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ISBN : 2367951306
Éditeur : Chèvre-feuille étoilée (02/05/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Publié en Italie où son succès fut énorme, ce roman, traduit par Paola Casadei se lit comme un journal intime, celui de Carla, une femme accomplie.
À quarante ans, elle aime enseigner Sénèque, a du charme et a rencontré l’amour avec un compagnon presque parfait. Mais tout se complique lorsqu’ils décident d’avoir un enfant…
En tentant la fécondation in vitro elle se lie d’amitié à d’autres femmes chaleureuses et solidaires, à l’hôpital ou sur les chats.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
MicheleP
  29 mai 2018
« Fivette » : Fécondation in vitro et transfert d'embryons. (Question : d'où vient le second –t- ?), et par extension, les jeunes femmes qui subissent ce parcours du combattant.
Sur un sujet original (à ma connaissance du moins), désespérée et drôle, la narratrice raconte ses tribulations et celles de ses compagnes, l'espoir toujours renouvelé, la déception de l'arrivée des règles, l'analyse anxieuse de signes possibles de grossesse. Mais le livre n'a rien de triste, il est plein d'humour et de chaleur humaine : imaginez plutôt une Bridget Jones au pays de la procréation assistée. de surcroit, malgré l'obsession de la narratrice, l'ouvrage n'a rien d'obsessionnel : on y trouve toute l'épaisseur d'une vie, ses amours, son rapport à la famille, à son travail, les étudiants en l'occurrence, puisque la narratrice est professeur d'université, spécialiste de Sénèque. Aussi, la sagesse du grand stoïcien baigne-t-elle le livre, sans le moindre pédantisme heureusement.
Le bonheur finit par triompher.
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Ghiblitotoro
  21 juillet 2018
En France, la couverture est bien moins jolie que l'Italienne, même si le symbole est le même : elle ressemble à une couverture de manuel ou de récit témoignage. Fétichiste des couvertures, je serais passée à côté, mais heureusement, @Babelio nous offre la possibilité, avec #MasseCritique de sortir de sa zone de confort et de dépasser ses préjugés. Et je dis heureusement ! Et merci ! Car depuis que je participe à #MasseCritique, j'ai fait de bienheureuses rencontres que mon portefeuille ou ma raison n'auraient pas permises.
Dans ce roman un peu autobiographique, Eléonore Mazzoni nous fait suivre une tranche de la vie de Carla. Son envie d'être mère est arrivée à tard, en découvrant le bon compagnon. Malheureusement, les années ont passé - Elle a 35 ans -, et elles continuent de passer sans succès. Carla nous initie aux forums Internet, au vocabulaire de la communauté des fivettes, aux salles de longue attente, à l'usine froide et artificielle de la PMA, au couple qui se débat avec un désir devenu obsessionnel et qui n'est pas satisfait.
J'ai retrouvé la Mira d'il y a quelques années, son surinvestissement dans ce projet, qui finalement a pompé toute joie et toute perspective dans sa vie : les moments de grand bonheur, quand le test dit « Oui » et la brutale ou lente et cruelle dégringolade quand un spécialiste déclare que la grossesse est arrêtée, que les bêta, qui grimpent encore, ne grimpent pas assez, qu' « il va falloir expulser ». J'ai revécu le manque certain de psychologie des centres, l'humour cru des essayettes qui se défendent d'un système qui les broie avec les mots qu'elles trouvent, les savoirs qu'elles accumulent, les pensées magiques auxquelles elles s'adonnent tout en entendant la voix de la Raison se moquer à gorge déployée.
Tout prend un coup, dans ces cas-là : la femme qu'on est, la mère qu'on n'est pas, la femme qu'on n'est plus, le couple qui dégringole dans le mécanique et le mutisme, quoiqu'on se soit aimé très fort et qu'on s'aime toujours, son projet de vie, ses espérances, ses valeurs, son job, auquel on a beaucoup donné pour si peu obtenir au final.
J'ai trouvé qu'Eleonora Mazzoni nous décrit bien tout ce qui se joue en-dedans. Elle y parle du corps, qui vieillit, de la mort qu'on a vécu (la fausse couche), de toutes celles qui ont accompagné notre vie et de celle qui achèvera la nôtre.
