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EAN : 9782351788035
432 pages
Gallmeister (07/10/2021)
3.8/5   66 notes
Résumé :
Dans la vallée de la Madison, une femme s'est volatilisée, et, cette nuit-là, le hurlement des loups en a réveillé plus d'un.
Nanika Martinelli, surnommée "la Vénus de Botticelli Creek", est une jeune guide de rivière aux cheveux roux qui attire les clients comme les mouches attirent les truites. Lancée à sa recherche dans les montagnes enneigées, le shérif Martha Ettinger découvre avec effroi le corps d'un homme empalé sur les bois d'un cerf géant. Accident... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
3,8

sur 66 notes
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marina53
  21 octobre 2020
Nanika Martinelli, une jeune femme de 25 ans, a mystérieusement disparu dans la vallée de la Madison. Naturaliste et guide de pêche d'un ranch-hôtel, elle a quitté le groupe qu'elle menait pour emprunter un sentier différent. Ce n'est qu'au bout de quelques heures qu'un de ses collègues a remarqué sa monture dans l'enclos, mais sans sa cavalière. Aussitôt, ce cow-boy, sans attendre l'aide de l'équipe d'urgence, est parti à sa recherche. le shérif du comté de Hyalite, Martha Ettinger, réunit plusieurs de ses hommes pour tenter de retrouver la jeune femme. Malheureusement, elle retrouve le jeune cow-boy empalé sur les bois d'un cerf, visiblement tué par un loup. S'agit-il d'un meurtre ou d'un terrible accident ? Pour l'aider dans cette double enquête, le shérif fait appel à Sean Stranahan, pêcheur à la mouche, peintre à ses heures perdues mais surtout ancien détective privé...
La Vénus de Botticelli Creek, c'est ainsi qu'est surnommée Nanika, eu égard à sa splendide chevelure rousse qui a fait craquer bon nombre d'hommes. Et si sa disparition inquiète le shérif Ettinger, la mort d'un cow-boy empalé sur un cerf soulève de nombreuses questions. Les deux affaires ont-elle un point commun ? C'est ce que devra résoudre le shérif, épaulée une fois encore par son ami, Sean Stranahan. Où l'on retrouve avec grand plaisir toute la galerie de personnages rencontrée dans les précédents romans, aussi bien le shérif, Sean ou encore l'Indien, Harold Little Feather. Dans ce roman, Keith McCafferty soulève la problématique de la réintroduction des loups dans le parc de Yellowstone, une réintroduction qui inquiète les habitants puisque, semble-t-il, ces animaux semblent liés à cette enquête. Si celle-ci s'avère captivante, mettant en scène des personnages secondaires tantôt inquiétants tantôt touchants, la description de la nature et des paysages du Montana est magnifique. À la plume poétique et ciselée, ce roman, habilement troussé, se révèle une belle surprise. L'on espère ainsi recroiser Ettinger et Stranahan dans un nouvel opus...
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Sylviegeo
  14 janvier 2022
Comme toujours dans ce Montana de pêche à la mouche et de chasse , j'ai pris un grand bol d'air frais ! Merci à Keith McCafferty de nous rendre ces grands espaces, ces personnages typiquement sincères et ce mode de vie de cowboy accessibles. La Vénus de Botticelli Creek c'est la disparition de Nickie, jeune guide de pêche en rivière dans la vallée de la Madison lors d'une sortie de groupe et c'est aussi une histoire de loups. Chaperon rouge à la sauce montanienne. Et l'auteur en profite pour souligner la complexe problématique de la réintroduction des loups dans les Rocheuses et les dans les réserves naturelles telles le Parc Yellowstone et des implications pour ceux qui vivent avec ces prédateurs. Écolos, chasseurs, éleveurs de bétails, gardien de la faune, chacun sa position et chacun ses raisons d'aimer ou pas les loups.
