres d'une enquête pour le moins fantaisiste, on se pose alors mille questions : qui est le mort du noyer ? Qui l'a tué, pourquoi ? Pour quelle raison l'a-t-on retrouvé nu, enterré au pied d'un noyer tricentenaire qui trône au centre du domaine des Cimes Bleues ? Faut-il y voir, un symbole, un rite, comme l'arbre de Saint Louis, sous lequel le roi rendait la justice ?

Les questions foisonnent, l'enquête piétine et Claire Mazard de titiller les nerfs du lecteur en retardant au maximum l'instant où les pièces de son curieux puzzle finissent par s'assembler !

Ne manquant pas d'humour, Claire Mazard réserve à ses lecteurs une fin magistrale qui vient clore de manière tout à fait inattendue un roman qui l'est tout autant ! le mort du noyer n'a décidément pas fini d'étonner ses lecteurs ! On prend autant de plaisir à le lire que l'auteur en a eu à l'écrire ! Un roman tout en contrastes et subtilités, qui n'est pas loin d'égaler Agatha Christie et les maîtres du genre !
Lien : http://histoiredusoir.canalb..
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Un petit village tranquille Issinjean où résident de gentils retraités dans une maison nommées "Les cimes bleues" où la fierté du directeur est le noyer centenaire surnommé "Dionysos" qui trône dans sa cour. Oui mais voilà qu'un matin, un cadavre est découvert au pied de Dionysos.
Le commissaire Gilles Lafosse est dépêché sur place...., installé à l'hôtel où un célèbre écrivain est descendu également; il va avoir bien du mal à dénouer cet intrigue..un trio de retraités et leurs chiens semblent mener l'enquête également .Pourquoi ne retrouve--t-il pas de traces et d'indices ?

Roman policier sympathique en littérature jeunesse, les personnages sont bien campés, avec quelques clins d'oeil à Agatha Christie , le secret de l'intrigue est bien "gardée " jusqu'à la fin...
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Nous sommes à Issinjean,commune près De Saint Étienne. L'histoire se déroule dans une résidence,les Cimes Bleus,cette résidence n'est pas comme les autres elle accueille uniquement des retraités accompagnés de leurs petits chiens.
Dans le parc de cette résidence trône Dyonisos,un arbre tricentenaire,d'ailleurs c'est au pied de celui-ci que l'on va retrouver le corps nu et sans vie d'un homme inconnu. le commissaire Gilles Lafosse et sa lieutenante Fred Djan sont chargés d'élucider ce mystérieux crime. Ais leur enquête s'annonce mal aucun indice n'est retrouvé sur la scène du meurtre et l'identité de la victime n'est connue d.aucun résident. Nos deux enquêteurs se posent des tas de questions,de plus un jeune auteur de polar débarque,les choses ne font que s'envenimer pour Gilles. D'autant plus qu'un trio de retraités affirme avoir plus d'indices que Gilles et Fred.
Cette histoire réussie à nous tenir en alerte jusqu' un dénouement très inattendu... Ce roman mêle intrigues,suspens et mystère,tout en étant plongé dans l'univers d'un commiss banal avec ses histoires personnelles.
J'aime beaucoup les romans policiers et celui-ci ne m'a en aucun cas déplu !
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La maison de retraite des Cimes Bleues est unique en Europe : les pensionnaires y résident avec leur chien. La vie y est calme, rythmée par les horaires des repas et les habitudes de chacun. Mais, un matin, en se promenant dans le parc, une pensionnaire découvre un homme nu, allongé sous Dionysos. Sous… qui ? Dionysos, un gigantesque noyer de deux cent quatre-vingt-dix ans d'âge, mais bien vivant toujours, ce qui n'est pas le cas de l'homme nu, lequel est tout à fait mort, assassiné. le commissaire Lafosse est chargé de diriger l'enquête, qui s'annonce difficile. Ajoutons que, parmi les retraités, il y a un trio de lecteurs de polars bien décidés à jouer les détectives, et qu'à l'hôtel voisin séjourne un célèbre auteur de romans policiers. Ces amateurs ne facilitent pas la tâche du commissaire…

L'avis d'Alexis, 15 ans : Ce roman policier offre une nouvelle jeunesse à ce genre littéraire. L'intrigue est prenante et les personnages attachants. Un roman qui va mettre en éveil votre sens de la déduction !

