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EAN : 9782351786864
272 pages
Éditeur : Gallmeister (03/09/2020)
4.32/5   68 notes
Résumé :
“Enfant, je n’ai jamais su d’où venait ma mère.” Arrivé à l’âge adulte, James McBride interroge celle qui l’a élevé et dont la peau est tellement plus claire que la sienne. Il découvre l’histoire cachée de Ruth, fille d’un rabbin polonais qui a bravé tous les interdits pour épouser un Noir protestant en 1942. Reniée par sa famille, elle élève James et ses onze frères et sœurs d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Allantvers
  18 juin 2021
Cela se confirme : c'est en voulant raconter celle des autres que James Mc Bride excelle a raconter la sienne.
Déjà, dans "Mets le feu et tire-toi", c'est son vécu de musicien et de Noir qui s'imprimait tout en délicatesse derrière l'évocation de James Brown.
Ici, on se rapproche encore plus de l'auteur puisque le thème central de "La couleur de l'eau" est sa propre mère. Femme incroyable, atypique, puissante, une personnalité et un parcours hors du commun : fille d'immigrés juifs orthodoxes installés en Virginie, en rupture avec un père minable, mauvais père, faux rabbin mais vrai exploiteur, elle s'enfuit seule à New York dans les années cinquante pour épouser un Noir, fonder une famille, une église, perdre son mari, se remarier, ajouter avec ce deuxième mari quatre enfants à la fratrie qui en comptait déjà huit. le tout en tirant la vache par la queue, en éludant toujours la question raciale et de la couleur de peau auprès de ses enfants qu'elle exhortera un à un à l'excellence.
Extra-ordinaire destin ordinaire que James Mc Bride, grandi dans cette famille baroque, bouillonnante, pauvre et exigeante, évoque avec une tendresse touchante et d'une plume vive et tremblante d'admiration, alternant sa propre voix à celle de sa mère dont il restitue le témoignage sous la forme d'un puissant monologue.
A travers ces deux voix croisées que l'on imagine penchées l'une vers l'autre autour d'une table de cuisine alors que la nuit tombe sur New York, "La couleur de l'eau" offre au lecteur, outre une plongée sur une perspective singulière de la société américaine de ces soixante dernières années, l'opportunité d'entrer dans l'intimité et le questionnement identitaire d'un homme de grand talent et d'une belle humanité, l'une des très belles voix de la littérature américaine contemporaine.
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Under_the_Moon
  26 janvier 2013
Un roman autobiographique de l'écrivain et jazzman James McBride.
Cet homme a un héritage difficile à porter : il est Noir, dans un pays où les Noirs luttent pour se faire accepter comme des citoyens à part entière, et est né d'une mère blanche. Non seulement blanche, mais juive. Ce qui fait de lui (techniquement), un Juif aussi ! Une hérédité bien lourde.
Pour corser un peu la situation, il vit dans un quartier pauvre, et lui et ces 5 (ou 6?) frères grandissent seuls avec leur mère.
Dans The Color of Water, il alterne ses souvenirs et ceux de sa mère, figure courageuse et mystérieuse. A travers ces fragments de souvenirs, c'est son histoire qu'il cherche, et cela, afin de pouvoir se définir comme individu unique.
Un témoignage beau et émouvant d'un fils à sa mère qui tente de se définir avec et en dehors des barrières ethniques.
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VivianeB
  15 janvier 2021
Très bonne lecture que cette couleur de l'eau où l'auteur relate son enfance et sa mère, également, lui relate comme à nous, sa vie. J'ai été touchée par cette écriture à quatre mains où l'un et l'autre se révèlent et se découvrent dans leur propre identité, leur race et leur humanité. Je recommande ce livre car il porte la réflexion sur l'identité, la différence et l'acceptation de chacun qui ou qu'elle soit.
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Yolu
  17 novembre 2020
Magnifique livre à deux voix.
La première, celle de l'auteur qui rend hommage à sa maman, juive polonaise mère de 12 enfants noirs qui se battra toute sa vie contre l'intolérance, la différence et l'exclusion.
La deuxième, celle de Rachel Deborah Shilsky, cette maman qui relate son parcours de femme et mère blanche d'enfants noirs dans cette Amérique des années 60-70. Sa volonté et ses combats pour les cabossés de la vie en font une héroïne du quotidien.
Un hymne à la vie, l'espoir et la tolérance servi par une écriture vivante.
