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Jean-Daniel Brèque (Traducteur)
ISBN : 2352944368
Éditeur : Bragelonne (22/10/2010)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 14 notes)
Résumé :
«Tout le monde était persuadé de I’ imminence d'une nouvelle guerre contre les Extros, partis il y a plus d’un siècle pour fonder leurs colonies sur les lunes de Jupiter et de Saturne. II fallait mater les Extros avant qu’ils lancent une autre comète sur la Terre ou développent quelque manip posthumaine qui les rendrait invincibles. La guerre était inévitable... »
Macy Minnot va en faire les frais: ingénieur écologue envoyée en mission pacifique sur Callisto,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
finitysend
  21 janvier 2016
Un BON moment de hard science
La guerre tranquille ( The Quited War ) est un excellent roman , écrit par un auteur compètent au niveau littéraire et scientifique .
La première partie de ce roman seulement est disponible en français .
Le sujet du roman : La guerre comme moyen de la politique .
L'auteur peut être problématique pour certains , pour moi c'est clairement un des quelques auteurs de SF , qui peut tenir la dragée haute aux plus prestigieux auteurs de littérature générale ( j'entends ici Main Stream ) …
Le problème est ailleurs mon avis : En fait ce " garnement " saute du coq à l'âne au mépris de la fidélisation de son lectorat ( le vilain ! ).
Au final impossible de savoir si on aimera le prochain McAuley même si on sait que ce texte serra un bon texte du point de vue littéraire .
Avec La guerre tranquille l'auteur revient au space opera , genre qui lui avait déjà valu un prix Philip k Dick et à qui nous devons l'un des deux seuls space opera Cyberpunk .
Voici un excellent roman de guerre et sur la guerre , avec un succulent nappage de hard science .
Un texte qui soigne excellemment le contexte géopolitique de notre système solaire .
L'auteur nous en colle plein les yeux .
Personnellement J'adore voir du pays et là j'ai été gâté car les descriptions des environnements et des quelques engagements militaires ( ou leur simple évocation ) sont extraordinaires ..
C'est somptueux , une réelle ballade dans le système solaire . Une ballade jusque les parages de Saturne et de Jupiter .
Au-delà du ciel bleu de la terre , l'auteur rend palpable la réalité des établissements et habitats humains du système solaire ( dans un élan de pure et délicieuse hard science ) .
Les amateurs de hard SF apprécieront et puis qu'est-ce que la science-fiction ? sinon en partie au moins , la mise en fiction de la science ... ?
D'ailleurs à ce propos n'exagérons rien .. ce n'est pas un galimatias .
Les données scientifiques sont amenés avec sobriété ..
Les protagonistes sont bien campés et ils sont représentatifs de réalités qui les dépassent .
Ils sont pour le lecteur la clef de cet univers complexe , un univers où des personnages compétents tirent les ficelles et le récit vers le haut .
Ce faisant nous somment embarqué vers une certaine difficulté avouons-le ....
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Sur le fond le roman traite pertinence de la guerre et de la paix .
Il y a le camps de la guerre et le camp de la paix et ces deux camps intriguent et se battent avec tous les moyens possibles et imaginables ( ces 2 camps transcendent les blocs politiques ) ..
C'est un roman de SF militaire au sens où la guerre est perçue comme un instrument ( un moyen ) de la politique ...
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C'est un délice d'intrigue , de solidité et d'ironie lucide et froide ...
C'est l'éternelle histoire des conflits armés qui est convoquée dans ce récit de qualité et excellemment documenté .
Nous avons ici des raisons de penser que l'auteur s'est inspiré de la guerre d'Irak ( seconde guerre du golfe ) , mais aussi de la seconde guerre mondiale , de la guerre du Vietnam et sans doute aussi et de façon très subtilement ironique : de la guerre froide et le sous-titre du livre aurait pu être " de la guerre et de la paix ..
La géopolitique de cet univers : une terre qui se sent ( avec quelques raisons ) existentiellement menacée ..
Elle est d'ailleurs en réhabilitation écologique à cause d'un conflit antérieur ..
La bonne vieille terre est divisée en blocs quasi continentaux et parmi eux le grand Brésil est un état oligarchique à fort contrôle social ( endoctrinement .. manipulation des masses ... transgressions éthiques .. arbitraire .. compromissions .. ) et les autres états de la terre ne valent pas mieux ..
Pour ce pays la fin justifie les moyens ...
Le camp de l'espace ( de la démocratie ) lui c'est titan .. Io .. Callisto .. et les restes de mars ( ravagé par un conflit antérieur )..
Un auteur qui reçoit trop souvent un accueil mitigé de la critique officielle SF en France , mais il publie sans discontinuer depuis des lustres en France et son lectorat va bien au-delà de la SF ..
La guerre tranquille est un récit posé ..
Bon c'est complexe mais l'auteur tend des perches au lecteur ..
