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Keith McCafferty (Autre)
EAN : 9782351782255
384 pages
Gallmeister (18/06/2020)
3.89/5   117 notes
Résumé :
Dans la vallée de la Madison, une femme s'est volatilisée, et, cette nuit-là, le hurlement des loups en a réveillé plus d'un.
Nanika Martinelli, surnommée "la Vénus de Botticelli Creek", est une jeune guide de rivière aux cheveux roux qui attire les clients comme les mouches attirent les truites. Lancée à sa recherche dans les montagnes enneigées, le shérif Martha Ettinger découvre avec effroi le corps d'un homme empalé sur les bois d'un cerf géant. Accident... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
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Je rejoins volontiers les analyses très positives de ce beau roman qui avance à son rythme, tranquille, à l'image des grands espaces, de cette nature sauvage, de ses hommes et femmes qui l'habitent, en connaissent ses mystères et ne peuvent finalement s'en éloigner.

Certains ont vu des longueurs, peut-être des choses inutiles, donc ce n'est pas à proprement parler un roman policier, même s'il y a intrigue, meurtre et suspense, non, ces moments qui peuvent paraître hors histoire découlent de la passion de l'auteur pour une terre, pour ses rivières et ses truites.

D'abord, il y a un titre on ne peut plus séduisant : une Vénus de Botticelli au coeur des Rocheuses. Mais pas de coquille géante pour sa naissance, l'histoire consistant à la rechercher tout au long du livre avec un dénouement préparé par toute la structure du roman.

Et puis des personnages, hauts en couleur, Sean Stranahan, le pêcheur détective, capable de concilier ses recherches avec l'appel absolu des belles mouchetées, farios et arcs-en-ciel, dont la vivacité vient donner du mouvement à sa réflexion personnelle. L'autre figure, c'est la femme shérif, intransigeante sur le respect de la loi, mais capable de nuancer ses positions. le charme de la Vénus de Botticelli Creek, c'est précisément qu'on ne la voit guère et c'est bien l'art du romancier de lui donner une place aussi importante et quasiment invisible.

Et enfin, les autres acteurs de la nature, loups, ours avec toutes les terribles histoires qui les entourent, les légendes aussi, le sang qui coule, les suppositions les plus terribles et pourtant plausibles.

J'ai bien aimé aussi le parallèle avec la France et le beau département des Hautes-Alpes où certains paysages du Queyras peuvent faire penser aux étendues du parc de Yellowstone, aux prairies du Montana, et où les loups posent les mêmes problématiques aux bergers.

Aller chercher la Vénus de Botticelli Creek, c'est plonger dans tout un univers naturel, dans ce wild qu'un seul mot anglais hélas peut évoquer, où la sauvagerie humaine est bien plus terrible que celle des animaux, c'est un magnifique voyage présenté par une première de couverture qui en fait presque la synthèse.

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Nanika Martinelli, une jeune femme de 25 ans, a mystérieusement disparu dans la vallée de la Madison. Naturaliste et guide de pêche d'un ranch-hôtel, elle a quitté le groupe qu'elle menait pour emprunter un sentier différent. Ce n'est qu'au bout de quelques heures qu'un de ses collègues a remarqué sa monture dans l'enclos, mais sans sa cavalière. Aussitôt, ce cow-boy, sans attendre l'aide de l'équipe d'urgence, est parti à sa recherche. le shérif du comté de Hyalite, Martha Ettinger, réunit plusieurs de ses hommes pour tenter de retrouver la jeune femme. Malheureusement, elle retrouve le jeune cow-boy empalé sur les bois d'un cerf, visiblement tué par un loup. S'agit-il d'un meurtre ou d'un terrible accident ? Pour l'aider dans cette double enquête, le shérif fait appel à Sean Stranahan, pêcheur à la mouche, peintre à ses heures perdues mais surtout ancien détective privé...

