AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Elisabeth Kern (Traducteur)
ISBN : 2264037644
Éditeur : 10-18 (04/05/2005)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Tout va pour le mieux au bureau de l'Agence N°1 des Dames Détectives. Certes les clients ne se bousculent pas, mais rien d'alarmant à cela. pendant que Mma Makutsi a savoure sa récente promotion en qualité d'assistante-détective, Mma Ramotswe profite de ce répit pour méditer sur l'avenir de son pays.

Seule ombre au tableau : J.L.B. Matekoni, son fiancé, tarde à formuler sa demande en mariage...

Mais voici que les affaires reprennent e... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
LillyMaya
  09 septembre 2019
Et voilà...5e tome des aventures de Mma Ramotswe, et je l'ai parcouru en diagonale, simplement pour connaitre l'avancée des petites enquêtes et des personnages.
Je me doutais que cela risquais d'arriver, cette lassitude, pourtant j'ai quand même voulu lire plusieurs de ces histoires d'affilés...
Les aspects qui pouvaient paraître un peu agaçant dans les précédentes aventures, se font d'avantage sentir, et le personnage de Mma Potokwane, la directrice de l'orphelinat m'a particulièrement énervée.
C'est un tome qui fait la part belle aux manipulations des femmes envers les hommes. Et franchement, je n'ai pas apprécié.
Je vais donc peut-être faire une pause...
Commenter  J’apprécie          140
bibliomanu
  05 juin 2011
Avant d'être bibliothécaire, j'ai été libraire, et avant ça encore, bibliothécaire. Si je vous dis ceci, ce n'est pas uniquement pour me péter les bretelles – mais quel super-héros qui s'est autoproclamé comme tel ne le fait pas, hein, dites ? - ni entretenir le gonflement de mes chevilles sous prétexte que sans ledit gonflement, mes chaussettes finiraient par retomber sur mon pied, mollassonnes et pathétiques. Non, si je vous le dis, vous pensez bien que cela a, aussi, un rapport avec le livre dont je vais parler aujourd'hui, à savoir La Vie comme elle va, 5ème tome des aventures de Mma Ramotswe signé Alexander McCall Smith.
Donc, si vous suivez toujours, après avoir été bibliothécaire et avant de le redevenir, j'ai été libraire. Dans un café-librairie. Anglais. En France. Un magnifique endroit, avec un plafond en pierres voûtées, ce genre de lieu où il fait bon lire en buvant un café, un thé – je ne faisais pas la bière -, ou un smoothie que je mettais huit plombes à préparer. En tant que préparateur de jus de fruits, je n'étais pas très doué. Ni en tant que libraire d'ailleurs. Mais à cette occasion, j'ai tout de même connu de beaux moments. Comme l'organisation de concerts de musique ou la mise en place d'un club de lecture. C'est à travers l'un de ces derniers que j'ai fait la connaissance de Mma Ramotswe, première femme détective du Botswana. Il y avait eu une dizaine de personnes pour venir parler des Larmes de la girafe, dont certaines (les personnes , pas les larmes) avaient vécu dans ce pays d'Afrique. Elles n'avaient bien sûr pas manqué de faire le parallèle entre la fiction avec la réalité. Deux aspects qui ne manquaient pas de points de concordance.
On ne peut pas lire les aventures de Mma Ramotswe sans avoir envie à un moment ou un autre de se rendre au Botswana.
« En Afrique, on était bavard, on s'interpellait d'un côté de la rue à l'autre ou à travers une étendue de savane, et peu importait si les passants entendaient. Des conversations entières pouvaient ainsi se tenir alors que l'on continuait à avancer chacun dans sa direction, parlant jusqu'à ce que les voix deviennent trop faibles ou trop lointaines pour être intelligibles, jusqu'à ce que les mots soient happés par le ciel. »
Alors bien sûr, le roman est traité sur le mode de la comédie, voire même de la fable ou du conte, l'approche pouvant même paraître un peu naïve par moments, mais la réalité, les préoccupations, les interrogations sur le devenir de ce pays, sur la perte des traditions, sur une modernité galopante et étouffante sont bel et bien là d'un opus à l'autre.
