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Max Stadler (Traducteur)Lucile Clauss (Traducteur)
ISBN : 2742796754
Éditeur : Actes Sud (02/03/2011)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 419 notes)
Résumé :
Linnea a seize ans, plein de complexes, et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia. Sa meilleure amie, son amie pour la vie. Enfin, pour cent vingt jours, « sans compter les week-ends », Linnea a fait le calcul une fois. Maintenant que Pia est morte.

Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
latina
  15 juillet 2013
« Mamie, pourquoi faut-il que les jeunes meurent ? », s'écrie Linnea, à la mort de sa meilleure amie, Pia.
15 ans toutes les 2, plus grandes que la normale toutes les 2, plus mûres et moins superficielles que les autres...Oui, ces deux-là sont de vraies amies !
Et lorsque Linnea apprend que Pia vient de se suicider, alors c'est la débâcle. Elle ne parle plus qu'à un mur, le mur du grand dressing dans la maison de sa grand-mère.
Et elle se remémore tous les moments et les entretiens passés avec son amie, en totale complicité : Comment agir avec les garçons ? Dieu existe-t-il ? Et la réincarnation ? Est-on obligé d'aimer son père alors que l'on ne le voit quasi jamais ? Comment vivre avec une mère déboussolée ? Les politiciens, à quoi servent-ils ? Et le prof de bio, quelle plaie !
En totale complicité...non, finalement ! Linnea ne sait pas pourquoi Pia l'a quittée. Elle ne veut pas chercher, non plus. Si Pia ne lui a jamais confié son mal-être, elle ne veut pas fouiller dans ses secrets. Mais elle n'accepte pas. Car il y a derrière tout ça...de la violence. A peine suggérée. Mais présente.
La grand-mère de Linnea, une vraie « femme de vie », va peut-être l'en délivrer.
Si au début, je me disais : « Encore un livre pour ado, pas trop profond, juste distrayant et drôle », j'ai vite changé d'avis. L'insouciance s'est muée en gravité légère, tendre et passionnée, avec un rappel régulier, lancinant : « Mon amie est morte. »
Amusement, attendrissement, trouble...et puis l'émotion qui submerge, le bouleversement. Voilà ce que Katarina Mazetti a fait naitre en moi. C'est pour cela que j'ai adoré.
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stokely
  20 décembre 2016
Petit roman qui traite de l'absence (décès) d'une amie, on suit ici l'histoire de Linnea adolescente de 16 ans, de son coup de coeur pour Marcus et surtout de son amitié avec Pia.
On comprend assez rapidement que cette amitié a beaucoup compté pour Pia mais que celle-ci a été aussi intense que brève.
Malheureusement il est difficile de s'attacher aux personnages sur un roman aussi court, à voir peut-être avec les suites Entre le chaperon rouge et le loup c'est fini et La fin n'est que le début.
Une thème qui pourrait être si fort sur l'adolescence et le suicide mais qui est juste survolé.
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Elliepamp
  17 juillet 2015
Ce roman pourtant très court m'a paru assez long à lire. Tout simplement parce que je me suis ennuyée la plupart du temps, surtout dans les dialogues qu'échangent les deux amies. On suit la pensée de Linnea pendant tout le roman qui se souvient de tous les moments importants qu'elle a vécu en compagnie de Pia. L'intrigue du roman repose sur la question : comment est morte Pia? Linnea ne veut pas s'en souvenir et tarde à nous le révéler. On suit donc les deux jeunes filles au cours de ces 120 jours qu'elles ont passés ensembles, leur scolarité, leur questionnement sur le monde etc…
Ce que je n'ai pas trop aimé dans cette histoire sont donc les dialogues un brin philosophiques qu'échangent Pia et Linnea sur Dieu, sur la démocratie et pleins d'autres thèmes. Je trouvais ça long et pas spécialement intéressant. C'est dommage car le thème du roman aurait pu être très intéressant si il avait été traité de manière plus profonde. On ne s'attarde pas vraiment sur ce qu'éprouve Linnea face à la mort de son amie. On sait juste qu'elle est en colère contre Pia de l'avoir abandonné. Mais pas grand chose de plus. Je pensais que la psychologie de l'héroïne serait plus développée mais finalement il n y a pas grand chose de ce côté là. le roman est surtout basée sur les souvenirs des conversations échangées entres les deux adolescentes. de plus on finit le roman sans connaitre le secret de Pia, on ne sait pas pourquoi elle est morte (on sait seulement comment), ce qui n'allait pas dans sa vie et pourquoi elle n'a rien dit à Linnea.
Après ce roman reste très bien écrit. le style de l'auteur est agréable, les tournures de phrases ne sont pas trop simplistes (ce qui est souvent le cas dans les romans adolescents). Ce roman arrive même à nous faire sourire par moment grâce à certaines répliques malgré le thème dramatique de la mort qui est omniprésent.
Je pense que l'auteur aurait pu développer un peu plus son histoire car le roman est quand même très court et on le referme avec un gout de trop peu. On commence à peine à connaitre les personnages que l'histoire est déjà terminée. Et je trouve ça vraiment dommage.
Ce roman est donc une déception. J'ai vu qu'il existait deux autres tomes, mais je ne pense pas les lire.

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Heureuse
  20 août 2011
Un magnifique roman .
Bien que différent du "mec de la tombe d'à côté" ou des "larmes de Tarzan", on retrouve la sensibilité et l'émotion de ces deux romans.
Les chapitres courts en font une lecture très agréable et j'ai beaucoup aimé leurs titres déroutants, un peu déjantés, qui nous emmènent dans l'univers à part de Pia.Un univers différent, à la fois pétillant et profond.
