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EAN : 9782351780909
256 pages
Éditeur : Gallmeister (30/11/-1)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Il faut une certaine dose de courage pour braquer une banque au volant d’une camionnette de boulangerie. Ou une certaine dose de bêtise. En tout cas, ça ne passe pas inaperçu. Et quand il s’agit de remettre la main sur le butin, flics et voyous se lancent dans la course. Pour Nick Valentine, ex-policier devenu détective privé, c’est l’occasion rêvée de se refaire. À chaque loi qu’il transgresse, à chaque bourbon qu’il descend, à chaque cachet d’Oxycontin qu’il avale... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  26 mai 2015
A titre déjanté bouquin bien barré.
Tut, tut, voilà l'boulanger. Tiens non, deux bras cassés tiennent lieu et place de l'ami de l'ami Ricorée pour entreprendre, ce qu'il convient aujourd'hui d'appeler, l'un des braquages les plus foireux de l'histoire du petit banditisme.
Bilan du carnage, fric bel et bien subtilisé par l'un des deux loustics analphabètes alors que son compère gît lamentablement sur le sol, le corps criblé de balles.
Joe Parker, le commanditaire un brin impatient et rancunier, mandate ses deux plus fins limiers, Sid l'Angliche et Sans Couilles, afin de remettre fissa la main sur ce blé volatil et faire comprendre à son temporaire possesseur qu'à trop jouer avec les nerfs de son boss, la caravane passe, enfin un truc sanguinolent dans le genre.
Qui dit vilains dit gentils tout plein histoire de contrebalancer l'ensemble.
Faites entrer Nick Valentine.
Ancien flic solitaire et taciturne pacsé avec son clebs, Nick a tout du gendre idéal si l'on excepte son addiction à la coke, l'alcool et aux médocs. Doté du caractère affable du pitbull affamé, c'est flanqué de ses potes qu'il va également tenter de récupérer l'oseille.
Chaud devant, ça va tâcher.
Matthew McBride signe ici, dans la nouvelle collection Gallmeister NeoNoir, un roman totalement inclassable.
Un ton unique et loufoque au service d'un catalogue de tarés de la pire espèce, comme un p'tit air de Pulp Fiction qui vous en met plein les mirettes en prenant bien soin de régulièrement faire travailler vos zygomatiques histoire de faire passer la pilule.
Férocement jubilatoire, Frank Sinatra Dans Un Mixer est de ces bouquins qui se lisent d'une traite, le sourire vissé aux lèvres et n'appelant finalement qu'une seule critique, sa brièveté.
Incontournable !
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Jeanfrancoislemoine
  14 juillet 2020
Âmes sensibles , passez votre chemin , croyez- moi , vous éviterez la rencontre avec tout ce que compte le monde en matière de perversité , de violence , de vice , de cruauté...( liste non exhaustive ...)
Un bouquin étonnant, mais oui , parce qu'hilarant , déjanté , hors des sentiers balisés, un roman qu'on ne lâche pas ....si on n'est pas trop sensible et attaché aux principes de la vie en société ....Polar , oui , mais si on tue , il faut le faire selon les codes .?..Là , franchement , ça dérape...
Le flic , il n'est plus flic mais détective privé, il s'appelle Valentine et ses accessoires préférés figurent en bonne place sur la couverture ....Un bon vieux chien trouvé dans la rue ,un pistolet , une tronçonneuse de marque Stihl , de bons cachets de bonne " dope " et ...de la boisson ....Attention , pas du jus de fruit , hein .Et quand il a bu 10 verres , il a peu bu ....Sur sa route , Parker , Sid, Sans - Couilles ( si, si ) , et d'autres charmants garçons auprès de qui Al Capone passerait pour un enfant de choeur . Des gars qui ne sourient que lorsqu'ils " se brûlent " , et encore...Et quand je vous le dis , je vous le prouve...."Le marteau à vingt dollars s'abattit avec une force terrible et Sid sentit les ondes de choc se répercuter dans le béton jusque dans ses chaussures .Telly péta les plombs .A cause de ses embardées , un morceau de peau fixé à la chaise se désolidarisa de son cul . Il émit des notes haut perchées, de plus en plus aiguës, qui traduisaient sa douleur insupportable . Puis Sans Couilles leva le marteau ......." Là , je vous imagine bien . Ceux et celles qui détournent les yeux en criant " beurk " , refusant d'en lire davantage et ceux et celles qui , ma foi , auraient bien aimé suivre un peu plus la trajectoire du marteau...Et oui , chacun ses goûts, comme on dit .Et ce passage , il se trouve à la page 61 et des pages , en tout , il y en a 250....pas toutes comme ça , je vous rassure .....quoi que...
