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Nathalie Bauer (Traducteur)
ISBN : 2221113594
Éditeur : Robert Laffont (25/03/2010)

Note moyenne : 4.47/5 (sur 133 notes)
Résumé :
Après Écoute-moi, le grand retour de Margaret Mazzantini : une histoire d'amour poignante et la quête éperdue d'une femme pour devenir mère dans une ville dévastée par la guerre...

2008. À l’occasion d’une exposition de photos, Gemma emmène à Sarajevo son fils de seize ans, Pietro, à la découverte de la ville où il est né et sur les lieux où est mort son père, photographe, qu’il n’a jamais connu. Ce voyage à la recherche des origines est aussi l’occas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  03 juillet 2016
Faire une critique plusieurs années après la lecture est un exercice aussi difficile qu'il est intéressant. Retrouver ses impressions, constater ce qu'il reste en sensations.
En conseillant fortement cette lecture à une amie, et en tentant d'argumenter mon propos, j'ai dû constater que le souvenir en était encore bouleversant, certains détails restaient flous quand d'autres profondément gravés. L'ambiance générale du livre, la violence de la Yougoslavie en guerre, la résilience, la quête de la maternité et de la filiation, des thèmes qui ont a alimenté une passionnante discussion parmi mes amies lectrices à la parution en 2010.
Roman d'amour, de guerre, de secrets. Suivre les pas de Gemma la romaine et d'Hugo le photographe, c'est accepter de se faire bousculer par la réalité: le parcours du combattant du désir d'enfant, la survie dans les zones de conflit avec obstination et solidarité, la mort d'êtres chers et l'impérieuse nécessité de vivre.
Livre magnifique, intense et violent, en faits et sentiments, mais sans un brin de pathos pour nous tirer des larmes. La grande classe et le talent, récompensés par un succès d'édition mérité!
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darkmoon
  03 novembre 2013
Un best-seller international d'un portrait dévastateur, ravageur d'un amour, d'une maternité, d'une perte et d'une rédemption dans la guerre déchirée de Sarajevo.
Nous sommes à Rome en 2008, Gemma vient de recevoir un appel de Gojko, son ami bosniaque qu'elle n'a jamais revu depuis son départ de Sarajevo. Ce dernier les invite, son fils Pietro et elle à retrouver cette ville autrefois assiégée, une ville qu'elle délaissée au moment où elle a eu son fils (il y a 16 ans). Gemma trouve en cette invitation l'occasion de montrer à Pietro ses origines et les traces de son père Diego, mort là-bas. Consciente que ce retour aux sources aura des conséquences dramatiques, elle souhaite toutefois répondre à de nombreuses questions qui sont restées en suspense durant toutes ces années.
Venir au monde est d'abord l'histoire d'une femme dont l'avenir était tout tracé, jusqu'au moment où elle rencontre cet homme, quelques jours avant son mariage… Cet homme qui ne paye pas de mine, mi- clochard, mi- artiste… Etonnée d'abord puis incrédule, ces deux êtres vont s'aimer et s'unir pour le meilleur et le pire… On suit leur cheminement sur la construction d'un couple, sur leurs rêves, leurs espoirs, sur cette rencontre des corps et des esprits… sur la puissance de ce lien qui les unit. Un couple mit à nu… Puis vient le désir d'avoir un enfant après tant d'années … Entre espoir et désillusion, entre désespoir et haine, entre folie et envie de disparaître… un lent combat s'installe…
Venir au monde est aussi une histoire d'un miroir, reflétant la tragédie qu'a vécu un pays au travers de sa guerre … Une histoire d'hommes et de femmes, des anonymes qui ont tant souffert, des traumatisés, des perdants, des battants qui essayent de construire ou de reconstruire… de Sarajevo à l'Italie, en passant par les qualités ou les défauts de ces hommes et femmes, je n'ai pu que me laisser submerger par leur combat de tous les jours… Comment transcrire ce que j'ai pu ressentir : j'ai vécu avec eux le calvaire, la peur, la tristesse, la déchirure et la joie… parce que la façon dont Margaret Mazzantini retranscrit cette histoire, m'a plongé dans le quotidien de ses personnages… Je me suis littéralement introduite dans ce miroir. Et plus le livre avance, plus l'intensité monte d'un cran pour finir en apothéose ! Il faut dire que depuis le début on est plongé dans une impression de malaise qui ne fera qu'augmenter au fil des pages et qui nous laisse pressentir que le retour de Gemma à Sarajevo va dévoiler des réalités qu'on trouvera dures à supporter. Alors que l'on pensait avoir compris l'histoire, les ultimes pages changent complètement la donne et nous pétrifient.
