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ISBN : 2266136380
Éditeur : Pocket (09/10/2003)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Le cerveau était parfait, mais le petit corps irrémédiablement handicapé, inutilisable. Alors les Mondes Centraux décidèrent d'employer la technologie la plus sophistiquée pour préparer Helva à vivre dans un nouveau corps : un astronef. La petite fille serait l'un des cyborgs titanesques sillonnant l'espace interstellaire. Une intelligence infiniment plus subtile et plus complexe que n'importe quel ordinateur, mais bénéficiant de toutes les ressources de l'informati... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Sionnach
  06 octobre 2013
Ce livre est découpé en 6 nouvelles, mais qui se suivent chronologiquement. Elles ont le même « personnage » principal : l'astronef Helva. Helva est le résultat d'un programme spatial utilisant une technologie avancée, qui adapte les enfants malformés dans une coquille, et les éduque afin qu'ils deviennent les cerveaux d'un certain type d'astronef. Après leur formation, les cerveaux des enfants sont raccordés aux circuits d'un astronef, qui deviendra leur nouveau corps. Leur cerveau commandera tout le vaisseau. Ils sont ensuite appariés avec un co-équipier humain, qui sera le « muscle » du vaisseau, dans une parfaite complémentarité.
Nous allons donc suivre Helva, rapidement au début pendant sa formation, puis plus longuement au cours de ses différentes missions comme astronef des Mondes Centraux. Ses différentes missions, sur différentes planètes, vont nous éclairer sur le caractère d'Helva et les particularités de ses fonctions. On accroche très rapidement à l'histoire et on se passionne pour le destin hors du commun d'Helva. Ce space opéra, mélange de fiction, de science et de psychologie est bien dosé. Certaines nouvelles sont plus difficiles à appréhender car McCaffrey utilise des concepts qui ne nous sont pas familiers. Mais c'est ça que j'aime beaucoup, car elle sait rester assez familière dans l'univers qu'elle nous décrit, avec une technologie qui reste souvent un peu limitée pour nous qui vivont au XXIème siècle (ce livre a été écrit entre 1961 et 1969), mais en introduisant des éléments nouveaux. Encore une fois, la façon qu'à McCaffrey de créer de nouveaux univers, de se renouveler, et à nous dépayser, m'étonne toujours.
L'idée développée ici, le fait que la société puisse utiliser les enfants malformés pour en faire les cerveaux de « super-astronefs » est intéressante. D'un certain côté c'est un peu malsain. A leur naissance, en découvrant leur apparence, on n'a laissé à leurs parents que le choix de les tuer ou bien de les faire intégrer ce programme spatial. Les enfants n'ont donc même pas eu le choix de leur destin. Ils sont conditionnés dès la naissance pour réaliser leur mission. Une fois opérationnels, ils vont intégrer leur vaisseau, cachés dans une coque de titane. Donc cachés aux yeux du monde. Comme si la vue de leurs corps, était un tabou insurmontable pour la société. Même si d'un autre côté c'est leur rendre service, en leur enlevant la douleur de vivre chaque jour dans un corps martyrisé, et dépendants. Cela leur ouvre des perspectives qu'ils n'auraient jamais eues, puisque leur cerveau, en pleine possession de ses moyens, est ainsi utile à la société.
Cette ambivalence est évoquée par Helva. Son cerveau pilote un astronef, lui permet d'aller d'univers en univers à une vitesse extraordinaire… pourquoi voudrait-elle être une simple « humaine » au vu de ce que son nouveau corps lui permet ? Au fur et à mesure qu'elle va acquérir de l'expérience, et se rendre compte que sa situation n'est pour autant pas toute rose. Elle garde des sentiments, comme une humaine normale, et à ce titre est faillible. Et c'est pour cela qu'on s'attache également autant à elle. Car même en étant un petit être malformé enfermé dans un tube de titane, elle a des préoccupations humaines. Elle s'attache à ses "muscles", va nouer une relation avec eux. Elle va réagir en femme jalouse, en colère, aimante... Elle va aimer la musique par dessus tout, l'opéra et le théâtre, ce qui lui vaudra son surnom de "vaisseau qui chantait".
Le revers de la médaille, c'est qu'Helva est un cyborg, mi-humain mi-machine. Pour beaucoup, elle n'est pas considérée comme humaine, c'est un monstre. Anne McCaffrey nous interroge donc, sur le statut des cyborgs et au delà sur l'humanité elle-même.
Lien : http://revedurenard.online.f..
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Sionnach
  06 octobre 2013
Ce livre est découpé en 6 nouvelles, mais qui se suivent chronologiquement. Elles ont le même « personnage » principal : l'astronef Helva. Helva est le résultat d'un programme spatial utilisant une technologie avancée, qui adapte les enfants malformés dans une coquille, et les éduque afin qu'ils deviennent les cerveaux d'un certain type d'astronef. Après leur formation, les cerveaux des enfants sont raccordés aux circuits d'un astronef, qui deviendra leur nouveau corps. Leur cerveau commandera tout le vaisseau. Ils sont ensuite appariés avec un co-équipier humain, qui sera le « muscle » du vaisseau, dans une parfaite complémentarité.
