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Henri Robillot (Traducteur)
EAN : 9782070494620
240 pages
Éditeur : Gallimard (12/04/1995)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Un bout de la corde était attaché aux barreaux de la fenêtre ; l'autre extrémité était nouée autour du cou du jeune homme.
Le teint était violacé, légèrement terreux. A quelques centimètres du corps, gisait une seringue hypodermique vide. La mort avait envahi silencieusement la nuit. Il était temps pour Carella de se mettre en chasse.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Woland
  28 février 2008
L'un des aspects les plus remarquables du "87ème District", c'est la façon absolument unique dont son auteur nous fait nous remémorer la vie que l'on menait dans les grandes villes américaines des années 50 et dont, pour peu que nous soyons un tant soit peu accros de cinéma, nous avons engrangé une incroyable mémoire visuelle par le biais des films de l'époque.
New-York sous la canicule dans "Sept ans de réflexion" ou encore dans "Fenêtre sur cour" (si l'on veut rester dans la catégorie policière ;o) ), c'est Isola dans "Du Balai !"
Le Sonneur qui donne son nom au deuxième volume de la saga évoque encore un New-York filmé dans les studios hollywoodiens par un Hitchcock ou un John Huston.
Mais avec "Le Fourgue", le parallèle qui s'impose est le suivant : Mc Bain dépeint une petite et une grande délinquance américaines qui, dans le sillage de la misère ou de la précarité, corrompt tout le tissu urbain en s'attaquant tout d'abord à ses bases : la jeunesse ; comme toujours, cela a mis du temps pour arriver en Europe mais enfin, en ce début des années 2000, ce phénomène est en train de se carrer bien douillettement dans nos propres grandes villes.
"Le Fourgue", c'est une histoire de dealers et de ratés. de petits dealers d'ailleurs. L'un d'entre eux apprend que le fils d'un officier de police se drogue à l'héroïne et le raconte à un compère. le compère y voit une opportunité de faire chanter le policier. Mais, de fil en aiguille, rien ne marchera ainsi qu'il l'avait prévu et deux meurtres de sang-froid seront perpétrés avec une tentative de meurtre soldée par un échec à la clef ...
C'est net, ciselé, avec des dialogues qui épatent et un sens royal du détail qui fait vrai parce qu'il est vrai. L'émotion de Danny le Boiteux, l'indic de Carella, quand il apprend que le policier est entre la vie et la mort, est aussi authentique. En revanche, la "happy end" relative au fils drogué relève du plaqué.
Mais cette maladresse ne suffit pas à faire du "Fourgue" un mauvais roman. Lisez-le : vous verrez bien. ;o)
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ladymuse
  02 décembre 2019

87° district
Ed McBain est, si je ne me trompe pas, le 1er auteur à avoir mis en scène un "commissariat", avec ses treize enquêteurs, dont Bert Kling, Meyer Meyer, Cotton Hawes, Arthur Brown et Hal Willis qui gravitent autour de Steve Carella, lequel est presque toujours présent dans les différents épisodes. Un seul méchant, le raciste Andy Parker.
Il a donc ouvert une voie, et parmi les grands qui l'ont suivi, je mettrai Henning Mankell, même si l'inspecteur Kurt Wallander est un anti-héros qui dort mal, mange mal, divorce, et a un père tout ce qu'il y a de plus pénible.
Génial Wallander!
L'équipe des inspecteurs d'Ed McBain est généralement sympathique et et surtout solidaire à quelques fortes têtes près.
Ainsi nous suivons les enquêtes du "87° district" à travers de nombreux épisodes regroupés dans 4 épais volumes. ( J'en sais quelque chose ayant dû racheté celui de la bibliothèque que j'avais perdu).
Un détail me revient, la femme de Caretta est sourde muette.
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keisha
  15 novembre 2009
Pour ceux qui l'ignoreraient encore, Ed Mc Bain narre la vie quotidienne d'une brigade d'inspecteurs d'un district de l'immense ville d'Isola. Quelques personnages émergent, Steve Carella, Bert Kling, Byrnes le chef, Havilland aux interrogatoires plutôt trop musclés, Meyer Meyer, des indics, des tenancières de bordels.
"L'homicide, de tous les crimes, est celui qui impressionne le plus, car, en somme, c'est le vol de cette richesse universelle : la vie humaine.
Malheureusement, dans un commissariat, on est aussi obligé de s'occuper de multiples questions moins passionnantes et moins spectaculaires. Et, dans celui du 87ème district, ces affaires mineures absorbent la plus grande partie du temps. Il y a les viols et les harcèlements, les coups de poing et les coups de couteau, le tapage nocturne sous toutes ses formes, les vols avec effraction, les cambriolages, les vols de voiture et les rixes, sans compter les chats tombés dans les égouts et autres plaisanteries."
Autre héroïne, la ville et sa fascinante description en plongée totale:
" La ville s'offre comme un écrin éblouissant de bijoux précieux, stratifiés en couches lumineuses d'une vibrante intensité.
Les immeubles forment le décor.
Face au fleuve, ils brillent de tous leurs feux artificiels. On les contemple, fasciné, en retenant sa respiration.
Derrière les immeubles, derrière les lumières, il y a les rues.
Dans les rues, il y a des ordures."
Là vivent et s'opposent les différentes couches d'immigrants, italiens, juifs, irlandais, noirs, portoricains...
Dans un style efficace, fort reconnaissable, aux dialogues ciselés, Ed Mc Bain nous entraîne dans la vie professionnelle - et privée- de ces policiers. J'avais déjà lu quelques romans dispersés, mais là je suis ravie d'avoir pris l'histoire au départ!
Dans du balai! un assassin abat trois policiers de la brigade. Steve Carella convainc sa bien aimée Terry de l'épouser.
Le Sonneur : un agresseur de femmes leur volant uniquement un peu d'argent est-il aussi l'assassion d'une jeune fille de 17 ans?
Le Fourgue nous entraîne dans le monde des drogués et petits dealers.
J'ai lu ces trois romans sans faiblir, d'un trait, sans lassitude. Tentez vous aussi l'aventure du 87ème district, il n'est pas nécessaire de lire dans l'ordre d'ailleurs, Mc Bain donne à chaque fois quelques détails pour qu'on s'y retrouve.
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
WolandWoland   07 février 2013
[...] ... Dickie Collins fut arrêté la veille de Noël. On le cueillit à la sortie de l'église où il avait fait brûler un cierge pour sa grand-mère défunte. Il fut aussitôt conduit au 87ème où quatre inspecteurs l'encadrèrent : Peter Byrnes était du nombre. Havilland, Meyer et Willis se trouvaient avec lui.