Venir au monde est un véritable hymne à l'amour et un très bel hommage à la maternité, c'est l'un des romans les plus bouleversants, les plus tristes, les plus horribles que j'ai jamais lu.
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Sylviegeo
  02 mai 2015
Quel roman d'amour magnifique. Roman de passion, de fidélité, d'humanité, de résilience. Oui l'amour malgré la guerre, les violences, les incompréhensions.
L'amour malgré cette haine qui surgit du jour au lendemain. L'amour malgré les tours, mauvais et bons, que nous jouent le corps et le temps. Une réflexion, belle, grande, sur la maternité. Cette histoire d'amour, poignante, durant une guerre moderne, la Yougoslavie qui éclate, nous liera solidement aux personnages et à leurs émois. Interessante la façon qu'a Margaret Mazzantini de nous promener du présent au passé sans que cela soit tranché. Malgré la dureté de ses propos, l'écriture est douce.
Une lecture qui dérangera nos sentiments d'attachement et d'appartenance. Une belle lecture, n'hésitez pas !
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Eowyn
  29 septembre 2012
Un jour, Gemma décide partir pour Sarajevo avec son fils, Pietro âgé de 16 ans. Ce voyage est en fait un retour sur son passé, du temps où elle venait rejoindre l'amour de sa vie, Diego. On apprend alors toute son histoire, sa relation magnifique et passionnée avec Diego, son désir d'avoir un enfant. Mais il se trouve qu'elle est stérile. Elle fera alors tout pour adopter un enfant, ce qui ne sera pas une affaire.
Pendant presque tout le livre, Gemma et Diego vont lutter pour essayer d'avoir un enfant alors que tout autour d'eux les hommes se déchirent et s'entretuent. Ils vont lutter pour faire naître la vie alors que tout le monde semble être d'un autre avis... de ce fait, leur relation m'a paru encore plus intense et profonde.
Un grand coup de coeur.
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jack56
  06 août 2019
Venir au monde est un roman qui nous raconte une histoire familiale peu ordinaire, l'histoire d'un couple en recherche d'enfant. Cette recherche qui va nous amener en ex-Yougoslavie, au coeur du conflit. Un conflit si proche de nous dans le temps et géographiquement.
L'histoire qui nous est contée est belle, l'écriture et le ton sont justes avec des mots forts pour nous raconter des vies brisées. Ce besoin d'enfant pour ce couple est touchant et émouvant. Un très grand et beau roman qui ne semble pas si connu !
Margaret Mazzantini est un auteur à découvrir pour ce livre ou les autres, qui semblent tout aussi prometteurs.
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critiques presse (1)
Lexpress   09 juillet 2011
Margaret Mazzantini raconte un voyage vers le passé et vers l'amour disparu, à fleur d'émotion. Elle y ajoute un implacable réquisitoire contre la guerre qui décapita les Balkans.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
PalmyrePalmyre   19 novembre 2018
Il y a des choses. De petites choses que je n'oublierai jamais et qui, quoique infimes, conservent plus de force que le reste.
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michelekastnermichelekastner   10 mars 2018
Devrais-je raconter ça à Pietro ? Lui dire que je pensais à la nuque du petit garçon bleu, pendant qu'il venait au monde, lui dire que je la voyais, cette nuque, qu'elle était devant moi, dans le viseur du sniper.
Mon coeur bat dans le coeur du sniper. C'est moi qui choisis ce garçonnet. Je le choisis parce qu'il a la nuque nue, les cheveux courts, compacts, comme une boule de poils. Ce sont des cheveux qui sentent. Et le sniper sent cette odeur. Autrefois, il avait lui aussi les cheveux épais, durcis par la sueur, muets. Le petit effectue ses derniers pas dans la neige, il rit, les joues rouges, souffle de la fumée blanche, tire sa luge vers le sommet de la pente.
