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ISBN : 2354080514
Éditeur : Mnémos (24/08/2009)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Les jeunes ont rasé Paris, ont renversé les fondamentaux de notre société ; les jeunes ont osé briser le plus délicieux des tabous : tuer les vieux.

Tous les vieux. A partir de vingt-cinq ans. Laissez les Théoriciens vous expliquer pourquoi. Dans cette atmosphère de guerre civile, de poudre et de béton calciné, deux snipers émergent.

Silence, l’idole que les jeunes suivraient en enfer, et l’Immortel, qui compte bien faire vivre l’enfer ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  20 décembre 2014
Si j'avais adoré « Dehors les chiens, les infidèles » mettant en scène un monde sombre d'inspiration médiéval et proche de sa fin, je dois avouer avoir été moins convaincue par « Rien ne nous survivra ». On retrouve pourtant un univers tout aussi sinistre, le notre cette fois, ravagé par la guerre civile. A Paris, les jeunes se sont rebellés contre leurs aînés, lassés de se voir systématiquement stigmatisés et jamais pris au sérieux par les « vieux ». Les vieux ? Tous ceux qui dépassent vingt-cinq ans. L'objectif de la révolte ? Tous les exterminer. Les parents comme les grands-parents, les vieillards en maison de retraite comme les trentenaires ou les soixante-huitards, les riches comme les pauvres... le mot d'ordre : pas de quartier. le lecteur, lui, n'assistera pas à la naissance de ce mouvement radical mais découvre ses conséquences près de deux ans plus tard. Paris est alors une ville en ruine où continuent de s'affronter les jeunes et les vieux, obligés de fuir la capitale et de solliciter l'aide des puissances internationales qui voient évidemment d'un très mauvais oeil cette incontrôlable épidémie de parricide. La date de leur intervention a même été fixée. Un compte à rebours que la plupart des jeunes n'escomptent d'ailleurs pas dépasser. Mais il peut s'en passer, des choses, en cent-neuf jours.
L'idée de Maïa Mazaurette a le mérite d'être originale et, si on a souvent du mal à croire qu'une telle révolte ait pu germer dans notre société et engendrer des actes aussi extrêmes, on se laisse rapidement prendre par l'ambiance à la fois menaçante et tragique qui baigne le roman. La construction narrative est également intéressante, les chapitres alternants deux points de vue, celui de deux snipers particulièrement doués dont les routes vont se croiser de façon inattendue. L'un, Silence, est une légende parmi les jeunes et a tout sacrifié pour que sa révolte aboutisse. L'autre, l'Immortel, développe rapidement une fascination dérangeante pour son aîné qu'il cherche à la fois à faire souffrir, posséder, imiter, adorer. A cela s'ajoutent quelques extraits de tracts exposant les théories des inspirateurs du mouvement et qui nous permettent de mieux comprendre les raisons de cette explosion de violence et les principaux arguments utilisés pour convaincre les jeunes de se retourner contre leurs aînés. le ton assez distant employé par l'auteur empêche toutefois de se sentir véritablement concerné, aussi bien par le destin des deux protagonistes que par l'avenir de leur révolution. On suit donc sans déplaisir, mais sans grande passion non plus, l'évolution de leur complexe relation qui relève tour à tour de la fascination, de la haine ou de l'amour.
Un roman original et marquant mais trop froid pour qu'on puisse vraiment se sentir touché par l'histoire ou les personnages. La difficulté que l'on éprouve à se mettre dans la peau de ces jeunes et à comprendre leur choix de se tourner vers une solution aussi radicale est un handicap supplémentaire qui m'a à de multiples reprises perturbé lors de ma lecture.
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MonsieurLoup
  16 juillet 2016
Maïa Mazaurette, plus connue pour ses ouvrages ou blog de sexologie ou sur la sexualité en général, est aussi auteur de SFFF. Dehors les chiens, les infidèles était par exemple un très bon roman de fantasy sur le fondamentalisme et le fanatisme religieux; mais j'avais un peu peur d'ouvrir Rien ne nous survivra, qui est en fait son premier roman.
Et, autant l'avouer tout de suite, ça a été une véritable claque.
Trois histoires se mêlent ici : celle de la révolution, description des mouvements armés, propagande anti-vieux, attente de la fin de l'ultimatum ; celle de Silence, combattant engagé et extrémiste, dont on ne saura jamais qui il est vraiment, ni son nom, ni son sexe ; celle de la poursuite de Silence par l'Immortel, dans un jeu sado-masochiste à la limite du fantastique, dans une version absolue, folle, trash et intense du thème de l'amour-haine.
La forme du récit, succession de points de vue entre Silence et l'Immortel, toujours à la première personne, parfois entrecoupée de tracts de la Théorie, fonctionne à merveille. le style, clair, direct, percutant, maîtrisé, fait mouche comme chaque balle des snipers.
Les personnages, travaillés, sont d'une intensité folle. Si Immortel me laissait au début un peu de marbre, ça c'est progressivement transformé en fascination, presque aussi perverse que sa relation d'amour-haine avec Silence. Et Silence, justement, entier, humain et mythe réunis, sans doute le meilleur personnage du roman. Les seconds rôles sont très bon aussi (Vatican, Narcisse, Oimir...). Les idées des clans, des pseudos, sont très bien pensés et installent un véritable univers, presque une mythologie.