Ha mais outre la disparition de cette guide aux cheveux d'un roux flamboyants, cette Vénus, la forêt réserve aussi d'autres macabres surprises. Martha Ettinger, notre shériff sera appelée sur les lieux où l'on a retrouvé un homme empalé sur les bois d'un cerf. Elle se posera bien des questions et rassemblera ses hommes , Harold Little Feather, Sean Stranahan et toute la galerie de personnages introduits dans les opus précédents que nous retrouvons avec grand plaisir. Ces affaires sont-elles liés? Ces affaires se rapportent-elles aux loups? Qui est cette espèce de gourou à moto et aux yeux rouges qui crie aux loups ? Un récit captivant, une plume poétique pour nous décrire cette grandiose nature du Montana, toujours ces mouches, cette soie et ces truites qui nous donne envie de se mettre à la pêche, et des personnages plus qu'attachants et authentiques. de très bons polars que cette série séduisante. Je m'y abonne de bon coeur !
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JIEMDE
  10 août 2020
Livre après livre, à la manière d'un Craig Johnson du Montana, Keith McCafferty construit une série, un univers et des personnages récurrents qui font mouche à chaque coup. Après les délicieux Meurtres sur la Madison et Les morts de Bear Creek, La Vénus de Botticelli Creek - 3e opus traduit par Janique Jouin-de Laurens, des 7 déjà parus aux USA – le confirme.
Un peu moins de pêche cette fois-ci pour plus de chasse et de traque : quand le corps d'un homme est retrouvé empalé sur les bois d'un cerf dans les pentes enneigées des montagnes qui surplombent la Madison, qu'une jeune et jolie activiste environnementale manque à l'appel et que les loups n'en finissent pas de hurler le soir venu, tout est réuni pour que chacun y aille de son interprétation.
Implication d'un grand propriétaire local ? Attaques mortelles de loups dont la réintroduction divise la population ? Ou bien vengeance resurgie du passé ambigu de cette jeune femme dont le happening nue au milieu des poissons lui valut le surnom de Vénus de Botticelli Creek ? Autant de pistes à démêler pour Sean Stranahan, guide de pêche, peintre et enquêteur du shérif Martha Ettinger à ses heures perdues.
À leur ancienneté près, les similitudes sont grandes entre les sagas Longmire et Stranahan : polars nature writing d'atmosphères, leurs personnages principaux fédèrent autour d'eux toute une tribu de proximité qu'on voit évoluer au fil des tomes, s'y attachant forcément chaque fois un peu plus : on retrouve ici avec plaisir Sam, l'ami-pêcheur-un brin poivrot de Sean, Katie l'indispensable adjointe et Harold Little Feather qui « sent » la forêt mieux que quiconque. Quant à la vie amoureuse de Sean marquée par une nouvelle rupture qui l'empêche de se projeter dans l'étape suivante, elle pourrait bien évoluer à la manière de celle du grand Walt dans les opus à venir…
Si l'intrigue est ici un brin en dessous des deux romans précédents, générant parfois quelques longueurs, elles sont vite oubliées face au plaisir de retrouver une série attachante, qui prend corps au point d'en espérer la traduction rapide par Gallmeister du prochain opus !
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belette2911
  15 septembre 2021
Montana, dans la vallée de la Madison (et non de Dana ♫), une jeune fille disparaît et l'homme parti à sa recherche est retrouvé mort, empalé sur les bois d'un cerf, mort.
Le cerf est donc innocent. Est-ce un crime ou un accident ? Si c'est un accident, l'homme entrera dans la catégorie des morts bêtes…
Les enquêtes de la shérif Martha Ettinger et du pêcheur à la mouche (et ancien détective privé), Sean Stranahan sont toujours aussi agréables à lire.
Voilà encore un couple d'enquêteur que j'apprécie beaucoup. Ils sont différents, mais se complètent très bien et leurs dialogues sont souvent savoureux et rempli d'humour ou de petites piques.
