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Jean Rosenthal (Traducteur)
EAN : 9782070387106
272 pages
Éditeur : Gallimard (25/05/1993)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Il guettait la jeune femme qui, pour une fois, lui paraissait jolie.
Elle était seule et le sac qu'elle portait en bandoulière sur l'épaule semblait lourd... Le coup rêvé... Il s'avança sans bruit et si vivement qu'elle n'eut pas le temps de crier. Son bras lui encercla la gorge et il l'entraîna dans la ruelle. - Pas un mot! souffla-t-il, tout en la coinçant contre le mur de brique. Son poing partit au même instant, s'écrasa sur la figure de la femme. Ensuite... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Woland
  28 février 2008
"Le Sonneur", tel est le surnom que les flics du 87ème District ont donné à un étrange escroc qui attaque les noctambules de sexe féminin pour leur arracher leur sac et s'enfuir avec son butin après leur avoir fait une espèce de salut digne d'un gentilhomme et leur avoir murmuré : "Clifford vous remercie."
Si le Sonneur cogne volontiers, il ne le fait jamais à mort. de même, il ne semble pas non plus porté sur le sexe.
Aussi Isola tout entier (le nom fictif de la ville où Mc Bain campe l'action de ses romans et qui évoque assez New-York) est-il stupéfait d'apprendre que le Sonneur a assassiné une jeune fille de 17 ans, Jeannie Paige. On a retrouvé sur les lieux du crime la moitié d'une paire de lunettes de soleil : car le Sonneur offre aussi la particularité de commettre ses agressions en portant des lunettes noires.
Le meurtre est évidemment confié à la Criminelle. Mais à la suite d'un concours de circonstances, l'agent Albert Kling, du 87ème District, va être amené à intervenir. Et c'est lui qui résoudra l'affaire.
Avec ce second volume, l'univers d'Isola et du 87ème, que Mc Bain nous avait présenté dans "Du Balai !" transpirant à grosses gouttes sous une canicule de cauchemar, s'infiltre un peu plus dans l'âme du lecteur. Si l'inspecteur Carella est en voyages de noces, Albert Kling, lui, n'est autre que le flic en tenue qui, à la suite d'un malentendu, avait reçu une balle de revolver à l'épaule, en lieu et place de Savage, le journaliste opportuniste de "Du balai !"
A l'arrière-plan, se précisent des personnages secondaires comme Hal Willis, le petit inspecteur qui ne paie pas de mine mais qui est en réalité un adepte redoutable des sports de combat ; Meyer, le policier d'origine juive, à qui son père n'avait trouvé rien de mieux à faire que de lui donner également Meyer comme prénom (!!!) ; le lieutenant Byrne qui, du fond de son bureau, supervise ses seize inspecteurs ...
En bref, on en redemande. ;o)
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Polars_urbains
  15 octobre 2018
Un agresseur de femmes seules sème la panique dans Isola. le nommé Clifford ne tue pas, ne viole pas mais il cogne sec avant de s'emparer des porte-monnaies. de quoi mettre les inspecteurs du 87e en ébullition. D'autant plus qu'une autre affaire survient, l'assassinat d'une jeune fille. le sonneur aurait-il changé sa manière d'opérer ?
Deuxième volet d'une très longue série, le sonneur est un roman bien mené dans lequel Ed McBain complète avec bonheur sa galerie d'inspecteurs. Si Carella est absent pour cause de voyage de noces, on notera l'apparition de Meyer Meyer (« Déjà quand on naît juif, il faut être patient ; mais si votre plaisantin de père vous affuble d'un nom comme Meyer Meyer, il faut s'armer d'une patience surnaturelle. »), la première apparition d'Eileen Burke (qui jouera le rôle d'appât pour l'agresseur, comme dans Maigret tend un piège) et surtout la véritable entrée en scène de Bert Kling, l'agent de police qui veut monter en grade. Sans oublier Monoghan et Monroe en duo comique.
McBain excelle une fois de plus dans les descriptions, qu'elles soient froidement cliniques (le rapport d'autopsie) ou sur le mode comique (un entretien avec un fabriquant de lunettes). Cela donne un roman fort plaisant à lire même si l'on peut regretter qu'une procédure longue et précise se termine par un dénouement plus que rapide et, soyons honnête, un peu facile.
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keisha
  15 novembre 2009
Pour ceux qui l'ignoreraient encore, Ed Mc Bain narre la vie quotidienne d'une brigade d'inspecteurs d'un district de l'immense ville d'Isola. Quelques personnages émergent, Steve Carella, Bert Kling, Byrnes le chef, Havilland aux interrogatoires plutôt trop musclés, Meyer Meyer, des indics, des tenancières de bordels.
"L'homicide, de tous les crimes, est celui qui impressionne le plus, car, en somme, c'est le vol de cette richesse universelle : la vie humaine.
Malheureusement, dans un commissariat, on est aussi obligé de s'occuper de multiples questions moins passionnantes et moins spectaculaires. Et, dans celui du 87ème district, ces affaires mineures absorbent la plus grande partie du temps. Il y a les viols et les harcèlements, les coups de poing et les coups de couteau, le tapage nocturne sous toutes ses formes, les vols avec effraction, les cambriolages, les vols de voiture et les rixes, sans compter les chats tombés dans les égouts et autres plaisanteries."
Autre héroïne, la ville et sa fascinante description en plongée totale:
" La ville s'offre comme un écrin éblouissant de bijoux précieux, stratifiés en couches lumineuses d'une vibrante intensité.
Les immeubles forment le décor.
Face au fleuve, ils brillent de tous leurs feux artificiels. On les contemple, fasciné, en retenant sa respiration.
Derrière les immeubles, derrière les lumières, il y a les rues.
Dans les rues, il y a des ordures."
Là vivent et s'opposent les différentes couches d'immigrants, italiens, juifs, irlandais, noirs, portoricains...
Dans un style efficace, fort reconnaissable, aux dialogues ciselés, Ed Mc Bain nous entraîne dans la vie professionnelle - et privée- de ces policiers. J'avais déjà lu quelques romans dispersés, mais là je suis ravie d'avoir pris l'histoire au départ!
Dans du balai! un assassin abat trois policiers de la brigade. Steve Carella convainc sa bien aimée Terry de l'épouser.
Le Sonneur : un agresseur de femmes leur volant uniquement un peu d'argent est-il aussi l'assassion d'une jeune fille de 17 ans?
Le Fourgue nous entraîne dans le monde des drogués et petits dealers.
J'ai lu ces trois romans sans faiblir, d'un trait, sans lassitude. Tentez vous aussi l'aventure du 87ème district, il n'est pas nécessaire de lire dans l'ordre d'ailleurs, Mc Bain donne à chaque fois quelques détails pour qu'on s'y retrouve.

Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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sandrine57
  11 décembre 2010
Une vieillerie que j'ai dénichée dans la bibliothèque de ma tante.
Ed McBAin a écrit 66 romans de 1956 à 2005 dont le cadre est le 87ème district, commissariat d'une ville fictive qui ressemble à New-York. le sonneur est le deuxième de la série, il date de 1956 mais mises à part quelques expressions démodées il n'a pas trop mal vieilli. le récit est court et bien mené, on le lit un peu comme on regarderait un épisode de NYPD blue. Ceci dit, on n'a pas le temps de s'attacher aux personnages et aucun inspecteur ne sort vraiment du lot.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
WolandWoland   07 février 2013
[...] ... - "Voilà pourquoi je suis venu ..." dit enfin [Peter Bell.].

- Je t'écoute," murmura [l'agent] Kling.

- "Ecoute, ça me gêne un peu, mais c'est Molly qui a pensé ... (Bell s'interrompit.) Je suis marié, tu sais.

- Non, je ne savais pas.

- Si. Molly, c'est ma femme. Elle est extra. On a deux gosses et un troisième en route.

- Compliments," dit Kling, de plus en plus mal à l'aise.

- "Oh, et puis à quoi bon tourner autour du pot ? Voilà. Molly a une soeur, une gentille petite gosse. Jeannie, qu'elle s'appelle. Elle a dix-sept ans. Elle habite avec nous depuis la mort de sa mère ... ça doit faire deux ans maintenant. Oui, deux ans."

Bell se tut.

- "Je t'écoute," fit Kling, qui se demandait en quoi la vie conjugale de [son ancien condisciple] pouvait bien le regarder.

- "La petite est mignonne. Ecoute, autant que je sois franc avec toi, c'est une bombe. Tout-à-fait comme Molly au même âge ; et pourtant, je t'assure que Molly ne se laisse pas aller ... même maintenant, enceinte et tout.

- Je vois toujours pas où tu veux en venir, Peter.

- Eh ! bien ! la petite s'est mise à cavaler.

- A cavaler ?

- Du moins, c'est ce que Molly s'imagine."

D'un seul coup, Bell eut l'air très gêné.

- "Tu comprends, elle sait que sa soeur ne sort pas avec les petits gars du quartier, ni rien, n'empêche que la gosse est souvent dehors, alors Molly a peur qu'elle ait de mauvaises fréquentations, tu vois ? Ce ne serait pas tellement grave si Jeannie n'était pas si mignonne. Mais elle l'est ... Ecoute, Bert, je te parle franchement. C'est ma belle-soeur, elle est de la famille et tout ça, mais elle a plus de sex-appeal que bien des filles plus âgées ... Tu peux me croire, c'est une bombe.

- Je te crois," dit Kling.

