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Paul Auster (Antécédent bibliographique)Pierre Furlan (Traducteur)
EAN : 9782742755615
142 pages
Éditeur : Actes Sud (08/06/2005)
3.65/5   24 notes
Résumé :
La collaboration entre une oeuvre de fiction, celle de Paul Auster et sa trilogie newyorkaise, et son appropriation par Paul Karasik et David Mazzucchelli.

Un coup de fil reçu au milieu de la nuit plonge Quinn, un auteur de série noire, dans une aventure plus extravagante que toutes celles qu’il aurait pu imaginer. De cette aventure, alliant un humour kafkaïen à un sens du suspense digne de Hitchcock, la ville illimitée, insaisissable — New York —, es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Fifrildi
  29 mai 2019
Quand j'ai découvert Paul Auster (en 1992), j'avais commencé par la Trilogie new-yorkaise mais j'avais rapidement abandonné. Cela ne me disait rien du tout. À l'exception de Fausse balle, j'ai lu (et beaucoup apprécié) tous ses romans. Cette année, je suis bien décidée à retenter la Trilogie. Cette adaptation BD du 1er volume (Cité de Verre) est donc tombée à pic pour me mettre dans l'ambiance.
Dans l'ensemble, c'est pas mal. J'ai surtout adoré le passage où l'auteur tombe par hasard sur une dame qui lit son roman et qu'il lui demande son avis ^_^
Daniel Quinn (l'auteur donc) se fait passer pour Paul Auster, un détective privé. On lui demande d'assurer la protection de Peter Stillman. Celui-ci craint pour sa vie à l'annonce de l'arrivée en ville de son père qui vient de sortir de prison.
C'est une histoire très étrange et un peu absurde… j'espère comprendre davantage avec le roman.
Je ne suis pas très fan des graphismes en noir et blanc, cela installe une certaine atmosphère inconfortable.

Challenge BD 2019
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Presence
  28 mai 2017
Il s'agit de l'adaptation en bande dessinée du roman Cité de verre (1985) de Paul Auster. La transposition du roman sous forme de scénario a été réalisée par Paul Karasik, et la mise en images par David Mazzucchelli. Cette version date de 1994.
Tout commence par un faux numéro, une erreur d'identité. Une femme cherche à joindre le détective privé Paul Auster, mais ses appels aboutissent chez Daniel Quinn, un écrivain vivant seul qui publie des romans policiers sous le pseudonyme de William Wilson. Quinn a perdu sa femme et son enfant et il vit dans l'ombre de William Wilson, et de son détective privé de papier appelé Max Work. Dans cet état d'esprit un peu particulier, il finit par endosser le nom de Paul Auster et accepter de rencontrer Virginia Stillman, la correspondante souhaitant l'engager. Il se rend chez elle, dans un appartement cossu et luxueux et rencontre son fils Peter. Celui-ci souffre d'une difficulté de langage et explique péniblement qu'il a été victime de maltraitance de son père qui a été condamné et qui doit sortir de prison bientôt, après 13 ans d'incarcération. Quinn accepte d'épier Peter Stillman père dès qu'il remettra les pieds à New York.
Je n'ai pas lu le roman de Paul Auster, et je ne pourrais donc pas établir de comparaison entre cette adaptation et l'original. le premier point positif est que le lecteur a la sensation de lire une vraie bande dessinée, et pas une adaptation qui essaye de caser autant de textes d'origine que possible. Il subsiste, dans la narration, un parfum très littéraire : les thèmes abordés et la structure du récit relèvent d'une construction littéraire sophistiquée et complexe.
Le premier signe de mise en abyme réside dans la nature du personnage principal qui est un écrivain (double fictif et déformé de l'auteur). le deuxième signe apparaît quand le lecteur apprend que cet écrivain utilise un nom de plume. Et l'étendue du jeu de miroir prend de l'ampleur avec la mention (et plus tard l'apparition) d'un personnage appelé Paul Auster. Il faut également prendre en compte que Peter Stillman (le père) est également un écrivain qui a effectué des recherches sur la nature théologique du langage, et Peter Stillman (le fils) est un poète de renom. Pourtant ce qui pourrait être un dispositif vertigineux, complexe et lourd s'avère naturel dans le cadre de ce récit qui revêt les apparences d'une enquête policière.
Paul Auster (le vrai, l'auteur) enchevêtre avec habilité les fils narratifs de l'intrigue policière, les réflexions philosophiques et existentielles de Daniel Quinn, et les métacommentaires de nature postmoderne. Il est très facile pour le lecteur de ressentir de l'empathie pour cet individu qui a organisé sa vie de manière à se mettre à l'abri de la souffrance psychologique, qui profite de la solitude propre aux grandes métropoles et qui succombe à la tentation de renouer des contacts avec d'autres êtres humains en se protégeant derrière une usurpation d'identité.