Le langage usité n'est pas mal non plus , du lourd , du très très lourd , parfois , disons le tout net , vulgaire .." Putain , qu'est - ce que tu foutais , enculé ? " ou encore "Ils sont chez Angie , une des salopes de la boîte. Ce connard d'Angliche la tringlait avant " ......pour illustration rapide du contexte . Ah , oui , au fait , le contexte ? Ben le fric , tiens , le rêve, la fin de la misère et puis , entre gens de bonne compagnie , hein , faut pas être trop nombreux car le gâteau, quand il est bon , plus les parts sont grosses ..Nick , le flic .....incroyable , un type peu recommandable certes , mais tellement peu recommandable qu'il devient malgré tout notre " chouchou " .Déjanté , ce roman , tellement outrancier qu'il tourne tous les graves événements en dérision et qu'il n'est pas si mal . Je le placerai toutefois un ton en- dessous de " Mamie Luger " ou " la police des fleurs et des forêts " plus subtils à mon avis , plus originaux et délicats...Oui , parce que là , la délicatesse...Ne cherchez pas des poètes...
Certains et certaines qui me connaissent vont se demander ce qui a orienté mon choix : ben , ma fille , tiens , attirée par le titre , et oui , le titre , les amis et amies , énigmatique quand même parce que Franck Sinatra , on le connaît ce très grand chanteur mais l'imaginer dans un mixeur ? ...Et puis , bien entendu la quatrième...Et au final , l'outrance joue son rôle et démystifie la violence et ça, c'est pas si mal....Enfin , moi , ce que j'en dis .....
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marina53
  09 juillet 2015
Un temps de merde aujourd'hui et pourtant, Nick Valentine, un ancien flic devenu détective privé, se rend sur les lieux d'un suicide. Norman Russo, un banquier, pendait au bout d'une poutre. Une lettre d'adieu écrite à la va-vite, une corde peu solide et des ecchymoses en haut de la colonne vertébrale. Difficile pour les inspecteurs présents sur les lieux de croire en un suicide. de retour chez lui, Valentine, accueilli en grandes pompes par Frank Sinatra, son yorkshire, est bien décidé à aider le commissaire dans cette affaire. Evidemment, le braquage de la caisse de crédit en question met tout de suite la flicaille sur une piste. Qui plus est, un braquage au volant d'une camionnette de boulanger, l'un des truands qui finit avec deux balles fumantes dans le dos et l'autre qui réussit à s'enfuir avec un beau butin, ça ne passe pas inaperçu. Telly aura beau essayer de convaincre le commanditaire de ce hold-up, Parker, qu'il n'a pas l'argent, il n'échappera pas aux sbires de ce dernier lancé à ses trousses. Voilà donc Johnny Sans Couille et Sid l'Angliche sur les pas de Telly. Et ils ne seront pas les seuls puisqu'il seront suivis de près par Valentine, aidé de son indic mafieux, Big Tony, et de son bras droit, Doyle...
Nick Valentine n'a rien du super-héros. Et pour cause: shooté à l'OxyContin et porté assez lourdement sur l'alcool, du scotch au pack de Corona, tout y passe si tant est qu'il y ait un minimum de degré d'alcool. Cet ancien flic, bien décidé à mettre la main sur le butin, devra faire des choix. Aider la police avec qui il entretient encore de bonnes relations ou s'acoquiner avec Big Tony, ce mafieux porté sur la coke? Toujours est-il que cet argent, au centre de cette course-poursuite, chacun en voudrait bien une petite part. Matthew McBride nous sert un polar complètement déjanté aux personnages qui ne le sont pas moins. du bras cassé apprenti bûcheron sur les corps humains au détective défoncé, pas un pour rattraper l'autre. Ça dézingue à tout va, ça course-poursuite, ça sniffe, ça dégouline d'humour bien barré et de situations rocambolesques. L'écriture rythmée et drôle ne laisse aucun temps mort.
Frank Sinatra dans un mixeur... ça secoue !
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Sylviegeo
  16 janvier 2018
Quand la notice biographique pour l'auteur est ceci: "Matthew McBride a longtemps vécu dans une ferme dans le Missouri avec un taureau nommé Hemingway. Il s'est mis à écrire au cours des treize années qu'il a passées à travailler à la chaine pour Chrysler." , et bien je me dis que je n'ai pas affaire à n'importe qui ! Je me dis que ce que je vais lire ferait certainement un excellent /mauvais film de série B. "Frank Sinatra dans un mixeur" n'a rien de politiquement correct, rien de poli ni de policé. Ne décrit rien avec un langage châtié, oh que non! Je dirais plutôt que c'est le charretier qui s'exprime. C'est grossier et c'est gros. Un banquier se suicide, enfin on le pense. Un braquage de banque en camionnette de livraison de boulangerie tourne mal, très mal. C'est un temps à carnage. Nick Valentine, oui c'est son nom, ancien flic alcoolo, devenu détective privé, vivant de coktails et de pilules de toutes sortes , co-habitant avec son terrier dans son bureau, bouffant par le nez quand la coke se présente, est appelé sur une scène de crime par son ancien patron qui lui demande son avis. Et hop un cachet d'Oxycontin pour l'aller et hop trois bières pour le faire passer et un cachet de Percocet au retour et hop pourquoi pas arrêté au bar en passant...Voilà le portrait du garçon. Mais comme le temps est pourri, comme rien n'est simple, comme tout le monde a décidé de remettre la main sur le butin volé, autant voyous que flics , notre ami Nick, ne pourra faire autrement que d'être de la partie s'il veut se refaire. C'est déjanté, c'est vulgaire, c'est brute, dégoutant même, c'est de l'hémoglobine et de la cervelle partout...mais c'est bon !