La lunette de visée télescopique se colle à ses pas, se hisse avec lui sur la neige. Le sniper ignore pourquoi ce travail lui a échu, ce sont les circonstances qui en ont décidé ainsi. Il pourrait écarter son fusil et tirer dans un des sacs de terre empilés dans la neige : cela ne changerait rien. Mais il reçoit pour chaque cible touchée une belle prime en marks, et il a besoin de cet argent : sa solde est maigre et il aimerait s'acheter une voiture, une BMW à toit ouvrant. Il songe à cette voiture, à ses sièges noirs, au tableau de bord, à l'allume-cigare, il songe au vent qui le décoiffera. Le lapin est un petit garçon, il avance, sa chevelure semblable à une calotte. Le corps du sniper et son arme ne font qu'un. C'est l'instant du coït, du pénis qui se durcit machinalement. Il n'y a pas d'autre volonté que celle de la balle. C'est elle qui agit : le sniper s'en remet à son expérience. Il presse la détente, relâche le doigt. C'est l'instant dangereux : la balle siffle dans l'air blanc, comme un spermatozoïde qui chemine sous le verre du microscope. Un obstacle pourrait dévier sa trajectoire. C'est le meilleur moment. Un plaisir douloureux comme une éjaculation trop retardée. La poitrine encaisse le recul. L'air est blanc. La balle a atteint la nuque, le petit est tombé en avant. Les autres enfants abandonnent leurs luges et s'enfuient, lapins épouvantés. Le sniper revient sur les lieux à travers sa lunette, les parcourt, inspecte les empreintes. Il aime ce silence, il aime aller jusqu'au bout du travail, rester en tête à tête avec le but à atteindre. Il vérifie le trou dans la nuque, parfait. La petite cible, le maleni cilj, est morte sur le coup, elle n'a même pas glissé sur les coudes. Inutile de gaspiller d'autres balles pour l'achever.
Maintenant il sourit, les joues froissées, les yeux immobiles car son coeur est mort. Un certain temps s'écoulera avant qu'on vienne chercher le garçonnet, il le sait : on attendra qu'il ait terminé son service. Le visage de l'enfant bleuit dans la neige. Le mégot que le sniper a jeté est encore allumé. De temps en temps, un journaliste se hisse jusqu'à lui, dit : "Tire, je te filmerai pendant que tu tires." Le sniper s'exécute, le journaliste l'interviewe, filme ses bras croisés, la croix sur sa tenue de camouflage, son béret noir.
"C'est comme si on tirait sur des lapins." Il sourit, puis la croûte de son visage se durcit. Reste cette stupeur misérable, celle du diable qui se regarde.
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darkmoondarkmoon   03 novembre 2013
Gemma : Toujours aussi heureux ? Comment est-ce possible ?
Diego : Facile, je n’ai aucun talent pour la tristesse.
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rkhettaouirkhettaoui   16 août 2013
Par quel mystère se fait-il que, au cours de notre existence, nous renoncions aux êtres les meilleurs pour des gens inintéressants, des gens qui ne nous font pas de bien, qui se trouvent simplement croiser notre chemin, et qui nous corrompent par leurs mensonges, nous rendent chaque jour plus lâches.
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michelekastnermichelekastner   10 mars 2018
J'ignore quel chemin emprunte l'amour avant de se figer dans notre ventre. La guerre coulait à travers les fentes que l'amour avait autrefois empruntées, elle s'était déposée dans mes entrailles en profondeur. La nuit, seule la lumière des balles traçantes éclairait l'obscurité. Je pensais au ventre d'Aska qui grossissait, rond et blanc comme les anciens sarcophages de pierre, ornés de symboles floraux et de cosmogonies, que les projectiles avaient abîmés. "C'est le symbole qu'ils veulent tuer... le symbole", affirmait Gojko. A présent, je savais que le ventre d'Aska était Sarajevo.
La langue entre les dents, Diego imite le sifflement des obus. Il n'envoie plus ses rouleaux en Italie par l'intermédiaire d'autres journalistes. Il glisse son objectif dans une des petites entailles que le vent et le froid ont pratiquées dans les bâches aux fenêtres, comme le fusil d'un sniper, choisit une cible, un passant, appuie sur le déclencheur. Il hausse les épaules quand je lui fais remarquer qu'il n'y a pas de pellicule dans l'appareil.
"C'est pareil, dit-il. Ça ne change foutrement rien."
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Vidéo de Margaret Mazzantini
Dans un style à la fois lyrique et incisif, Margaret Mazzantini décortique une passion amoureuse et livre une réflexion subtile sur l'homosexualité. Un coup de maître, dans la lignée de son premier succès "Écoute-moi".
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