La Vénus de Botticelli Creek, c'est ainsi qu'est surnommée Nanika, eu égard à sa splendide chevelure rousse qui a fait craquer bon nombre d'hommes. Et si sa disparition inquiète le shérif Ettinger, la mort d'un cow-boy empalé sur un cerf soulève de nombreuses questions. Les deux affaires ont-elle un point commun ? C'est ce que devra résoudre le shérif, épaulée une fois encore par son ami, Sean Stranahan. Où l'on retrouve avec grand plaisir toute la galerie de personnages rencontrée dans les précédents romans, aussi bien le shérif, Sean ou encore l'Indien, Harold Little Feather. Dans ce roman, Keith McCafferty soulève la problématique de la réintroduction des loups dans le parc de Yellowstone, une réintroduction qui inquiète les habitants puisque, semble-t-il, ces animaux semblent liés à cette enquête. Si celle-ci s'avère captivante, mettant en scène des personnages secondaires tantôt inquiétants tantôt touchants, la description de la nature et des paysages du Montana est magnifique. À la plume poétique et ciselée, ce roman, habilement troussé, se révèle une belle surprise. L'on espère ainsi recroiser Ettinger et Stranahan dans un nouvel opus...

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Comme toujours dans ce Montana de pêche à la mouche et de chasse , j'ai pris un grand bol d'air frais ! Merci à Keith McCafferty de nous rendre ces grands espaces, ces personnages typiquement sincères et ce mode de vie de cowboy accessibles. La Vénus de Botticelli Creek c'est la disparition de Nickie, jeune guide de pêche en rivière dans la vallée de la Madison lors d'une sortie de groupe et c'est aussi une histoire de loups. Chaperon rouge à la sauce montanienne. Et l'auteur en profite pour souligner la complexe problématique de la réintroduction des loups dans les Rocheuses et dans les réserves naturelles telles le Parc Yellowstone et des implications pour ceux qui vivent avec ces prédateurs. Écolos, chasseurs, éleveurs de bétails, gardien de la faune, chacun sa position et chacun ses raisons d'aimer ou pas les loups.

Ha mais outre la disparition de cette guide aux cheveux d'un roux flamboyants, cette Vénus, la forêt réserve aussi d'autres macabres surprises. Martha Ettinger, notre shériff sera appelée sur les lieux où l'on a retrouvé un homme empalé sur les bois d'un cerf. Elle se posera bien des questions et rassemblera ses hommes , Harold Little Feather, Sean Stranahan et toute la galerie de personnages introduits dans les opus précédents que nous retrouvons avec grand plaisir. Ces affaires sont-elles liés? Ces affaires se rapportent-elles aux loups? Qui est cette espèce de gourou à moto et aux yeux rouges qui crie aux loups ? Un récit captivant, une plume poétique pour nous décrire cette grandiose nature du Montana, toujours ces mouches, cette soie et ces truites qui nous donne envie de se mettre à la pêche, et des personnages plus qu'attachants et authentiques. de très bons polars que cette série séduisante. Je m'y abonne de bon coeur !

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Tome 3 des aventures de la shérif Martha Ettinger flanquée du détective privé, (peintre amateur et guide de pêche ) Sean Stranaham, dans le Montana...

Une jeune femme a disparu.

Et , alors qu'on recherchait "La Vénus de Botticelli Creek", guide de pêche, grande défenseuse des loups, Nanika Martinelli dans la montagne, , l'équipe de Martha va tomber sur un cowboy empalé sur une carcasse de cerf, parti à sa recherche parce qu'il était amoureux.

Comme tous les hommes qui ont approché Nanika...

Très vite, on la croit dévorée par les loups, sauf sa soeur arrivée sur place qui a aussitôt engagé Sean.

Mais les plus dangereux ne sont pas forcément les animaux, c'est ce que va comprendre notre ami Sean, tout en nous promenant dans des paysages somptueux...

Car , c'est ce qu'on vient chercher dans ces pages, un peu d"'exotisme", de dépaysement... Et pour le coup , on est servi ! Des lacs, des geysers, de la neige, des loups, des ours.. Saviez-vous qu'on compte 850 loups qui se baladent en paix dans le Montana ? Et comme chez nous en France , une partie de la population est contre leur présence car ils menacent les troupeaux. de loups, il sera beaucoup question dans ce roman, pas tellement de pêche, et ça me va très bien !

L'enquête , comme souvent dans les romans de style Nature Writing, s'efface devant le paysage, et même si elle est intéressante, elle est basée au départ sur une faute , une incompétance de la police, qui n'est même pas relevée à la fin. Rien qu'un petit ordinateur ne sache résoudre...

Mais on est dans un roman où la technologie n'a pas de prise . Sean n'a pas de téléphone portable, pas d'ordinateur... il n'a même pas de flingue !

Un polar, donc, un peu à l'ancienne, qu'on vient visiter uniquement pour ses descriptions de paysages, et pour une ambiance un peu western ( Sean habite dans un tipi, ies enquêteurs parcourent la montagne à cheval... ) . le temps s'y écoule lentement, les bruits et l'agitation de la ville sont loin, la vie y est simple, on se satisfait de peu... La nature est partout autour de vous...