Elle nous montre les oscillations de la volonté, ce qui pousse à continuer - l'espoir, les statistiques, les sacrifices déjà accomplis, le système dans lequel on s'est emprisonné soi-même... et ce qui pousse à arrêter.
Elle retisse la même chaîne que j'ai tissée, celle des femmes de la famille, qui ont tant perdu et de différentes façons avec la maternité : sa mère, dont l'amour est tellement pudique et maladroit ; sa grand-mère, dont les propos si sages viennent d'une expérience similaire.
C'est un roman qui touchera à n'en pas douter celles qui comme moi, savent. Elles s'y sentiront reconnues et comprises. Les autres seront plutôt sensibles à la vraisemblance psychologique : quoique la douleur de n'être pas mère et le deuil des enfants perdus soit au-delà de la compréhension, la souffrance, quand on reconnaît la partager, peut rapprocher. La langue est belle, parsemée d'images inédites mais très justes. Et petite mention spéciale de la Lettres classiques pour ces discussions virtuelles et riches d'enseignement que la narratrice tient avec le Sénèque des « Lettres à Lucilius ».
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alexia_fa
  17 juillet 2018
Livre reçu à l'occasion d'une masse critique! Je l'avais conservé précieusement pour mes vacances et je n'ai pas été déçue. je l'ai sélectionné car une de mes amies est passé par là .... avec plus de chance que notre héroïne. J'ai été touchée par le courage de ces femmes! Ce livre m'a appris beaucoup de chose! et notamment tous les combats qu'elles doivent menés! tous les sévices qu'elles doivent imposer à leur corps et le tout en gardant le sourire et en acceptant parfois les remarques et les critiques des autres. Une belle leçon de vie! Je recommande totalement cette lecture!
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lunatic57
  31 juillet 2018
Livre reçue dans le cadre masse critique. La couverture est pas terrible je trouve, on a pas l'impression que l'on va lire un roman.
L'auteure nous parle désir d'enfant, PMA, FIV. Elle nous parle d'elle, mais aussi de ses compagnes de mésaventures. le tout avec une dose d'humour, d'émotions. Elle ne tombe pas dans le pathos.
J'ai trouvé sympa de pouvoir comparer les noms inventés dans le parcours pour décrire les patientes ou le protocole de soins, très différents de ceux utilisés par les "pmettes" de France.
Un livre à lire quand on vit ce long parcours. Intéressant.
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manoloula
  10 juillet 2018
Un roman qui nous parle de la Vie et pas seulement du problème de la PMA. Un roman qui parle des femmes, de leur énergie et de leur solidarité, du couple, de la place de l'enfant. Un roman qu'on lit d'une seule traite.

Lien : https://www.chevre-feuille.f..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
manoloulamanoloula   10 juillet 2018
Pour nous fivettes, les règles deviennent les « rosies » ou les « vilaines » ou
les « reds », les gynécologues simplement les « gygys », les rapports ciblés
les « devoirs » ou les « marathons », après le transfert des « brybrys » nous
« couvons ». Nous faisons beaucoup de « picpics » et les « loulous » produisent les « zozos ». On ne tombe pas enceinte, mais « on attrape la cigogne », appelée aussi, avec un peu de mépris pour son absence, l’« oiseau ». Mais quand on l'obtient, on devient chair de sa chair, et « nous sommes encigognées » . Et vas-y avec les acronymes : PMA, ICSI, FIV, HU, PO, PM, PGD, IVF, GEU. Nous ressemblons à des élèves de collège qui parlent en code pour exclure les adultes de sujets qu'ils ne comprendraient pas. Chaque jour sur les forums des femmes qui cherchent à avoir
un enfant je m'enlise dans des chat remplis, comme dans les journaux intimes de l’adolescence, d’épanchements, de confidences brutales, de soutiens mutuels, de « Les filles, je vous aime », de « Je tâtonne dans l'obscurité, mais avec votre aide, j’avance », de « maintenant, je suis triste et vide, mais merci d’être là », en dépit de tous les petits médecins sans coeur qui érigent des barrages pour faire face à nos soucis de femmes qui ne peuvent pas procréer.
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