En tant que bande dessinée, l'adaptation de Karasik et Mazzucchelli constitue une expérience envoutante, à la hauteur des thématiques littéraires. Mazzucchelli utilise un style plutôt réaliste, un peu épuré et simplifié pour les personnages, plus rigoureux et méticuleux pour les décors. Dès la deuxième page, il apparaît que les illustrations font écho aux thèmes, avec une mise en abyme visuelle à partir d'un téléphone. Ces 6 cases forment un enchaînement très impressionnant dans le sens où la première est entièrement abstraite, la seconde comprend un symbole numérique (le chiffre zéro), la signification de la troisième n'est pas compréhensible hors du contexte des autres cases, la quatrième ne comprend qu'une icône (au sens de symbole graphique) et les 2 dernières donnent du sens à ce travelling arrière. Les images de cette bande dessinée couvrent un spectre visuel s'étendant de la représentation concrète des personnages et de leur environnement, jusqu'à l'abstraction en passant par les icônes. Peu d'illustrateurs sont capables d'utiliser autant de registres graphiques à bon escient. C'est bien en ça que cette adaptation justifie son existence : elle ne se limite pas à une mise en images compétente du roman. Les images de cette bande dessinée offre une visualisation des concepts philosophiques et métaphysiques au coeur de la narration. Elles complémentent et illustrent des concepts complexes. Karasik et Mazzucchelli ont su trouver des solutions graphiques efficaces et compréhensibles pour parler de questionnements fondamentaux sur l'identité, le langage, la représentation du réel. Il n'y a qu'une seule séquence qui m'a perdu, ce sont les illustrations du monologue de Peter Stillman fils.
Ce roman graphique propose une histoire postmoderne passionnante comme un roman policier, sous la forme d'une bande dessinée qui utilise à plein ses spécificités pour exprimer visuellement des concepts philosophiques et existentiels, sans perdre le lecteur.
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Peteplume
  11 avril 2015
Il m'a paru a priori étonnant d'adapter un roman de Paul Auster en B.D. et, lorsque j'ai trouvé ce livre sur les rayonnages de ma bibliothèque de quartier, ma curiosité a été piquée. Même s'il y a trop longtemps que j'ai lu le roman pour en avoir un souvenir précis, l'adaptation m'a paru plutôt réussie. L'ambiance est bien rendue et on se laisse happer par l'intrigue comme par celle d'un roman policier. Comme souvent chez Auster, différents niveaux de réalités se mêlent, les identités des personnages sont multiples et on perd de vue les personnages aux destins desquels l'auteur avait si bien su nous attacher. Les images sont bien plus qu'une simple illustration du texte. Ainsi, comme à la page 89, lorsqu'on passe d'une case à l'autre à une interprétation différente de ce qui est représenté, il nous est métaphoriquement donné à voir l'illusion de ce qu'est un texte et la toute puissance de l'auteur qui fait ou défait cette illusion selon son inspiration et son bon-vouloir.
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Erik_
  22 décembre 2020
C'est une oeuvre qui est manifestement difficile d'accès. J'ai bien aimé le dessin de David Mazzuchelli qui a l'avantage d'être clair et précis dans un style épuré. Par contre, le scénario est très alambiqué et je me suis perdu d'emblée. Alors, je vais dire que ce n'est pas mon genre de lecture trip.
ll s'agit en fait de l'adaptation en bande dessinée du roman Cité de verre (1985) de Paul Auster que je ne connaissais pas. Les amateurs apprécieront sans aucun doute cette mise en image d'autant qu'elle semble parfaitement fonctionner.
Il parait clair qu'il faut suivre les différents fils narratifs de l'intrigue policière ainsi que les réflexions philosophiques et existentielles de notre héros. Bref, les concepts métaphysiques au coeur de la narration ont fini par m'achever. Oui, les délires mystico-linguistiques ne sont pas ma tasse de thé.
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rieserisabelle
  19 juillet 2018
Le roman graphique excelle avec l'adaptation entre narration et images qui ne se supplantent pas, dévoilant l'intrigue autour du mythe de l'écrivain, dans lequel l'auteur jouera finalement son rôle.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
JacopoJacopo   05 décembre 2018
C'est un faux numéro qui a tout déclenché...
... le téléphone sonnant trois fois au coeur de la nuit...
... et la voix à l'autre bout...
... demandait quelqu'un qu'il n'était pas.
Bien plus tard, il conclurait...
...que rien n'est réel...
sauf le hasard.
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FifrildiFifrildi   29 mai 2019
Un mensonge ne s'efface jamais.
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Erik_Erik_   22 décembre 2020
La sincérité est de verre ; la discrétion est de diamant.
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Video de David Mazzucchelli (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Mazzucchelli
Thierry Groensteen, historien et théoricien de la bande dessinée, décrypte le magistral roman graphique "Asterios Polyp" de David Mazzucchelli.
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