L'avis de la rédaction : Un très bon polar, dont le suspense nous tient en haleine, sans temps mort (si j'ose dire), jusqu'au dénouement.
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Attention, ne pas tricher !!! Ne faites pas comme moi, ne lisez pas les derniers chapitres avant le reste, vous seriez privés du plaisir de la chute !
Ce livre apparait comme un roman policier : un meurtre dans une maison de retraite, un cadavre tout nu, que personne ne parvient à identifier, un arbre, et des résidents qui sèment des indices…Mais ne sont-ils pas un peu plus que cela ?
Il y a plusieurs niveaux de lecture dans ce roman, qui se dévoilent au fur et à mesure. Quelques indices nous mettent la puce à l'oreille. Mais ce n'est que dans les dernières pages que l'on pense comprendre! Et à nouveau le lecteur se fait avoir! C'est un ouvrage facile à lire mais qui réserve de bonnes surprises. Il est agréable de se laisser piéger
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
C'est en référence au mythe grec, je suppose, que le noyer des Cimes bleues a été baptisé "Dionysos". Le noyer a un caractère magique : il ne peut pas être atteint par la foudre.
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Aucune trace de pas ou de sillon: normal, avec l'orage.
Gilles chercha dans sa poche d'introuvables graines de tournesol. Il avait oublié d'en acheter.
Le meurtrier, probablement d'un coup de pioche, avait assommé mortellement la victime, puis l'avait traînée jusqu'au noyer et l'avait déshabillée. Forcément. L'homme ne pouvait pas être déjà nu quand il avait été tué. On ne se promène pas totalement à poil dans le jardin d'une maison de retraite à minuit, en automne.
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Le noyer, avec sa pancarte sur son tronc, avait quelque chose de saugrenu. De surréaliste. Gilles pensa à l'image de ces aveugles autrefois, mendiants, avec un panneau sur leur poitrine: Aveugle. Pourquoi cette idée?

Une impression étrange l'envahissait. Pas exactement celle qui l'avait oppressé quand il était descendu de voiture, à son arrivée. Une sensation de mystère plutôt. La certitude que cette affaire - qu'il appelait déjà "l'affaire du noyer" - allait se révéler nébuleuse. Comme le ciel la veille, avant l'orage.
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- My... Goooooood ! s'écria Lilyane Latrand, professeure d'anglais à la retraite.
De toute sa carrière d'enseignante, de toute sa longue existence - elle avait quatre-vingt-cinq ans -, il ne lui était jamais rien arrivé.
- My Goooooood !
Il lui arrivait enfin quelque chose.
Dans le jour naissant, sa silhouette s'écroula.
Prince Charles resta saisi un instant puis aboya de toutes ses forces. Waouf ! Waouf ! Ce qui veut dire en langage chien de professeur d'anglais : «My Goooooood !»
C'était un yorkshire bien élevé. Lilyane Latrand lui avait appris à ne pas faire «son pissou» sur les tapis.
Était-ce le choc ? La vue de sa maîtresse étendue soudain sur le sol ? Ou celle du cadavre, gisant, nu, sous le noyer ? D'émotion, il ne put se retenir. Pour la première fois de sa vie, il déversa une longue rigole sur le tapis de... feuilles mortes.
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Le noyer, avec sa pancarte sur son tronc, avait quelque chose de saugrenu. De surréaliste. Gilles pensa à l'image de ces aveugles autrefois, mendiants, avec un panneau sur leur poitrine: Aveugle. Pourquoi cette idée?
Une impression étrange l'envahissait. Pas exactement celle qui l'avait oppressé quand il était descendu de voiture, à son arrivée. Une sensation de mystère plutôt. La certitude que cette affaire - qu'il appelait déjà "l'affaire du noyer" - allait se révéler nébuleuse. Comme le ciel la veille, avant l'orage.
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