Cela dit ... c'est vrai il faut avoir un certain goût pour la complexité et la subtilité pour s'y sentir bien à l'aise ( parfaitement à l'aise ) .
De plus peu de gens relèvent que pour l'instant et pour les francophones : C'est un roman amputé de moitié
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fnitter
  15 décembre 2012
On pourrait résumer l'oeuvre par une phrase prononcée par l'un des personnages : "Si la guerre éclatait... Quand la guerre éclaterait.".
Niveau littéraire, rien à redire, le livre est très bien écrit, l'univers scientifique est très cohérent, les personnages sont bien décrits.
La société des extros, sorte de démocratie totale ou tout est décidé par votation, mais avec ses rebelles, ses marginaux est originale est bien développée dans le roman...
MAIS : le quatrième de couv et le premier chapitre qui présentent Dave n°8, agent crée en laboratoire et Cash Baker, pilote de chasse nouvelle génération, pouvait laisser penser qu'on allait assister à un roman de sf militaire avec l'action et le vocabulaire adapté, il n'en est rien.
La première partie (160 pages) est centrée sur l'histoire de Macy ingénieur écologue envoyée sur Callisto pour un projet écolo-biologique et tourne donc avec du vocabulaire hard science "biologie-écologie-génétique" un tantinet rasoir.
La seconde partie (jusqu'à la page 400, même si l'auteur découpe cette partie en plusieurs parties) présente un peu plus d'action mais noyée dans la politique et les manoeuvres des deux camps, avec une lente (très lente) montée de la pression.
Ce qui fait que quand on arrive à la dernière partie du roman (intitulée une petite guerre tranquille), le lecteur que je suis avait quasiment décroché et le peu d'action militaire qui s'y trouve n'a pas suffit à rattraper le reste du roman.
L'histoire de Dave 8 et Clash Baker est anecdotique sur l'ensemble du roman au regard de l'histoire de Macy Minnot et de Sri Hong-Oen (alors que c'est leur histoire que j'aurais voulu lire).
Au final, un space opera bien écrit et pas inintéressant dans l'univers qu'il développe, mais le trop peu d'action par rapport à ce qui est annoncé (ou suggéré) en fait une déception. (En même temps, vu le titre, : la guerre tranquille, j'aurais du me douter).
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bibliomanu
  13 janvier 2011
Lorsque survient la mort malencontreuse de Maximilien Peixoto, le doute n'est plus permis. La guerre contre les Extros aura bien lieu. Ce n'est qu'une question de temps. Car Maximilien Peixoto n'était pas seulement le commandant en chef des forces aériennes de Grand Brésil ni le mari de la présidente de cette même nation, la plus puissante de la Terre, ni même encore le membre d'une famille les plus influentes de la planète. Il était aussi l'un des farouches défenseur de la réconciliation et de la paix avec les Extros, ces humains partis en toute autonomie coloniser les lunes des principales planètes du système solaire il y a plus d'un siècle, départ suscité par les dérèglements climatiques ayant conduit à la Renverse, catastrophe écologique sans précédent dont la particularité avait été d'éradiquer une bonne partie de la population mondiale.
Pour autant, même si la guerre est imminente, si Terriens et Extros en sont tout à fait conscients, les différents accords et autres coopérations en cours sont toutefois maintenus. A l'image de la construction d'un biome sur l'une des lunes de Jupiter, censée jusqu'alors représenter de manière plus que symbolique le rapprochement des Nations, divergentes dans leur manière d'appréhender l'écologie ainsi que leurs percées technologiques et scientifiques. Des disparités que les instances terriennes voudraient étouffer dans l'oeuf, avant qu'il ne soit trop tard, avant que les Extros ne soient réellement en mesure de se défendre, voire même de s'en prendre à la planète mère. D'où la nécessité d'une guerre. A titre préventif. le tout consistant à y aller en douceur, créer les incidents nécessaires à une escalade sans pour autant perdre la face.