L'ambiance vous agrippe à la gorge, au coeur, aux tripes, ça vous prend et ne vous lâche pas. Et c'est intelligent en plus, avec des arguments basés sur de véritables constats et problématiques sociétales, idées dérangeantes ainsi poussées à l'extrême dans leur résolutions et pourtant qui tapent juste parce que pas sorties de nul part; c'est un récit pleinement engagé.
Après, sur quelques rares chapitres, les points de vues ne sont pas toujours bien marqués (Silence et l'Immortel parlent avec la même voix, le même style, on ne saurait pas reconnaître qui est qui sans les indications), et l'intrusion du fantastique perturbe un peu, en se disant qu'il n'y avait pas besoin, avant de finalement adhérer devant ce fusionnel fou.
Intense intense intense, un vrai coup de coeur.
Le petit plus du livre :
Les tracts des Théoriciens qui émaillent le récit, entre deux chapitres, expliquant pourquoi tuer les vieux est une nécessité absolue. Et beaucoup d'arguments (jeunisme, infantilisation, culpabilisation) font mouche.
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Scrat
  03 avril 2014
Les coups de coeur c'est rare et c'est difficile a défendre car l'émotion prend le pas sur l'intellectualisation. Alors oui, j'ai été prise par ce livre et il va me falloir du temps pour m'en remettre, non je ne me doutais pas que cela serait si violent, ni si beau.
Silence et l'Immortel m'ont empêché de dormir pendant une semaine. Oui j'ai lu ce livre avec une lenteur affolante, par ce qu'a chaque fois que je le posait, il me fallait ensuite un courage monstre pour m'y remettre. J'ai eu peur tout du long que ce livre ne soit pas une histoire d'amour. Et j'ai encore la trouille je crois.
Merci à Maïa Mazaurette pour ce livre. Merci mille fois. Je ne sais plus rien dire d'autre.
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arcade_d
  05 juin 2017
J'avais trouvé ce roman très dérangeant, dans son propos. Loin de Sénèque et Marc-Aurèle sur le bonheur de la vieillesse. Un monde violent ou s'affrontent moins de 25 ans et plus de cet âge. Ecrit par une jeune femme qui à ce moment avait déjà 31 ans.
Ce roman m'a perturbée et son souvenir me laisse encore une ombre au corps. Est-ce que la génération Y, ceux né après 1980 avait el désir sombre de nous éliminer, nous les nés avant ?
Cette jeune femme a une belle écriture au présent qui nous fait vivre l'ici et maintenant !
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StupidGRIN
  20 décembre 2010
Si l'histoire ne me plait pas tant que ça, c'est parce que l'auteure n'exploite pas suffisamment à mon gout les pistes intéressantes. La façon qu'on les personnages de s'exprimer sont tellement similaire (Un peu ce que je reprochais à la saga Anita Blake), tellement similaire que je devais impérativement chercher le nom du narrateur pour ne pas interchanger Silence et Immortel. de plus l'histoire est pas très intéressante, trop répétitive. Seul la fin est on va dire « captivante », lorsqu'Immortel se met à fréquenter quotidiennement Silence. L'autre cause qui fait que je n'aime pas trop cette histoire, c'est parce qu'elle n'est pas crédible, pour plein de points cités en haut et d'autres (Pourquoi une petite révolte à deux sous donnerait des difficultés l'armée française ? Et surtout, pourquoi la plupart des meneurs sont quasiment des vieux ?).
Lien : http://thebigmachine.over-bl..
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   17 février 2015
Nous refusons les solutions classiques. Le travail ne nous intègre pas, nous sommes fatigués des stages, épuisés d’être enterrés vivants. Nous réfutons le mythe démocratique. Il faudra nous suivre ou nous combattre. Mais jamais plus nous ignorer.
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boudiccaboudicca   29 novembre 2014
Le savoir se périme, les humains aussi. On achève bien les logiciels. Le manque d'adaptation des vieux nécessitait qu'on les termine. De plus, les vieux innocents n'existent pas. Ils ont tous au moins tué un jeune : celui qui vivait en eux.
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asn83asn83   13 juillet 2013
Les jeunes s'en sont pris aux immeubles, aux abribus, aux voies de chemin de fer, aux poubelles, aux vieux, et même aux platanes. Mais jamais aux lampadaires. Bizarre. En même temps, je comprends : un lampadaire sans électricité, on ressent de l'empathie, ça calme la rage, et toute une enfilade de lampadaires éteints, c'est comme un jardin zen.
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ScratScrat   04 avril 2014
Son intégrité nous transforme en bêtes sauvages. Face à tant de mépris pour les affaires humaines nous devenons des parasites, nous paraissons grotesques. Quand une personne comme Silence nait, le monde se déséquilibre. Il faut une authentique pourriture pour compenser la grâce.
Évidemment ce sera moi.
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asn83asn83   13 juillet 2013
Il est beaucoup trop tôt pour tirer. Les vieux de l'autre côté de la barrière dorment encore, la tête lourde, le sommeil placide des vaches. Je pressens la journée pourrie.
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Video de Maïa Mazaurette (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maïa Mazaurette
Rois & Capitaines : l'interview vidéo .Interview de Stéphanie Nicot (anthologiste), de Julien Delval (illustrateur) et de 11 des 12 auteurs : Claire & Robert Belmas, Pierre Bordage, Lionel Davoust, Thomas Day, Julien dHem, Catherine Dufour, Johan Heliot, Jean-Philippe Jaworski, Laurent Kloetzer, Maïa Mazaurette, Rachel Tanner. Réalisation : Clément Bourgoin
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