« le Botswana avait été un pays à part et il le restait, mais il l'était davantage du temps où chacun, ou presque, respectait les anciens usages. le monde moderne était égoïste et peuplé d'individus indifférents et mal élevés. »
Pour autant on n'éprouve jamais une quelconque impression de redite entre chaque aventure, et le texte ne connaît jamais de perte de vitesse. Pour la simple raison qu'il n'y en a pas, de vitesse. La vitesse, ici, elle n'a pas sa place. Il est même étonnant de voir qu'à l'heure où pas mal d'intrigues policières vont à cent à l'heure, carburent aux rebondissements, Mma Ramotswe trouve quant à elle son rythme de croisière dans un certain éloge de la lenteur et de la contemplation. Avec brio.
« Observer les gens et se demander ce qu'ils faisaient constituait un passe-temps traditionnel au Botswana. La nouvelle mode, qui voulait que l'on se montrât indifférent aux autres, semblait difficilement acceptable. Regarder les gens n'était-il pas un signe que l'on s'y intéressait, que l'on refusait de les traiter comme de parfaits étrangers. »
L'enquête ici est inexistante. On pourrait le regretter. Là encore, il n'en est rien. L'impact... non pas l'impact, le mot est trop fort, trop percutant... disons alors l'enthousiasme dans La Vie comme elle va, provient encore et toujours des personnages. Ils sont si marqués et si authentiques qu'il se rappellent à nous avec une facilité déconcertante, quand bien même on les a perdus de vue depuis longtemps. Cependant, cette fois-ci, l'enthousiasme vient aussi des rapports hommes / femmes qui sont dépeints.
« Nous savons toutes que ce sont les femmes qui prennent les décisions, mais nous devons donner aux hommes l'impression que ces décisions sont les leurs. Il s'agit d'un acte de charité de notre part. »
Ah ça, vous pouvez prendre n'importe quel homme de cette histoire, aucun n'a le beau rôle : perfide, sournois, calculateur, timoré, obsédé, vénal... Dis comme ça, ça fait très caricatural, mais c'est traité d'une telle manière que c'est en réalité très drôle.
Je le disais, l'envie de découvrir le Botswana est là. Mais je me connais, une fois sur place je serai sans cesse à l'affût de LA camionnette blanche de Mma Ramotswe. C'est dur parfois de faire la distinction entre la fiction et la réalité d'autant qu'on peut se poser la question de savoir si elle existe vraiment, hein... mais je ne vais pas ouvrir ce débat là, j'ai un bain de bouquins à prendre.
Pas facile d'être un super-héros des livres, moi j'vous l'dis...
Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Seska
  31 octobre 2014
La vie suit son cours dans ce doux pays qu'est le Botswana.
Mma Ramotswe doit, cette fois ci, enquêter sur la moralité de quatre maris potentiels pour une riche dame de Gaborone : Mma Holonga.
Quant à Mma Makutsi, elle doit surmonter la mort de son frère qu'elle a toujours soutenue malgré son peu de moyens. Vu la description de la maladie, ce dernier semble être décédé du sida, maladie très importante au Botswana (j'ai effectué quelques recherches) nous avons une légère idée de comment finissent les personnes pauvres n'ayant pas de grands moyens pour se soigner. La description est poignante mais tout en pudeur et discrétion.
Mais tout n'est pas sombre dans sa vie. Grâce à sa promotion non seulement comme assistante détective et employée du garage de Mr JLB Matekoni ainsi qu'aux cours de secrétariat pour hommes qu'elle a commencé à proposer, ses revenus ont augmentés, ce qui lui permet d'aider un peu mieux sa famille, mais aussi d'améliorer un sa vie en louant un appartement possédant de meilleures conditions, dans un meilleur quartier : un robinet d'eau rien que pour elle ! Cela nous amène, moi en tout cas, à réfléchir à quel point nous sommes des privilégiés !
Nous avons, encore une fois une description du Botswana et de la manière de vivre de ses habitants, certains s'accrochant aux vieilles traditions tandis que d'autres cherchent à tout prix à adopter la culture occidentale perdant peut être dans ce processus une partie de leur âme…
Encore un roman calme et doux qui nous emmène très loin en Afrique avec tout de même quelques petites pointes d'humour…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
babel95
  10 juillet 2014
Avez-vous des nouvelles de Mma Ramotswe, la directrice de l'Agence n°1 des Dames Détectives, à Gaborone, Botswana ?
