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ISBN : 2207225135
Éditeur : Denoël (07/12/1978)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Pierre Mazeaud, né en 1929, a découvert l'alpinisme dans ses jeunes années alors qu'il habitait Grenoble et parcourait avec son père le Vercors et les sommets de Belledonne. Passionné de montagne, il a, tout en poursuivant une carrière juridique et politique, réalisé de grands itinéraires, ouvert également de nouvelles voies, grimpant avec les plus grands alpinistes du monde : Kirshofer, Harlin, Bonatti, Desmaison, Sorgato.
Dans sa conquête du toit du monde, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
gavarneur
  22 mars 2016
Peu après avoir emprunté ce livre, ayant lu quelques pages au hasard, je me suis demandé si j'allais poursuivre. Encore un récit d'expédition, rien d'exceptionnel à part cette première ascension française du toit du monde. A croire qu'il fallait toujours publier un récit pour finir le financement de l'expédition.
Pour deux raisons cette lecture, finalement faite en entier, m'a semblé valoir la peine.
D'abord, Pierre Mazeaud, que j'avais considéré après son premier livre comme un montagnard ayant fait de la politique, écrit ici le plus souvent en politique et non en alpiniste. Cela a des aspects énervants, il est très sensible à toutes les polémiques ; c'est aussi l'occasion de remarques (morales, perfides, méprisantes, amusées...), qu'on aime ou non selon son bord, et de discussions avec l'autre bord. Mais cela donne une face nouvelle, donc un supplément d'épaisseur, au récit. Son usage de l'autorité du chef d'expédition et de la négociation est également intéressant à lire et à comprendre.
Et puis, à ma surprise, sans que ça fasse de lui un auteur, les pages que Mazeaud écrit sur la montagne, sur l'émotion en haute altitude devant la beauté du paysage et les risques à prendre, ont agi sur moi comme si je n'en avais pas déjà lu des dizaines. Quelques chapitres sont donc très prenants, au coeur et au ventre.
Pas de suspense : le premier chapitre raconte l'arrivée au sommet. La nouveauté est que Mazeaud a misé à fond sur la communication, faisant financer l'expédition par radio et télévision, et organisant les premières communications en direct entre la France en les ascensionnistes, jusqu'au sommet. Par moment, il semble traiter bien légèrement les risques, surtout ceux liés aux avalanches, et son discours sur les porteurs et sherpas semble plus sincère quand il dit son énervement de leurs refus que quand il exprime son admiration. C'est mon discutable point de vue ; l'autre question non complètement formulée étant : a-t-il organisé tout ça pour la gloire de la France, toute relative vue l'ambition moyenne de la voie choisie, ou pour son ambition personnelle ?
Pour continuer sur des sentiments mêlés : outre de belles photos en couleur (il faut la couleur, pour bien rendre la neige la plus blanche), plusieurs croquis, dont celui plutôt rare de la longue marche d'approche, aident bien à suivre l'action. Mais je n'ai pas aimé le fait, non expliqué, que certains (pas les sherpas, j'imagine) redescendent en hélicoptère du camp de base à Katmandou. Et sa façon de critiquer Jean Afanassieff et son refus de prendre certains risques malgré les ordres du chef m'a un peu épaté. Y a-t-il plus d'animosité entre eux qu'il n'en laisse paraître? Est-ce une raison pour oublier de signaler qu'Afanassieff et Jaeger font la première descente à skis de l'Everest?
Pas du tout un livre neutre, finalement, vous voyez comme il donne à penser.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   19 mars 2016
Nos amis alpinistes s’efforçant de vaincre le Dhaulagiri se sont offusqués de la publicité faite pour l'Everest. Mais savent-ils que, sans l'Everest, on n'aurait nullement parlé de leur expédition ? J'ai toujours pensé qu'il fallait gagner, mais aussi que l'on en parle, car c'était et c'est toujours pour moi servir l'alpinisme et les alpinistes français. Que ceux qui condamnent cette attitude réfléchissent, n'est-ce pas servir le sport que d'en préciser sans cesse la finalité ?
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gavarneurgavarneur   23 mars 2016
Hormis nous-mêmes, les sherpas et les porteurs, c'est toute une population qui, au courant de l'expédition, vient voir le toubib. Que de maladies, parfois graves, que de blessés pour Jean-François. Il soigne, il opère -nous espérons qu'il guérit. Combien le Népal a besoin de médecins. Je pense que là, dans ce domaine notamment, la France pourrait jouer un rôle éminent.
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gavarneurgavarneur   01 avril 2016
Trop dur, trop de souffrances, pourquoi ? L'Everest est là, mais est-ce une raison suffisante pour le gravir ? N'est-ce pas de l'orgueil tellement gratuit ? Ce sont là des questions inspirées par la faiblesse, la lâcheté... Comment aurions-nous pu, les uns et les autres, faire autant de montagne, l'aimer ainsi passionnément, malgré les amis qu'elle nous a pris, si c'était uniquement par orgueil ?
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gavarneurgavarneur   09 avril 2016
Première rencontre pour moi avec les pata-pata. C'est un peu normal que le chef d'expédition fasse le premier connaissance avec ces petites sangsues d'abord à peine perceptibles et qui grossissent à vue d’œil, se gorgeant de votre sang.
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gavarneurgavarneur   20 mars 2016
Chaque alpiniste en prit un ou deux au bout de sa corde pour le passage de l'arête, facile, mais il est vrai, impressionnante . Je me réservais naturellement le prof de gym – souvenir de mes rapports avec les syndicats lors de mon passage au gouvernement ! Devant ses hésitations, j'ai dû procéder par traîtrise et, tirant sèchement la corde, le voilà qui bascule le long des pentes raides qui tombent sur la Vallée Blanche. Une de mes amies voyant le geste a été jusqu'à penser que j'allais le laisser filer 200 mètres : c'était mal comprendre combien je désirais l'avoir avec moi au Camp de base, le militant socialiste !
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Videos de Pierre Mazeaud (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Mazeaud
Soirée célébrant les 40 ans de la première ascension française de l'Everest avec Pierre Mazeaud
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