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Rhodopsine
  20 septembre 2020
Très belle surprise, encore une fois, merci mon libraire, de ce désordre apparent, des piles à peu près stables ou pas tout à fait instables de trésors à découvrir, de vos enthousiasmes et de vos critiques lapidaires. Parce que c'est certain, je serais passée à côté de ce roman, la couverture qui n'attire pas, la désormais inévitable citation dithyrambique qui a plutôt une fâcheuse tendance à me rendre méfiante ("un livre qui ouvre les yeux et l'âme", euh... mon mauvais esprit chuchote que le lis les yeux ouverts, chanceuse que je suis de jouir de cinq sens), rien à faire, pas ma tasse de thé. Et j'aurais eu bien tort.
De quoi s'agit-il donc? un récit, deux voix, deux époques. Une jeune fille, juive, émigrée d'Europe aux Etats-Unis. Une mésalliance: pensez donc, Ruth, fille d'un rabbin, épouse un homme, catholique et noir. Huit enfants, veuvage, remariage, quatre enfants: une seule chose importe, l'avenir, les études de ces enfants, dans un pays où le racisme n'est pas qu'un mot. L'histoire d'une fratrie remuante, d'une femme qui affronte toutes les difficultés et qui obtient la réussite la plus précieuse: celle qu'elle a souhaitée pour ses enfants. Tous font des études, tous choisissent leur vie et ne la subissent pas. Un portait de femme sans concessions, sans clichés. Un portait d'un pays aussi.
À lire, sans hésiter.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Under_the_MoonUnder_the_Moon   05 août 2012
For months after my stepfather died, Mommy walked around the house as if she were blind, syaggering through the motions of life. She gave away Daddy's clothes, his tools, his hats... gone to the Goodwill. She sent us off to school and tried to maintain her crazy house as usual, ranting about this and that, but the fire was gone. In the evening she often sat at the kitchen table completely lost in thought. She's stop in midsentence and walk away silently, covering her face. At night she cried in her bedroom, though she always hid her tears from us. daddy's gold Pontiac sat in front of the house for months, leaves gathering around the tires and bird crap gathering on its hood.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   05 août 2012
He thought money he spent to take care of his wife would do it, you know, substitute for the fact that he didn't love her. But a wife wants love. She was a good Jewish wife to him, but their marriage was starting to crumble because he didn't care about her. That's why I knew I was leaving home. I wasn't going to have an arranged marriage like my parents did. I'd rather die first, which I did do in a way, because I lost my mother and sister when I left home.
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AllantversAllantvers   04 juin 2021
Il n'y en avait que pour la violence et la mort à Suffolk. Rien d'autre. Sous leur apparence polie, hospitalière, les gens restaient des sauvages. Des bombes prêtes à exploser. La chaleur, la haine, l'alcool rendaient fous, et pour un rien, les doigts appuyaient sur les gâchettes. C'est l'atmosphère du Sud, je la sens encore, un air lourd de secrets terribles.
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vincevencevincevence   27 novembre 2020
Parfois, sans en avoir toujours conscience, nos idées, notre foi, nos centres d’intérêt sont ancrés dans le passé. Nous songeons à une autre époque, à d’autres lieux, à d’autres personnes et perdons notre emprise sur le présent. Parfois, nous sommes persuadés que nous serions plus heureux si nous pouvions remonter le temps. Mais quiconque tente l’expérience court vers une déception assurée. Quiconque, après des années d’absence, revisite sa ville natale mesure effaré la distance qui sépare ce qu’il voit des souvenirs qu’il en avait. Il a beau parcourir les rues et les routes familières, il n’est plus qu’un étranger dans un pays étranger, incapable de retourner chez lui, même en esprit. La vie l’a conduit dans un autre monde, ce qu’il regrette n’existe plus. Ni physiquement ni en rêve, il ne retrouvera ce qui fut.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   05 août 2012
Sometimes we think if we could just go back in time we would be happy. But anyone who attempts to reenter the past is sure to be disappointed. Anyone who has ever revisited the place of his birth after years of absence is shocked by the differences between the wa the place actually is, and the way he has remembered it. He may walk along old familiar streets and roads, but he is a stranger in a strange land. He has thought of this place as home, but he finds he is no longer here even in spirit. He has gone on to a new and different life, and in thinking longingly of the past, he has been giving thought and interest to something that no longer really exists.
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Videos de James McBride (69) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de James McBride
Né à Red Hook, l'un des quartiers les plus populaires de Brooklyn, James McBride a connu le succès dès son premier livre autobiographique, "La couleur de l'eau" chez Gallmeister. Il y raconte l'histoire de sa mère blanche, fille d'un rabbin polonais qui a bravé tous les interdits pour épouser un noir protestant. Celui que l'on peut considérer comme l'un des meilleurs auteurs contemporains, vient de voir son roman "L'oiseau du bon Dieu", adapté en série par Ethan Hawke et publie un dernier ouvrage, "Deacon King Kong".
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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