La vie comme elle va, le roman d'Alexander McCall Smith, nous permet de reprendre contact avec nos personnages favoris, Mma Ramotswe, son fiancé le garagiste J.L.B. Matekoni, son assistante aux grosses lunettes Mma Makutsi.
Les enquêtes se succèdent à l'Agence. Mma Ramotswe doit conseiller une importante femme d'affaires, Mma Holonga, qui dirige une chaîne de salons de coiffures. de ses quatre prétendants, quel est le plus honnête ?
La vie du timide et calme J.L.B. Matekoni est un enfer : on l'a convaincu de sauter en parachute afin de récolter des fonds pour la maison des orphelins, une oeuvre de charité, et la seule idée de ce saut le rend mort de peur. Il doit aussi affronter son concurrent, le directeur du garage First Class Motors. Comment lui faire comprendre que ses réparations défectueuses mettent en danger la vie de ses clients ?
Bien sûr, Mma Ramotswe va résoudre l'enquête avec le brio qu'on lui connaît.
De tous les personnages de la vie comme elle va, c'est Mma Potokwane, la directrice de la maison des orphelins, qui tient cette fois le rôle principal. Grâce à sa forte personnalité, à ses talents d'organisatrice, elle va permettre à M.J.L.B. Matekoni de retrouver Mma Ramotswe au cours d'une très grande fête, pendant laquelle son apprenti sautera en parachute à sa place. Nos deux héros, quant à eux, s'apprêtent eux aussi à faire un grand saut.... et sans qu'ils le sachent, la fête va bientôt sceller leur avenir commun.
Dans La Vie comme elle va, l'Afrique traditionnelle du Botswana et de la savane sert de décor à une histoire simple. L'Afrique, ses couleurs, ses odeurs, le désert, les Africains et leur culture apportent leur éclairage si particulier aux romains d'Alexander McCall Smith. Une fois de plus la magie opère.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Bermondsey
  05 avril 2013
Le meilleur de la série pour l'instant ! Les personnages sont maintenant bien installés dans leur vie : Mma Ramotswe, « de constitution traditionnelle » (c'est-à-dire un peu forte…), mène son agence de détective avec brio, J.L.B. Matekoni, son fiancé, gère tant bien que mal ses relations avec les femmes à forte tête qui l'entourent (Mma Ramotswe, Mma Potokwane la directrice de l'orphelinat), et Mma Makutsi, assistante-détective, peut enfin déménager dans un logement décent grâce au salaire complémentaire qu'elle reçoit en tant que directrice de la 1ère école de dactylographie pour homme du Botswana. Les situations qu'ils vivent sont prétextes à nous donner de véritables leçons de morale : elles leur permettent de méditer sur le sens de la vie, la valeur des choses, des gens, avec beaucoup de sagesse, d'humilité et d'humanité, par petites touches, l'air de rien, sans la suffisance qui accompagne souvent les « donneurs de leçons ». Quand on termine ce livre, on a envie d'aller découvrir l'Afrique, cette terre où tout à l'air si simple, si logique, si humain…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
caryatidecaryatide   19 octobre 2013
-Ah, fit Mma Ramotswé. Il existe beaucoup, beaucoup de livres. Et il y en a toujours de nouveaux qui sortent. Il est difficile de tous les lire.
- Il est impossible de tous les lire. Même ces gens très intelligents de l'Université du Botswana - des gens comme le professeur Tilou-, ils n'ont pas tout lu.