Martha, de par sa fonction de shérif, est souvent considérée comme non féminine et les autres oublient souvent que sous son uniforme, c'est une femme qui apprécie afficher sa féminité une fois qu'elle quitte son boulot de shérif. Elle a un caractère bien trempé, elle sait ce qu'elle veut et c'est un personnage qui possède de la profondeur, qui a été travaillé.
Sean Stranahan, égal à lui-même, prendra son temps pour résoudre cette double enquête qui risque de leur réserver quelques surprises et autres chausse-trappes.
Ceci n'est pas un roman policier trépident, l'enquête va à son rythme, l'auteur nous parle de pêche à la mouche, de nature, de chevaux, des loups que l'on a réintroduits dans le Montana et qui ne plaisent pas à tout le monde, surtout aux éleveurs qui crient au loup à chaque bête morte, même c'est de soif et pour cause de non-entretien. Il est des boucs émissaires bien pratiques, dans la vie.
Dans les romans de l'auteur, les personnages secondaires ne sont jamais oubliés et tous sont bien campés travaillés. Certains sont récurrents et c'est toujours plaisant de les recroiser, de suivre leurs histoires de coeur ou de cul (celles de Sam, notamment)…
Ce roman est aussi l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le canis lupus, dont on pense toujours qu'il a dévoré un jour un petit chaperon rouge, la chèvre de monsieur Seguin, les trois petits cochons et j'en passe.
Non, non, nous n'avons pas de preuve, mais ce sont les jugements de cour qui vous rendent blanc ou noir. le loup a été jugé noir et ont crié haro qui lui (et non sur le baudet qui tondis le champ d'herbe).
Ce polar se lit les doigts de pieds en éventail, c'est une enquête qui semble pépère, pourtant l'auteur aborde des sujets qui sont d'actualités, notamment avec les loups ou les ours réintroduits à certains endroits, avec les chasses non autorisées, avec ces fous de la gâchette qui sont prêts à massacrer des centaines de loups pour être sûr d'abattre le coupable… Tuez-les tous, comme il fut dit un jour.
Sans vouloir me prendre pour Sherlock Holmes, j'ai venu venir le twist (et non le Twix©) de très loin, grâce à quelques indices disséminés dans des détails anodins (le diable se cache toujours dans les détails) et je me demandais comment tout cela allait se terminer.
Il est amusant aussi de remarquer que les plus grands défenseurs de la cause du canis lupus peuvent être aussi ceux qui leur font le plus de mal de par leur comportement imbécile et psychopathe… Comme quoi, c'est parfois ceux qui vous veulent du bien qui vous cause le plus de tort.
Après avoir lu les trois premières enquêtes de Sean Stranahan, je peux confirmer que le plaisir est toujours de la partie (de pêche) et que l'on peut apprécier le roman même si on est un nul dans le lancer de la mouche.
Comme dans les romans de Craig Johnson, on est face à un polar nature writing et la plume de l'auteur est toujours aussi bien troussée. Sa galerie de personnages qui gravite autour de nos deux enquêteurs principaux sont comme des vieux amis que l'on retrouve au fil des livres.
Dans une ambiance de grands espaces où la nature fait sa loi, où les hivers sont rudes (et pas les Ibères), où la pêche est reine et où les endroits sont dépeuplés, il vaut mieux savoir où l'on va, car ici, tout est sauvage et certaines âmes sont plus que tourmentées.
Un polar à lire tranquillement, bien qu'il soulève des problèmes sociétaux qui nous sont contemporains et qu'il mette en scène des tordus de chez tordus.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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LePamplemousse
  24 juillet 2020
Ce roman est le troisième d'une série, mais on peut tout à fait commencer par celui-ci et le lire seul, cela ne gêne en rien la compréhension de l'histoire.
Tout commence par la disparition d'une jeune femme, partie faire une balade et dont le cheval est revenu seul au ranch. Cette jeune femme est surnommée « La Venus de Botticelli creek » à cause de sa superbe chevelure auburn.
L'histoire se passe dans le Montana où la nature est primordiale, l'auteur décrit les rivières, les forêts et tous les animaux qu'on y trouve : les loups, les lynx, les troupeaux de cerfs ou de bisons, les ours...