« Un roman complexe et à couches multiples débordant de personnages extraordinaires, de scènes stupéfiantes et d'idées fascinantes. » SFX
C'est ça. C'est exactement ça. Cependant, La Guerre tranquille malgré ses indéniables qualités, n'est pas aussi parfait que cette citation le laisse entendre. Quoique à bien y regarder, elle n'est pas que laudative. Ce « complexe », ces « couches multiples » et ce « débordant » pourraient aussi sonner comme un air d'avertissement. Attention les gars, c'est pas simple, va falloir s'accrocher. Certains risquent d'être perdus en cours de route. En quelque sorte, ceux qui tiendront seront récompensés de leur pugnacité. Alors bien sûr, cette interprétation ne tient qu'à moi. Peut-être m'est-elle venue aussi parce que j'ai bien failli abandonner cette Guerre tranquille à deux ou trois reprises et que je ne regrette en aucune façon d'avoir persévéré. Ce livre est une véritable montagne russe à lui tout seul. Les montées: des passages lents, bavards, pas toujours nécessaires mais qui permettent au moins d'apprécier le paysage à mesure que l'on monte. Entendre par là que ces descriptions ou ces scènes de présentation vont d'une façon ou d'une autre contribuer à la cohésion de l'ensemble, même si le livre aurait gagné à être un peu plus court. Ensuite, les descentes : de l'exaltation, de l'émerveillement, du suspense, générés par des scènes saisissantes variant aussi en fonction des quatre personnages principaux que Paul J. McAuley nous invite à suivre ; des images qu'on imaginerait sans mal s'épanouir sur grand écran, bien que dans la tête ce soit déjà grandiose. L'écriture, et sans doute aussi la traduction, contribuent en tout cas à l'amortissement à très brève échéance de votre Home Imagirama garanti sans son pour ce qui est des scènes extérieures dans l'espace – contemplation et splendeur assurées !
« le retour triomphal de Paul McAuley au space opera de grande envergure. » Locus.
Pour ce qui est du retour triomphal j'aurais bien du mal à me prononcer, découvrant l'auteur avec cette histoire. En revanche, concernant le "space opera de grande envergure", je ne peux qu'être d'accord. Paul J. McAuley bâtit son histoire petit à petit, prend le soin de la cohérence, notamment en dressant le portrait de personnages parfois ambivalents et toujours complexes. Mais par dessus tout, il pose les bases d'une réflexion autour de l'acte de guerre lui-même, sur ses mécanismes et sa complexité. Une complexité qu'il aura tôt fait de répercuter sur l'Homme lui-même et sa condition de vivant qui, sous couvert de survie et de préservation de ses acquis, sous couvert de méfiance et d'incompréhension aussi, a tendance à reproduire d'anciens schémas où l'usage de la force est toujours dans la balance. le titre de ce roman ainsi que son traitement ne laissent en tout cas la place à aucun doute. Ils portent en eux l'écho et l'aversion des mensonges et des manipulations qui ont conduit à une certaine guerre en Irak, dont l'onde de choc n'a pas fini de se faire sentir.

Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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MarcF
  29 mars 2011
La Terre se remet doucement d'une catastrophe écologique, la Renverse, qui a change une partie de la face de la Terre. le Grand-Brésil, état quasi dictatorial règne maintenant sur une grande partie de la Terre. de l'autre coté, les Extros sont les Terriens qui ont fui avant la Renverse pour s'établir dans des petites cites états au delà de l'orbite de Jupiter. Pour survivre, ils sont devenus maitre en ingénierie génétique pour coloniser les milieux hostiles où ils vivent. Entre les 2 règne une sorte de guerre froide.
On est dans du space-opéra classique avec de multiple fils : Cash Baker, le pilote de chasse, Macy Minnot, l'ingénieur écologue qui participe à une mission pacifique de création de biome, Sri Hong-Owen, généticienne proche des puissants du Grand-Brésil et un ou 2 autres que je ne dévoilerai pas.
Le sujet est intéressant et les prouesses génétiques des Extros pour amener la vie dans les milieux hostiles où ils vivent sont bien décrites et avec une bonne crédibilité.
Malgré l'état de guerre froide, certains oeuvrent encore pour la paix, mais la mort du général Peixoto, le mari de la présidente du Grand-Brésil va faire basculer les choses. Ce n'est pas une guerre franche, mais une Guerre Tranquille que décrit l'auteur Paul McAuley. En effet, le Grand-Brésil va chercher peu à peu à gagner certaines des cites états à sa cause, à effrayer les autres, et pour celles qui résistent, manipulation et sabotage seront de bons préliminaires.
Ce climat de Guerre Tranquille, voulu par l'auteur, fait que certains fils suivent leurs cours pendant la majeure partie du roman sans que l'on comprenne immédiatement quel va être leur rôle. Cela donne un peu d'essoufflement à l'action, qui est encore accentué par les descriptions assez longues nécessaires souvent pour nous expliquer les nouveautés technologiques suggérées par l'auteur.
Un très bon travail de l'auteur avec un univers très crédible et très bien construit, scientifiquement comme politiquement. Une histoire complexe comme tout space-opéra, dont le seul défaut est une certaine mollesse de l'action.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
finitysendfinitysend   13 septembre 2012
Après le petit déjeuner , les garçons se mettaient au garde-à -vous devant le grand écran , flanqués de leurs lecteurs et des avatars de leurs instructeurs . Un drapeau emplissait l'écran sur toute sa largeur et toute sa hauteur , un vrai drapeau filmé quelque part sur terre , ondoyant doucement sous la brise . Son éclat innondait leurs visages et faisait crépiter leurs yeux tandis qu'ils se tenaient bien droits , en deux rangées de sept , la main droite plaquée sur le coeur , et récitaient le serment d'allégeance .
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