Nous allons donc suivre Helva, rapidement au début pendant sa formation, puis plus longuement au cours de ses différentes missions comme astronef des Mondes Centraux. Ses différentes missions, sur différentes planètes, vont nous éclairer sur le caractère d'Helva et les particularités de ses fonctions. On accroche très rapidement à l'histoire et on se passionne pour le destin hors du commun d'Helva. Ce space opéra, mélange de fiction, de science et de psychologie est bien dosé. Certaines nouvelles sont plus difficiles à appréhender car McCaffrey utilise des concepts qui ne nous sont pas familiers. Mais c'est ça que j'aime beaucoup, car elle sait rester assez familière dans l'univers qu'elle nous décrit, avec une technologie qui reste souvent un peu limitée pour nous qui vivont au XXIème siècle (ce livre a été écrit entre 1961 et 1969), mais en introduisant des éléments nouveaux. Encore une fois, la façon qu'à McCaffrey de créer de nouveaux univers, de se renouveler, et à nous dépayser, m'étonne toujours.
L'idée développée ici, le fait que la société puisse utiliser les enfants malformés pour en faire les cerveaux de « super-astronefs » est intéressante. D'un certain côté c'est un peu malsain. A leur naissance, en découvrant leur apparence, on n'a laissé à leurs parents que le choix de les tuer ou bien de les faire intégrer ce programme spatial. Les enfants n'ont donc même pas eu le choix de leur destin. Ils sont conditionnés dès la naissance pour réaliser leur mission. Une fois opérationnels, ils vont intégrer leur vaisseau, cachés dans une coque de titane. Donc cachés aux yeux du monde. Comme si la vue de leurs corps, était un tabou insurmontable pour la société. Même si d'un autre côté c'est leur rendre service, en leur enlevant la douleur de vivre chaque jour dans un corps martyrisé, et dépendants. Cela leur ouvre des perspectives qu'ils n'auraient jamais eues, puisque leur cerveau, en pleine possession de ses moyens, est ainsi utile à la société.
Cette ambivalence est évoquée par Helva. Son cerveau pilote un astronef, lui permet d'aller d'univers en univers à une vitesse extraordinaire… pourquoi voudrait-elle être une simple « humaine » au vu de ce que son nouveau corps lui permet ? Au fur et à mesure qu'elle va acquérir de l'expérience, et se rendre compte que sa situation n'est pour autant pas toute rose. Elle garde des sentiments, comme une humaine normale, et à ce titre est faillible. Et c'est pour cela qu'on s'attache également autant à elle. Car même en étant un petit être malformé enfermé dans un tube de titane, elle a des préoccupations humaines. Elle s'attache à ses "muscles", va nouer une relation avec eux. Elle va réagir en femme jalouse, en colère, aimante... Elle va aimer la musique par dessus tout, l'opéra et le théâtre, ce qui lui vaudra son surnom de "vaisseau qui chantait".
Le revers de la médaille, c'est qu'Helva est un cyborg, mi-humain mi-machine. Pour beaucoup, elle n'est pas considérée comme humaine, c'est un monstre. Anne McCaffrey nous interroge donc, sur le statut des cyborgs et au delà sur l'humanité elle-même.
Lien : http://revedurenard.online.f..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
liannelianne   31 décembre 2014
Elle était née à l’état de « chose » et, comme telle, serait condamnée si elle ne passait avec succès le test de l’encéphalographe obligatoire pour tous les nouveau-nés. Il ne fallait pas oublier, en effet, que si les membres étaient peut-être tordus, le cerveau, lui, était bien conformé, que si les oreilles entendaient à peine, si les yeux ne voyaient que vaguement, l’esprit dissimulé derrière eux pouvait être réceptif et alerte.
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liannelianne   31 décembre 2014
Tous les synapses de dérivation du corps encapsulé d’Helva frissonnaient de révolte inconditionnelle contre l’autocratie du Service des Mondes Centraux.

« Se dépêcher ! Toujours se dépêcher ! » grommela-t-elle dans un accès de révolte impuissante à l’adresse de la nef sœur, la 822, sur la fréquence privée de bâtiment que le Centralcom lui-même ne pouvait capter.
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liannelianne   31 décembre 2014
Elle était née à l’état de « chose » et, comme telle, serait condamnée si elle ne passait avec succès le test de l’encéphalographe obligatoire pour tous les nouveau-nés. Il ne fallait pas oublier, en effet, que si les membres étaient peut-être tordus, le cerveau, lui, était bien conformé, que si les oreilles entendaient à peine, si les yeux ne voyaient que vaguement, l’esprit dissimulé derrière eux pouvait être réceptif et alerte.
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liannelianne   31 décembre 2014
Tous les synapses de dérivation du corps encapsulé d’Helva frissonnaient de révolte inconditionnelle contre l’autocratie du Service des Mondes Centraux.

« Se dépêcher ! Toujours se dépêcher ! » grommela-t-elle dans un accès de révolte impuissante à l’adresse de la nef sœur, la 822, sur la fréquence privée de bâtiment que le Centralcom lui-même ne pouvait capter.
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