- "Jeannie ne veut donc rien nous dire. On s'use la salive à lui parler, mais pas moyen de lui tirer un mot. Molly avait bien pensé à engager un détective privé pour la filer, qu'on sache au moins où elle va, mais tu comprends, Bert, avec ce que je gagne, je n'ai pas les moyens. D'ailleurs, je ne pense pas que la petite fasse vraiment des bêtises.

- En somme, tu veux que moi, je la suive ?" demanda Kling, ébahi. ... [...]
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WolandWoland   07 février 2013
[...] ... - "Miss Ellio," dit [Hal Willis], à quel moment cet homme vous a-t-il frappée ?

- Après m'avoir pris mon sac.

- Pas avant ?

- Non.

- Combien de fois vous a-t-il frappée ?

- Deux fois.

- Et il a dit quelque chose ?

- Oui, il ... (Le visage de Miss Ellio se crispa dans l'effort qu'elle faisait pour rassembler ses souvenirs.) Il a dit que c'était juste un avertissement. Pour que je n'appelle pas au secours quand il s'en irait.

- Qu'est-ce que tu en penses, Rog ?," demanda Willis.

[L'inspecteur] Havilland soupira, puis hocha la tête tout en haussant vaguement les épaules.

Willis, comme lui, garda quelques instants un silence songeur. Puis il demanda :

- "Est-ce qu'il vous a donné son nom, Miss Ellio ?

- Oui," dit la femme. (Des larmes montèrent à ses yeux ternes.) "Je sais que ça a l'air idiot. Je sais que vous ne me croyez pas. Mais c'est pourtant vrai. Je n'ai pas inventé toute cette histoire. Je ... je n'ai jamais eu un oeil au beurre noir de ma vie."

Havilland poussa un soupir. Willis se montra soudain débordant de compassion.

- "Voyons, Miss Ellio," dit-il, "nous croyons mot pour mot à votre histoire. Vous n'êtes pas la première à venir nous faire un récit de ce genre, vous savez. Nous essayons simplement de trouver le lien entre votre mésaventure et les faits que nous connaissons déjà."

Il alla chercher, dans la poche de son veston, un mouchoir qu'il tendit à Miss Ellio.

- "Tenez, séchez vos larmes.

- Merci," fit Miss Ellio entre deux sanglots.

Havilland, abasourdi, fit un clin d'oeil à son chevaleresque collègue. Willis souriait aimablement, comme un vendeur de grand magasin. Miss Ellio se reprit aussitôt, renifla et se tamponna les yeux, aussi peu émue que si elle avait épluché une demi-livre d'oignons au lieu de subir un interrogatoire sur les méfaits d'un agresseur nocturne.

- "Dites-moi," reprit Willis avec douceur, "à quel moment vous a-t-il dit son nom ?

- Après m'avoir frappée.

- Qu'est-ce qu'il a dit ?

- Eh ! bien, il ... il a commencé par faire quelque chose.

- Quoi donc ?

- Il ... Oh ! je sais bien que ça paraît absurde ..."

Willis eut un sourire radieux, rassurant. Miss Ellio releva la tête et lui rendit son sourire avec des mines de jeune pensionnaire, si bien que Havilland se demanda si ces deux-là n'étaient pas en train de découvrir l'amour.

- "Pas du tout, le moindre détail peut être capital," dit Willis. "Nous vous écoutons.

- Voilà," fit Miss Ellio. "Il m'a donc frappée, puis il m'a dit de ne pas crier, et là, il ... il m'a fait une courbette. (Elle regarda les deux policiers, guettant dans leur regard une lueur incrédule, mais les deux visages restèrent impassibles.) Voilà, il a fait une courbette," répéta-t-elle, visiblement déçue de tant d'indifférence.

- "Et alors ?" insista Willis.

- "Alors il a dit :"Clifford vous remercie, madame." ... [...]
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Polars_urbainsPolars_urbains   15 octobre 2018
Un rapport d’autopsie est quelque chose de froid et de scientifique.
On y ramène des êtres de chair et de sang à des formules médicales, à des mesures en centimètres et à des analyses impersonnelles. Il n’y a ni chaleur ni émotion dans un rapport d’autopsie. Il n’y a pas place pour le sentiment ni pour la philosophie. Cela tient en un ou plusieurs feuillets d’apparence officielle, format 21x27, sur lesquels des mots dactylographies expliquent dans un langage scientifique et direct les circonstances dans lesquelles telle ou telle personne a trouvé la mort.
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Videos de Ed McBain (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ed McBain
"À chacun son heure" ("No Time to Die", 1992), Saison 11, Épisode 2 de la série TV Columbo, tiré du roman "N'épousez pas un flic" ("So Long as You Both Shall Live", 1976) d'Ed McBain. Extrait.
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