- Ce doit être triste pour eux, fit remarquer Mma Ramotswé, pensive. Quand c'est votre métier de lire des livres et que vous ne pouvez jamais en venir à bout.Vous croyez avoir tout lu et, soudain, vous vous apercevez que d'autres livres sont apparus. Que faites vous alors ? Vous devez recommencer...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
babel95babel95   10 juillet 2014
Bien qu'il fût un pays sec, le Botswana était toujours vert après la saison des pluies et l'on trouvait des coins d'ombre un peu partout. Ce n'était qu'au début de l'été, avant l'arrivée des précipitations, que tout était brun et desséché. A cette époque, les vaches maigrissaient parfois désespérément et cela fendait le coeur des propriétaires de bétail de voir leurs troupeaux mordiller sans conviction les rares brins d'herbe sèche qui subsistaient, la tête basse sous l'effet de la lassitude et de la faiblesse. Il en serait ainsi jusqu'à l'arrivée des nuages violets qui s'amoncelleraient à l'est, jusqu'au moment où le vent véhiculerait l'odeur de pluie - une pluie qui se déverserait en draps d'argent sur la terre.
Cela, bien sûr, si la pluie venait. Parfois on connaissait des sécheresses et la saison s'écoulait avec de rares précipitations. Le manque d'eau devenait alors une souffrance, éprouvée en permanence sous la forme d'une sensation de poussière au fond de la gorge. Le Botswana avait de la chance, bien sûr,il pouvait importer des céréales. En revanche il existait des pays qui n'en avaient pas les moyens, faute d'argent, et là, il n'y avait rien pour s'interposer entre les êtres et la famine. C'était le fardeau de l'Afrique que, dans l'ensemble, l'on supportait avec dignité, mais cela faisait peine à Mme Potokwane de savoir que ses frères africains enduraient une telle souffrance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
babel95babel95   10 juillet 2014
Lorsque le pays avait acquis son indépendance bien des années auparavant, au cours d'une nuit angoissante où l'on n'avait pas allumé les feux d'artifice à temps et où les rafales de vent chargées de poussière avaient semblé de mauvais augure, on ne trouvait presque rien. En tout et pour tout, l'on disposait de trois écoles, quelques cliniques et une route goudronnée longue de treize misérables kilomètres. Rien d'autre. Vraiment rien d'autre ? En fait il devait y avoir beaucoup plus que cela. Il y avait un pays si grand qu'il semblait sans limites, un ciel si vaste et si dégagé que l'esprit pouvait s'y élancer et s'y élever en flèche sans se sentir gêné du tout, et un peuple, un peuple paisible et patient qui avait survécu sur cette terre et qui l'aimait, un peuple dont la ténacité avait été récompensée parce que sous le sol dormaient des diamants, et que le bétail prospérait. Alors, brique par brique, ce peuple avait bâti un pays dont chacun pouvait se sentir fier. Voilà ce que possédait le Botswana, et voilà pourquoi il avait de la chance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
caryatidecaryatide   19 octobre 2013
- Regardez cette femme, avait-elle dit une fois. Celle en robe rouge. C'est le genre de femme qui n'est bonne qu'à fréquenter des soirées. Ca crève les yeux.
- Elle est connue, avait répliqué Mma Makutsi. je l'ai souvent vue en photo. Elle sait repérer les photographes et elle s'arrange toujours pour se placer juste devant, comme un porc qui sait où trouver sa nourriture. Elle est très en vue.
- Et pourquoi est-elle si célèbre ? avait interrogé Mma Ramotswé.
- Ca, le magazine ne l'a jamais expliqué. Peut être qu'ils n'en savent rien, eux non plus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
babel95babel95   10 juillet 2014
En Afrique on était bavard, l'on s'interpellait d'un côté de la rue à l'autre ou à travers une étendue de savane et peu importait si les passants entendaient. Des conversations entières pouvaient ainsi se tenir alors que l'on continuait à avancer chacun dans sa direction, parlant jusqu'à ce que les voix deviennent trop faibles ou trop lointaines pour être intelligibles, jusqu'à ce que les mots soient happés par le ciel.
C'était là une bonne manière de quitter un ami, bien moins abrupte que quelques paroles d'au-revoir suivies d'un silence brutal.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Alexander McCall Smith (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Alexander McCall Smith
Alexandre MacCall Smith au Botswana par Journeyman Pictures
autres livres classés : botswanaVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les enquêtes de Mma Ramotswe

Pour commencer, une question facile : dans quel pays vit Mma Ramotswe ?

Congo
Burkina Faso
Botswana
Mali

10 questions
63 lecteurs ont répondu
Thème : Mma Ramotswe détective de Alexander McCall SmithCréer un quiz sur ce livre