- "Ton nom ?" demanda Willis.

- "Dickie Collins. Richard.

- T'as pas des pseudos ?" demanda Havilland.

- "Non. J'en ai pas.

- T'as déjà eu un flingue ?

- Non. Jamais.

- T'as connu Annibal Hernandez ?" demanda Byrnes.

- "Ca me dit quelque chose.

- Tu le connaissais, oui ou non ?

- Oui, je le connaissais ... Il me semble. J'ai connu un tas de mecs du quartier.

- Quand est-ce que t'as déménagé ?

- Il y a deux mois.

- Pourquoi ?

- Mon père a trouvé un nouveau boulot ; j'ai suivi le mouvement.

- T'avais envie de déménager ?

- Qu'est-ce que ça change ? Je suis libre. Je vais où je veux. Ca m'est égal de vivre ici ou là. C'est quoi, toutes ces questions ? Qu'est-ce que j'ai fait ?

- Qu'est-ce que tu faisais le 17 décembre au soir ?

- J'en sais rien, moi ; c'était quand, ça, déjà ?

- Il y a exactement une semaine.

- Je me souviens pas.

- Tu étais avec Hernandez ?

- Je me rappelle pas.

- Essaie de te rappeler un peu.

- Non, j'étais pas avec Hernandez. C'était quoi ? Un samedi soir ?

- C'était un dimanche soir.

- Alors, j'étais pas avec lui.

- Où étais-tu ?

- A l'église." ... [...]
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WolandWoland   07 février 2013
[...] ... Chose curieuse, la porte s'ouvrit sans effort. [L'Agent] Genero recula brusquement. Il transpirait. Le froid lui pinçait encore les oreilles mais il était en sueur. Il écoutait sa propre respiration tout en cherchant à déceler d'autres bruits dans la ville assoupie. Il était à l'affût du moindre raclement de pied furtif, de quelque chose, de n'importe quoi. Il écouta un long moment, puis il pénétra dans la pièce du sous-sol.

La lumière tombait d'une ampoule nue qui pendait du plafond au bout d'un gros fil électrique. L'ampoule était absolument immobile. Pas la moindre oscillation, pas le moindre mouvement. Le fil qui la soutenait semblait avoir pris, avec le froid, la rigidité d'une tige d'acier. Une vieille caisse d'oranges était posée par terre, juste sous la lampe. Sur la caisse traînaient quatre capsules de bouteilles. Genero sortit sa torche électrique et balaya les murs de la pièce. L'un d'eux était tapissé de photos de pin-up tassées les unes contre les autres, seins contre fesses, à l'étroit dans cet espace trop exigu, alors que le mur d'en face était complètement nu. Le fond de la pièce était garni d'un lit de camp surmonté d'une fenêtre à barreaux.

Genero dirigea alors sa torche vers la gauche et recula avec un haut-le-corps en braquant son .38 d'un geste convulsif.

Un jeune homme était assis sur le lit de camp. Il était penché en avant dans un équilibre des plus précaires, et, dès qu'il se fut remis du choc de la découverte, Genero se demanda comment il tenait ainsi basculé sans s'écraser la figure par terre. C'est alors qu'il vit la corde.

Un bout de corde était attaché aux barreaux de la fenêtre ; l'autre extrémité était nouée autour du cou du jeune homme. Ramassé sur lui-même, il semblait vouloir prendre son élan et bondir. Il avait les yeux dilatés, la bouche ouverte. On eût dit que, tout au fond de lui-même, la vie s'était enroulée comme un ressort remonté à bloc qui allait se détendre pour catapulter le jeune garçon dans la pièce. Seules la couleur du visage et la position des bras indiquaient qu'il était mort. Le teint était violacé, légèrement terreux ; tels de lourds étais, les bras étaient posés de chaque côté du torse, les mains ouvertes, la paume en l'air. A quelques centimètres d'une main gisait une seringue hypodermique. Elle était vide. ... [...]
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Videos de Ed McBain (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ed McBain
"À chacun son heure" ("No Time to Die", 1992), Saison 11, Épisode 2 de la série TV Columbo, tiré du roman "N'épousez pas un flic" ("So Long as You Both Shall Live", 1976) d'Ed McBain. Extrait.
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