L'intrigue se déroule tout prêt du parc du Yellowstone et on sent que l'auteur aime les grands espaces et les décrit avec un immense plaisir.
La pêche est une activité importante dans cette région mais dans ce volume, l'auteur y fait un peu moins référence que dans le premier volume « Meurtres sur la Madison ».
On retrouve les personnages déjà rencontrés précédemment, notamment une femme shérif, son adjoint, Sean le peintre-détective privé, l'indien qui l'aide à découvrir des pistes…
J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce roman, les grands espaces, les problématiques liées à la réintroduction de certains animaux dans la nature, et l'intrigue m'a tenue en haleine du début à la fin.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
baradoz56baradoz56   11 janvier 2022
Martha se demandait comment on pouvait ne pas reconnaître le hurlement d’un loup, lorsque trois notes prolongées s’élevèrent à nouveau du bassin. Le premier loup était accompagné d’un second au timbre plus aigu, puis d’un troisième à la voix encore plus perçante. Ce chœur rappela à Martha un conte populaire inuit : l’histoire d’une mère qui ne trouvait pas de quoi nourrir ses enfants et dont les lamentations s’étaient muées en hurlements jusqu’à ce qu’elle se transforme elle-même en loup. Elle le raconta à Walt, laissant les chevaux souffler.
- Peuh, lâcha-t-il. Cette histoire n’a aucun sens.
- C’est pour ça que ça s’appelle du folklore. Allez, en route, on a une bonne raison d’être là, si tu te souviens bien.
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JIEMDEJIEMDE   09 août 2020
À une époque de sa vie, il avait limité sa consommation à une cigarette par semaine qu’il partageait avec sa femme après qu’ils avaient fait l’amour, le samedi soir. Après sa mort, il avait pris l’habitude de fumer une cigarette avant de commencer à suivre les traces de sang d’un animal qu’il avait tiré. Une étrange modification de ses habitudes, à laquelle il n’avait pas pris la peine de réfléchir.
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JIEMDEJIEMDE   08 août 2020
Il y a vingt ans, j'ai traversé quelque chose de similaire. Ça s'appelle la crise de la quarantaine. Si vous êtes comme moi, vous allez en traverser plus d'une. Et j'ai le sentiment qu'une nouvelle est en train de pointer son nez.
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CamLGCamLG   17 mars 2021
Les histoires de loups mangeurs d'hommes se sont transmises chez les Amérindiens pendant des centaines d'années, mais quand ils ont eu des armes à feu, les loups ont cessé de tuer. Ils sont très intelligents et savent quand l'homme représente un danger. La raison pour laquelle il y a davantage d'écrits sur les loups mangeurs d'hommes en Europe, c'est parce que les gens avaient des crayons pour en parler, mais pas les armes pour les arrêter, donc l'histoire des loups s'attaquant aux hommes a duré plus longtemps de l'autre côté de l'Atlantique, jusqu'au début du XXème siècle. Dans le parc, où ils sont protégés, la peur de l'humain disparaît à nouveau chez les loups.
[...] mais le parc agit comme un réservoir et les loups migrent continuellement hors des frontières, donc l'absence de peur se transmet. Et ce n'est que justice, non ? On les tue. Pourquoi ne se vengeraient-ils pas de la persécution dont ils sont victimes ?
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CamLGCamLG   17 mars 2021
Se lier avec autrui était chez lui si spontané qu'il prenait rarement le temps de réfléchir au fait qu'il n'était pas courant d'échanger des salutations avec un pêcheur de passage et de l'entendre confesser ses infidélités une demi-heure plus tard, ou encore de discuter avec un homme qui ressemblait à son père et de le voir les larmes aux yeux dix minutes après leur poignée de mains. Dans l'Ouest, il était normal de ne jamais traiter quelqu'un que l'on rencontrait pour la première fois comme un parfait étranger.
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