Les deux personnages sont très attachants, très bien dessinés avec leurs zones d'ombres, leurs doutes.
Finalement on sait peu de choses du drame. Juste la douleur de Linnea face à ses questions sans réponse, face à sa culpabilité de n'avoir pas deviné, de n'avoir pas été là.
Derrière les rires et les plaisanteries, ce livrre est un énorme cri de souffrance et je comprends qu'il mette mal à l'aise. Un peu comme ces personnes qui hurlent leur souffrance sans bruit, parce qu'il n'y a pas de cri assez fort pour l'exprimer.
Commenter  J’apprécie          120
fee-tish
  12 avril 2012
Après avoir lu et beaucoup aimé « le mec de la tombe d'à côté« , une fresque contemporaine mettant en scène des individus d'une banalité attachante, j'ai eu envie de découvrir la trilogie pour adolescents de Katarina Mazetti, dont le premier tome est »Entre Dieu et moi, c'est fini« .
Dans ce très court roman, nous découvrons Linnea, une jeune demoiselle de quinze ans, qui vient de perdre sa meilleure amie, Pia. Après cette mort tragique, qui se révèle être un suicide, Linnea va vivre chez sa grand-mère. C'est à la suite d'une réflexion de cette dernière qu'elle va se livrer à un mur. Mur qui représente le lecteur. Ainsi, on va découvrir la rencontre entre Pia et Linnea, et, le plus important, les différents sujets de conversations qu'elles ont pu avoir.
Pour tout vous dire, je n'ai pas trouvé cette lecture transcendante. La langue est agréable sans être détonnante. le personnage de Linnea est sympathique sans être réellement attachante. Néanmoins, on ne peut contester la pertinence des thèmes qu'a choisi de développer Katarina Mazetti : l'acceptation de la mort, le deuil et l'amitié. Il y a deux citations excellentes, qui illustre les sentiments amicaux : « Est-ce qu'on cesse brusquement d'aimer un petit ami, un mari ou un chien juste parce que tout à coup il n'est plus là ? Est-ce qu'une amitié s'arrête quand un des deux amis meurt, s'éteint tout simplement comme quand on écrase une cigarette ? » et « On n'a pas de statut quand on perd un ami ! Si ton ami meurt, tu deviens veuve, une veuve vêtue de noir et les gens baissent la voix en ta présence pendant des années. Si c'est ton meilleur ami qui meurt, les gens te demandent après quelque temps pourquoi tu broies encore du noir. »
Je trouve ces phrases absolument superbes. Elles illustrent très bien la perception de l'amitié par rapport à l'amour dans notre société ; alors même que l'amitié est une forme d'amour, parfois plus forte que le sentiment amoureux.
La mort tient également une place toute particulière dans ce roman, ainsi que le sentiment de culpabilité suite au suicide d'un proche. Peut-on être ami avec une personne et ne pas se rendre compte de sa détresse psychologique ? Une question qui nous a certainement tous touchée un jour. Encore un sujet que je trouve passionnant et qui mériterait d'être approfondi dans un roman mettant en scène des personnages plus adultes.
Concernant le style de Katarina Mazetti, il est très agréable et totalement maîtrisé. Cette auteure réussit à nous conter une histoire somme toute très banale, avec beaucoup de poésie.
En conclusion, nous sommes face à un roman pour adolescents, qui marque le lecteur de par les sujets de fond qu'il aborde.
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Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
JessoyaJessoya   28 juin 2010
J'avais beau avoir compris qu'elle était morte, il restait toujours la question du pourquoi, et là, je lui en ai voulu. Tous les soirs, je la maudissais, je lui disais qu'elle ne valait pas un clou et je perdais confiance en ma capacité de juger les gens parce que je n'avais pas tout de suite vu clair dans le jeu de cette nouille. Elle aurait quand même pu essayer de m'en parler, bon Dieu! Peu importe ce que c'était! Comment a-t-elle osé ne même pas me dire au recevoir, sans même laisser une lettre? Mais pour qui se prenait-elle? Je ne voulais plus jamais lui parler, enfin je n'aurais plus jamais voulu lui parler, enfin peu importe.
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latinalatina   15 juillet 2013
Est-ce qu'on cesse brusquement d'aimer un petit ami, un mari ou un chien juste parce que tout d'un coup il n'est plus là? Est-ce qu'une amitié s'arrête quand un des deux amis meurt, s'éteint tout simplement comme quand on écrase une cigarette?
Non, et puis quoi encore, ça ne se passe pas comme ça.
Commenter  J’apprécie          221
KawaneKawane   17 novembre 2015
Aujourd'hui, je considère la question :"est-ce que tu crois en Dieu?"comme vide de sens, c'est comme si on me demandait : "les livres sont-ils utiles ?" ça dépend du livre et du dieu: le Père Noël,le grand Manitou,Kali la déesse de la mort? Ou est-ce qu'on emploie le mot "dieu" pour désigner tout ce qui existe? On ne "croit" pas en un tel Dieu, on cherche seulement une façon de se comporter vis-à-vis de lui.
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JumaxJumax   20 mars 2013
"Les garçons semblent avoir un problème avec les filles comme moi, qui s'élèvent devant eux pareilles à un gratte-ciel. (Mais ça ne semble pas gêner les grands mecs de danser avec une petite qui les regarde droit dans la rate.)"
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JumaxJumax   17 mars 2013
"Ce n'est pas l'extérieur qui compte, mais ce que tu vois de toi !
- Encore, encore ! ais-je dit avidement. Apprends-moi tout !
- Il faut jeter les regards comme on jette des hameçons, ensuite on n'a qu'à les tirer vers soi."
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