Une chouette ballade...

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Livre après livre, à la manière d'un Craig Johnson du Montana, Keith McCafferty construit une série, un univers et des personnages récurrents qui font mouche à chaque coup. Après les délicieux Meurtres sur la Madison et Les morts de Bear Creek, La Vénus de Botticelli Creek - 3e opus traduit par Janique Jouin-de Laurens, des 7 déjà parus aux USA – le confirme.

Un peu moins de pêche cette fois-ci pour plus de chasse et de traque : quand le corps d'un homme est retrouvé empalé sur les bois d'un cerf dans les pentes enneigées des montagnes qui surplombent la Madison, qu'une jeune et jolie activiste environnementale manque à l'appel et que les loups n'en finissent pas de hurler le soir venu, tout est réuni pour que chacun y aille de son interprétation.

Implication d'un grand propriétaire local ? Attaques mortelles de loups dont la réintroduction divise la population ? Ou bien vengeance resurgie du passé ambigu de cette jeune femme dont le happening nue au milieu des poissons lui valut le surnom de Vénus de Botticelli Creek ? Autant de pistes à démêler pour Sean Stranahan, guide de pêche, peintre et enquêteur du shérif Martha Ettinger à ses heures perdues.

À leur ancienneté près, les similitudes sont grandes entre les sagas Longmire et Stranahan : polars nature writing d'atmosphères, leurs personnages principaux fédèrent autour d'eux toute une tribu de proximité qu'on voit évoluer au fil des tomes, s'y attachant forcément chaque fois un peu plus : on retrouve ici avec plaisir Sam, l'ami-pêcheur-un brin poivrot de Sean, Katie l'indispensable adjointe et Harold Little Feather qui « sent » la forêt mieux que quiconque. Quant à la vie amoureuse de Sean marquée par une nouvelle rupture qui l'empêche de se projeter dans l'étape suivante, elle pourrait bien évoluer à la manière de celle du grand Walt dans les opus à venir…

Si l'intrigue est ici un brin en dessous des deux romans précédents, générant parfois quelques longueurs, elles sont vite oubliées face au plaisir de retrouver une série attachante, qui prend corps au point d'en espérer la traduction rapide par Gallmeister du prochain opus !

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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation

Mais il n'était pas pressé d'interrompre le charme exercé par la rivière; l'homme et le chien s'assirent côte à côte et il promena le faisceau de sa lampe sur l'eau, à travers la brume qui s'était levée à la surface. Il n'était pas certain de ce qu'il cherchait, mais il scrutait l'eau ainsi depuis son enfance. Au bout d'un moment, il éteignit la lampe et se contenta d'écouter, intériorisant le bruit du courant jusqu'à ce que ce ne soit plus la rivière qu'il entende, mais le rythme de son coeur.

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Alors que ses chaussures crissaient sur des plaques de neige éparses, Sean ressentit la mélancolie des hommes perdus en pleine nature sauvage, le profond isolement que le froid et l'obscurité imposent de façon impartiale et qui n'était qu'en partie atténué par l'aspect rassurant de la route.

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"C'est comme toi quand tu lances une soft hackle au détour d'une rivière, entendait-il dire Harold, tu l'as fait si souvent que tu peux te représenter la mouche dans l'eau, que tu pourrais presque pousser la truite à mordre par la seule force de l'esprit. C'est la même chose avec le pistage, sauf que la terre est ma rivière. Le sol est seulement un peu plus réticent à raconter une histoire lorsqu'il est dur. Comme une femme qui hésite à se déshabiller. Il faut lui parler gentiment."

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Des cheveux courts coupés en dégradé balayé sur un côté, un visage assez chevalin, de fortes mâchoires, des yeux marron étoilés de bleu de chine autour des pupilles, une poitrine généreuse, mais plutôt solidement bâtie sous l'uniforme, une femme capable de résister à la tempête.

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À une époque de sa vie, il avait limité sa consommation à une cigarette par semaine qu’il partageait avec sa femme après qu’ils avaient fait l’amour, le samedi soir. Après sa mort, il avait pris l’habitude de fumer une cigarette avant de commencer à suivre les traces de sang d’un animal qu’il avait tiré. Une étrange modification de ses habitudes, à laquelle il n’avait pas pris la peine de réfléchir.

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