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Renod
  16 août 2016
Ce roman s'ouvre sur cette belle citation de Frank Sinatra : « L'alcool peut être le pire ennemi d'un homme, mais la Bible nous dit d'aimer nos ennemis ». Et cet ennemi, Nick Valentine, un ancien policier reconverti en détective privé, passe ses journées à le chérir. Il réplique à une serveuse surprise par sa descente « Quand il s'agit de boire, je déconne pas. » Et pour se remonter, il ne crache pas sur un petit antalgique ou une ligne de cocaïne de temps en temps. Mais quand il voit Franck Sinatra se lécher les parties sur son canapé, il n'est pas victime d'une hallucination causée par un psychotrope. J'ai seulement oublié de vous préciser que Franck est son chien, un bâtard à moitié yorkshire, à moitié chien du voisin. le titre du roman est explicite : Franck Sinatra va se trouver coincé le cul dans un mixeur au terme d'une histoire rocambolesque. Tout commence par un suicide étrange. le directeur d'une banque est retrouvé mort à son domicile. A priori, l'homme s'est pendu mais des détails font penser à une mise en scène. le banquier s'y est sacrément mal pris pour mettre fin à ses jours et sa lettre d'adieu est totalement foireuse. Nick Valentine est appelé pour épauler la police de Saint Louis. L'enquête va croiser une autre affaire. La banque du suicidé vient d'être braquée par deux hommes qui se sont enfuis au volant d'un camion de boulangerie. Nick va contacter deux indics pour faire avancer l'enquête : Big Tony et Doyle.
« Frank Sinatra dans un mixeur » est un de ces polars déjantés dopés à l'humour noir et à la violence. Il y a bien sûr, une galerie de personnages loufoques : un privé noyé dans l'alcool, un inspecteur de police amish, un truand britannique, son acolyte surnommé « Sans couilles », et bien sûr Franck Sinatra. Les situations sont souvent improbables et les dialogues cocasses. Certaines scènes m'ont fait penser à Fargo, le film des frères Coen. On retrouve l'ambiance enneigée et des méchants du même genre. Un roman drôle et corrosif dans la même veine que ceux écrits par Joe R. Lansdale.
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   05 juillet 2015
"Quand Doyle n’était pas en train de commettre un vol, il pensait en commettre un. Ou il se préparait à voler quelque chose. C’était le genre de type qui rêve de vol toutes les nuits. Et quand Doyle avait des insomnies, il ne comptait pas les moutons- il les volait. "
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RenodRenod   16 août 2016
Je ne pouvais pas croire que Norman Russo eût été assez malin pour diriger une banque, mais assez bête pour se pendre dans un escalier en attachant une mauvaise corde à une poutre fragile. Tout ça ne collait pas. Sans parler du mot annonçant à sa future ex-femme qu’il lui léguait le pas-très-moine.
Norm n’avait pas de pas-très-moine.
C’est son patrimoine qui était au cœur de son divorce houleux. Mais quand même.
Personne ne se tue pour un pas-très-moine.
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MarcoPolo85MarcoPolo85   09 mai 2016
Lorsqu'elle s'avança dans la lumière, je la repoussai dans l'ombre, sachant que tout se passerait mieux pour elle comme pour moi si je pouvais imaginer qu'elle était quelqu'un d'autre.
Elle me demanda ce que je voulais et je répondis qu'elle le savait déjà.
Elle regarda autour d'elle d'un air joueur, puis fit un pas en avant. Je sentis sa main sur mon jeans, m'obligeant à planter un tente dans mon caleçon.
p208
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CrossroadsCrossroads   14 mai 2015
Big Tony dit que nous n'avions qu'une solution, que nous devions agir vite et bien. Il dit qu'une fois cette ligne franchie, on ne pourrait plus revenir en arrière.
Je dis que les seules lignes qui m'intéressaient étaient les lignes tracées à la craie autour de leurs cadavres.
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andreas50andreas50   04 septembre 2018
Je récupérai la poudre et roulai un autre billet, puis je me baissai pour inhaler une ligne longue comme la moitié du manuel d'entretien d'une Crown Victoria modèle 1997.
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